Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Je dors donc je maigris... et vice versa !

dormir-fait-maigrir-536332.jpgArticle paru dans "Top Santé"

Qui dort peu risque de grossir et qui est trop gros de mal dormir ! Un cercle vicieux qui attire l’attention des chercheurs sur une conduite à risque de la société moderne : le manque de sommeil.

Trop de calories, pas assez d’exercice, mais peut-être aussi pas assez de sommeil : voici un tout nouveau "esponsable", soupçonné de participer à l’épidémie d’obésité.

Une trentaine d’études épidémiologiques à travers le monde montrent une relation entre un temps de sommeil court et un indice de masse corporelle (IMC) élevé, a indique Karine Spiegel, chercheur à l’Inserm. On vient de découvrir que le manque de sommeil agit sur deux hormones impliquées dans la régulation du comportement alimentaire : il diminue la sécrétion de leptine (qui induit la satiété) et augmente la sécrétion de ghréline (qui stimule l’appétit). Avec comme conséquence une augmentation de la faim et de l’appétence pour la nourriture. Et un penchant pour les aliments riches en gras et en sucre comme les confiseries, les cacahuètes, les biscuits et les gâteaux…, autrement dit, la malbouffe, rappelle Karine Spiegel !

Ainsi, le manque de sommeil rejoindrait l’excès de calories et la sédentarité pour expliquer en partie le développement du surpoids. Les impératifs de la vie professionnelle, familiale, sociale, allongent nos journées et raccourcissent nos nuits. En France, d’après une récente enquête INPES, 45% des 25-45 ans pensent ne pas dormir assez et 17 % disent accumuler une dette chronique de sommeil. Certains chercheurs observent par ailleurs que les personnes qui ont des problèmes de sommeil ont tendance à diminuer leur activité physique.

L’obésité à son tour crée des problèmes respiratoires

Des problèmes qui retentissent sur le sommeil, explique un autre chercheur de l’Inserm, le Pr Patrick Lévy. Le syndrome d’apnée du sommeil est d’autant plus fréquent que le poids augmente. Il se caractérise, pendant le sommeil, par de nombreux arrêts de la respiration de plus de 10 secondes ! Aux Etats-Unis, 60 à 70 % des personnes atteintes de ce syndrome sont obèses. L’apnée diminue la qualité du sommeil : elle fatigue et empêche de "récupérer" créant un cercle vicieux.

- Patrick Lévy est professeur de physiologie, directeur du laboratoire hypoxie physiopathologie HP2, Inserm ERI 17, directeur du pôle rééducation et physiologie, CHU de Grenoble.
- Karine Spiegel est docteur en neurosciences, chercheur à l’Inserm/UCBL U628, département de médecine expérimentale, Faculté de médecine, Université Claude Bernard Lyon 1.

Accident mortel à Tel Aviv : l’ambassadeur de France assure que ‘justice sera faite’

leeze.gifArticle paru dans "ejpress.org"

Les deux Français, Claude Isaac et Eric Roubi, conduisaient une BMW X6 lorsqu’ils ont heurté Lee Zitouni, 25 ans, qui se rendait à son travail, la propulsant de l’autre côté du carrefour sans lui porter assistance. Elle est morte sur le coup.

TEL AVIV -L'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, a assuré  que justice sera faite contre les deux ressortissants français à l’origine d’un accident de voiture qui a coûté la vie à une israélienne de 25 ans, Lee Zeituni, vendredi à l’aube à Tel Aviv.

Dans une déclaration à Ynet, l'ambassadeur a dit : « La France a été informée du tragique accident de voiture qui a coûté la vie à Lee Zeituni. Des citoyens français sont impliqués dans ce drame. Ils ont fui le territoire israélien avant de regagner l'hexagone. L'attaché sécuritaire français est en contact avec la police israélienne et française afin d'offrir toute l'aide nécessaire pour que justice soit faite dès que possible."

Les deux Français, Claude Isaac et Eric Roubi, conduisaient une BMW X6 lorsqu’ils ont heurté la jeune femme, une instructrice de Pilates, qui se rendait à son travail, la propulsant de l’autre côté du carrefour sans lui porter assistance. Elle est morte sur le coup.

Les deux hommes se sont enfuis, ont récupéré leurs bagages pour s’envoler ensuite vers Genève puis Paris. La police israélienne a immédiatement lancé un avis de recherche international via Interpol.

"Nous avons fait une grosse connerie, mais ce n’était pas intentionnel. C’était un accident, je veux que la famille de la jeune fille sache que c’était un accident et cette tragédie sera gravée dans nos mémoires jusqu’à la fin de notre vie", a déclaré Claude Isaac dans une interview à la chaîne 10 de la télévision israélienne.

