Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Rafle du Vel d'Hiv : trois générations plus tard, les Lillois se souviennent

Article paru dans "Nordeclair"

Le souvenir des crimes nazis est toujours insoutenable pour la communauté israélite. Il est encore difficile aujourd'hui pour eux d'expliquer l'inexplicable. Le souvenir des crimes nazis est toujours insoutenable pour la communauté israélite. Il est encore difficile aujourd'hui pour eux d'expliquer l'inexplicable.

Hier, au pied de la Noble Tour, bon nombre d'anciens combattants se sont souvenus du terrible sort réservé aux Juifs de France durant le IIIe Reich. Un acte de mémoire.

« Les années passent et les quelques survivants de cette terrible époque disparaissent jour après jour » raconte, devant un parterre d'anciens combattants français, le président de l'association des israélites de Lille, Jean-Claude Komar.
C'est précisément pour ne pas oublier les victimes de l'Allemagne nazie et les résistants français que se donnait hier, une cérémonie du souvenir.

Douloureuse, amère, apocalyptique réalité de l'histoire de France (lire ci-dessous). Dans l'assemblée, les mines sont graves, des larmes coulent sur certaines joues.

Deux tiers des Juifs de France sauvés par les Justes

Difficile pour ce pays des Droits de l'Homme d'oublier un passé si désastreux. Néanmoins, une once de fierté, et non des moindres, occulte quelque peu cette tragédie : celle des Justes de France qui ont résisté au régime collaborationniste. « Ils ont permis aux deux tiers des Juifs de France de survivre. C'est un pourcentage unique parmi les pays occupés qui ont vu partir en fumée jusqu'à 95 % de leur population juive. » Une reconnaissance éternelle lie, depuis près de soixante-dix ans, les Juifs de France et les Justes, ces « héros de l'ombre ». Preuve que le maréchal Pétain n'est pas parvenu à gangréner tout un peuple.
Les connaissances de l'Histoire ont pour vocation de ne pas reproduire les erreurs du passé. Pourtant, Jean-Claude Komar dénonce les défaillances actuelles de la politique internationale : « Il ne faut pas oublier qu'il y a un an, le jour symbolique du Yom Hashoah (jour de commémoration de l'Holocauste, ndlr), la lâcheté internationale a abouti à l'impensable. Un dirigeant iranien négationniste et antisémite a alors pris la parole devant l'assemblée des nations, dans le cadre du Conseil des Droits de l'Homme » s'indigne-t-il avant d'ajouter : « Nous avons l'impression que la même scène se joue, d'une façon différente, sans aucune réaction. »

Deux questions frappaient hier, telles des coups de poignard en plein coeur : comment expliquer aux enfants les actes de barbarie accomplis dans les camps nazis ? Pourquoi la France a-t-elle perdu de sa superbe sous le régime de Vichy ? Il est encore difficile pour certains d'évoquer leur histoire. Malgré tout, grâce à cette commémoration, l'effroyable passé n'est pas laissé en proie à l'oubli.

Bat Yam : la revanche d’une ville

batyam.jpgArticle paru dans "Israel7"

A 10 minutes au Sud de Tel-Aviv et 20 minutes de l’aéroport Ben-Gourion, Bat Yam, la « fille de la mer », est une petite ville qui a été peuplée d’immigrants arrivés dans le pays après la Fondation de l’Etat d’Israël.

Ces trente dernières années, sa réputation n’a fait que dégringoler. Flanquée au sud et à la limite de Jaffa avec qui elle partageait la sulfureuse réputation d’être mal fréquentée et négligée, elle est tombée dans la décrépitude. Les banlieues sud de Tel Aviv comme Rishon Letsion, Rehovot, Nes-Tsiona ont alors bénéficié d’un essor qui s’est fait, entre autres, aux dépends de Bat Yam.

Et pourtant la situation géographique, proche de Tel-Aviv et en bord de mer ne prédestinait pas Bat Yam à être l’une des lanternes rouges de l’agglomération de Tel Aviv. Le front de mer a été négligé et abandonné. Très peu d’hôtels pour accueillir des touristes qui naturellement lui ont préféré les destinations de villes israéliennes balnéaires plus classiques comme Natanya, Ashdod, Ashkelon, Eilat ou même Tel-Aviv.

Depuis 7 ans, Bat Yam est traversée par une frénésie de rénovations et constructions. Les chantiers de modernisation sont apparus de toute part. Le premier de ces chantiers et le plus réussi aussi est celui de l’éducation. Le niveau des établissements scolaires de la Ville a été sensiblement rehaussé. Le taux des réussites au baccalauréat est supérieur à la moyenne nationale. Trois des lycées de Bat Yam figurent maintenant au palmarès des dix meilleurs établissements secondaires d’Israël. C’est la raison pour laquelle de nombreuses familles ont décidé de faire le pas et de s’installer à Bat Yam, le souci pour l’éducation de leurs enfants étant un facteur essentiel pour l’élection du lieu de résidence.

