Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

La crise grecque soulève un vent de panique sur les marchés

La crise de la dette grecque éclipse tout le reste sur les marchés financiers, entraînant un nouveau recul des actions et tirant l'euro à des niveaux auxquels il n'était plus tombé depuis un an face au dollar.

Les investisseurs craignent de plus en plus que les difficultés grecques se propagent à d'autres pays de la zone euro, au lendemain de l'abaissement des notes souveraines de la Grèce et du Portugal par Standard & Poor's.

Conséquence, l'indice des principales valeurs européennes reculait de 1,55% vers 9h00 GMT, pendant que la Bourse de Paris cédait 1,8% en fin de matinée, accentuant ainsi la baisse observée la veille et suivie ensuite par Wall Street et Tokyo.

A la Bourse de Paris, l'indice CAC 40 est passé sous la barre des 3.800 points, un niveau où il n'était pas descendu en séance depuis le 3 mars. Les banques françaises étant les plus exposées en Europe à la situation grecque, les valeurs bancaires sont parmi les plus attaquées. Crédit agricole et Dexia perdent entre 5,5% et 6,5%.

Les autres marchés d'actions européens creusent aussi leurs pertes, notamment dans les pays périphériques de la zone euro. Les Bourses de Madrid et Lisbonne perdent environ 3%.

La Bourse d'Athènes, qui a chuté de 6% mardi, limite le recul à 0,4%.

La prime exigée par les investisseurs pour détenir des emprunts d'Etat grecs à 10 ans plutôt que des emprunts allemands a dépassé les 1.000 points de base (pdb), à 1.021 pdb, et les rendements des obligations grecques à deux ans se sont rapprochés des 30%.

L'euro, qui s'échange autour de 1,3190 dollar - après être descendu à 1,3143, soit son plus bas depuis la fin avril 2009 -, pourrait tester bientôt le seuil de 1,30 dollar, selon des cambistes, voire celle de 1,25 dollar d'ici les trois prochains mois.

"La probabilité d'un défaut de la Grèce s'accentue non pas de jour en jour mais d'heure en heure. Si le FMI et les gouvernements européens ne se présentent pas avec quelque chose rapidement, alors je pense que le marché va encore baisser assez vite", prévient Koen De Leus, économiste chez KBC Securities.

"Les investisseurs commencent à réagir avec émotion. Dans l'environnement actuel, c'est très difficile d'impressionner avec des résultats meilleurs qu'attendu", note-t-il également.

Les titres portugais sont également la cible des investisseurs. Les rendements des obligations portugaises à deux ans dépassent ainsi 6%, soit un niveau supérieur à celui auquel Lisbonne prêterait de l'argent à Athènes.

Le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, avait pourtant tenté de rassurer les investisseurs avant l'ouverture des marchés en indiquant que les négociations sur la dette grecque progressaient bien et que celle-ci ne serait pas restructurée.

De même, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, doivent rencontrer dans la journée les parlementaires allemands pour discuter du plan de sauvetage de la Grèce et tenter de les convaincre de voter rapidement cette aide.

Autant d'éléments qui n'ont pour l'instant pas réussi à convaincre les marchés.

Niqab : le gouvernement présentera son projet de loi le 19 mai

bur.jpgFrançois Fillon dira le 19 mai s’il entend avoir recours à la procédure d’urgence pour adopter une loi contre le voile intégral. Le Premier ministre a rencontré aujourd’hui le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat pour discuter de ce projet de loi.

D’un côté il y a Jean-François Copé, de l’autre Bernard Accoyer et Gérard Larcher. Le premier, patron des députés UMP, est un farouche partisan de la procédure d’urgence pour une loi interdisant le port du voile intégral. Les seconds, respectivement président de l’Assemblée nationale et du Sénat, y sont opposés.

