Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Paris réaffirme n'avoir jamais négocié la libération de Michel Germaneau

michelger.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Capture d'écran d'un appel de Michel Germaneau à Nicolas Sarkozy, diffusé le 13 mai 2010 par les ravisseurs de l'otage français.

La France a réaffirmé mardi 24 août qu'il n'y avait "jamais" eu de négociations avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) pour la libération du Français Michel Germaneau, dont l'exécution avait été annoncée le 25 juillet, en saluant mardi la libération de deux otages espagnols. Après que ces deux humanitaires, Roque Pascual et Albert Vilalta, retenus en otages depuis près de neuf mois au Mali, ont été libérés lundi, AQMI a affirmé que certaines revendications avaient été satisfaites par les autorités espagnoles.
Cette double libération constitue une "leçon pour les services secrets français", a déclaré l'organisation terroriste dans un communiqué publié par El Pais, rappelant qu'il y avait eu des "négociations" avec la France, avant l'échec du raid franco-mauritanien pour libérer l'humanitaire Michel Germaneau. "Jamais, nous n'avons eu la possibilité d'entrer en contact avec Al-Qaida pour la libération de Michel Germaneau", a répondu mardi Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée et principal collaborateur du président Nicolas Sarkozy. "Lorsque la vie d'un Français est en jeu, la France est toujours prête à négocier, c'est ce qui s'est passé avec un précédent otage, Pierre Camatte", a assuré Claude Guéant, tout en faisant remarquer que les deux hommes n'étaient pas détenus par le même groupe au sein d'Aqmi.

"NOUS NE COMMENTONS PAS LES DÉCLARATIONS DE TERRORISTES"

Pierre Camatte, un autre humanitaire détenu dans le désert malien, avait été libéré en février, après qu'AQMI eut obtenu de Bamako la remise en liberté de quatre islamistes détenus au Mali. De son côté, Bernard Valero, porte-parole du ministère français des affaires étrangères, s'est refusé à répondre aux allégations d'AQMI. "Nous ne commentons pas les déclarations de terroristes", a-t-il dit. "Nous avons appris avec soulagement la libération des deux otages espagnols. Nous nous associons à la joie de leurs familles et des autorités espagnoles", a-t-il ajouté.

Selon la presse espagnole, Madrid a payé près de 7 millions d'euros pour obtenir la libération de Roque Pascual et Albert Vilalta. Par ailleurs, le Malien Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, dit "Omar le Sahraoui", considéré comme "mercenaire" d'AQMI par le parquet de Nouakchott a été libéré lundi, quelques jours après son extradition au Mali. Son retour au Mali était une des exigences d'AQMI pour la libération des deux humanitaires espagnols.

Un violon sur le toit au Festival Séfarad 2010

photoviolon.jpgPour l’édition 2010, qui aura lieu du 30 octobre au 14 novembre, le Festival Séfarad présentera la pièce Un violon sur le toit les mercredi 2 novembre et jeudi 3 novembre à 20h au Théâtre Saint-Denis à Montréal.

Sujet
Un violon sur le toit : retour de la version québécoise de cette comédie musicale

Une comédie musicale qui raconte l’histoire à la fois joyeuse et tragique d’une communauté juive au début du XXe siècle, un grand classique de Broadway basé sur l’œuvre de Sholem Aleichmen. Mise en scène par Denise Filiatrault, cette comédie musicale propose une distribution composée de plusieurs comédiens et comédiennes de chez nous, dont Martin Larocque nanti  d’une magnifique voix, qui tient le rôle principal. Marie-Claude Michaud, Émilie Josset, Émily Bégin, Natalie Byrns, Marie-Ève Coté, Arlette Sanders, Serge Groulx, Marco Ramirez, Yvan Benoit, Vitali Makarov, Christian Vézina, Michael Daniel Murphy et Marc Angers seront à ses côtés.

Les billets pour ce spectacle sont en vente dès maintenant chez TicketPro au 514 790-1111 ou au 1 866-908-9090, à la Billetterie en ligne www.csuq.ticketacces.net  ou encore au bureau du Festival Séfarad au 514 733-4998. Prix des billets: 79,50 $ et 74,50 $. Le Théâtre Saint-Denis est situé au 1594 rue Saint-Denis, à Montréal.