Le maire de Bat Yam, Shlomo Layani, 45 ans a saisi mieux que quiconque le potentiel non exploité de sa ville. C’est cela qui est à l’origine de cette transition d’ouvrir la ville à un maximum de projets.

Dans la zone industrielle sud de Bat Yam, limitrophe de Rishon Letsion, les entrepreneurs qui s’y installeront seront exonérés d’impôts locaux à hauteur de 85% pendant 20 ans. De sorte qu’un centre de Hi Tec, une zone de restaurants et de commerce y sont érigés.

La ligne de tramway de l’agglomération de Tel-Aviv dont les travaux ont débuté arrivera jusqu’à la zone industrielle à Bat Yam et ira jusqu’à Petah Tiqvah.

Les installations sportives et de villégiature ne seront pas en reste. Un centre de sports extrêmes, le plus grand au Moyen Orient doit y voir le jour. Une patinoire olympique à Bat Yam, ce projet n’est pas un blague pour cette ville du bord de la Méditerranée. Probablement, la proportion d’immigrants de l’ancienne URSS n’est pas étrangère à l’engouement des sports d’hiver.

Et pour en revenir au front de mer, la ressource naturelle la plus estimable de Bat Yam, il a été remis en valeur par une promenade et la plage entièrement refaite en est l’une des plus belles et des plus propres d’Israël.

De sorte que les projets immobiliers poussent comme des champignons et attirent des investisseurs et des sociétés de tout le pays et même de l’étranger.

Un promoteur juif canadien, Yéhoshoua Gutman, a acquis trois terrains sur le bord de mer et a l’intention d’y construire 3000 chambres d’hôtel. Et ce n’est pas tout, le vieil hôtel San a été racheté par lui. Gutman planifie de le détruire pour construire à la place un édifice avec 7000 mètres carrés de commerces et 370 chambres d’hôtel.

Les promoteurs israéliens ne s’y trompent pas. L’un des hommes d’affaires les plus influents du pays, Itzhaq Tchouva, s’est associé avec la Société IDB pour la construction d’un hôtel Plaza à Las Vegas. C’est cette même société IDB qui érige actuellement la fameuse Neve Tower sur la nouvelle Promenade. Un projet exceptionnel qui participera au prestige de la nouvelle Bat Yam, ville incontournable de la région de Tel-Aviv.

Report du vol de l'avion solaire Solar Impulse

avionsolaire.jpgPremier contretemps dans le plan de vol de Solar Impulse, l'avion solaire qui doit tenter le premier tour du monde pour un avion de ce type: le premier vol d'essai de nuit a dû être annulé en raison d'un problème technique.

Mais l'explorateur et "savanturier" suisse Bertrand Piccard, à l'origine du projet, a expliqué en avoir vu d'autres lors de son tour du monde en ballon. De tels problèmes sont inévitables sur des projets expérimentaux, et une nouvelle date doit être fixée prochainement, a-t-il expliqué.

L'équipe projetait de faire voler le prototype toute la journée de jeudi afin de profiter d'un ciel dégagé pour charger les batteries solaires et poursuivre le vol durant la nuit. C'est un émetteur de télémétrie défectueux qui a nécessité le report. Ce système permet à l'équipe au sol de suivre la mission en permanence et de vérifier en temps réel des milliers de paramètres cruciaux.

Les ingénieurs ont travaillé toute la nuit pour trouver une solution, mais ont finalement décidé de reporter la tentative. "Sans ce système de communication, la mission devient trop risquée. La sécurité du pilote et du Solar Impulse priment", a expliqué Claude Nicollier, directeur des vols d'essai de Solar Impulse à l'aérodrome de Payerne, dans l'ouest de la Suisse.

"C'est notre premier gros problème", a précisé Bertrand Piccard. Et d'expliquer que la patience et la persévérance sont des valeurs essentielles dans ce genre de projet. Le psychiatre vaudois en sait quelque chose, lui qui n'a réussi son premier tour du monde en ballon qu'au bout de la troisième tentative.

Une nouvelle tentative sera réalisée dès que possible. Aucune date n'a été fixée, mais elle doit avoir lieu avant le début août, faute de quoi les jours ne seront pas assez longs pour permettre de charger suffisamment les batteries pour le vol de nuit, a poursuivi Bertrand Piccard.

Le premier long vol d'essai a eu lieu le 7 avril dernier autour de l'aérodrome de Payerne. Le véritable décollage est prévu pour 2012. Le défi consistera à propulser l'avion exclusivement à l'énergie solaire, jusqu'à effectuer un tour du monde sans carburant et sans émission polluante.