Au milieu, François Fillon. Le Premier ministre a décidé de consulter sur ce sujet et de se donner un peu de temps. Résolu à présenter rapidement un texte, François Fillon ne s’est pas encore prononcé sur la procédure qu’il comptait utiliser. Aux présidents des deux chambres venus plaider leur cause, le Premier ministre a expliqué qu’il n’annoncerait son choix que le 19 mai, lors de la présentation du texte en conseil des ministres.

Ces trois semaines de délai vont lui permettre de consulter largement. Après les représentants des communautés juive et musulmane de France, François Fillon recevra dans la semaine le président de la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois, et le président de la Fédération protestante de France, le pasteur Claude Baty. Il demandera la semaine prochaine aux dirigeants des partis politiques leur avis sur cette loi.

La jeunesse allemande répare le vandalisme nazi

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Article paru dans "Republicain-lorrain.fr"

Les jeunes ont découvert le monument érigé dans le cimetière en témoignage du vandalisme nazi. Photo R.L

En 1942, le cimetière israélite de Fénétrange a été dévasté par les nazis. Soixante-huit ans plus tard, un groupe de la jeunesse catholique allemande s’apprête à nettoyer, réhabiliter et mettre en valeur le site.

Soixante-huit ans après la profanation du cimetière israélite de Fénétrange, de jeunes Allemands s’apprêtent à redresser les pierres tombales, les restaurer, débroussailler, nettoyer et valoriser le site appartenant aux quarante-quatre cimetières israélites les plus anciens de Moselle.

Un dimanche matin de 1942, pendant l’heure de l’office religieux, le chef de la Hitlerjugend rassemble les jeunes embrigadés pour les conduire au cimetière de Fénétrange où l’ordre est donné de renverser les monuments. Ce geste est accompli à contrecœur par ces jeunes et vivement critiqué par la population.
Tombes de la famille de Marcel Dassault

Cette nécropole de soixante-dix ares, datant de 1609, regroupe plusieurs centaines de sépultures de juifs ayant habité Fénétrange, Insming, Langatte, Lhor, Mittersheim, Vergaville. Des membres de la famille de Marcel Dassault y reposent.

Avant la guerre de 1939-1945, la communauté juive de Fénétrange comptait 163 personnes. Aujourd’hui, le dernier représentant, Jean Lion, réside à Sarrebourg et veille sur le cimetière.

En deux ans, le chantier de nettoyage entrepris par des bénévoles de la localité est devenu une affaire internationale.

«  Ce cimetière devenait une décharge et nous ne pouvions plus le supporter. La commune a organisé un chantier au printemps 2008, ouvert à tous les bénévoles, pour nettoyer les lieux. Une trentaine de personnes y ont participé, dans le plus grand respect des tombes. Le consistoire israélite de Moselle est venu voir ce que nous avions fait », raconte Nicole Horvat, maire de Fénétrange.

Plus d’impact qu’à l’école

Le consistoire a souhaité aller plus loin dans la démarche et convier un groupe de la jeunesse catholique allemande pour réhabiliter ce cimetière. Ce mouvement de jeunesse intervient déjà dans l’entretien des cimetières de Créhange et Boulay.

Hier, une délégation du consistoire israélite de Moselle, présidé par Jean-Claude Michel, a montré le site à Volkmar Hafner-Koch, responsable du comité municipal de Karlsruhe et des projets internationaux dédiés à la mémoire de la période nazie.

«  Nous avons une dette envers la communauté juive concernant la période nazie », a courageusement exprimé Volkmar Hafner-Koch. «  Nous devons expliquer à nos jeunes l’Histoire de manière concrète, accomplir le devoir de mémoire. Cela a plus d’impact sur un chantier comme celui-ci qu’à l’école. »

Tim, 24 ans, et Léa, 16 ans, feront partie du groupe qui interviendra dès cet été. «  C’est intéressant pour nos jeunes d’apprendre des choses de notre Histoire, de ne pas oublier. Ce chantier est une bonne action, on va montrer ça aux jeunes de Karlsruhe », confient Tim et Léa.