Le Festival Séfarad 2010

En plus de la présentation de cette pièce, le Festival Séfarad proposera une programmation des plus intéressante mettant en vedette la danse salsa, la musique symphonique et des ténors qui performeront en hébreu, en arabe et en italien, ainsi que bien d’autres manifestations artistiques. La programmation sera dévoilée prochainement. Pour plus d’informations : http://www.sefarad.ca

(Source : Festival Séfarad 2010)

Le projet de nouveaux Quick halal fait déjà des remous

easyfranchise_quick.jpgArticle paru dans "LeFigaro"

Rien n'est encore officialisé, mais deux élus de Seine-Saint-Denis font savoir leur opposition à un projet d'ouverture prochaine de plusieurs établissements proposant exclusivement de la viande conforme aux rites musulmans.

Quick va-t-il étendre l'expérience de Roubaix ? L'enseigne de restauration rapide envisage de réserver des restaurants à la viande halal dans plusieurs villes de France, dès septembre. Quatorze établissements seraient concernés.

La formule est déjà testée depuis l'hiver dernier dans huit établissements en France. À Toulouse, Argenteuil et Garges-les-Gonesse (Val d'Oise), Buchelay (Yvelines), Villeurbanne (Rhône), Marseille (Bouches-du-Rhône) et Roubaix (Nord), Quick propose des hamburgers garnis de viande de bêtes abattues selon les rites musulmans et dans lesquels la dinde fumée remplace le bacon. «L'expérimentation est concluante», indique la chaîne de fast-food, tout en précisant être encore «en période de réflexion». Une conférence de presse est programmée pour le mardi 31 août à Paris, au cours de laquelle l'enseigne va dévoiler les noms des restaurants qui vont offrir la formule halal.

«Un comportement communautariste»

Mais le site d'informations à destination des consommateurs musulmans al-Kanz a déjà levé le voile sur les villes qui seraient concernées. Trois nouveaux établissements halal seraient selon lui prévus dans le département de Seine-Saint-Denis: à Rosny-sous-Bois, La Courneuve et Sevran. D'autres restaurants du même type seraient prévus à Reims, à Strasbourg et à Chelles, en Seine-et-Marne. «Les villes de Lille, Bordeaux et Marseille seraient aussi concernées mais rien à Paris», précise Fateh Kimouche, le fondateur d'al-Kanz, qui dit avoir eu confirmation directement auprès des établissements concernés. Le siège de Quick n'a pour sa part ni infirmé ni confirmé ces informations.

En début d'année, une polémique avait éclaté à ce sujet autour d'un établissement de Roubaix, dans le Nord. Face au tollé soulevé parmi les élus locaux, Quick avait dû faire des concessions en s'engageant à offrir des produits non halal. Cette fois encore, la chaîne de fast-food risque de se heurter à la grogne des élus. Claude Capillon, le maire UMP de Rosny-sous-Bois - qui a assuré au Parisien avoir eu confirmation du projet auprès du siège de Quick - s'est déjà fendu d'un courrier de protestation contre un projet qu'il juge «discriminatoire». «Je ne comprends pas qu'on puisse enlever le choix aux clients actuels qui ne mangent pas halal», s'indigne l'élu. Gille Poux, maire PCF de La Courneuve, également en Seine-Saint-denis, fustige quant à lui «un comportement communautariste. «Ce n'est pas l'idée que je me fais du vivre ensemble», affirme-t-il. Reste que face à un marché estimé à 5,5 milliards d'euros en France, l'enseigne pourrait bien passer outre ces considérations.

Menahem Golan : "Mon nom est encore respecté à Hollywood"

golanportrait.jpgArticle paru dans "LEMONDE"

Dans un programme qui réunit Lubitsch et la fine fleur du cinéma d'auteur, la présence de Menahem Golan, à qui le Festival de Locarno rend hommage, détonne un peu. L'octogénaire (il est né en 1929) a été l'empereur du cinéma israélien dans les années 1970, producteur de Lemon Popsicle, l'équivalent local d'American Graffiti, réalisateur d'Opération Thunderbolt (1977), hommage au fait d'armes de Tsahal à Entebbe. Ensuite, Menahem Golan, avec son cousin Yoram Globus, a pris la tête de la Cannon, un petit studio américain spécialisé dans les film déshabillés. Pendant dix ans, ils en ont fait le trouble-fête d'Hollywood.

La Cannon a collectionné les succès imprévus avec des séries B, tout en s'affirmant comme un asile pour les auteurs, de John Cassavetes à Robert Altman en passant par Jean-Luc Godard. En 1989, la Cannon surendettée, liée au Crédit lyonnais, fait faillite et Golan quitte la société. Restent quelques souvenirs qui font aujourd'hui partie de l'histoire du cinéma.

