Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Affaire Wildenstein: Scandale en toile de fond

georgeswil.jpgArticle paru dans "Paris Match"

En mai 1963, Georges Wildenstein, 71 ans, (le père de Daniel) reçevait "Paris Match" dans le bureau de son hôtel particulier rue de La Boétie, à Paris. | Photo IZIS/PARISMATCH/SCOOP

La voiture s’est arrêtée devant le 57, rue La Boétie, l’adresse de l’institut Wildenstein, à Paris, et en est repartie le coffre plein. Ça s’est fait en plein jour, sans que personne ne crie aux voleurs. Un butin d’une trentaine d’œuvres. Des cambrioleurs ? Non, la police. L’OCBC, Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, qui venait, dans un grand fracas de sirènes, de retrouver la « Chaumière en Normandie » de Berthe Morisot, une des toiles « disparues » de la succession Rouart. L’inventaire, après la mort d’Annie, avait été réalisé par Daniel Wildenstein, sur délégation de son fils Guy, désigné comme exécuteur testamentaire en même temps qu’Olivier Daulte, le fils de François Daulte, historien d’art. Vingt-quatre toiles ont déjà été ­retrouvées dans le coffre de ce dernier en Suisse. « Tout le monde peut se tromper », aimait dire Daniel Wildenstein. Il ajoutait que c’était même arrivé à la Reine d’Angleterre qui gardait, dans son grenier à Balmoral, des œuvres appartenant à l’Etat soviétique...

La Reine d’Angleterre a toujours été le modèle des Wildenstein. Sylvia, la seconde femme de Daniel, l’a découvert en devenant sa veuve. Princesse consort, elle a perdu son royaume, échangé contre une rente, puis son nom. C’est sous celui de Sylvia Roth, en bisbille avec ses beaux-fils, qu’elle a été enterrée cet hiver à Paris. Son avocate, Me Claude Dumont-Beghi, avait ­demandé l’inventaire de la fortune de Daniel, le défunt mari, au motif que, mariée sans contrat à New York, en 1978, et résidant en France, elle devait prétendre au régime de la communauté réduite aux acquêts. Sa pension annuelle de 400 000 euros et l’appartement de 600 mètres carrés sur le bois de Boulogne ne pouvant suffire à régler ses dettes. Sylvia s’est creusé la tête pour faire ressurgir sa liste des trésors disparus. « Avenue Montaigne, disait-elle, nous avions assez peu de tableaux, à cause des grandes fenêtres. Mais j’avais un Bonnard, superbe, que mon mari m’avait offert par amour : le “Nu rose à la baignoire”. A New York, où nous allions deux fois par an, c’était autre chose. Il y en avait dans toutes les pièces, jusque dans la salle de bains. Des Cézanne, des Renoir, ça changeait tout le temps... » Tout le capital serait placé dans des fonds hébergés dans des paradis fiscaux. Pour cette dynastie, la fortune relève de la substance gazeuse : elle s’évapore dès qu’on cherche à l’inscrire dans un bilan comptable.

Chez les Wildenstein, le goût du nomadisme ­remonte à l’arrivée des Prussiens en Alsace, en 1870. ­Nathan, à peine 20 ans, a l’amour de la France. Il vote avec ses pieds, comme on dit alors, et emporte pour toute fortune son « œil de maquignon », l’outil qui, depuis des générations, sert à distinguer un bon cheval d’une haridelle. Il n’a jamais pensé devenir marchand d’art. Il n’a peut-être jamais vu d’œuvre d’art. Affamé, il se fait embaucher chez un tailleur de Vitry-le-François, pour la seule raison, disait-il, que le nom de la ville lui avait inspiré confiance. Mais bientôt, il se propose pour négocier, à Paris, des toiles dont une cliente veut se débarrasser. Il commence par se renseigner au Louvre où il oublie aussitôt ses tweeds et ses cachemires. Comme Claudel à Notre-Dame ou Moïse sur le mont Sinaï, ­Nathan Wildenstein reçoit la grâce. Elle s’incarne dans l’art du XVIIIe siècle. Une mine d’or qui gît à ciel ouvert, pour cause de désaffection du public. Avec sa commission, 1 000 francs de l’époque, il élabore sa première théorie : « Qui va à Drouot tous les jours doit pouvoir ­gagner de quoi manger... et de quoi racheter. » De quoi oser, aussi : il demande la main de Laure, fille d’imprimeur. Une union bourgeoise qui vaut bien un mensonge : Nathan oublie ses ancêtres marchands de ­chevaux, se prétend orphelin et fils de rabbin... Un homme neuf qui refait sa vie dans l’ancien.