"Nous aurions souhaité nous rendre à l’enterrement », a-t-il dit, "Nous voulons aller voir sa famille et leur faire part de notre douleur".

Interrogé par le journaliste sur le point de savoir pourquoi ils se sont enfuis "comme des lâches", Isaac a répondu: "Nous avons été pris de panique. Ce n’était pas de notre intention de ne pas lui prêter secours. Nous sommes Français, pas Israéliens alors si nous sommes jugés en Israël, nous prendrons 20 ans de prison. Si je retourne maintenant en Israël, je sais que j’en prendrais pour 20 ans ! Je le sais. Alors, la vérité, je ne sais pas si je vais revenir".

L’ambassadeur Bigot a souligné que " les Français ont été choqués par les nouvelles de l’accident tragique qui a eu lieu le vendredi matin. Je voulais envoyer en mon nom et au nom de mon pays des condoléances à la famille de cette jeune femme. C’est un véritable choc et nous voulons honorer la famille".

Sur la question de l’extradition des deux suspects, qui résident en France, Christophe  Bigot a déclaré  que "la France et Israël ont un accord de coopération policière et judiciaire. La police israélienne a renvoyé l’affaire à la France par Interpol. La police française fournira toute l’assistance nécessaire à la justice israélienne, et le plus vite possible".

Le chauffard français : « je ne sais pas si je vais me rendre à la justice israélienne »

Article paru dans "JSS"

Suite au terrible accident de voiture qui a vu la mort d’une jeune femme de 25 ans, vendredi à l’aube à Tel-Aviv, le chauffard français et son « co-pilote », se sont enfuis à Paris pour échapper à la justice. Alors qu’Israël a lancé un avis de recherche international avec Interpol, Claude Isaac, le coupable, a donné une interview dans un hébreu parfait, depuis sa cachette française, à la chaîne 10 israélienne.

«Nous avons fait une grosse connerie, mais ce n’était pas intentionnel. C’était un accident, je veux que la famille de la jeune fille sache que c’était un accident et cette tragédie sera gravée dans nos mémoires jusqu’à la fin de notre vie… » a t-il dit au média israélien.

Lui et son ami ont écrasé la jeune fille, la propulsant de l’autre côté du carrefour sans lui porter assistance, se sont enfuis récupérer leurs bagages pour s’envoler ensuite vers Genève puis Paris.

L’ambassadeur de France en Israël promet quant à lui « que la France fera tout son possible pour capturer les suspects. »

    Les funérailles de Lee Zeitouni

Lors de l’interview donnée à la chaine de télévision israelienne, Claude Isaac a exprimé une grande tristesse :«Nous aurions souhaité nous rendre à l’enterrement », a t-il dit, “Nous voulons aller voir sa famille et leur faire part de notre douleur » explique t-il, sans honte.

Il a ajouté: « Mais que pouvons-nous faire aujourd’hui ? Nous avons tué une femme juive de 25 ans. Pour nous, c’est la fin du monde. Nos vies sont mortes. Que pouvons nous faire ? »

Pourquoi vous êtes vous enfuis comme des lâches ? demande alors le journaliste, Isaac répond : « Il est important que tout le monde sache pourquoi nous avons fui. Nous avons été pris de panique. Ce n’était pas de notre intention de ne pas lui prêter secours. Nous sommes français, pas israéliens alors si nous sommes jugés en Israël, nous prendrons 20 ans de prison. Si je retourne maintenant en Israël, je sais que j’en prendrais pour 20 ans ! Je le sais. Alors, la vérité, je ne sais pas si je vais revenir. »

« Je tiens à dire tout ce qui s’est passé, continue t-il, et je veux que tout le monde le sache, je veux que ce soit aux infos. Je veux dire à tout Israël – je suis désolé, je suis juif . Je prie chaque jour, je met les tefilin, je suis juif. J’ai mal au cœur. “

«Je ne sais pas pourquoi Dieu m’a fait cela. Je suis blessé. Nous étions mon ami et moi dans la voiture, nous nous promenions à Tel-Aviv à bord d’une nouvelle voiture. Et je ne l’ai pas vue ! Pas du tout. Si j’avais pu freiner, je l’aurais fait. Mais quand je l’ai vue, c’était trop tard. »

Pour Son Excellence Jean-Christophe Bigot, « les Français ont été choqués par les nouvelles de l’accident tragique qui a eu lieu le vendredi matin. Je voulais envoyer en mon nom et au nom de mon pays des condoléances à la famille de cette jeune femme. C’est un véritable choc et nous voulons honorer la famille..”