A quoi vous occupez-vous ces jours-ci ? Ah bon, on va parler du futur ?

Je prépare un film que je vais tourner à Prague et à Karlovy Vary, Le Festival de Badenheim. Ce sera un film sur l'Holocauste très différent des autres. On ne verra pas la guerre, ni les camps. On verra des aristocrates juifs qui se rendent tous les ans dans la ville imaginaire de Badenheim pour un festival. Je suis en train de faire le casting, j'espère que le rôle principal, celui du Docteur Pappenheim, sera tenu par Liam Neeson.

Vous produisez et vous -réalisez... J'ai acheté les droits du livre -d'Aharon Appelfeld (Badenheim, 1939, Points, 2009). Je travaille sur le scénario depuis trois ans, je réaliserai. J'ai des partenaires italiens, anglais et allemands, c'est un budget de 10 millions de dollars.

Ce sera donc joué en anglais ?

Oui, avec une majorité d'acteurs britanniques qui auront une pointe d'accent allemand.

Vous êtes installé en Israël aujourd'hui. Hollywood ne vous manque pas ?

Non. Quand mes filles ont eu fini leurs études, elles ont voulu rentrer en Israël. C'est mon pays, je suis né à Tibériade, la ville la plus basse en dessous du niveau de la mer dans le monde. J'ai grandi là-bas, j'ai participé à la guerre d'indépendance, j'ai voulu entrer dans l'armée de l'air, mais finalement je suis allé étudier le théâtre à Londres.

Vous ne veniez pourtant pas d'une famille très artistique ? Laissez-moi vous raconter une histoire sur ma famille : mon grand-père était très riche ; il vivait en Pologne ; il entretenait une famille de cinquante personnes. En 1938, mon père, qui était à Tibériade, est allé le voir pour le convaincre de venir en Palestine. Mon grand-père a répondu : "Là-bas, on tire sur les juifs ; ici, que veux-tu qu'il nous arrive ?" Ils sont tous morts à Auschwitz. Cette histoire est restée dans ma tête, jusqu'à ce que je trouve le livre d'Appelfeld.

Pendant les dix ans passés à Hollywood, vous sentiez-vous toujours un étranger ?

Ils ne m'aimaient pas. Je ne travaillais pas avec les syndicats, je faisais des films à petit budget et j'en faisais beaucoup. On ne me voyait pas dans les soirées, nous étions une compagnie indépendante. Les gens venaient à nous parce que les autres répugnaient tellement à prendre des risques ! Peu à peu, des artistes sont venus nous voir : John Cassavetes, Robert Altman, Barbet Schroeder...

Vous étiez content de les voir arriver ?

Oui, je pouvais produire des films de grande valeur artistique. J'ai toujours été jaloux de ces gens merveilleux... J'ai inventé le film de ninja, mais j'étais fier d'être accepté à Cannes.

De tous les auteurs, quel est celui avec lequel vous avez eu le plus de plaisir à travailler ?

Cassavetes. Il donnait tout au cinéma. Il a tourné le film (Love Streams) dans sa propre maison, à Los Angeles. Mais il détestait Hollywood et a monté le film à New York. Il m'a appelé pour me dire que le montage était fini, j'ai pris l'avion. Le film faisait deux heures et quart. Je lui ai demandé de couper un quart d'heure. Il m'a dit de revenir une semaine plus tard. Et quand je suis revenu, le film faisait trois heures. Je lui ai demandé s'il était fou...

Et le plus difficile ?

Altman : il était impossible de le faire bouger.

Et vous ne vous ennuyiez pas à produire en même temps des séries B ?

Non, parce que c'étaient des vaches à lait. Les films d'action sont plus faciles à vendre en Orient, en Amérique latine. J'ai inventé le film de ninja en regardant des films d'arts martiaux de Hongkong. J'ai lu un article d'encyclopédie sur les ninjas et nous avons produit L'Implacable Ninja (1981).

Comment expliquez-vous la chute de Cannon Films ? Par l'achat des circuits de salles en Europe. Nous étions trop endettés vis-à-vis du Crédit lyonnais. A cette époque, j'ai vu les plus hauts personnages d'Europe, d'Italie, de France accepter des dessous-de-table. Si je parlais, des ministres iraient en prison. Mais pourquoi parler ?