Trente-cinq ans après, en 1905, il a fait son chemin. Comme les Rothschild, il a son hôtel particulier dans le VIIIe, son château, Marienthal, à Verrières-le-Buisson, son écurie de course – casaque bleue, toque bleu clair –des maîtres d’hôtel, des cuisiniers... Mais c’est Laure qui continue à remplir les fiches après chaque visite chez les particuliers, clients ou amis. Son job, c’est de noter qui possède quoi et où. Puis elle emmène son petit-fils Daniel s’aérer à Auteuil. Elle le fait parier. Comme elle a pris soin de miser sur tous les concurrents, il est toujours gagnant. C’est comme ça qu’il prend goût aux courses. Un jour, il aura des centaines de chevaux et tant de haras qu’il lui arrivera de se tromper de propriété, sur les routes d’Irlande. Il aura surtout l’immense fierté d’avoir gagné cinq fois... et demie (pour cause de différend avec les juges de ligne) le Prix de l’Arc de Triomphe.

En ce temps-là, quand on téléphone rue La Boétie, on s’entend demander : « C’est pour les chevaux ou pour les tableaux ? » A table, on ne parle jamais peinture. Sur ce sujet, le père, Nathan, et le fils, Georges, sont d’humeurs divergentes : Nathan veut vendre, Georges accumule. Le père croit au passé, le fils mise sur l’avenir. « Picasso ? dit Nathan. Un garçon si exquis, si intelligent... Qui osera lui dire d’arrêter de peindre ? » Il ne veut travailler qu’avec « des morts. Les autres sont impossibles ! ». Mais Georges est l’ami de Monet, de Bonnard, puis des surréalistes. Pour ne pas voir toutes ces « horreurs » chez lui, Nathan lui achète un local, au 21 de la même rue où, en association avec Paul Rosenberg, il pourra exposer ses « nouveautés ». Nathan a tort de se faire autant de souci, et tort de ne pas s’en faire davantage : il ne voit pas arriver la crise de 1929. Il a envoyé Georges en Union soviétique, pour l’affaire du siècle. Staline échange les chefs-d’œuvre du musée de l’Ermitage contre des tracteurs. Associés au milliardaire américain Mellon, à l’Arménien Gulbenkian, les Wildenstein emportent des Watteau, Rembrandt, Rubens, Raphaël... qui perdent 80 % de leur valeur. Staline peut se moquer du capitalisme. La clientèle est ruinée. Le stock de 3 000 tableaux, dont 500 chefs-d’œuvre, s’effondre.
La famille dément toute collaboration avec les nazis mais Daniel n’excluait pas de possibles « erreurs » dans les restitutions

On brade. Et Georges, l’« intellectuel », prend patience en s’achetant un magazine, « Beaux Arts », et en classant ses « vieux papiers ». Il est en train d’inventer la pierre philosophale qui va transmuter la toile peinte en lingots d’or : le « catalogue raisonné » qui fait du commerçant un expert, et de la partie, un juge. On n’ira plus seulement chez les Wildenstein pour vendre ou acheter, mais pour savoir si l’on est propriétaire d’une croûte ou d’un trésor. ­Nathan avait ouvert une galerie à New York où prospéraient ses clients les plus riches. Georges en crée une à Londres, au 147 New Bond Street, dans l’ancienne ­demeure de l’amiral Nelson. L’idéal pour se ­lancer à la conquête d’un empire... En 1937, le stock est rétabli. Mais on danse sur un volcan. Daniel rejoint bientôt la ligne Maginot.
L’Histoire, toujours l’Histoire. Elle a poussé les Wildenstein hors d’Alsace, elle va les contraindre à quitter la France. Ils sont juifs et l’Amérique leur offre une assurance vie. Daniel emporte dans son paquetage une toile grande comme une boîte de cigares : le paysage à la vespasienne acheté à Seurat à 14 ans. Son premier fils, Alec, naît à Marseille, où l’on attend les paquebots, et le second, Guy, à New York, où ils arrivent.

Déchus de leur nationalité, ils ont confié la galerie à un employé... Mais elle est soumise au Commissariat général aux questions juives qui engloutit les bénéfices. Car, à Paris, les affaires continuent. Acheteurs en uniforme, vendeurs pressés... Hector Feliciano consacre seize lignes aux W, dans son imposant « Musée disparu » (Gallimard, 1995) : « Après l’Armistice, Georges exploite discrètement ses contacts au sein de la haute hiérarchie nazie pour conclure de nombreuses ventes en France pendant l’Occupation », écrit-il. L’accusation – assez vague – poussera le Congrès juif mondial à inscrire Georges sur une liste de suspects, et fera bondir son fils Daniel. La saisie par la police, à l’institut Wildenstein, de bronzes et de dessins appartenant à la collection Reinach, en partie spoliée par les nazis, la fait ressurgir.