Sur la question de l’extradition des deux suspects, Rubik et Isaac, qui résident actuellement dans son pays, Bigot dit que «la France et Israël ont un accord de coopération policière et judiciaire. La police israélienne a renvoyé l’affaire à la France par Interpol. La police française fournira toute l’assistance nécessaire à la justice israélienne, et le plus vite possible. »

Le frère de la victime a affirmé « ne pas vouloir chercher à venger la mort de Lee. Nous ne les haïssons pas.». Son père a déclaré « la police fait d’énormes efforts pour interpeler les suspects » et il appelle « tous ceux qui ont des informations à le signaler à la police » tant française qu’israélienne.

« Ce que je veux, c’est que notre société ne transige plus avec les gens qui tuent sur les routes. Nous ne renoncerons pas. C’est assez ! »

Deux chauffards en fuite à Paris après avoir renversée une jeune israèlienne à Tel-Aviv

1_hh.jpgIls etaient sortis se distraire jeudi soir dans la region de Tel-aviv, et en rentrant chez eux Isaac, qui conduisait la jeep, a percute Lee Zeitouni âgée de 25 ans, en l'a tuant sur le coup. Ils se sont enfuis en grillant plusieurs feux rouges, et sont arrives au parking du luxueux immeuble de Tel-aviv ou ils residaient. La bas ils ont dissimule la voiture dans le parking souterrain.

Avant que la police ne decouvre l'identite des chauffards, les deux ont rassemble leurs affaires et se sont enfuis avec leurs familles sur un vol en direction de Paris avec escale a Geneve.

Les enqueteurs de l'equipe des enquetes speciales de la region de Tel-aviv ont reussi a joindre par telephone les deux chauffards, et font de gros efforts - y compris avec l'aide d'Interpol - pour les ramener en Israel pour les interroger, et cela meme si lors de l'entretien telephonique ils ont promis de revenir seuls.
 
Il n'y a malheureusement pas d'accords d'extradition entre la France et Israel
 
Un mandat d'arret international a deja ete emis contre les deux suspects. L'officier de police charge de l'affaire a declare a "Hadashot 2" : "ils ont rassemble leurs affaires et ont pris la fuite. Leurs identites sont connues, et s'il le faut nous demanderons l'aide de la police francaise pour les attraper. L'anneau se resserre autour d'eux, et il vaudrait mieux qu'ils se rendent et qu'il revienne en Israel".

D'apres les elements de l'enquete menee par la police, les suspects seraient le proprietaire de la jeep Eric Robik, citoyen francais age de 38 ans, et son ami, qui conduisait lors de l'accident, Claude Isaac, aussi de nationalite francaise et age de 40 ans. Les deux francais sont des hommes d'affaires qui sejournaient en toute legalite en Israel avec des visas de touristes.
 
Traduit de l'hebreu par David Goldstein

Les prières de rue interdites à paris

Acompter d'aujourd'hui, les prières de rue sont interdites à Paris. Une mesure qui pourrait, à terme, se généraliser. Le phénomène concerne principalement trois villes : Marseille, Nice et donc Paris et le quartier de la Goutte d'Or, dans le 18e. Lors de l'office musulman du vendredi, plus d'un millier de personnes y occupent les rues Myrha et Polonceau.

« Garantir l'unité nationale »Cette occupation n'est « pas digne d'une pratique religieuse » et « contrevient au principe de laïcité », selon le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, interrogé par le journal payant Le Figaro. Cela « heurte la sensibilité de nombre de nos compatriotes, choqués par l'occupation de l'espace public par une pratique religieuse », ajoute-t-il. L'interdiction, qui vise selon le ministre, à garantir « l'unité nationale » et a éviter la montée du communautarisme, risque de poser problème dès le premier jour de sa mise en vigueur. Même si des locaux ont été mis à disposition des fidèles, la loi pourrait en effet ne pas être observée par tous. Si c'était le cas, Claude Guéant prévient qu'il pourrait « aller jusqu'à l'emploi de la force si nécessaire ». Il se veut toutefois optimiste en affirmant que « le dialogue qui a été conduit porte ses fruits ».

Le mot Shoah a acquis droit de cité dans la conscience des Français

Article paru dans "Le Monde"

par Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des juifs déportés de France

Claude Lanzmann et son film ont réussi le tour de force de faire entrer le sort terrible réservé aux juifs pendant la seconde guerre mondiale dans un seul mot hébreu - Shoah - devenu grâce à eux un nom propre international.