Vous avez gardé des liens avec les grands d'Hollywood, après la faillite ? Avec les acteurs et les réalisateurs. Mon nom est encore respecté à Hollywood. Nous avons payé tout le monde, l'argent que nous devions, nous le devions aux banques.

Vous avez travaillé avec Stallone ?

Je l'ai dirigé dans Over the Top(en 1987), le film sur les compétitions de bras de fer. J'avais appelé son avocat. Il m'a dit : " C'est impossible, il prend 6 millions de dollars par film." Je lui ai offert 10 millions. Je me suis dit, quelle différence entre 6 et 10 ? En une semaine, il a signé. J'ai vendu le film à la Warner et il a rapporté de l'argent. Ce n'est pas un grand film, mais il est très populaire.

Vous avez aussi découvert - Jean-Claude Van Damme... Dans un restaurant français à Hollywood ; il était serveur. Je dînais avec ma femme, il s'est approché de notre table en portant deux assiettes de soupe à bout de bras. Il m'a demandé en français - il ne parlait pas anglais : "Vous êtes monsieur Golan ?" et il a passé son pied par-dessus ma tête en m'effleurant les cheveux, sans que les assiettes de soupe ne bougent. Je me suis dit qu'un homme capable de ça serait sûrement une star.

Propos recueillis par Thomas Sotinel

Deux handicapés accusent la compagnie EasyJet de discrimination

easyjet.jpgDeux paraplégiques ont accusé mercredi la compagnie à bas prix easyJet d’avoir refusé de les embarquer et l’une d’entre elles a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), l’autre s’apprête à le faire.

L’un des handicapés, une femme de 60 ans, s’est vu interdire à Orly l’accès à un vol à destination de Genève, et le second a été empêché d’embarquer à bord d’un avion Lyon-Bastia au motif qu’ils n’étaient pas accompagnés.

Interrogée par l’AFP, Jeannette Bougrab, la présidente de la Halde, a rappelé qu’une compagnie aérienne «n’a pas le droit de refuser un passager en raison de son handicap».

Le 25 mai, «la chef de cabine, sur décision du commandant et malgré les contestations de passagers, n’a pas voulu me faire monter dans l’avion car je ne pouvais pas me déplacer seule», a expliqué à l’AFP la passagère «paraplégique depuis 14 ans» qui vit à Esbly (Seine-et-Marne).

«Une infirmière a même proposé à l’équipage de s’occuper de moi mais ils ont refusé. Je suis donc rentrée chez moi et le lendemain, j’ai pu partir à Genève avec la compagnie easyJet accompagnée de mon fils mais ils m’ont fait repayer mon billet», a déploré Maryse. Elle n’a pas souhaité communiquer son patronyme.

La personne «qui s’est chargée de réserver mes billets d’avion a bien spécifié à easyJet que j’étais paraplégique, ils l’ont bien noté, alors pourquoi me refuser au dernier moment, je ne comprends pas», a-t-elle demandé.

«J’ai donc décidé de saisir la Halde et de déposer prochainement plainte pour discrimination et préjudice moral», a ajouté Maryse.

De son côté, Jean-Claude Mouton, handicapé après un accident de moto, avait été informé par la compagnie low-cost, après avoir acheté un billet Lyon-Bastia, qu’il ne pouvait emprunter ce vol sans accompagnateur, ont indiqué le passager et la compagnie.

Il avait néanmoins décidé de se rendre à l’aéroport, où un autre passager s’est proposé de jouer ce rôle. Mais la compagnie a refusé de l’enregistrer, indiquant après une vingtaine de minutes de négociations que le délai d’enregistrement était dépassé de trois minutes.

Il a fini par se rendre au comptoir d’Air France, où il acheté un autre billet, quatre fois plus onéreux, mais qui lui a permis de voler seul sans encombre.

«La réglementation européenne nous impose d’évacuer un appareil en 90 secondes et donc nous avons l’autorisation de demander un accompagnateur afin de garantir la sécurité de la personne et celle des passagers», a expliqué Elisabeth Le Gall, directrice marketing pour la France et le Benelux à easyJet, interrogée par l’AFP.

Rappelant qu’une compagnie n’avait «pas le droit de refuser un passager en raison de son handicap, sur ce seul fondement», Mme Bougrab a annoncé que la Halde allait «faire des propositions au gouvernement fin septembre-début octobre afin de préciser le règlement européen pour éviter ce genre de situations qui sont inacceptables».