Daniel Wildenstein a toujours démenti cette « collaboration », mais il a laissé entrevoir de possibles « erreurs » dans les restitutions d’après-guerre. En 1945, la marée qui arrive d’Allemagne dépose dans des hangars, où veillent les conservateurs de musées, le bric-à-brac fauché par les nazis. Pour récupérer son bien, il faut être là. ­Vivant, mais aussi muni de photos, de factures. Pour cela, on peut compter sur les Wildenstein. Entre ceux qui les accusent de les avoir volés et ceux qui les accusent de leur avoir refusé une entrée au « catalogue raisonné », ils accumulent les ennemis. Ils s’en font même de nouveaux...

Ainsi, André Malraux. Dans « Marchands d’art » (cosigné avec Yves Stavridès, édition Plon, 1999), Daniel raconte comment son père a accusé le ministre de la Culture de De Gaulle de n’avoir pas seulement volé des bas-reliefs à Angkor, mais d’en avoir fait « retailler », pour mieux les écouler. Il donne le nom du sculpteur à Marseille : Louis Dideron. Ainsi commence ce que les Wildenstein considèrent comme leur troisième guerre mondiale, celle qui sera à l’origine de leur installation aux Etats-Unis.

En 1963, l’élection de Georges à l’Académie des beaux-arts donne à Malraux l’occasion de se venger : il n’entérine pas le vote. Daniel affirme que son père en est mort. Alors, il baptise un de ses pur-sang « Goodbye Charlie » et déménage à New York où les œuvres sont rangées dans six niveaux de sous-sols. Daniel ne veut plus payer d’impôts en France où, soi-disant, il ne ­réside plus. Mais on sait qu’il ne peut pas se passer de Paris. Alors on suit ses traces à ses dépenses et on finit par lui confisquer son passeport ! C’est la guerre avec Giscard. Comme en 1940, la France manque d’aviation. Les fantassins du fisc regardent passer les jets privés. On dit que Daniel glisse des toiles sous ses sièges. C’est faux, répond-il. Il n’y a pas assez de place. En tout cas, pas pour les grands formats. A l’approche de 1981, pourtant, on fait entrer des civières dans la carlingue. La peur de la gauche au pouvoir, l’angoisse devant l’impôt sur le capital, les crises de rhumatisme... C’est fou le nombre de malades qui ont soudain besoin de se faire soigner en Suisse.

Jocelyn aussi trouvait les avions bien pratiques. Comment faire autrement pour transporter les huit chiens et le singe depuis le ranch de 30 000 hectares au Kenya ? Quand beau-papa lui a retiré l’usage du jet, elle a compris que son mariage avec Alec était terminé. Elle menace de parler des trusts qui dissimulent les propriétés... Puis elle se tait. Alec s’est remarié avec Lioubia, une jeune fille russe qui devient bientôt sa veuve. Elle aussi a la mémoire des trusts. Ceux qui aiguisent toujours l’appétit de Me Dumont-Beghi, que la mort de sa cliente Sylvia laisse – provisoirement – sur sa faim. L’affaire Wildenstein n’est pas terminée. Avec la saisie des 11 et 12 janvier, à l’institut, un nouvel acteur commence même à écrire sa partie : le juge André Dando. L’été dernier, il mettait en examen Karim Benzema et Franck Ribéry pour « sollicitation de prostituée mineure ». L’affaire ­Zahia commençait. Le juge Dando se méfie des amateurs de chefs-d’œuvre.

Padam Padam, le spectacle musical succès... reprise!!!

padamaf.gif- Voir Article paru sur le même sujet

Le spectacle musical Piano et chant Frederik Steenbrink
Contrebasse et piano Jérôme Sarfati Guitare manouche Édouard Pennes
Arrangements Cyrille Lehn Lumières Fred Millot
Inspiré de la vie fabuleuse de Norbert Glanzberg
padam…padam Isabelle Georges

LOCATION 01 42 65 90 00
FNAC 0 892 68 36 22* • points de vente habituels  www.theatremm.com

Josette Milgram-Todorovitch
StayLa Multimédia & la Compagnie Comme Si présentent padampadam.fr

*(0,34 /mn)

Au théâtre des Mathurins
À partir du 1er décembre 2010
Grande salle du mardi au samedi à 19h
matinées dimanche 18h15
36 rue des Mathurins 75008 Paris

Isabelle Georges Chant & danse
Frederik Steenbrink Piano & chant
Jérôme Sarfati Contrebasse & piano
Édouard Pennes Guitare manouche
Cyrille Lehn Arrangements
Fred Millot Lumières

Ses chansons font tourner la tête… au monde entier

Padam Padam ! est un spectacle musical émouvant et tonique, pétillant et profond, qui fait padam2.jpgswinguer la grande chanson française des années 40-50 en rendant hommage à Norbert Glanzberg l’un des plus grands compositeurs du vingtième siècle.