L'avion est équipé de 12.000 cellules photovoltaïques qui alimenteront quatre moteurs électriques d'une puissance maximale de 10cv chacun. L'appareil en fibre de carbone, d'un poids de 1,6t pour une envergure de 63,4m -celle d'un Airbus A340-, est conçu pour voler à une vitesse moyenne de 70km/h à une altitude maximale de 8.500m.

Miami de plus en plus prisée par les Français

miami-301981.jpgMiami fait de plus en plus rêver les Français, qu'ils soient entrepreneurs ou simples touristes. Le consulat de France recense déjà plus de 30.000 Français installés dans la ville et les communes adjacentes, la plupart faisant des affaires dans l'immobilier ou la restauration.

C'est le cas de Michael Ridard, tout juste âgé de 28 ans. "Je suis venu ici il y a plus d'un an pour travailler dans l'immobilier. La crise des subprimes et la baisse du dollar est une occasion en or pour acheter une (résidence) secondaire. On voit de plus en plus de retraités français installés ici",précise-t-il.

Mais c'est auprès d'une clientèle plus jeune qu'il fait aujourd'hui du business. Il dirige le club-restaurant "Vita" sur Collins Avenue, l'une des plus festives de la ville. "A Miami, la qualité de vie est exceptionnelle. Il fait beau 360 jours par an. Je suis un gros travailleur, mais je n'étais pas sérieux à l'école, je n'ai qu'un BEP électrotechnique. En France, j'avais peu de chances d'évolution. A Miami, j'ai déjà des responsabilités".

Il augmente la cohorte de ceux qui se sont installés dans la métropole de Floride, comme le coiffeur Jean-Claude Biguine, le designer Daniel Latour ou encore Christian Ville, qui possède l'un des restaurants les plus prisés de la ville, "Le Bouchon du Grove", dans le quartier à la mode de Coconut Grove. Il reçoit ses clients avec une coupe de champagne dans une ambiance typique des bistrots lyonnais. Sur les tables recouvertes de nappes à carreaux rouges et blancs, il sert ses fameuses ratatouilles, crèmes brûlées et tartes Tatin. Il reconnaît avec le sourire avoir dû "s'adapter pour les brunches du week-end en rajoutant des pancakes".

Quelque 12.000 Français sont inscrits au consulat à Miami, qui estime qu'ils sont 36.000 en Floride. Leur nombre a augmenté d'environ 10% en deux ans, selon la représentation diplomatique.

L'intérêt que portent les vacanciers français à la ville américaine est "une fabuleuse opportunité" pour Corsairfly, estime Olivier Besnard, directeur commercial de la compagnie aérienne qui vient d'ouvrir deux liaisons hebdomadaires. "Juillet et août sont des mois de basse saison pour les Américains. Les professionnels du tourisme baissent leurs tarifs. C'est très intéressant pour les Français", affirme-t-il.

Gilles et Françoise Deleuze, fonctionnaire et agent commercial à Beauvais, ont fait leurs calculs. Leur séjour d'une semaine à Miami va leur coûter 2.000 euros. "Au final, ce n'est pas plus cher que de partir sur la Côte d'Azur. Rien que pour le péage et l'essence, il faut déjà débourser 400 euros", notent-ils. "Miami est devenu un rêve accessible!".

La récente hausse du dollar peut-elle changer la donne? "Non", prédit Gilles Delaruelle, président d'Havas Loisirs. Selon lui, "le taux de change reste encore très intéressant. Et pour contrecarrer la hausse du billet vert, les professionnels américains baissent leurs tarifs".

Dans les magasins où les prix de certaines marques sont parfois déjà 30% moins chers qu'en France, les Français peuvent bénéficier de tickets discount, des bons de réduction réservés aux touristes étrangers. "En juillet et août, il ne faut pas hésiter à les réclamer, et ne pas hésiter non plus à négocier dans les hôtels et les restaurants", conseille-t-il.

10 000 personnespour Guilat Shalit au Trocadéro

Article paru dans "Street generation"

«Gilad Shalit, c’est notre Betancourt  à  nous», a lancé Eric Raoult visiblement très à l’aise, sur la scène dressée sur le Parvis des Droits de l’homme. Le député UMP de Seine Saint Denis, (qui, soit dit en passant, se faisait assez discret depuis l’affaire du Goncourt remis à Marie N’Diaye), était fier, hier soir, d’annoncer qu’il avait quitté une réunion de parti sur les retraites car, a-t-il ajouté, «Israël, c’est plus important que les retraites». Pendant qu’Anne Hidalgo, Première adjointe de Bertrand Delanoë,  attribuait, en direct, la distinction de citoyen d’honneur de la ville  de Paris à Gilad Shalit, la foule scandait « la photo sur la mairie!». 