Avec «20% des réclamations, le handicap représente le deuxième motif pour lequel la Halde est saisie», a précisé la Halde selon laquelle «près de 7.000 cas lui ont ainsi été adressés depuis sa création, dont près de 1.500 depuis le début de l’année».

Pour Mme Bougrab, «les compagnies low-cost ont un temps de rotation court» et elles «privilégient la rentabilité à l’humanité»: c’est «triste» pour des personnes qui «sont souvent humiliées».

Bat Yam la discrète fait sa mue...

batyam.jpgLe programme « Neve Tower », 42 étages de luxe et de confort à 15 minutes du centre de Tel-Aviv.

Bat-Yam observe, discrète, le vacarme incessant de sa grande sœur Tel-Aviv. Nichée en bout de baie, la fille de la mer, Bat-Yam, mène sa vie paisible à contempler l’activité débordante de son illustre aînée. Bat-Yam ou l’alternative maline à l’érosion galopante des tarifs immobiliers du mastodonte voisin.

Pourtant, au cours de ces trente dernières années, la localité du sud de Tel-Aviv a souffert d’une réputation sulfureuse due en grande partie à la dégradation du tissu social des derniers faubourgs de la ville blanche. Les promoteurs et autres investisseurs ont préféré fuir celle que l’on appelait autrefois, Bayt-Vagan « la maison du jardin » pour faire bourgeonner des villes comme Herzliya, Netanya ou même Ashdod. Pour remédier à cet injuste état de fait, l’actuel Maire de la ville, Shlomo Layani, 45 ans, a décidé de redonner à sa commune ses lettres de noblesse

A l’initiative du mouvement crée en 1997 « Bat Yam, la tête haute », ce promoteur immobilier de formation a profité de ses talents de négociateurs pour attirer vers sa localité ses différentes connaissances du milieu tel que le patron de Neve, filiale du groupe IDB entreprise de propriété et de construction, dirigée par Nochi Dankner. Ce dernier a réuni tout son savoir faire pour lancer le projet « Neve Tower » situé sur la nouvelle promenade de Bat Yam, sur le bord de mer.

Le programme « Neve Tower » s’inscrit dans le grand plan national lancé par le Premier Ministre, Binyamin Netanyahou censé désengorger les grandes agglomérations du pays et attirer les jeunes couples vers les localités périphériques.

42 étages de luxe et de confort à 15 minutes du centre de Tel-Aviv ou de l’Aéroport International Ben Gourion. Le tout à des prix défiant les lois du marché immobilier. A titre de comparaison, pour acquérir un appartement dans le projet « Sea one » de la grande ville voisine, il vous faudra dépenser 70,000 shekels du m2 soit un peu plus de 14,000 euros contre 20,000 shekels et 4000 euros du m2 pour le projet « Neve Tower». De plus les charges sont moins élevées que la moyenne des tours de Tel aviv.

Pas besoin d’être un crack en mathématiques ou un as du CAC 40 pour comprendre que ce programme immobilier présente une multitude d’avantage dans un marché pris en tenaille par la flambée des prix. Le projet « Neve Tower » vous offre la possibilité d’obtenir de luxueux appartements de cinq pièces à des montants défiants la concurrence voisine. Quand un trois pièces de 75m2 situé dans les fameuses « Tours Yoo » du Nord de Tel-Aviv se négocie à plus de 2,3 millions de shekels, la Neve Tower de Bat-Yam vous offre pour le même prix une pièce de plus et un meilleur confort que son aîné.

A noter aussi que les deux projets cultivent la particularité de se situer à quelques encablures de la grande autoroute « Ayalon » reliant toutes les localités du centre d’Israël. Dans ce grand programme, personne n’est oublié. Les hommes d’affaires qui pourront travailler du centre d’affaires situé dans la tour. Petits et grands pourront se prélasser dans le parc privé situé au pied du complexe, quand les parents auront la joie de siroter un verre dans le magnifique lobby de l’immeuble.
Les heureux propriétaires pourront également faire du sport à leur guise dans la salle de musculation ultra moderne ou choisir de se détendre sur leur terrasse à contempler la vue imprenable offerte par Méditerranée.