Jusque-là il fallait user de plusieurs mots pour caractériser ce sort : le "génocide juif" qui pouvait signifier aussi un génocide commis par les juifs puisqu'on utilisait également les mots "génocide nazi" qui par ellipse désignaient le génocide commis par les nazis contre les juifs. Quant au mot "holocauste", il signifiait le contraire de ce que les juifs avaient subi puisqu'ils n'avaient pas choisi d'être sacrifiés.

En anglais, le même mot mais avec une majuscule a fini par avoir la même signification que le mot "Shoah" tout en conservant son origine inappropriée.

La Fondation pour la mémoire de la Shoah a été créée par le gouvernement français répondant à une proposition de la commission Mattéoli. Le Mémorial du martyr juif inconnu à Paris a pris le nom de Mémorial de la Shoah. Présidents de la République, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n'ont pas hésité à se servir à plusieurs reprises du mot "Shoah" pour évoquer la tragédie endurée par les juifs sous l'oppression nazie.

Le mot "Shoah" est devenu un nom propre impliquant l'unicité du traitement criminel appliqué aux juifs pendant la période hitlérienne. Les nazis ont utilisé le mot "Endlösung", "solution finale" ; dans leur langage bureaucratique, cette solution finale de la question juive signifiait la mise à mort des juifs mais permettait aussi de se dissimiler derrière une solution pacifique, telle que l'enfermement dans une réserve en Pologne. Aujourd'hui encore, on se sert en Allemagne de ce mot même si le Mémorial de la Shoah à Berlin qui porte un titre long et précis est communément appelé "Holocaust Denkmal" ; le mot spécifique utilisé aux Etats-Unis s'étant étendu en Allemagne.

En Israël, on a longtemps utilisé le mot "Hourban" (catastrophe), qui a servi même en France pendant la guerre quand, par exemple, la Gestapo a liquidé la Maison des enfants juifs à Izieu. Sabine Zlatin, sa directrice, était absente, étant allée à Montpellier y chercher un nouveau refuge pour les enfants dont elle avait la charge. Elle a reçu alors un télégramme la prévenant du passage de "Monsieur Hourban" à Izieu.

Le mot est tombé en désuétude en Israël, en France et dans plusieurs autres pays quand est sorti le film Shoah, de Claude Lanzmann. Le film, le mot et la réalité n'ont fait plus qu'un. Le mot "Shoah" souffle sur ce qui a été perpétré et sur ce qui a été subi comme un typhon à l'échelle de l'histoire qui aura emporté à jamais six millions d'êtres humains, un monde, celui du Yiddishland, et une vision de l'homme. Ouragans, tornades, cyclones, typhons sont affublés de noms apaisants, comme si l'on voulait conjurer les tempêtes ; mais un typhon qui bouleverse l'histoire au point qu'il y a un avant et un après ce typhon-là ne peut porter qu'un nom exceptionnel, unique, dominant et maîtrisant l'histoire et faisant comprendre à tous ceux qui la regardent ce que fut le destin de chaque juif et de tous les juifs.

Le remplacer : par quoi ? Par "anéantissement" de qui ? Il faut préciser "des juifs". Shoah contient tout comme les trous noirs de l'espace qui aspirent toute la matière et toute la lumière d'une étoile. Il fallait un seul mot pour exprimer tout ce qui s'était passé ; le mot n'existait pas en français. Il n'était possible de l'inventer qu'à travers une oeuvre d'art ayant capté tous les rayons émis par les victimes et par les bourreaux, toutes les haines et toutes les souffrances.

La vie, l'oeuvre et le mot ne font qu'un. Non ce n'est pas un mot français mais on ne dit pas "la monnaie américaine" ou "japonaise", on dit le dollar ou le yen. Refuser le mot "Shoah", tenter d'exclure son usage dans l'enseignement ou dans les manuels reviendrait à banaliser la réalité du génocide.

Il existe certainement au sein de l'éducation nationale et des éditeurs des manuels scolaires une tendance militant en ce sens. L'indignation de Claude Lanzmann (Le Monde du 31 août) est légitime, car préventive. A sa voix nous ajoutons la nôtre : Shoah a acquis droit de cité dans la conscience publique française.

Israël craint une offensive juridique contre la colonisation

En cas d'accession de la Palestine au statut d'État, Israël craint une offensive juridique contre la colonisation en Cisjordanie.

Israël craint de faire face à une offensive juridique internationale contre la colonisation en Cisjordanie en cas d’accession de la Palestine au statut d’Etat lors de l’Assemblée générale de l’ONU, estiment des experts israéliens.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’inquiète de l’intention évoquée par les Palestiniens d’utiliser ce nouveau statut à l’ONU pour présenter un recours contre la colonisation devant la Cour pénale internationale (CPI), rapporte le Haaretz.