Dans ce rassemblement  commémorant les quatre ans de détention du soldat franco-israélien Gilad Shalit (enlevé et détenu par le Hamas) , c’est un peu comme si les politiques redoublaient d’efforts pour convaincre la communauté juive de leur attachement à l’Etat d’Israël.  A la tribune, Claude Goasguen, Nicole Guedj, (UMP tous les deux) côtoyaient Julien Dray.  Dans le public on pouvait croiser les Arméniens pour Israel, les représentants du Conseil Représentatif des Associations Noires de France et ceux de l’ambassade chrétienne pour IsraëL.

Paul-Loup Sulizter, Elie Chouraqui, Enrico Macias ou Rika Zarai.  Nombre d’intellectuels,  Marek Halter, BHL, Claude Lanzmann en passant par Alain Finkielkraut. ce dernier a d’ailleurs été  sifflé au début de son intervention  sur l’arraisonnement de la flotille  pour Gaza  après avoir affirmé : «J’ai d’abord été consterné et horrifié et ne trouvais rien à redire aux paroles qui condamnaient l’action israélienne ».  Puis il a asséné  « j’ai vu sur des vidéos des activistes pacifistes du Mavi Marmara dire qu’ils voulaient être des martyres.  Et je les ai entendus dire aux soldats israéliens : Shut up and go back to Auschwitz. »

Dans la foule, Nathan 21 ans, souligne, « on est là car on a le même âge que Guilad, on imagine ce qu’il doit souffrir et quand un seul est enfermé, c’est le peuple dans son ensemble qui se sent enfermé». Les drapeaux israéliens et français flottent. Les pancartes affirment, « boycotter Israel, c’est boycotter la paix ».
A l’extérieur des barrières installées, pour l’occasion, au Trocadéro (la place était fermée depuis le milieu de l’après-midi), des gendarmes, des gendarmes et encore des gendarmes. Et les jeunes de La Ligue de Défense juive énervées.

"Pour obtenir un logement, j'ai dû tricher"

immobilier-2008-avril.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Pour espérer séduire les agences immobilières et les bailleurs, les aspirants locataires n'hésitent plus à tricher sur leur dossier.

Pierre, 30 ans, est architecte free-lance. Sa compagne est journaliste pigiste. A eux deux, ils gagnent 5 600 euros nets par mois, et cherchent à emménager dans un trois-pièces parisien pour un loyer de 1 300 euros. Deux mois et une cinquantaine de visites plus tard, leur dossier est toujours rejeté, malgré deux très bons garants. "Les propriétaires et agences nous ont tous dit clairement que notre situation n'était pas assez stable, qu'ils voulaient des locataires dont les revenus soient équivalents à quatre fois le montant du loyer, ce qui était pourtant notre cas. Une hérésie !" Le couple a alors décidé d'arranger la réalité : "Nous avons retouché sur Photoshop les fiches de paie de mon amie, nous avons également réalisé de faux certificats de travail pour nous deux. Nous avons trouvé l'appartement quasiment immédiatement…"

Légal, pas légal ?

Les annonces immobilières voient fleurir une liste de demandes de pièces justificatives confinant parfois à l'excès. L'article 22-2 de la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs dresse la liste des documents qu'un bailleur n'a pas le droit de demander : photo d'identité (et non pas carte d'identité), carte d'assuré social, copie du relevé de compte, attestation de la bonne tenue du compte, attestation de l'absence de crédit, autorisation de prélèvement automatique, jugement de divorce, contrat de mariage, dossier médical, extrait de casier judiciaire, chèque de réservation. Le bailleur n'a également pas le droit d'exiger une attestation de l'ancien bailleur si les autres justificatifs sont présentés, ou une attestation de l'employeur si le contrat de travail et les fiches de paie sont fournies.

Un marché de l'immobilier parisien difficile

    * Au premier trimestre 2010, le prix du mètre carré à l'achat a bondi de 3,2 % à Paris, soit une moyenne de 6 430 € le mètre carré, d'après les notaires d'Ile-de-France. Le nombre de transactions a augmenté de 80 % par rapport au premier trimestre 2009, année noire.
    * D'après le site Locservice.fr, l'offre locative parisienne est dominée par les petites surfaces (50 % de studios et chambres), puis les deux pièces (30 %), les T3 et plus ne représentant que 10 % de l'offre locative, contre 38 % dans le reste de la France.
    * Selon le baromètre du site d'annonces immobilières Avendrealouer.fr, le prix moyen d'un studio à louer à Paris serait de 801 €, contre 388 € à Rennes. Pour un T2 ou un T3, il faut débourser en moyenne 1 329 € par mois sur la capitale, alors que le bugdet moyen de recherche des internautes est de 1 100 €. Même distorsion pour les T4-T5 : 1 684 € pour les propriétaires, alors que les locataires cherchent à 1 459 €.
    * "Le Grand Paris devrait solutionner le manque d'offre de logements, avec la construction de 70 000 logements par an sur vingt ans" contre 50 000 aujourd'hui, souligne Gilles Ricour de Bourgies, président de la Fnaim Paris Ile-de-France.