Le spectacle

Vous le connaissez, vous, Norbert Glanzberg ?
Et “Padam padam”, “Les grands boulevards”, “Mon manège à moi” ou… “Ça, c’est de la musique!” ?
Alors là, oui, tout de suite, cet air qui vous vient aux lèvres… Eh bien c’est du Glanzberg !

Cet inconnu de génie, déclaré par Goebbels : “artiste juif dégénéré”, réfugié en France à la fin des années trente, compositeur aussi prolifique qu’inspiré, a écrit la musique
de dizaines de monuments de la chanson française... pour Piaf, Dalida et Montand – mais aussi Etienne Daho, Arthur H et Catherine Ringer.

PADAM1.jpgSon répertoire puise dans la verve des plus grands paroliers, de Pierre Delanoë à Michel Rivgauche, de Jean Constantin à Jacques Plante : un voyage étourdissant dans la bande originale des années 40-50… qui donne l’irrésistible envie de faire revivre ces airs qui tournent encore dans nos têtes! Et que les moins de vingt ans ne demandent qu’à connaître.

Ses chansons sont autant de bulles d’oxygène, de pieds de nez malicieux et poétiques à la bêtise et à l’intolérance, dignes d’un homme à l’esprit acéré et à l’humour ravageur !
Isabelle Georges et Josette Milgram. Le point de vue de l’arrangeur. Une chanson est une alchimie entre un parolier, un compositeur, un interprète, ses musiciens et un arrangeur. Dans “Padam Padam”, des artistes d’aujourd’hui font revivre un patrimoine légué par des artistes d’hier.

Certaines chansons très célèbres ont été gravées par d’immenses interprètes. Pour les offrir au public actuel, il faut leur insuffler de nouveaux rythmes, des harmonies neuves, une instrumentation différente– et c’est ce que je me suis employé à faire, en étroite collaboration avec Isabelle et ses musiciens.

Chaque chanson évoque une histoire, la musique doit elle aussi “raconter”. Les instruments choisis (piano, guitare manouche, contrebasse…) évoquent le jazz de Django Reinhardt, mais aussi le parcours itinérant de Norbert Glanzberg. Oser des clins d’oeil à plusieurs genres musicaux (jazz manouche, samba, gospel, rock) propose d’autres lectures d’une oeuvre connue et montre l’universalité de ces chansons.

Le spectacle est un succès… et entame en décembre 2010 une nouvelle saison au Théâtre des
Mathurins !

Les chansons du spectacle

Musiques de Norbert Glanzberg (sauf *)
1 • Padam, padam Paroles : Henri Contet
2 • Hasch mich Paroles : Gerd Karlick
3 • Two ladies* Musique John Kander • Paroles : Fred Ebb
4 • Sans y penser Paroles : Jean-Marie Huard & Gaston Groëner
5 • Moi j’m’en fous ! Paroles : André Hornez
6 • Avec tes deux poings Paroles : Fernand Bonifay
7 • Le medley
• Maria Paroles : Roger Lucchesi & Jean Féline
• J’en rêve Paroles : Jacques Larue
• J’ai envie de t’embrasser Paroles : Alain Nancey et Francis Lemarque
• Les Grands Boulevards Paroles : Jacques Plante
8 • Minor Swing Django Reinhardt
9 • Sophie Paroles : Edith Piaf
10 • Toujours plus belle Paroles : Francis Blanche
11 • Jenny la chance Paroles : Claude Delécluse et Michèle Senlis
12 • Rue du Croissant Paroles : Pierre Delanoë
13 • Une rose rouge Paroles : Francis Lemarque
14 • Il fait si bon t’aimer Paroles : Jacques Plante
15 • I will follow him / Chariot Paroles : Jacques Plante
Adaptation anglaise : Norman Gimbel & Arthur Altman
16 • Le ballet des coeurs Paroles : Michel Rivgauche
17 • Ça c’est d’la musique Paroles : Michel Rivgauche
18 • Tout le long des rues Paroles : Jacques Larue
19 • Mon manège à moi Paroles : Jean Constantin
20 • Padam, padam (reprise) Paroles : Henri Contet
21 • Nabuchodonosor Paroles : Pierre Delanoë

Vers toi Terre promise, tragédie dentaire

 « Vers toi Terre promise, tragédie dentaire ». Derrière ce titre à rallonge, Jean-Claude Grumberg ausculte la souffrance sans fin d’une famille juive. La pièce est bâtie autour d’un fauteuil de dentiste qui reçoit dans le Paris de l’après-guerre les parents d’enfants victimes de la Shoah.

Samedi à 20h45 au Théâtre du Vésinet. Tarif : de 12 € à 25 €. Tél. 01.30.15.66.00.