M. Netanyahu a exprimé cette préoccupation devant des interlocuteurs européens et lors d’une rencontre jeudi avec les émissaires américains Dennis Ross et David Hale qui tentent in extremis de dissuader les Palestiniens de s’adresser à l’ONU, précise le quotidien.

Une carte forte

"Un vote de l’ONU permettra aux Palestiniens de porter plainte contre Israël devant la CPI de La Haye, sous l’accusation d’avoir perpétré un crime de guerre en établissant des colonies dans un territoire" appartenant désormais à un Etat, estime le professeur de droit international Youval Shany.

"Un recours devant la CPI contre la colonisation apparaît dans ce contexte comme la carte la plus forte, et la plus dangereuse pour Israël, dont disposeront les Palestiniens après ce vote", a souligné M. Shany, lors d’une conférence de l’Institut israélien de la Démocratie. Selon lui, les dirigeants israéliens risquent de se retrouver au ban de la communauté internationale "à l’instar d’un Mouammar Kadhafi", le dirigeant libyen déchu, visé par un mandat d’arrêt de la CPI.

"Nul doute que la première chose que feront les Palestiniens sera de se plaindre devant la CPI de la colonisation, étant donné qu’elle est en violation flagrante avec le droit international", a déclaré le député arabe israélien Ahmed Tibi, considéré comme un proche du président palestinien Mahmoud Abbas.

"Une démarche auprès de la CPI risque de poser un sérieux problème à Israël", relève le juriste israélien Claude Klein.

"Jusqu’alors, elle avait été rendue impossible du fait que le procureur de la Cour s’abstenait de statuer sur la recevabilité de plaintes palestiniennes", seuls les Etats pouvant saisir la CPI, rappelle ce professeur de droit international de l’Université hébraïque de Jérusalem.

Position commune

De telles plaintes, restées sans effet, avaient été présentées contre Israël par les Palestiniens à la suite de sa dévastatrice offensive "Plomb durci" à Gaza, en décembre 2008-janvier 2009, qui avait fait plus de 1.400 morts palestiniens.

Mais l’accession au statut d’Etat, que ce soit membre à part entière - hypothèse improbable compte tenu du veto américain attendu au Conseil de sécurité - ou comme "Etat non membre" par un vote de l’Assemblée générale, pourrait changer la donne, selon M. Klein. La Cour ne peut inculper un individu que si les crimes dont il est accusé ont été commis sur le territoire d’un Etat partie ou s’il est ressortissant d’un Etat partie.

L’Union européenne, qui s’efforce de définir une position commune face à la démarche palestinienne, tente d’ailleurs de convaincre les Palestiniens de restreindre le champ de leur démarche à l’ONU en s’engageant à renoncer au moins provisoirement à toute saisine de la CPI, selon une source diplomatique européenne.

Un responsable gouvernemental israélien a estimé qu’une démarche palestinienne devant la CPI "serait préoccupante puisqu’elle démontrerait que les Palestiniens veulent perpétuer le conflit au lieu de chercher la paix".

Sous couvert d’anonymat, il a néanmoins noté qu’"Israël n’a pas trop de souci à se faire car il n’a pas ratifié le traité de Rome reconnaissant l’autorité de la CPI, et n’est donc pas tenu d’en appliquer les décisions". Israël a installé plus d’un demi-million d’habitants dans les colonies de Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupé et annexé.

Dictionnaire des mots français venant de l'hébreu

dicheb.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Shoah, un mot français

En lançant une polémique contre le "bannissement" dans les programmes scolaires du mot "Shoah", éponyme de son fameux film de 1985 (Le Monde du 31 août), le cinéaste et écrivain Claude Lanzmann soulève un problème plus général : celui du statut des mots d'origine étrangère. Sans prétendre que leur intégration serait un miroir fidèle de celle de leurs locuteurs, l'étymologie reste quand même un bon sismographe de l'hospitalité collective.

Il n'y a pas que de l'anglais que notre langue la plus courante est débitrice. En 2007, le Dictionnaire des mots français venus de l'arabe (Seuil) avait déjà montré comment des substantifs aussi communs qu'abricot, baldaquin, divan, fanfare, pyjama, tambour ou tulipe plongeaient des racines dans des terreaux arabe, turc ou persan.

Avec talent, Patrick Jean-Baptiste, essayiste et journaliste scientifique, répertorie cette fois 257 mots de notre vocabulaire d'origine hébraïque ou araméenne (l'araméen était la langue proche de l'hébreu parlée dans l'ensemble du Moyen-Orient antique, probablement par Jésus ainsi que par de nombreux auteurs du Talmud).