Le président du consistoire israélite d’approuver : «  L’Allemagne a fait un énorme travail auprès des jeunes contre l’antisémitisme. »

Avignon : Les 422 juifs déportés ont enfin un lieu de mémoire

Article paru dans "Midi Libre"

RAPPEL : Hier une plaque commémorative a été dévoilée au rocher des Doms

« La Shoah fait partie de l'histoire du peuple juif, mais si les non-juifs oublient un jour ce crime contre l'humanité, ce sera une nouvelle forme de négationnisme. Oui, je suis juif quand je parle de la Shoah. » Hier après-midi, Bruno Tognarelli, président de l'AMEJD (lire ci-contre) qui porte ce projet depuis deux ans, a ouvert une émouvante cérémonie où se sont succédé des discours et des témoignages parfois poignants. Avant que le préfet dévoile la plaque avec les noms des 422 déportés de Vaucluse et que des collégiens lisent les noms des 54 enfants partis vers les camps de la mort.
« La Shoah, ce n'est pas six millions de morts, mais un plus un plus un... jusqu'à six millions », a rappelé Régine Lippe, qui représentait Serge et Beate Klarsfeld, avec lesquels elle travailla
des années pour donner corps au Mémorial des déportés juifs de France : 80 000 noms, dont 11 400 enfants, et 4 000 photos. « Lister ces disparus, leur rendre un visage, c'est les sortir du néant où l'Histoire a voulu les jeter. Votre mémoire est leur unique sépulture. » Rappelant « cette période sombre de l'Histoire qui ne supportait pas les différences », tous les discours ont appelé à plus de vigilance et de fraternité. Pour Claude-Benjamin Nahoum, président de l'association culturelle israélite d'Avignon, ce mur de noms sera « un lieu de recueillement ». Il doit être un message de tolérance pour les jeunes générations. Un lieu où ne pas oublier l'enfance broyée, « dans le silence complice de presque tous, y compris l'État français ». Des sanglots dans la voix, Marie-Josée Roig a dit : « Nous sommes tous responsables. La République doit défendre ses enfants quelle que soit leur race ou leur religion. » Cette plaque permettra de ne jamais dire "je ne savais pas"

Interviewexclusive de Françoise Fabian

ffabian2.gifA l'occasion de son prochain rôle dans le dernier film d'Alexandre Arcady "Comme les 5 doigts de la main", la grande, talentueuse, et élégante Françoise Fabian a accepté de répondre à nos questions: elle nous parle de ses souvenirs en Algérie, ses belles rencontres et de ses rôles magiques au cinéma.
On lui a demandé quelle effet lui avait d'acquérir le rôle d'une mère et pas n'importe laquelle: La mère juive. Réponse en audio

L.B: Dans votre très beau livre Le temps et rien d'autre (Paru aux Editions Fayard, NDLR), vous faites le parcours de toute une vie truffée de si belles rencontres. L'itinéraire  d'une enfant gâtée en quelque sorte… Nostalgie quand tu nous tiens.

Françoise Fabian: Je suis faite des autres. Comme vous l'avez fort justement constaté je ne parle de moi qu'au travers de mes rencontres: ce sont elles qui ont fait la femme que je suis aujourd'hui. Je ne possède pas un égo surdimensionné comme certains. Ce que j'ai fait, je le sais et ça m'est complètement égal. Mais ce que les autres ont fait de leur vie (avec moi) me passionne.
Je reconnais que j'ai beaucoup de chance d'avoir eu une enfance très chaleureuse, grâce à une famille très aimante. J'étais très aimé de mon père et de ma mère, et c'était réciproque. J'ai eu une enfance privilégiée qui se passait en Algérie où il y avait une facilité de vie que l'on a plus eue après. Aujourd'hui, la nostalgie de cette enfance en Algérie est ancrée dans ma mémoire; je peux vous dire que je ne m'en guérirai jamais. C'est la mémoire involontaire. J'aime tout ce qui me rappelle la Méditerranée: dans mes goûts, dans ma culture, dans mes inspirations, je me sens profondément méditerranéenne. Je vais constamment dans le Sud: je vais au Maroc, en Egypte,...J'aime le désert...