Sources: Israël Valley

Rafle du Vel d'Hiv : trois générations plus tard, les Lillois se souviennent

Article paru dans "Nordeclair"

Le souvenir des crimes nazis est toujours insoutenable pour la communauté israélite. Il est encore difficile aujourd'hui pour eux d'expliquer l'inexplicable. Le souvenir des crimes nazis est toujours insoutenable pour la communauté israélite. Il est encore difficile aujourd'hui pour eux d'expliquer l'inexplicable.

Hier, au pied de la Noble Tour, bon nombre d'anciens combattants se sont souvenus du terrible sort réservé aux Juifs de France durant le IIIe Reich. Un acte de mémoire.

« Les années passent et les quelques survivants de cette terrible époque disparaissent jour après jour » raconte, devant un parterre d'anciens combattants français, le président de l'association des israélites de Lille, Jean-Claude Komar.
C'est précisément pour ne pas oublier les victimes de l'Allemagne nazie et les résistants français que se donnait hier, une cérémonie du souvenir.

Douloureuse, amère, apocalyptique réalité de l'histoire de France (lire ci-dessous). Dans l'assemblée, les mines sont graves, des larmes coulent sur certaines joues.

Deux tiers des Juifs de France sauvés par les Justes

Difficile pour ce pays des Droits de l'Homme d'oublier un passé si désastreux. Néanmoins, une once de fierté, et non des moindres, occulte quelque peu cette tragédie : celle des Justes de France qui ont résisté au régime collaborationniste. « Ils ont permis aux deux tiers des Juifs de France de survivre. C'est un pourcentage unique parmi les pays occupés qui ont vu partir en fumée jusqu'à 95 % de leur population juive. » Une reconnaissance éternelle lie, depuis près de soixante-dix ans, les Juifs de France et les Justes, ces « héros de l'ombre ». Preuve que le maréchal Pétain n'est pas parvenu à gangréner tout un peuple.
Les connaissances de l'Histoire ont pour vocation de ne pas reproduire les erreurs du passé. Pourtant, Jean-Claude Komar dénonce les défaillances actuelles de la politique internationale : « Il ne faut pas oublier qu'il y a un an, le jour symbolique du Yom Hashoah (jour de commémoration de l'Holocauste, ndlr), la lâcheté internationale a abouti à l'impensable. Un dirigeant iranien négationniste et antisémite a alors pris la parole devant l'assemblée des nations, dans le cadre du Conseil des Droits de l'Homme » s'indigne-t-il avant d'ajouter : « Nous avons l'impression que la même scène se joue, d'une façon différente, sans aucune réaction. »

Deux questions frappaient hier, telles des coups de poignard en plein coeur : comment expliquer aux enfants les actes de barbarie accomplis dans les camps nazis ? Pourquoi la France a-t-elle perdu de sa superbe sous le régime de Vichy ? Il est encore difficile pour certains d'évoquer leur histoire. Malgré tout, grâce à cette commémoration, l'effroyable passé n'est pas laissé en proie à l'oubli.

Bat Yam : la revanche d’une ville

batyam.jpgArticle paru dans "Israel7"

A 10 minutes au Sud de Tel-Aviv et 20 minutes de l’aéroport Ben-Gourion, Bat Yam, la « fille de la mer », est une petite ville qui a été peuplée d’immigrants arrivés dans le pays après la Fondation de l’Etat d’Israël.

Ces trente dernières années, sa réputation n’a fait que dégringoler. Flanquée au sud et à la limite de Jaffa avec qui elle partageait la sulfureuse réputation d’être mal fréquentée et négligée, elle est tombée dans la décrépitude. Les banlieues sud de Tel Aviv comme Rishon Letsion, Rehovot, Nes-Tsiona ont alors bénéficié d’un essor qui s’est fait, entre autres, aux dépends de Bat Yam.

Et pourtant la situation géographique, proche de Tel-Aviv et en bord de mer ne prédestinait pas Bat Yam à être l’une des lanternes rouges de l’agglomération de Tel Aviv. Le front de mer a été négligé et abandonné. Très peu d’hôtels pour accueillir des touristes qui naturellement lui ont préféré les destinations de villes israéliennes balnéaires plus classiques comme Natanya, Ashdod, Ashkelon, Eilat ou même Tel-Aviv.

Depuis 7 ans, Bat Yam est traversée par une frénésie de rénovations et constructions. Les chantiers de modernisation sont apparus de toute part. Le premier de ces chantiers et le plus réussi aussi est celui de l’éducation. Le niveau des établissements scolaires de la Ville a été sensiblement rehaussé. Le taux des réussites au baccalauréat est supérieur à la moyenne nationale. Trois des lycées de Bat Yam figurent maintenant au palmarès des dix meilleurs établissements secondaires d’Israël. C’est la raison pour laquelle de nombreuses familles ont décidé de faire le pas et de s’installer à Bat Yam, le souci pour l’éducation de leurs enfants étant un facteur essentiel pour l’élection du lieu de résidence.