La méthodologie de ce dictionnaire tient compte aussi bien des attributions certaines que probables. On y trouvera les racines hébraïques passées directement dans le français, qu'elles soient empruntées au trésor lexical de la Bible (comme "Géhenne", "manne" ou "sodomie") ou à la civilisation juive ("cabale", "casher") ; mais aussi des vocables moins évidents, transmis à travers la médiation du punique, du phénicien ou du grec (comme océan - okeanos -, qui dériverait du nom hébraïque d'un fleuve de l'Eden, Gihôn). De même le mot "science" est-il rapproché de l'hébreu zikkaron (souvenir). Assurément, bien de ces conjectures, quoique toujours argumentées, prêteront à controverses savantes !

La difficile importation de Shoah (orage, dévastation) constitue une illustration bruyante de ce processus d'assimilation souvent imperceptible. C'est en 1959 que les autorités du jeune Etat d'Israël l'adoptent (flanqué de gevoura = héroïsme) pour désigner officiellement l'assassinat de près de six millions de juifs européens par l'Allemagne nazie et ses complices. Il fut préféré au mot yiddish Hurbn ("destruction", qui évoquait celle du Temple, toujours utilisé parmi les ultraorthodoxes), à "génocide" et plus tard à "Holocauste", même si on affirme ce dernier parfois proche de l'hébraïque olah, "monter", en référence à la fumée des sacrifices.

Voyage haletant

Il est intéressant de noter qu'en 1955 le grand poète nationaliste israélien Uri Zvi Greenberg (1896-1981) fustigeait dans un discours l'usage de "Shoah". Appliqué à des catastrophes naturelles, l'expression détacherait cet événement de l'histoire juive. Greenberg, lui, optait pour Hurban galouyyiot, littéralement : destruction des diasporas. Dans l'entrée "Shoah" de notre dictionnaire, on oppose que Shoah apparaît chez le prophète Isaïe (47, 11) pour décrire la désolation de Jérusalem saccagée par Babylone. "C'est une tempête qui frappe des pays et des nations entiers", conclut P. Jean-Baptiste, reliant "Shoah" à la racine shawe (anéantissement).

Quoiqu'on déduise de ce voyage haletant dans l'étymologie, la leçon est claire : celui qui évacue "Shoah" du français sous prétexte d'étrangeté devrait se résoudre à en chasser des mots aussi répandus qu'école, hypocondriaque, macabre, sécurité ou... pâquerette.

Dictionnaire des mots français venant de l'hébreu
Patrick Jean-Baptiste
Seuil, 618 p., 29,90 €

"Shoah", l'embarrassante offensive de Lanzmann

Article paru dans "Le Point.fr"

Le cinéaste et écrivain Claude Lanzmann, auteur du film "Shoah", en 2009. © Sipa

"Un mauvais coup", "négationniste" ; une "action néfaste", menée "d'une façon particulièrement perverse" "à la faveur de l'été". Lundi, Claude Lanzmann signait dans Le Monde une tribune dans laquelle il s'insurgeait violemment contre une circulaire, "parue dans le Bulletin officiel n° 7 de septembre 2010" et appliquée pour la première fois à la rentrée 2011, demandant que soit remplacé dans les manuels d'histoire le terme de "Shoah" par celui d'"anéantissement des Juifs et des Tsiganes".

Ce "bannissement" du mot doit en effet, selon lui, être rapproché de deux autres faits : l'introduction, dans l'un des nouveaux manuels d'histoire de première, du terme "naqba", par lequel les Palestiniens désignent l'expulsion de leurs terres au terme de la première guerre israélo-arabe de 1948 (et qui, comme "shoah" en hébreu, signifie en arabe "catastrophe") ; et d'autre part la procédure disciplinaire engagée il y a plusieurs mois contre une enseignante d'histoire, Catherine Pederzoli, "au prétexte qu'elle avait utilisé quatorze fois le terme de Shoah dans son cours". Autant d'épisodes où Claude Lanzmann voit une sournoise "guerre du nom".

Problème : le "bulletin officiel n° 7 de septembre 2010" n'existe pas. Et les nouveaux programmes d'histoire pour les classes de première parlent certes bien d'"anéantissement des Juifs et des Tsiganes", mais ne demandent à aucun endroit d'abandonner un terme que, de fait, les manuels de 2011 continuent d'employer et d'expliquer. "Nous aurions évidemment protesté devant une telle directive, réagit Hubert Tison, secrétaire général à l'Association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG). Mais elle semblerait de toute façon inimaginable, étant donnée la prudence du ministère sur ces sujets." Une institution que l'on peut d'autant moins soupçonner de vouloir effacer l'importance du génocide juif que son secrétaire général a publié en 2008 un ensemble d'instructions visant à "enseigner la Shoah"... dès le CM2.