L.B: Connaissez-vous Israël?

F.F:...Oui, j'aimerai y retourner, paraît-il que ça a beaucoup changé. J'y avais été pour un festival à Tel Aviv où l'on présentait Trafic (de Jacques Tati, 1971). C'était un souvenir mémorable pour nous contrairement aux organisateurs, puisque nous passions notre temps à visiter le pays plutôt que d'aller au cinéma (on survolait le Néguev en compagnie des avions de l'armée…!)

L.B: Vous avez tourné avec une belle partie des réalisateurs de la Nouvelle Vague (Louis Malle, Eric Rohmer, Claude Lelouch…). Qu'est ce qu'il y a changé selon vous plus de 50ans après? 

F.F: On en fait beaucoup plus de films d'il y a quelques années. La passion cependant reste la même. Mais on prend moins de temps. On a moins d'argent. Il y a quelques restrictions. Par exemple, je sais à quel point il est difficile de s'acquérir n'importe quel costume, des sujets, de bons acteurs; on calcule sans arrêt; on doit faire attention à la moindre dépense, etc. Je me souviens de Claude Lelouch qui enchainait films sur films avec brio. Il tournait des films en 25/28jours. C'est devenu quelque chose d'impensable aujourd'hui!

L.B: Vous avez un point commun avec Alexandre Arcady: l'Algérie et plus particulièrement Alger, votre ville natale à tous les deux. Y a-t-il eu un rapport de mère/fils?

F.F: C'est moi qui ai voulu me retrouver dans sa mère. Vous savez que lorsque l'on s'attaque à un scénario, bien écrit de surcroit, on a plus qu'à rajouter, nous comédiens, notre gestuelle, nos mouvements afin de retrouver le résultat demandé par notre metteur en scène. Et si c'est bien joué, c'est réussi.

L.B: On remarque que depuis un certains temps, vous interprétez régulièrement le rôle d'une mère mais une mère avec un ton particulier. Il y a comme de l'ironie dans vos personnages, voire du décalage (cf. 5 X2, L.O.L, RAPT…).

F.F: Cela peut paraitre en effet dramatique mais les personnages que je joue sont plutôt lucides par rapport à la vie. Ils ont un regard particulier sur cette dernière; mes personnages comme pour moi d'ailleurs. J'ai toujours vu les choses avec une certaine légèreté, un certain humour malgré mon caractère!  Maintenant, j'ai la chance de jouer des rôles totalement différents: de vraies partitions opposées les unes par rapport aux autres. C'est exactement comme si l'on me donnait plusieurs opéras à jouer où je le chanterai autrement mais toujours avec ma voix.

L.B: Pouvez-vous nous parler de votre prochain rôle au cinéma en compagnie du réalisateur Bruno Chiche?

F.F: C'est un réalisateur tres talentueux. Je tournerais aux côtés de Gérard Depardieu et de Nathalie Baye. Il s'agira d'un rôle complètement opposé à celui de la mère Arcadyenne. Ce sera plutôt une grande bourgeoise, richissime monstrueuse un peu à la manière d'une Bette Davis. Mais où il y aura toujours un peu d'humour; il ne faut jamais se prendre au sérieux!

Laurent Bartoleschi

Pour écoutez Françoise Fabian dans l'interview accordée à Alliance

cliquez en dessous.
Nous remercions particulièrement Laurent Bartoleschi



Le Festival du film juif de Toronto sourit aux francophones

Article paru dans "LE MÉTROPOLITAIN"

Le Festival du film juif de Toronto, du 17 au 25 avril prochains, réserve de bons moments aux cinéphiles francophones. En tout, huit films en français vont être projetés. Parmi des oeuvres de genres variés (de la comédie à la fresque historique en passant par le documentaire), on pourra découvrir en grande première nord-américaine du film français Claude Lanzmann, il n’y a que la vie (2009) par Sylvain Roumette.