Dans les grandes villes, et plus particulièrement à Paris, la falsification des dossiers de location est en passe de devenir un sport, sinon une obligation. Selon l'Association pour l'accès aux garanties locatives (APAGL), 55 à 60 % de la population ne remplit plus les critères pour accéder à un logement locatif. Comprendre, être en CDI hors période d'essai, et avec un salaire de trois à quatre fois supérieur au bien recherché. Alors on triche, plus ou moins. Avec un bon logiciel de retouche, un CDD se transforme en CDI, un salaire est gonflé de 500 à 1 000 euros, la période d'essai est terminée depuis bien longtemps. Une inscription à la fac, ou une fausse carte, et le salarié débutant redevient étudiant. Le célibataire invente un faux couple pour obtenir un logement auquel il ne pourrait prétendre seul avec les critères en vigueur, alors qu'il a tout à fait les moyens de le payer.

DES RISQUES FAIBLES

Cette pratique est d'autant plus favorisée que les risques sont faibles. "Peu de bailleurs iront demander les originaux, ou appeler l'employeur pour vérifier l'authenticité des informations", explique Gilles Ricour de Bourgies, président de la chambre Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) Paris Ile-de-France. Et même si le bailleur a le droit d'appeler l'employeur, rien dans la loi n'oblige ce dernier à répondre. Si, une fois le bail signé, le propriétaire se rend compte de la triche, le succès d'une action en justice "sera très difficile", estime Me Claude Ebstein, avocat à la cour de Paris. Le bailleur devra prouver la fraude, et si le locataire paye bien ses loyers, les chances d'annulation du bail sont dérisoires.

"Mon but n'est pas de flouer le propriétaire : si mes revenus ne me permettent plus de payer mon loyer, je déménagerais. Il est regrettable d'en arriver là mais le système actuel ne nous laisse que peu d'autres choix, explique Olivier, chef d'entreprise obligé d'éditer lui-même de fausses fiches de paie et un faux contrat de travail, sa condition d'entrepreneur étant jugée instable. Le choix parmi les locataires potentiels est tellement important pour les propriétaires parisiens qu'ils ne prennent que la 'crème' des dossiers."

HAUSSE DES EXIGENCES

Le marché sous tension de l'immobilier parisien est l'une des causes principales de cette situation. "L'offre de location est submergée par la demande", explique Gilles Ricour de Bourgies. Les propriétaires peuvent dès lors se montrer très exigeants : à l'aspirant locataire de faire en sorte que son dossier soit en haut de la pile.

Mais le rapport de forces en faveur des propriétaires n'est pas la seule explication de l'augmentation des garanties exigées par les bailleurs. Le prix élevé à l'achat des biens immobiliers oblige les bailleurs à augmenter les loyers pour entrer dans leurs frais. "Les loyers sont un problème de fond. Nous arrivons au plafond de ce qu'un salarié peut payer, souligne Gilles Ricour de Bourgies. Pour générer un revenu de 5 % brut avec un appartement de 45 m² acheté 350 000 euros, un propriétaire devrait le mettre en location à 1 500 euros par mois, ce qui est impossible." Car si les prix de l'immobilier flambent, les salaires eux n'augmentent pas.

Autre problème, des lois votées pour aider les locataires se traduisent par des effets secondaires inattendus. Ainsi, l'abaissement de deux à un mois de caution a eu "un impact évident sur les exigences de revenus" pour Gilles Ricour de Bourgies. Pas question de laisser son logement à un locataire qui pourrait l'abîmer, et dont la caution serait bien insuffisante pour couvrir les frais de travaux, d'autant plus que la loi rend difficile l'expulsion d'un locataire indélicat. Pour de nombreux propriétaires, l'impossibilité de congédier un mauvais payeur est la cause principale de leurs exigences et des dossiers de candidature de plus en plus fournis.

EFFETS PERVERS DE LA LOI BOUTIN

Mais c'est la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion de mars 2009, dite loi Boutin, qui a créé le plus de dommages. L'une de ses grandes mesures était pourtant louable : interdire à un bailleur de cumuler une "garantie loyers impayés" avec la demande d'un garant. Ainsi, les salariés ne disposant pas d'un garant avec des hauts revenus ne se verraient plus rejeter leur dossier. C'était sans compter un effet pervers. Les assurances étant seules aux commandes, elles ont rejeté les dossiers ne rentrant pas dans la case "CDI hors période d'essai", la catégorie de salariés la moins "risquée", alors que les garants existent justement pour aider les dossiers plus faibles.