Bruits

Mais les rumeurs ont la peau dure, et elles sont nombreuses à courir sur Internet depuis plusieurs semaines déjà. Du moins depuis la publication, au printemps dernier, du manuel d'Histoire de Hachette qui, justement, introduit le terme de "naqba" - une évocation jugée "anti-israélienne" par un certain nombre de militants qui en ont demandé le retrait. "À certains égards, il est vrai que ce manuel aurait pu être un peu plus prudent, admet Hubert Tison. Mais il a fait l'objet de telles attaques qu'il nous a paru nécessaire de le défendre, et de rappeler qu'il n'existe pas en France de manuel officiel qu'une commission ad hoc aurait pouvoir de censurer." L'effort de l'APHG aura cependant été insuffisant : de la double page sur le conflit israélo-palestinien, la polémique s'est étendue aux chapitres consacrés à la Seconde Guerre mondiale, puis aux livres des autres maisons d'édition. Et Claude Lanzmann, dont le film Shoah, unanimement respecté, a popularisé en France l'usage du terme, contribue par sa stature à donner du poids à ces allégations.

"Ce n'est pas au mot seul qu'ils en ont, c'est à la chose", écrit-il dans le Monde. Qui sont ces "ils" ? Il n'en désigne nommément qu'un seul : Dominique Borne. Soit un ancien inspecteur général d'histoire au ministère, qui a dirigé il y a une douzaine d'années un ensemble de débats sur la manière d'enseigner le génocide perpétré par l'Allemagne hitlérienne, et a introduit dans les programmes la notion d'"extermination systématique des Juifs et des Tsiganes". "Que voulez-vous que je dise à quelqu'un qui parle ainsi, après ce que j'ai fait ? Comment répondre rationnellement ? réagit ce dernier. Je ne vais quand même pas dire que je ne suis pas négationniste !" À lire son texte "Faire connaître la Shoah à l'école", la précision semble en effet superflue. D'autant qu'il a lui-même contribué à faire élaborer une version séquencée du film de Lanzmann, destinée aux scolaires.

Risques

De cette oeuvre, il ne s'agit évidemment pas de nier l'importance. "Mais si on fait du terme de shoah un absolu, on s'interdit tout débat sur le sens des mots", souligne Dominique Borne, qui se dit "convaincu qu'il faut traiter de ces événements en raison, et de manière laïque". Soit en débattant des mots et de leur sens, ce qui revient, aussi, à évoquer l'historiographie du génocide juif ; et en n'omettant pas d'expliquer, le cas échéant, que le mot "shoah" vient de la Bible, et porte à ce titre une connotation religieuse. Ce travail, complexe, c'est en l'espèce à l'enseignant qu'il revient de le mener : le résumer en deux lignes de manuel tiendrait de la gageure.

Or, rappelle Sophie Ernst, membre de l'IFÉ-ENS (Institut français de l'éducation) et auteur en 2008 de Quand les mémoires déstabilisent l'école : Mémoire de la Shoah et enseignement, il est aujourd'hui toujours plus difficile d'aborder ces domaines en classe de façon apaisée - ce qui rend la polémique actuelle d'autant plus dommageable. "Développer des rumeurs sans fondement en jouant sur les peurs, c'est en plus risquer de faire passer les Juifs dans leur diversité pour une communauté unique, soudée, paranoïaque et délirante, affirme-t-elle. Il est triste de voir ainsi menés de faux procès contre une Éducation nationale qui n'a jamais été aussi désireuse d'assumer avec justesse cette transmission particulièrement difficile."

Berlin :Les Netourei Karta défilent à Berlin aux côtés des islamistes.

neturei+karta.jpgUne marche islamique a été dirigée par des dignitaires religieux iraniens et des rabbins de la secte ultra-orthodoxe anti-sionistes les Nétourei-Karta "les gardiens de la Cité" à l'occasion de la journée d’Al-Qods, instaurée par l’Iran après la révolution islamique.

Ils scandaient "Israel terroriste".

Ce n’est pas la première fois que les membres de cette secte d’antisioniste prennent par dans tel événement.