Il s’agit d’un beau portrait du cinéaste bien connu pour son œuvre documentaire monumentale Shoah, sortie en 1985. La parole est surtout donnée à Claude Lanzmann que la caméra suit dans son activité d’intellectuel et de personnalité publique, mais aussi lors des séances de rédaction de son autobiographie.

L’enquête sereine dans le passé de l’auteur passe par sa jeunesse à Clermont-Ferrand, en Auvergne, où pendant la Seconde Guerre mondiale, Claude Lanzmann a étudié la littérature et surtout mis en place un réseau local de la Résistance en assurant un trafic d’armes secret à partir de la gare.

En seulement 52 minutes, le film éclaire un peu le parcours d’un homme qui se veut le témoin de la communauté juive à travers le monde, que ce soit en Israël, en Allemagne ou en France. L’humanisme du personnage est combatif et son attachement à la culture paraît très inspirant. On découvre aussi un peu de sa vie intime dans sa relation à la grande écrivaine Simone de Beauvoir.

Face au défi de rendre compte de la vie d’un homme à travers quelques contrastes, le long de quelques lignes de force, la réalisation de Sylvain Roumette parvient à donner une impression de sincérité et d’honnêteté. Les scènes s’enchaînent très bien par un fil conducteur discret, sans annonces du découpage. Le documentaire est donc une véritable réussite. Il s’amuse même un instant à imiter un extrait d’un film de Claude Lanzmann, ce que ce dernier souligne avec malice, en appréciant ouvertement la mise en abîme.

Claude Lanzmann, il n’y a que la vie sera projeté le 22 avril prochain à midi, au Al Green Theatre (750, ave. Spadina).

Yom haShoah : Du dimanche 11 avril, 19h30 au lundi 12 avril 2010, 18h45

Lecture des noms Du dimanche 11 avril, 19h30 au lundi 12 avril 2010, 18h45

Mémorial de la Shoah
17 rue Geoffroy-L'Asnier 75004 Paris
M° Saint Paul ou Pont Marie

À l’occasion de Yom HaShoah, le Mouvement Juif Libéral de France (MJLF) et le Mémorial de la Shoah organisent, en partenariat avec l’association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France, la lecture des noms des déportés juifs de France.

La lecture des noms débutera par le convois n° 25 et se poursuivra sans interruption jusqu'au convoi n° 66.

Cette manifestation est placée sous le haut patronage de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, et sous l’égide de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Cérémonie officielle au Mémorial de la Shoah

Dimanche 11 avril, 19h30

La cérémonie pourra être suivie sur des écrans depuis l'Allée des Justes qui longe le Mémorial.

- Allumage des six bougies du souvenir par d'anciens déportés et des enfants du Talmud Torah

- Allocution de Henri Zajdenwerger, ancien déporté, membre des Fils et Filles de Déportés Juifs de France

- Lecture des noms du convoi n° 25 par des enfants puis des personnalités politiques, diplomatiques et religieuses.

La cérémonie officielle s'achèvera vers 20h30. L'accès au Mémorial sera alors libre. La lecture des noms se poursuivra jusqu'au lendemain sans interruption.

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Office solennel du Consistoire de Paris

Lundi 12 avril - 20h
Temple des Vosges, Synagogue Charles Liché
14, place des Vosges Paris, 4e arr.