Klezmer Nova : le retour, 24-25 janvier 2011

KlezmerNova.jpgAvant l'enregistrement d'un nouvel album, Klezmer Nova sera en concert à l'Européen les 24 et 25 janvier 2011 à 20h30.

L'Européen

5 rue Biot - 75017 Paris
Métro : Place Clichy
Information - Billetterie : Tél : 01 43 87 97 13
www.leuropeen.info

 

Claude BRISSET : basse
Philippe DALLAIS : batterie
Olivier HUTMAN : piano
Matthias MAHLER : trombone
Yann MARTIN : trompette
Michael NICK : violon
Thomas SAVY : clarinettes
 Pierre WEKSTEIN : sax, direction musicale

La musique klezmer s'est toujours nourrie des apports musicaux des régions où vivaient les musiciens qui la pratiquaient.
Poursuivant cette tradition, Pierre Wekstein, après 4 ans passés dans l'île de la Réunion, prépare le retour de Klezmer Nova avec un nouvel album prévu courant 2011.
Sans s'affranchir des racines propres au style, le nouveau répertoire de Klezmer Nova s'appuiera aussi sur des rythmiques inédites dans cette musique.

http://www.myspace.com/klezmernova
facebook.com/klezmernova

Ce soir sur RTL TVI à 20h20, Les aventures de Rabbi Jacob

les_aventures_de_rabbi_jacob.jpgmardi 4 jan. 2011 sur RTL TVI
Comédie de Gérard Oury.
Tous publics.
Durée : 105 mn.

Année de réalisation : 1973 (France)
Avec : Louis de Funès, Claude Giraud (Slimane), Suzy Delair (Germaine Pivert), Marcel Dalio (le lieutenant Rosenthal), Henri Guybet (monsieur Brun), Jean Herbert (Moishe), Renzo Montagnani (Fares), Miou-Miou.

Si vous avez raté le début:
Pris en otage par un révolutionnaire arabe, lui-même traqué par de sombres individus, un homme d'affaires antisémite se fait passer pour un rabbin.

Résumé: Rabbi Jacob, un vieux juif américain, s'envole pour Paris. Dans le même temps, Victor Pivert, un homme d'affaires volcanique, xénophobe et foncièrement antisémite, roule à tombeau ouvert vers la capitale, où il doit marier sa fille chérie. Un accident sans gravité le laisse au bord de la route. Pivert croit trouver du secours dans une usine de chewing-gum mais tombe sur de patibulaires Arabes qui séquestrent un leader révolutionnaire, Slimane. Pivert et Slimane parviennent à s'enfuir. Le hasard les conduit à se déguiser en rabbins pour échapper à leurs poursuivants au moment même où Rabbi Jacob débarque de son avion. La confusion est inévitable...

Comment un état juif a failli naître sur le Bassin

jeanclaude.jpgArticle paru dans "Sud-Ouest"

Jean-Claude Riehl, trésorier de la Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch. photo d. p.

L'historien Jean-Claude Riehl publie dans le bulletin de la Société historique une étude de négociations menées au XVIIIe pour la création d'un État juif dans le Bassin.
Voilà une drôle d'histoire. Elle est racontée dans le dernier bulletin de la Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch par Jean-Claude Riehl, un Alsacien d'origine qui fut professeur d'histoire à Arcachon.

Jean-Claude Riehl décrypte dans ce bulletin une lettre envoyée à Napoléon par Fouché, le ministre de la police, qui reprend un rapport de police daté du 1er février 1807. Et voici ce qu'elle dit : « En février 1793, le conseil du comte de Lille, qui se disait alors régent du royaume, discuta un projet de convention offert par les Juifs. Il s'agissait de leur céder la baie d'Arcachon et toutes les landes de ce territoire entre Bordeaux et Bayonne, pour être tenues par eux en propriété, sous la suzeraineté de la couronne. Ils devaient cultiver ces landes, y bâtir une ou plusieurs villes ; le tout régi et administré d'après leurs lois religieuses, leurs usages civils et leur jurisprudence particulière, sauf les cas de contestation avec un chrétien, dans lesquels des commissaires royaux résidant dans ces villes auraient intervenu et prononcé. Les Juifs offraient 25 millions. »

Jean-Claude Riehl a retrouvé ce texte en fouillant les legs d'anciens historiens locaux, les fonds Rebsomen et Ragot. La négociation dont parle ce rapport de police a en effet de quoi intriguer. Le comte de Lille n'est autre que le futur Louis XVIII qui prendra le trône après la chute de Napoléon.
Le propriétaire de Certes

Alors y a-t-il du vrai dans ce que Fouché raconte à Napoléon ? C'est ce à quoi s'est attelé Jean-Claude Riehl. L'interprétation initiale, celle de l'historien Bernhard Blumenkranz, consistait à dire que Fouché avait monté cette histoire contre les Juifs de France.

