Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Les deux chauffards refusent d’être jugés en Israël

Article paru dans "Le Parisien"

Deux Français de 40 et 38 ans ont fui Israël où ils venaient d’écraser Lee Zeitouni, une jeune professeure de 25 ans.
TEL-AVIV (ISRAEL), LE 8 DÉCEMBRE. Les manifestations de soutien à la famille de Lee Zeitouni (à droite), une Israélienne de 25 ans morte le 16 septembre après avoir été percutée par un 4 x 4 conduit par deux Français, se sont multipliées ces derniers mois.

Au départ, c’est un accident tragique. Aujourd’hui, c’est un imbroglio judiciaire franco-israélien qui pousse Carla Bruni-Sarkozy à s’impliquer. Vendredi dernier, l’épouse du chef de l’Etat a envoyé un courrier aux parents de Lee Zeitouni, une Israélienne de 25 ans, morte le 16 septembre dernier à Tel-Aviv après avoir été percutée par un 4 x 4 conduit par deux Français.

Deux hommes de 40 et 38 ans, Eric R. et Claude I., aujourd’hui réfugiés en France, pays qui refuse d’extrader ses ressortissants. Une situation intolérable pour les proches de cette professeure de gymnastique qui ont donc sollicité la première dame. « Je vous prie d’agréer mes plus sincères condoléances et m’associe à la douleur intolérable que la disparition de Lee […] représente pour vous et votre famille », écrit Carla Bruni-Sarkozy dans ce courrier remis en mains propres par un diplomate de l’ambassade de France. « Ses parents ont été très émus et ne pensaient pas qu’elle leur répondrait aussi tôt, surtout en cette période de fêtes et après son accouchement », souligne Hava Amsallem, l’une des porte-parole du comité de soutien. La situation juridique n’est pas résolue pour autant.

Au moment de l’accident, les deux hommes rentrent d’une virée. Ils grillent un feu rouge et n’aperçoivent pas Lee qui, en ce vendredi matin, se rend à son travail. Projetée à plusieurs mètres, la jeune femme meurt sur le coup. Sans prendre la peine de s’arrêter ou prévenir les secours, les deux compères se rendent immédiatement dans l’appartement qu’ils louent pour préparer leurs affaires et prendre le premier vol pour Paris. « Ils étaient tellement pressés qu’ils ont même laissé un bébé aux bons soins de la nounou », écrit Kate Zeitouni, la mère de Lee.

Interrogé par une chaîne de télévision israélienne peu après les faits, l’un des deux suspects avoue « regretter » son geste, mais précise qu’il n’a pas l’intention de revenir en Israël pour « croupir vingt ans en prison ». Sur place, l’émotion est grande. Des manifestations de soutien sont organisées. La photo des deux hommes est largement diffusée sur Internet.

Aujourd’hui, l’enquête est entre les mains de la justice israélienne qui se heurte à l’impossible extradition d’Eric R. et Claude I. Néanmoins, comme le souligne Carla Bruni-Sarkozy, « les autorités françaises et israéliennes coopèrent activement pour que les procédures en cours se déroulent rapidement et efficacement ». Ainsi, début décembre, un juge d’instruction de Créteil (Val-de-Marne), saisi dans le cadre d’une commission rogatoire internationale, a envoyé le résultat de ses investigations en Israël. « A ce moment-là, mon client n’a jamais été convoqué pour être entendu », fait remarquer Me Joseph Cohen-Saban, l’avocat d’un des deux mis en cause. Tant que les deux hommes ne reviennent pas en Israël — ce qui semble tout à fait exclu — le dossier n’a aucune chance d’y prospérer. En revanche, Eric R. et Claude I. pourraient tout à fait être jugés pour ces faits en France si les autorités israéliennes déclenchaient une procédure dite de « dénonciation officielle ». « C’est notre souhait, précise Hava Amsallem. On veut qu’ils assument ce qu’ils ont fait. C’est insupportable de savoir qu’ils sont libres pendant que la famille de Lee est incapable de faire son deuil. » Pour la défense des deux hommes, la perspective d’un procès en France est également la plus souhaitable.

« Vu le contexte, ils sont morts de trouille car ils craignent des représailles. Mais ils sont tout à fait prêts à répondre à toutes les convocations de la justice française et même, s’il le faut, à aller en prison », conclut Me Cohen-Saban.

Que faire avec le "supervirus H5N1" ?

h5.jpgArticle paru dans "Maxisciences"

Vendredi, les ministres de la Santé des pays occidentaux se sont réunis à Paris pour évoquer un sujet délicat : celui du supervirus mortel créé dans un laboratoire aux Pays-Bas. Des travaux dont la publication a pour l'heure été bloquée.