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Projections et rencontres au Mémorial de la Shoah

Dimanche 11 avril

21h - Le regard des enfants - un film de Nicolas Ribowski

Projection suivie d'une rencontre avec Olivier Lalieu, historien, responsable de l'aménagement des lieux de mémoire et des projets externes au Mémorial de la Shoah - Rencontre animée par Zaccharie Hassoun, des Eclaireurs et éclaireuses israélites de France

Lundi 12 avril

11h - Yom HaShoah. Genève 20 avril 2009 - un film d'Isabelle Filleul de Brohy

14h - Edda Maillet, Lehaïm, à la vie - un film de Claude Bochurberg

Projection suivie d'une avec Claude Bochurberg, réalisateur et journaliste et Edda Maillet, secrétaire générale de l'association des Amis de Jeanne et Otto Freundlich

15h30 - The Cemetery Club - de Tali Shemesh

Entrée libre - Réservation conseillée au 01 53 01 17 42

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Offices

Paris (9e arr.) - Synagogue de la Rue Buffault - Lundi 12 avril - 18h30

Paris (12e arr.) - Centre communautaire de Chivte Israël - 12 cité Moynet - M° Mongallet - Dimanche 11 avril - 17h30

Paris (13e arr.) - Synagogue Sidi Fredj Halimi - 61-65 rue Vergniaud - Dimanche 11 avril - 19h - Min'ha suivi de Arbit

Paris (15e arr.) - MJLF Beaugrenelle - 11 rue Gaston de Cavaillet - Dimanche 11 avril - 15h30 - Lecture du Sefer HaShoah - 17h30 : Office de Yom HaShoah

Meaux (77) - Synagogue Rabbi Yehiel - 11 rue Paul Barennes - Dimanche 11 avril - 18h
Prières : rituel pour la transmission de la Mémoire / Lecture des noms des déportés juifs de la région de Meaux et allumage des bougies / Lecture de poèmes / Témoignages / Présentation d'ouvrages sur la déportation / Buffet

Boulogne (92) - Synagogue de Boulogne - 43, rue des Abondances - Lundi 12 avril - 19h30 - Office suivi d'un témoignage et/ou d'une projection

Nanterre (92) - Centre communautaire juif de Nanterre - 13, rue du Castel Marly - Dimanche 11 avril - 19h - Cérémonie en présence de personnalités politiques et communautaires

Vincennes - Saint Mandé (94) - 30 rue Céline Robert, Vincennes - Dimanche 11 avril - 19h - Office avec lecture des noms des déportés de Vincennes - Saint Mandé

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Cérémonies

Aix-en-Provence (13) - Centre Darius Milhaud - Centre culturel et communautaire juif d'Aix-en-Provence - 3, bis rue de Jérusalem - Dimanche 11 avril à 16h et lundi 26 avril à 18h30.

Commémoration organisée en partenariat avec l'Amitié judéo-chretienne d'Aix-en-Provence et avec le soutien du FSJU, du Conseil Général des Bouches du Rhône et du Conseil Régional PACA.

Entrée libre - Renseignements : 04 42 27 37 94 ou centremilhaud@hotmail.fr
www.centredariusmilhaud.org

Toulouse (31) - Cérémonie au Mémorial de la Shoah - Esplanade Alain Savary - Dimanche 11 avril, 11h

Cérémonie unitaire organisée par le Crif Toulouse Midi-Pyrénées en présence des autorités civiles et religieuses

Montpellier (34) - Commémoration du Yom HaShoah - Dimanche 11 avril à 18h30 - Devant le monument aux martyrs de la Résistance et de la Déportation, Place de la Légion d’Honneur

Cérémonie organisée par le CRIF Languedoc-Roussillon, le comité régional de Yad Vashem et le Centre culturel juif de Montpellier.

- Allocution d’Edith Moscovic, enfant cachée et président du comité régional de Yad Vashem.

- Allocution d’Hubert Allouche, président du CRIF Languedoc-Roussillon.

- Office à la synagogue Ben Zakaï de Montpellier

- La lecture des noms des enfants déportés de France, victimes de la barbarie nazie, se déroulera sans interruption du samedi 10 avril à 21h30 au dimanche 11 avril à 18h30.