Peut-être… Mais Jean-Claude Riehl n'y croit pas. Il rassemble dans son article un faisceau d'indices laissant penser que cette négociation a bel et bien eu lieu.

Il y a d'abord des éléments de contexte. Le XVIIIe siècle est celui des physiocrates qui considèrent que la richesse d'un pays provient exclusivement de son agriculture qui est la seule création annuelle de richesse et prône donc le défrichement et la mise en culture partout où c'est possible.

À cette époque, la population augmente et les terres manquent. Les landes de la baie d'Arcachon ne demandent qu'à devenir cultivables. L'idée d'y envoyer des juifs n'est à l'époque pas farfelue, parce que les ghettos juifs débordent et qu'il faut bien employer ces masses pauvres, et donc « dangereuses ». D'ailleurs, un inspecteur des Manufactures, François de Paul Latapie, en 1778, écrit « que les Juifs ont sollicité la concession de ce pays inculte qui s'étend depuis Sainte-Croix jusqu'à Belvès », en Dordogne, projet auquel s'opposa l'archevêque de Bordeaux. Alors pourquoi pas Arcachon ?

D'autre part, trois personnes sont de la négociation évoquée par le rapport de police, M. Hermann, un diplomate écouté et employé par Napoléon, M. Cruchin et d'Auberval. Or, ce dernier est alors le propriétaire du château de Certes.
L'histoire est si ironique…

Enfin, Jean-Claude Riehl regarde le nord de l'Europe puisque le rapport de police évoque l'ouverture de négociation à Amsterdam dès la fin de 1791 : « Les Juifs hollandais écrivirent à leurs coreligionnaires en Portugal et à Londres pour conférer et arrêter le projet avec les Juifs anglais. » Il a même trouvé un personnage permettant de faire le lien entre la diaspora du nord de l'Europe et la Gironde : le Bordelais Abraham Gradis, décédé en 1790, mais qui possédait des comptoirs à Londres et Amsterdam et qui était proche des Bourbons et donc du futur Louis XVIII : « Comment ne pas imaginer que Gradis est à l'origine de ce projet de par l'importance de ses contacts. »

Pour Jean-Claude Riehl, « ce faisceau d'arguments devrait permettre de lire ce projet sous un jour nouveau et de le classer parmi les grands projets de colonisation des Landes et du bassin d'Arcachon ».

La petite histoire s'arrête là : les évêques de Bordeaux et d'Arras se sont opposés au projet qui n'a donc pas eu de suite. Reste que la grande histoire ne manque pas d'ironie : en 1850, les frères Émile et Isaac Pereire, de confession juive, fondèrent la ville d'Arcachon…

Les yeux de la mémoire pour Myriam Errera

Auschwitz.jpgArticle paru dans "Sud-ouest"

L'association présentera en janvier, à la médiathèque, une exposition inédite dans la région sur la Shoah. Conférences, débats et films sont prévus.
L'entrée du camp d'Auschwitz où Myriam Errera serait officiellement morte le 8 février 1944. reproduction « Sud ouest »

Josette Mélinon et Claude Chauveau sont parvenues à leurs fins : Libourne accueillera bien en janvier l'exposition « Les Yeux de la mémoire ». Ces deux sœurs sont les cousines de Myriam Errera, la jeune fille juive morte en déportation à l'âge de 19 ans, ancienne élève de l'école du Nord, dont la mémoire est honorée tous les ans par l'association qui porte son nom (1).

L'exposition itinérante que les Libournais pourront découvrir du 7 au 27 janvier a été réalisée par l'Afma (Associations fonds de mémoire d'Auschwitz). « Elle n'a jamais quitté la région parisienne, affirment les deux sœurs. Nous avons pu la faire venir à Libourne après notre visite à Drancy et, grâce à l'active collaboration des associations libournaises, notamment la Ligue des droits de l'homme, et de Claudine Chapron, conseillère municipale qui en a défendu le principe. »

Scolaires : visites guidées

Plus de 1 200 photos témoigneront ainsi de manière inédite à Libourne de la Shoah, de la politique antijuive du gouvernement de Vichy, de l'enfer d'Auschwitz, de la Résistance, les réseaux de sauvetage, de la Libération, sur les murs de la médiathèque. Elles seront accessibles aux scolaires qui bénéficieront de visites guidées par des témoins des persécutions et des déportations à Libourne.