Rappelons qui sont ces Nétourei Karta, descendant d'une lignée d'Europe Centrale et présent en Israël avant même l'indépendance d'Israël en tant qu'état, ils appliquent à la lettre les textes fondamentaux de la Thora (l'ancien testament) qui annonce la venue du Messie et qui apportera Israël sur un plateau d'or.Ils sont anti-sioniste et ne font partie d'aucun mouvement politique, pour eux Israël est une terre sacrée qui sera rendue au moment de l'avénement du Messie et de la reconstruction du Temple.Lire à ce sujet le livre " Netourei Karta les gardiens de la Cité" édifiant tant sur leurs coutumes que sur leur perspectives de vie en Israël.

Ce qui va sans dire que les Palestiniens actuels à qui ils prêtent main forte pour démanteler l'état d'Israel,ne verraient pas d'un bon oeil leur véritable ambition !

Leur vie au quotidien consiste à éviter le plus possible des contacts directs avec les israèliens qu'ils considérent comme des païens au point qu'ils refusent d'utiliser l'eau le Shabbat estimant que ce sont des juifs qui travaillent en ce jour saint pour la fourniture de l'eau.

Ils ne prennent pas non plus de bus israèliens et montent dans des bus palestiniens.
Refusent d'échanger avec les pièces de monaies israèliennes.

On est d'autant plus supris d'une telle radicalisation et intolérance lorsque l'on connaît l'histoire de leur chef de Tribu , Claude cette femme qui a épousé leur chef dans les années 70  qui a du se convertir au judaïsme afin de rejoindre la secte.

Pour eux, l'état d'Israël actuel ne représente rien si ce n'est qu'un frein à la venue du Messie. C'est pour cette raison qu'ilse se joignent sans vergogne avec tous ceux qui sont anti-sionistes.

Au début de l’année quatre membres de la secte extrémiste ultra orthodoxe et antisioniste NetoureiKarta, se sont rendus dans la bande de Gaza, où ils ont rencontré le Premier ministre du Hamas, Ismaël Haniyeh.

En Mai dernier des membres de Netureï Karta étaient en viste en Iran .Le rabbin américain Yisroël Weiss de l’organisation de Netureï Karta s’est rendu avec le rabbin canadien Yeshaye Rosenberg à Téhéran pour assister à une conférence internationale. Ils ont discuté avec les dignitaires du régime iranien et des mollahs.

A l’occasion de Yom Haatsmaout - jour de l’indépendance d’Israel -des membres de cette branche ultra orthodoxe de la ville de Beth Shemesh, ont brûlé des drapeaux israéliens,  ils ont manifesté avec des panneaux portant l’inscription : “Nous portons le deuil sur 63 ans d’existence de l’État d’Israël”.

A l’occasion de Yom Hazikaron - jour du souvenir pour les victimes de guerre-  ils ont brûlé des drapeaux israéliens et perturbés la minute de silence qui  honorait les soldats d’Israël tombés aux combats.

Profitant  de la tension dans le voisinage Silwan de Jérusalem-Est  à la suite d’une manifestation d’Israéliens à Jérusalem Est, ils ont  participé aux émeutes .
Entre les cris “de mort aux Juifs”, les pierres volant et les cocktails Molotov lancés sur les forces de sécurité, les membres du groupe haredi se sont joints aux manifestants arabes.

En Septembre dernier, le député du groupe Union National, Yaakov Katz, a été attaqué physiquement par des membres de cette secte à Jérusalem.

Ils ont déjà attaqué d’autres personnalités publiques comme le Ministre de l’intérieur (et membre du mouvement politico-religieux Shass) et le Grand Rabbin d’Israël Yona Metzger.

En Mars 2009, ils ont participé au Sommet de soutien aux Palestiniens, à Téhéran.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a appelé à la tribune de cette conférence, qui a réuni de nombreuses organisations terroristes, «à former un front uni pour soutenir le peuple palestinien, et pour punir les assassins sionistes qui méritent la mort. »

Ces derniers ont pour leur part assuré leur soutien au  président iranien q«contre les positions sataniques du sionisme».

Vous l'aurez compris , cette secte utilise la force que représente  nombre des ennemis d'Israël afin de réaliser au plus tôt la prophétie qu'Israël sera apporté par le Messie descendant du roi David, alors que les arabes les stigmatisent en tant que juifs "exemplaires" afin de  démontrer au monde occidental et aux intellectuels arabes qui pronent la paix que même les juifs ultra religieux sont anti-sionistes.

Il faut être vigilant à ce risque d'amalgame où l'on voit ces orthodoxes en tout point identiques dans leur tenue vestimentaire à des juifs religieux défilaient dans ce genre de manifestation.

Ne sous-estimons pas nos vrais ennemis même si leur nombre est peu important c'est l'image qui véhicule qui peut porter préjudice à la stabilité même de l'état d'Israel.

 

Claudine Douillet