Le maire de Bat Yam, Shlomo Layani, 45 ans a saisi mieux que quiconque le potentiel non exploité de sa ville. C’est cela qui est à l’origine de cette transition d’ouvrir la ville à un maximum de projets.

Dans la zone industrielle sud de Bat Yam, limitrophe de Rishon Letsion, les entrepreneurs qui s’y installeront seront exonérés d’impôts locaux à hauteur de 85% pendant 20 ans. De sorte qu’un centre de Hi Tec, une zone de restaurants et de commerce y sont érigés.

La ligne de tramway de l’agglomération de Tel-Aviv dont les travaux ont débuté arrivera jusqu’à la zone industrielle à Bat Yam et ira jusqu’à Petah Tiqvah.

Les installations sportives et de villégiature ne seront pas en reste. Un centre de sports extrêmes, le plus grand au Moyen Orient doit y voir le jour. Une patinoire olympique à Bat Yam, ce projet n’est pas un blague pour cette ville du bord de la Méditerranée. Probablement, la proportion d’immigrants de l’ancienne URSS n’est pas étrangère à l’engouement des sports d’hiver.

Et pour en revenir au front de mer, la ressource naturelle la plus estimable de Bat Yam, il a été remis en valeur par une promenade et la plage entièrement refaite en est l’une des plus belles et des plus propres d’Israël.

De sorte que les projets immobiliers poussent comme des champignons et attirent des investisseurs et des sociétés de tout le pays et même de l’étranger.

Un promoteur juif canadien, Yéhoshoua Gutman, a acquis trois terrains sur le bord de mer et a l’intention d’y construire 3000 chambres d’hôtel. Et ce n’est pas tout, le vieil hôtel San a été racheté par lui. Gutman planifie de le détruire pour construire à la place un édifice avec 7000 mètres carrés de commerces et 370 chambres d’hôtel.

Les promoteurs israéliens ne s’y trompent pas. L’un des hommes d’affaires les plus influents du pays, Itzhaq Tchouva, s’est associé avec la Société IDB pour la construction d’un hôtel Plaza à Las Vegas. C’est cette même société IDB qui érige actuellement la fameuse Neve Tower sur la nouvelle Promenade. Un projet exceptionnel qui participera au prestige de la nouvelle Bat Yam, ville incontournable de la région de Tel-Aviv.

Report du vol de l'avion solaire Solar Impulse

avionsolaire.jpgPremier contretemps dans le plan de vol de Solar Impulse, l'avion solaire qui doit tenter le premier tour du monde pour un avion de ce type: le premier vol d'essai de nuit a dû être annulé en raison d'un problème technique.

Mais l'explorateur et "savanturier" suisse Bertrand Piccard, à l'origine du projet, a expliqué en avoir vu d'autres lors de son tour du monde en ballon. De tels problèmes sont inévitables sur des projets expérimentaux, et une nouvelle date doit être fixée prochainement, a-t-il expliqué.

L'équipe projetait de faire voler le prototype toute la journée de jeudi afin de profiter d'un ciel dégagé pour charger les batteries solaires et poursuivre le vol durant la nuit. C'est un émetteur de télémétrie défectueux qui a nécessité le report. Ce système permet à l'équipe au sol de suivre la mission en permanence et de vérifier en temps réel des milliers de paramètres cruciaux.

Les ingénieurs ont travaillé toute la nuit pour trouver une solution, mais ont finalement décidé de reporter la tentative. "Sans ce système de communication, la mission devient trop risquée. La sécurité du pilote et du Solar Impulse priment", a expliqué Claude Nicollier, directeur des vols d'essai de Solar Impulse à l'aérodrome de Payerne, dans l'ouest de la Suisse.

"C'est notre premier gros problème", a précisé Bertrand Piccard. Et d'expliquer que la patience et la persévérance sont des valeurs essentielles dans ce genre de projet. Le psychiatre vaudois en sait quelque chose, lui qui n'a réussi son premier tour du monde en ballon qu'au bout de la troisième tentative.