Lors de l'entrée en application de la loi, de nombreuses personnes en CDD prêtes à emménager dans leur nouveau logement ont vu leur projet stoppé net, leur garant ne valant désormais plus rien. Autre faiblesse de la loi, les étudiants ne pouvaient plus proposer de garants parentaux, une condition pourtant fondamentale pour cette catégorie de la population. La loi relative à l'orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie rétablira en novembre 2009 les garants pour les étudiants et les apprentis.

Les professionnels de l'immobilier placent beaucoup d'espoirs dans la "garantie risques locatifs" (GRL) pour débloquer le marché. Cette nouvelle assurance couvre les risques d'impayés de tous les locataires dont le loyer représente moins de 50 % des revenus, alors que le taux d'effort habituellement demandé est de 30 %. "Des cabinets parisiens ont compris que cela leur permet d'accepter des dossiers en CDD ou période d'essai, à qui les petites surfaces sont destinées", explique Gilles Ricour de Bourgies. Toutefois, selon le président de la Fnaim Paris Ile-de-France, seuls 20 % des cabinets régionaux affiliés à la fédération ont souscrit à la GRL. Une assurance inutile dans les secteurs tendus, justifie L'UFC-Que choisir, "le bailleur ayant toujours l'embarras du choix pour louer son bien". Les logiciels de retouche ont encore de beaux jours devant eux.

L'Onu prête à voter les sanctions contre l'Iran mercredi

iran.jpgAprès des mois d'intenses tractations, les membres du Conseil de sécurité de l'Onu doivent voter ce mercredi une résolution qui prévoit un quatrième train de sanctions à l'encontre de l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

Les 15 membres du Conseil, qui sont tombés d'accord sur une liste de firmes et d'individus iraniens ciblés par les sanctions, doivent se réunir à 10h00 (14h00 GMT) mercredi, a indiqué à la presse l'ambassadeur du Mexique à l'Onu et actuel président du Conseil de sécurité, Claude Heller.

L'accord est intervenu entre les cinq membres permanents - Russie, Chine, Etats-Unis, Grande-Bretagne et France - et l'Allemagne, qui ont négocié vainement la suspension du programme nucléaire iranien, soupçonné d'avoir des objectifs militaires.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a fait savoir que l'adoption de la résolution permettrait aux autres pays d'adopter leurs propres mesures à l'encontre de la République islamique pour la punir de poursuivre ses activités nucléaires sensibles.

L'Iran a d'ores et déjà invité la Russie, son partenaire commercial, à ne pas s'associer à ce nouveau train de sanctions.

Un haut responsable iranien a fait savoir que l'Iran aurait une "réaction appropriée" en cas de nouvelles sanctions. Un parlementaire iranien a indiqué que Téhéran reconsidérerait sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Les diplomates occidentaux s'attendent à ce que douze membres du Conseil, dont les cinq permanents qui bénéficient d'un droit de veto, votent en faveur de la résolution. La Turquie, le Brésil et le Liban ne devraient pas apporter leur soutien au texte.

UNE PERSONNE, 41 ENTITÉS

Un individu et 41 entités, dont une banque, figurent sur la liste noire du projet de résolution, ont indiqué à Reuters des diplomates occidentaux qui ont requis l'anonymat.

Il s'agirait de Javad Rahiqi, responsable d'un centre nucléaire à Isfahan où l'Iran dispose d'équipements de processus d'enrichissement d'uranium.

Si les membres clefs du conseil ont approuvé la liste, les Etats-Unis et la Chine poursuivaient encore leurs discussions sur une entité, laissant entendre que la liste noire pourrait s'allonger ou rétrécir avant le vote, ont-ils ajouté.

Les personnes ou les entreprises figurant sur une liste noire de l'Onu existante pour des liens présumés avec le nucléaire iranien ou des programmes de missile, seront soumis à un gel des avoirs et à une interdiction de voyager.

"Ce sont les sanctions les plus importantes auxquelles l'Iran a jamais été confronté", a estimé la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, lors d'une conférence de presse en Equateur.

Hostiles au départ à des sanctions trop paralysantes, la Chine et la Russie ont bataillé pour édulcorer les sanctions proposées.

La Turquie et le Brésil, qui avaient signé avec Téhéran une proposition de compromis qui n'a pas été retenue, devraient voter contre, de même que le Liban, où l'Iran exerce une influence via son soutien au Hezbollah.

Les nouvelles sanctions accroissent la surveillance des banques iraniennes, y compris la Banque d'Iran, et resserre un embargo sur les armes.