Grenoble (38) - Commémoration du Yom HaShoah - Dimanche 11 avril - de 10h à 12h30 - Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère - 14, rue Hébert

Commémoration organisée par le Crif Grenoble-Isère, sous la Présidence de Mme Edwige Elkaim-Sebban, en présence de personnalités politiques

- Visite pédagogique du Musée de la Résistance et de la Déportation pour les enfants de 8 à 12 ans - commentée par le Conservateur en chef du Musée M. Jean-Claude Duclos

- Lecture des noms des enfants juifs isérois déportés par des élèves des écoles juives et laïques grenobloises

- Allumage de 6 bougies symbolisant les 6 millions de victimes de la Shoah par des anciens déportés et des enfants

Le 6 avril à 20 h00 : Conférence du Père DESBOIS sur le thème de LA SHOAH PAR BALLES

desbois.jpegKadima France vous invite à écouter la conférence du Père DESBOIS sur le
thème de LA SHOAH PAR BALLES , qui aura lieu le 6 avril à la Clinique
Petrarque du Dr Sidney Ohana , Square Pétrarque 75016 à 20 h00 , un cocktail clôturera la soirée.
La participation aux frais est laissée à votre discrétion . L'argent sera intégralement versé a l'action magnifique du Père Desbois.
Vous pouvez profiter de l'occasion pour adhérer , ou réitérer votre adhésion
à KADIMA FRANCE. Des formulaires en ce sens seront à votre disposition à l'entrée du salon de
conférences .
ATTENTION : les entrées seront conditionnées à l'inscription préalable

Claude SOLARZ
Président KADIMA FRANCE
manine@libertysurf.fr

L'Immortel

limmortel.jpgFilm réalisé par Richard Berry

Avec Jean Reno, Kad Merad, Jean-Pierre Darroussin, Mariane Foïs, Joe Star, Richard Berry, Philippe Magnan, Claude Gensac, Fani Kolarova

Long-métrage français. Genre Policier
Durée 1 h 55 min
Distribution : EuropaCorp Distribution

Sortie : 24 mars 2010

Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d'hiver, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir... Cette histoire est inspirée de faits réels, mais où tout est inventé, au coeur du Milieu marseillais.

Béatrice Rosen, une Française à Hollywood

beatricerosen.jpgArticle paru dans " L'Express"

A Hollywood, on la surnomme "la petite Française atomique". Cette jeune comédienne fait décidément parler d'elle. Héroïne de 2012, elle est aussi la nouvelle égérie de Lancel.

Longs cheveux en bataille, jean slim noir, elle gambade comme une gamine dans la boutique Lancel des Champs-Elysées pour attraper Noa, son chihuahua, qui s'est caché dans un sac de cuir rose fuchsia. Sculpturale, irrésistible blonde aux yeux miel, Béatrice Rosen, 25 ans, est drôle, fonceuse, passionnée de Tchekhov... Après plusieurs apparitions dans le cinéma français - Bienvenue chez les Rozes, Cravate Club... - l'ancienne étudiante du cours Florent est partie vivre à Los Angeles et s'est imposée à Hollywood. Copine de Batman dans The Dark Knight, héroïne qui tente de survivre à l'apocalypse dans 2012, de Roland Emmerich, Béatrice rêve encore de conquérir la France. A la rentrée, la comédienne interprétera le rôle de Marilyn Monroe, aux côtés de Bernard Tapie, dans la pièce Sept Ans de réflexion, adaptée du film de Billy Wilder. Elle se raconte à L'Express Styles.

Pourquoi, il y a cinq ans, avez-vous quitté la France?