Une nouvelle tentative sera réalisée dès que possible. Aucune date n'a été fixée, mais elle doit avoir lieu avant le début août, faute de quoi les jours ne seront pas assez longs pour permettre de charger suffisamment les batteries pour le vol de nuit, a poursuivi Bertrand Piccard.

Le premier long vol d'essai a eu lieu le 7 avril dernier autour de l'aérodrome de Payerne. Le véritable décollage est prévu pour 2012. Le défi consistera à propulser l'avion exclusivement à l'énergie solaire, jusqu'à effectuer un tour du monde sans carburant et sans émission polluante.

L'avion est équipé de 12.000 cellules photovoltaïques qui alimenteront quatre moteurs électriques d'une puissance maximale de 10cv chacun. L'appareil en fibre de carbone, d'un poids de 1,6t pour une envergure de 63,4m -celle d'un Airbus A340-, est conçu pour voler à une vitesse moyenne de 70km/h à une altitude maximale de 8.500m.

Miami de plus en plus prisée par les Français

miami-301981.jpgMiami fait de plus en plus rêver les Français, qu'ils soient entrepreneurs ou simples touristes. Le consulat de France recense déjà plus de 30.000 Français installés dans la ville et les communes adjacentes, la plupart faisant des affaires dans l'immobilier ou la restauration.

C'est le cas de Michael Ridard, tout juste âgé de 28 ans. "Je suis venu ici il y a plus d'un an pour travailler dans l'immobilier. La crise des subprimes et la baisse du dollar est une occasion en or pour acheter une (résidence) secondaire. On voit de plus en plus de retraités français installés ici",précise-t-il.

Mais c'est auprès d'une clientèle plus jeune qu'il fait aujourd'hui du business. Il dirige le club-restaurant "Vita" sur Collins Avenue, l'une des plus festives de la ville. "A Miami, la qualité de vie est exceptionnelle. Il fait beau 360 jours par an. Je suis un gros travailleur, mais je n'étais pas sérieux à l'école, je n'ai qu'un BEP électrotechnique. En France, j'avais peu de chances d'évolution. A Miami, j'ai déjà des responsabilités".

Il augmente la cohorte de ceux qui se sont installés dans la métropole de Floride, comme le coiffeur Jean-Claude Biguine, le designer Daniel Latour ou encore Christian Ville, qui possède l'un des restaurants les plus prisés de la ville, "Le Bouchon du Grove", dans le quartier à la mode de Coconut Grove. Il reçoit ses clients avec une coupe de champagne dans une ambiance typique des bistrots lyonnais. Sur les tables recouvertes de nappes à carreaux rouges et blancs, il sert ses fameuses ratatouilles, crèmes brûlées et tartes Tatin. Il reconnaît avec le sourire avoir dû "s'adapter pour les brunches du week-end en rajoutant des pancakes".

Quelque 12.000 Français sont inscrits au consulat à Miami, qui estime qu'ils sont 36.000 en Floride. Leur nombre a augmenté d'environ 10% en deux ans, selon la représentation diplomatique.

L'intérêt que portent les vacanciers français à la ville américaine est "une fabuleuse opportunité" pour Corsairfly, estime Olivier Besnard, directeur commercial de la compagnie aérienne qui vient d'ouvrir deux liaisons hebdomadaires. "Juillet et août sont des mois de basse saison pour les Américains. Les professionnels du tourisme baissent leurs tarifs. C'est très intéressant pour les Français", affirme-t-il.

Gilles et Françoise Deleuze, fonctionnaire et agent commercial à Beauvais, ont fait leurs calculs. Leur séjour d'une semaine à Miami va leur coûter 2.000 euros. "Au final, ce n'est pas plus cher que de partir sur la Côte d'Azur. Rien que pour le péage et l'essence, il faut déjà débourser 400 euros", notent-ils. "Miami est devenu un rêve accessible!".

La récente hausse du dollar peut-elle changer la donne? "Non", prédit Gilles Delaruelle, président d'Havas Loisirs. Selon lui, "le taux de change reste encore très intéressant. Et pour contrecarrer la hausse du billet vert, les professionnels américains baissent leurs tarifs".

Dans les magasins où les prix de certaines marques sont parfois déjà 30% moins chers qu'en France, les Français peuvent bénéficier de tickets discount, des bons de réduction réservés aux touristes étrangers. "En juillet et août, il ne faut pas hésiter à les réclamer, et ne pas hésiter non plus à négocier dans les hôtels et les restaurants", conseille-t-il.