Nucléaire iranien: une résolution sur de nouvelles sanctions prête à être votée

nucleaire.jpgUne résolution qui imposerait de nouvelles sanctions contre l'Iran et ses tout puissants Gardiens de la Révolution pour son programme nucléaire controversé est prête à être votée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Aucune date n'a été arrêtée pour le vote, mais l'ambassadeur mexicain aux Nations unies Claude Heller, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de sécurité, a déclaré lundi que les membres du Conseil ont décidé d'"un vote cette semaine".
Le Brésil et la Turquie souhaitent un "débat politique" ouvert sur la question du nucléaire iranien en général. Ces deux membres non-permanents du Conseil ont obtenu récemment que Téhéran fasse traiter son uranium à l'étranger, en l'occurrence en Turquie.

A l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité à huis clos lundi soir, qui n'a pas permis de résoudre la question, Claude Heller a précisé que les membres du Conseil se réuniraient mardi matin pour de nouvelles consultations sur le programme nucléaire iranien, que la communauté internationale juge à but militaire.

L'ambassadeur du Brésil auprès de l'ONU Maria Luiza Ribeiro Viotti a précisé que son pays et la Turquie "ne veulent pas faire de l'obstruction", mais ils souhaitent une réunion ouverte et "verront" si le reste du Conseil de sécurité donne son accord à cette résolution.

Jusqu'à présent, "il n'y a eu qu'un débat technique sur la résolution et nous estimons qu'il s'agit d'une question plus large, qui a des implications politiques, alors nous voulons un débat politique", a ajouté Mme Ribeiro Viotti. "Nous ne voulons pas discuter de la résolution, mais de la question dans un contexte plus large".

Dans sa version finale, la résolution, obtenue par l'AP, interdit à l'Iran de poursuivre "toute activité liée aux missiles balistiques capables de transporter des armes nucléaires, d'investir dans des activités comme l'extraction d'uranium, et d'acheter plusieurs catégories d'armes lourdes notamment des hélicoptères et des missiles.

Par contre, elle ne mentionnerait pas toute une liste de personnes et entités comme les gardiens de la Révolution.

Annulation de la rencontre entre Sarkozy et Merkel à Berlin

Article paru dans "le Monde"

La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui devait se tenir à Berlin, lundi 7 juin en début de soirée, a été annulée en dernière minute vers 15 h 30, après un appel téléphonique de la chancelière allemande. M. Sarkozy n'avait pas encore quitté l'Elysée. Cette décision a été prise par Mme Merkel pour des raisons d'emploi du temps.

Le gouvernement allemand a dévoilé lundi 7 juin les principaux axes d'un budget 2011 de grande rigueur devant permettre d'économiser 11 milliards d'euros. Le gouvernement va tailler dans les dépenses de défense et sociales, ces dernières représentant plus de la moitié des dépenses publiques. Certaines allocations seront supprimées, par exemple aux chômeurs, ou encore aux bénéficiaires de l'aide au logement.

En outre, d'ici 2014, entre 10 000 et 15 000 emplois disparaîtront dans la fonction publique. Le droit des faillites va être révisé pour que l'Etat créancier soit servi en premier en cas de liquidation. Et certains projets vont être abandonnés ou reportés, comme la reconstruction controversée d'un château à Berlin.

Pour créer des rentrées fiscales, une taxe est prévue sur les gains que les
producteurs d'électricité tireront de l'allongement promis de la durée de vie
des centrales nucléaires, et une autre sur les billets d'avions au départ
d'Allemagne.
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Angela Merkel a appelé Nicolas Sarkozy, qui n'avait pas encore quitté l'Elysée. Elle lui a expliqué qu'un report d'une semaine de la rencontre l'arrangerait : elle avait dans la journée de multiples réunions avec ses ministres et ses partenaires de coalition et son plan de rigueur n'est pas encore bouclé. La chancelière traverse une crise politique interne profonde qui accapare son temps.

Officiellement, l'annulation de la rencontre, qui devait permettre d'avancer sur la gouvernance de la zone euro, ne constitue pas un clash franco-allemand. Elle apparaît très maladroite vis-à-vis des marchés financiers. Quelques semaines après le sauvetage de la Grèce, la crise de l'euro est accentuée par les difficultés croissantes de la Hongrie.

Mais Paris et Berlin ont préféré éviter une réunion pour rien, les deux capitales n'ayant toujours pas trouvé d'accord sur la gouvernance de la zone euro. La réunion était censée préparer le conseil européen du jeudi 17 juin, qui doit faire des propositions en la matière sous la présidence du Belge Herman Van Rompuy. Mais lundi matin, l'Elysée indiquait qu'aucune annonce spectaculaire n'était à attendre.