Cette exposition sera doublée de la projection de films au Grand Écran : « La Rafle » (pour les scolaires), « Voyages » (pour tout public) et de conférences débats sur les juifs à Libourne, les réfugiés, les persécutés et les déportés, entre 1940 et 1944. Il y sera notamment question de la rafle du 10 janvier 1944 qu'ont vécue Josette Mélinon et Claude Chauveau, âgées à l'époque de 4 et 7 ans et qui habitaient avenue du Maréchal-Foch.
« Un caractère bien trempé »

« On n'oubliera jamais cette nuit-là, témoignent-elles. Elle imprègne nos mémoires de manière indélébile. On avait été prévenus de cette rafle par un employé de la sous-préfecture qui habitait le quartier et par Myriam qui l'avait appris au collège, on ne sait trop comment. On venait de finir de souper. Il était 20 h 30. Notre père était parti chez un voisin écouter la radio anglaise, quand les Allemands ont violemment frappé à la porte. Après avoir fouillé la maison, ils nous ont conduites, avec notre mère Gilberte Daguet, à la prison de Libourne qui abrite aujourd'hui le Centre des impôts. »

« Nous étions baptisées, ma sœur et moi, c'est ce qui nous a sauvées », souligne Josette. « Mon père a réussi, en effet, à prouver sa condition de catholique depuis plusieurs générations. Ma mère, qui était juive, a été transférée à Drancy et à l'hôpital Rothschild, où elle restera jusqu'à la Libération. Épouse d'un catholique, elle avait échappé aux camps. Quant à Myriam, qui était juive comme notre grand-mère maternelle Camille Torres, on ne la reverra plus. Elles sont mortes officiellement (1) toutes les deux à Auschwitz, le 8 février 1944. Mais nous avons des doutes concernant Myriam. C'était un caractère fort bien trempé, assurent les deux sœurs. Elle a dû se rebeller et, à notre avis, elle n'a pas terminé le voyage jusqu'au camp de la mort… »

(1) Myriam Errera serait officiellement décédée à Auschwitz le 8 février 1944, si l'on se réfère à un extrait d'acte de naissance de la mairie de Bordeaux datant du 5 février 1962 en possession de sa cousine Josette Mélinon

La vente des tapis-puzzle suspendue

tapispuzzle.jpgLes substance que contiennent ce tapis serait toxiques. 
La nocivité de ces décors pour enfants a été pointée du doigt. Pour l'instant les autorités françaises interdisent les ventes pour trois mois.

Très appréciés des petits enfants, les tapis-puzzle en plastique multi-colorés ne seront pas sous le sapin de Noël cette année. Dans le collimateur de la répression des fraudes en raison de leur possible nocivité, ils sont interdits à la vente en France pour trois mois depuis ce lundi. Dans un communiqué, Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat à la Consommation, a aussi appelé à la vigilance ceux qui en possèdent déjà.

C'est vendredi en Belgique qu'a commencé le débat avec la décision des autorités de ce pays de retirer de la vente tous les tapis en raison de la présence de particules nocives de formamide, un produit chimique industriel cancérigène.

Ces tapis, composés de pièces de puzzle géantes de toutes les couleurs sont fabriqués en une sorte de plastique caoutchouteux semblable à celui utilisé pour les revêtements de sol de centres aérés ou de tapis de gymnastique. Pour les rendre plus souples, on peut y adjoindre du formamide, substance qualifiée de "nocive lorsqu'elle est inhalée ou ingérée et irritante pour les yeux et la peau", comme l'avaient déjà dénoncé en 2009 des associations de consommateurs belge, italienne, portugaise et espagnole. Et, les enfants sont particulièrement vulnérables car ils goûtent et mettent en bouche facilement tout ce qu'ils trouvent.

Encore en vente ce dimanche

"Il faut absolument et immédiatement retirer les tapis-puzzle de la vente", avait affirmé Reine-Claude Mader, présidente de l'association de défense des consommateurs CLCV. "Il y a un risque", a-t-elle relevé et "ce risque est identifié", donc "il faut faire jouer le principe de précaution" qui, dans ce cas, est "tout à fait légitime". "Les doutes sont étayés par de solides études", a-t-elle ajouté en rappelant qu'une décision européenne interdit le formamide dans tous les pays de l'UE à partir de 2013.

Dès l'annonce du retrait de la vente de ces objets par les autorités belges, Frédéric Lefebvre a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) "de procéder sans délai à un contrôle de toxicité des tapis-puzzle en mousse destinés aux enfants et commercialisés sur le marché français". Lefebvre a également demandé à son homologue belge de lui transmettre les résultats des analyses scientifiques faites dans ce pays. Lefebvre a demandé qu'on lui "remette les conclusions sur la conformité à la réglementation et sur les risques des tapis-puzzle en mousse commercialisés en France dans les tout prochains jours". 

Dimanche, alors que les achats de cadeaux de Noël battaient leur plein, les tapis-puzzle continuaient à se vendre normalement. Un porte-parole du magasin La Grande Récré a confirmé que, pour eux, les ventes continuaient en l'absence de directive et que "actuellement, les produits sont totalement conformes". 