On ne me prenait pas au sérieux. On me proposait des rôles de "sois belle et tais-toi". Mais ce n'est pas ce que je suis! J'ai toujours voulu être comédienne. A 10 ans, j'ai monté une troupe de théâtre à l'école: on jouait des pièces de Tristan Bernard et de Tchekhov dans des clubs du troisième âge et des petites salles. A 16 ans, malgré les réticences de mes parents, j'ai commencé le cours Florent... Quand je suis arrivée aux Etats-Unis, tout a changé. Je me souviens du casting de The Dark Knight: le personnage principal est une danseuse étoile russe. Je me suis retrouvée au milieu de 100 top-modèles slaves. Et là, l'inespéré: Christopher Nolan, le réalisateur, m'a choisie. Je parle le russe couramment et j'ai fait dix ans de ballet classique.

Votre côté "bimbo" vous a donc desservie?

En France, oui! Je suis blonde, j'adore porter des robes décolletées, des minijupes avec des bottes. Je trouve regrettable que, dans notre cinéma, on n'ait pas envie de voir des femmes un peu glamour. Mais je ne désespère pas, je rêve du retour des blondes! J'adorerais travailler plus ici, car je me sens profondément française. Je voudrais tourner avec Claude Lelouch, et surtout Jean-Pierre Jeunet... J'aime son sens de l'esthétisme, son travail sur la matière et les couleurs.

Que vous a apporté de travailler avec le réalisateur de 2012, Roland Emmerich?

Avec lui, on apprend à être perfectionniste: tout est organisé à la virgule près. Mais Roland m'a aussi appris à rêver: quand on joue devant un écran bleu, sans décor, comme c'était le cas, il n'y a que l'imagination qui vous permette de mettre en scène des émotions, des situations que vous ne vivrez jamais... Cela fait partie de ce que j'aime à Hollywood: le côté bosseur mais ludique, encore ancré dans le rêve américain. Depuis que je vis là-bas, je râle dix fois moins, je vois la vie en rose. Cela dit, il y a des choses qui m'énervent... J'ai dû changer mon nom, Rosenblatt, d'origine juive ashkénaze, parce qu'il était "trop compliqué". Je l'ai gardé dans ma vie privée.

Vous allez vous mesurer à Marilyn Monroe... Comment est né ce projet ?

J'ai été présentée à Bernard Tapie, qui cherchait une partenaire pour sa pièce adaptée de Sept Ans de réflexion. Nous avons longuement discuté. Bernard ne souhaitait pas une pâle copie de Marilyn - on ne peut pas rivaliser avec la légende! - mais une personnalité enjouée, charmante et charnelle. Je ne serai ni coiffée ni maquillée comme elle. Je porterai des costumes contemporains... J'aimerais simplement m'approcher de l'essence de Marilyn: cette lumière qu'elle avait dans les yeux, ce sourire intérieur. Une magie qui va bien au-delà du physique!

Etes-vous une vraie blonde ?

Bien sûr que non! Comme Marilyn et Blondie...

Vous avez aussi enregistré une chanson en France avec le chanteur compositeur Stanislas. Avez-vous des projets musicaux?

Je travaille sur un album de pop, dans le style des Cardigans. J'ai une voix de soprano et je prends des cours de chant lyrique depuis l'enfance - ma mère est une passionnée d'opéra. A 16 ans, j'avais monté un groupe musical itinérant... L'expérience du duo avec Stanislas, très inspiré de Gainsbourg, m'a donné envie de poursuivre l'aventure.

Vous êtes désormais l'égérie de Lancel. Qu'est-ce qui vous rapproche de cette marque?

C'est une maison qui travaille encore avec des valeurs. Ses pièces ont une vraie qualité. Mes sacs débordent toujours de mille objets - ordinateur, livres, vêtements, maquillages...- et souvent ils craquent au beau milieu d'un voyage. Ce n'est pas le cas des sacs de Lancel! J'aime leur côté sophistiqué, égayé par une gamme de couleurs: le rose, l'orange, le bleu roi... Ma pièce culte? Le sac Adjani, rose fuchsia, avec vingt poches. Je le porte en bandoulière, et, regardez, je peux même y mettre mon chien, Noa. Il semble approuver, non?