M. Sarkozy et Mme Merkel ont donc une semaine supplémentaire pour rapprocher leur position, avant leur rencontre reprogrammée pour le lundi 14 juin à Berlin. " Les négociations ne sont pas bien décantées. Depuis plusieurs jours, les Allemands sont entièrement concentrés sur leurs problèmes intérieurs et n'avaient pas le temps d'avancer", confie une source gouvernementale française, qui estime qu'il ne faut pas attendre de percée spectaculaire et que le débat sur l'euro se poursuivra jusqu'à l'automne.

OBJECTIFS DIFFÉRENTS

Les Allemands ont formulé en mai des propositions, mais les Français se sont refusés pour l'instant à sortir du bois : ils ne veulent pas afficher le moindre différend avec Berlin tant la situation est tendue. Paris tente donc d'agir en sous-main et de faire passer ses messages via M. Van Rompuy.

Dans le détail, Nicolas Sarkozy souhaite une institutionnalisation de l'Eurogroupe, qui réunirait les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro et pourrait être doté d'un secrétariat. M. Sarkozy a longtemps souhaité présider lui-même ce forum. Angela Merkel n'en veut pas, souhaitant que l'Europe soit gérée à vingt-sept et pas à seize. Elle rappelle à cet effet que le pacte de stabilité s'applique à tous les pays, y compris ceux qui n'ont pas la monnaie unique, et que chacun est censé l'adopter, à l'exception du Danemark et du Royaume-Uni.

Les Allemands, eux, veulent durcir le pacte de stabilité et trouver un mécanisme qui permette des restructurer la dette d'un Etat membre, en clair lui faire faire faillite pour éviter d'avoir à le renflouer comme cela a dû être fait pour la Grèce. Jusqu'à présent, les Français s'y opposent. Berlin veut aussi réformer les traités européens pour durcir les sanctions contre les pays en difficultés financières, contre l'avis des Français.

MERKEL AFFAIBLIE POLITIQUEMENT

S'y ajoute la crise politique larvée à Berlin. La coalition d'Angela Merkel est profondément affaiblie. Lundi 7 juin, la chancelière a annoncé toute une série de mesures budgétaires pour atteindre l'équilibre budgétaire au terme de deux jours de discussions à huis clos avec ses partenaires de coalition, les libéraux du FDP et les chrétiens sociaux de Bavière (CSU).

Mme Merkel a notamment exclu des baisses d'impôts à court et moyen termes, ce qui met en grande difficultés le FDP, qui avait axé sa campagne uniquement sur ce thème. Mme Merkel a indiqué qu'elle sanctuariserait les dépenses de retraite et d'éducation, mais elle va réduire le nombre de fonctionnaires et diminuer les effectifs de la Bundeswehr. Une suppression du service militaire n'est pas exclue.

Mme Merkel a également dû s'attaquer au remplacement du président de la République, Horst Köhler, qui a démissionné le 31 mai à la surprise générale. Pour des raisons de tactique politique, elle a dû proposer le nom du ministre-président de Basse-Saxe, Christian Wulff, un chrétien-démocrate catholique jugé très lisse par la presse. Mais les Verts et les sociaux-démocrates ont réussi un coup politique en proposant le nom d'un pasteur Joachim Gauck, 70 ans, qui géra pendant dix ans les archives de la Stasi, la police politique est-allemande. Ce week-end, la totalité de la presse allemande, de droite comme de gauche, a soutenu M. Gauck dans ses éditoriaux. Sur le papier, M. Gauck part battu, mais nul n'ose exclure une surprise lors du vote à bulletin secret qui aura lieu le 30 juin.

Ces difficultés interviennent alors que la chancelière se fait accuser par une partie des commentateurs d'avoir été prise en otage par les Français, le président Nicolas Sarkozy, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet et le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, pour renflouer les pays du sud de l'Europe et faire acheter de la dette publique par la BCE en violation des traités européens. Dans ce contexte, s'afficher avec M. Sarkozy n'est pas nécessairement le meilleur moyen de se renforcer politiquement à Berlin.

Paul Anka de Tel-Aviv à l'Olympia

paulo.jpgQui n'a pas dansé sur "you are my destiny " n'a certainement pas la nostalgie de ce célèbre croner, pourtant il est le créateur du fameux succés "My Way", " Comme d'habitude "  interprété par Claude François,  là je suis certaine que ça vous rappelle quelque chose.J'espère !

Paul Anka, l’idole des jeunes des années 60, accompagné de 12 musiciens,a donné son 3e concert en Israël, le 29 mai au stade Nokia de Tel-Aviv.

Vous l'avez raté ? Tant mieux il sera à Paris à l'Olympia demain

Paul Anka célèbre chanteur américain, fait un retour en force, à 69 ans, aujourd'hui - il n'y a plus d'âge pour se faire plaisir - n'y voyait aucune allusion...CD

Olympia 28 boulevard des Capucines Paris 75009 Paris

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