Tapis-puzzles pour enfants : bientôt retirés de la vente ?

tapispuzzle.jpgVendredi 10 décembre, le débat commence en Belgique : le pays décide de retirer de la vente les tapis-en puzzle multicolores en raison de leur nocitivité. Selon les autorités de santé belges, ces tapis contiendraient un taux anormalement élevé de formamaide, "solvant chimique utilisé dans l'industrie et potentiellement cancérigène" indiquait hier le Journal du Dimanche.

Répercussion en France : Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat à la consommation, a demandé à la DGCCRF (la direction générale de la concurrence, de la consommation et la répression des fraudes) de "procéder sans délai à un contrôle de toxicité des tapis-puzzle en mousse destinés aux enfants et commercialisés sur le marché Français".

Quant à Reine-Claude Mader, présidente de l'association de défense des consommateurs, elle exige que les tapis-puzzle soient retirés de la vente puisqu'ils présentent un risque pour les enfants.

Une réunion est prévue pour que le gouvernement prenne une décision, précise France Soir. Affaire à suivre.

Sarkozy appelle Assad à agir pour la stabilité du Liban

assadsarko.jpgArticle paru dans "Le Figaro"

Nicolas Sarkozy et Bachar el-Assad lors de leur précédente rencontre à l'Élysée, le 13 novembre 2009. Crédits photo : LUDOVIC/REA/LUDOVIC/REA

Le président de la République reçoit jeudi son homologue syrien à l'Élysée.

Un an après sa dernière visite à Paris, Bachar el-Assad déjeune jeudi avec Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Le président de la République, qui a relancé la relation franco-syrienne en 2008, continue de parier sur l'influence modératrice revendiquée par Damas au Moyen-Orient.

Et d'abord au Liban, où son allié chiite, le Hezbollah, fait monter la pression à l'approche de la remise de l'acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) sur l'assassinat de l'ancien premier ministre, Rafik Hariri. Le Parti de Dieu, qui s'attend à être mis en cause par la justice internationale, a déjà prévenu qu'il «couperait la main» de toute personne qui chercherait à arrêter certains de ses membres, menaçant même de s'emparer du pouvoir si ses intérêts vitaux étaient mis en danger.

Nicolas Sarkozy veut à tout prix conjurer ce scénario, qui risquerait de plonger la région dans la confrontation. Pour Israël, en effet, «un coup de force du Hezbollah est inacceptable, et nous irons jusqu'à Beyrouth pour l'en empêcher», a récemment confié un haut responsable militaire israélien à son homologue français, tout en noircissant la pointe d'une flèche visant Beyrouth qu'il avait dessinée sur un morceau de papier.

Pour Nicolas Sarkozy, Bachar el-Assad doit tout faire pour convaincre ses alliés du Hezbollah de ne pas envenimer la situation. Le chef de l'État répétera à son hôte ce qu'il a dit, il y a dix jours, à Saad Hariri en recevant le chef du gouvernement libanais : pas question de renoncer au TSL, créé par une résolution de l'ONU, mais pas question, non plus, de laisser le Liban se déchirer de nouveau.

Scepticisme américain

Officiellement, c'est aussi l'objectif de Damas, qui est engagé dans une médiation avec l'Arabie saoudite en faveur de la stabilité du pays du Cèdre. Syriens et Saoudiens seraient parvenus «à une feuille de route qui interdit de cibler la résistance (le Hezbollah) quels que soient les motifs d'inculpation», a déclaré en début de semaine Okab Sakr, un député proche du Hezbollah. «Dans le même temps, a-t-il ajouté, le Hezbollah ne visera pas la sécurité intérieure en raison des inculpations.» Mais les détails de cette feuille de route restent à formaliser.

La visite d'Assad à Paris intervient aussi alors que la politique de la main tendue de Nicolas Sarkozy à l'égard de Damas a suscité le scepticisme des États-Unis, selon des télégrammes diplomatiques révélés par WikiLeaks, qui déplorent un rapprochement «sans conditions» . Est-ce le fruit du hasard ? Ces derniers mois, devant certains de ses collaborateurs, le chef de l'État n'aurait pas caché sa déception face aux atermoiements syriens, selon des sources diplomatiques françaises. Jean-Claude Cousseran, l'émissaire chargé du rapprochement syro-israélien, s'est vu éconduire par Damas, qui préfère la médiation turque face à l'État hébreu. En matière nucléaire, Paris s'inquiète également du manque de coopération de la Syrie avec l'Agence internationale à l'énergie atomique, et les services de renseignements voient d'un mauvais œil le rapprochement avec l'Iran en matière de fabrication de missiles à moyenne portée.