Faut-il ou non publier les recherches qu'ont effectuées Ron Fouchier et ses collègues ? C'est la question cruciale qui suscite un vif débat depuis plusieurs semaines. En effet, fin novembre, ce virologue du Centre Medical Erasmus aux Pays-Bas a annoncé que son équipe était parvenue à créer, à partir du virus H5N1, une sorte de supervirus également mortel mais encore plus contagieux.

Des travaux qui ont été proposés à la publication pour la fameuse revue américaine Science. D'où les intenses discussions : les spécialistes craignent qu'une fois publiés, ces résultats puissent être détournés et utilisés par des scientifiques malintentionnés.

Pour l'heure, le comité consultatif américain a ainsi gelé la parution de l'article, le temps d'évaluer s'il pourrait "être utilisé de façon malveillante pour créer une menace biologique". De même, le centre Erasmus a lui aussi bloqué toute communication, expliquant : "nous attendons la décision américaine (...) pour le moment il est impossible de parler à nos chercheurs". Mais ce supervirus ne suscite pas l'inquiétude qu'outre-Atlantique.

Vendredi, les ministre de la Santé des pays occidentaux ont également évoqué cette question à l'occasion d'une rencontre pour l'Initiative mondiale sur la sécurité sanitaire (GHSI), groupe d'échanges d'informations sur les menaces sanitaires qui réunit pays du G7, Mexique, Commission européenne et Organisation mondiale de la Santé (OMS). "C'est une question dont nous avons beaucoup parlé", a indiqué le ministre français de la Santé Xavier Bertrand cité par l'AFP. Lui et ses homologues se sont ainsi interrogés avec la directrice générale de l'OMS Margaret Chan sur le bien-fondé de ce type de recherche et la manière d'en communiquer les résultats.

Une technologie "extrêmement compliquée" à reproduire ?

"Cette recherche est tout à fait légitime, c'est important de savoir si ce virus a la capacité de devenir contagieux chez le mammifère ou pas, c'est même fondamental", tranche Jean-Claude Manuguerra de l'Institut Pasteur. Le hic est que pour répondre à cette question "il a fallu générer un virus potentiellement plus dangereux que ce qui existait avant", explique-t-il à l'AFP. Bien évidemment, la meilleur façon de clore le débat serait de détruire le virus mais ce n'est pas une option envisagée par les chercheurs dans la mesure où certaines écartent même la possibilité que des bioterroristes reproduisent en laboratoire le virus tueur en se basant sur la communication du Pr Fouchier.

"Ce sont des technologies extrêmement compliquées. Les laboratoires qui sont capables de le faire se comptent sur les doigts de deux voire quatre mains dans le monde", souligne M. Manuguerra. De plus, une fois lâché dans la nature, il est loin d'être certain que ce virus garderait son caractère dangereux car "passant à l'homme il muterait à toute vitesse", ajoute-t-il.

Un ministre israélien appelle les Juifs tunisiens à s'installer en Israël

Article paru dans "portalongop"
 
JERUSALEM - Le vice-Premier ministre israélien, Sylvan Shalom, a appelé mercredi les Juifs vivant en Tunisie à "venir s'installer en Israël", à l'occasion d'une cérémonie à Jérusalem à la mémoire des Juifs tunisiens victimes de la Shoah.

"J'appelle les Juifs vivant en Tunisie à venir s'installer en Israël le plus rapidement possible", a plaidé M. Shalom, d'origine tunisienne.

Quelque 1.500 Juifs vivent en Tunisie, en grande majorité dans l'île de Djerba.

Dernière figure politique israélienne à s'être rendue en Tunisie, Sylvan Shalom avait effectué en 2005 un voyage dans ce pays alors qu'il était ministre des Affaires étrangères, à l'invitation du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, aujourd'hui déchu.

 

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées au mémorial de Yad Vashem pour écouter des témoignages de rescapés et des exposés d'historiens.

"Nous sommes réunis ici pour rappeler la mémoire de nos disparus", a déclaré le sociologue israélien Claude Siton, qui est à l'initiative de cette cérémonie annuelle qui commémore l'occupation allemande de la Tunisie (décembre 1942-mai 1943).

Selon les historiens de la Shoah, 5.000 Juifs de Tunisie ont été transférés dans des camps de travail forcés sur place, 160 ont été déportés par avion et plusieurs dizaines sont morts fusillés ou victimes de mauvais traitements.

Mais Yossi Bariah, un Israélien d'origine tunisienne, présent à cette cérémonie et qui consacre ses activités à réclamer des indemnités plus importantes pour les Juifs tunisiens, cite le chiffre de 671 morts en comptant les Juifs tunisiens qui ont été déportés de France.

Depuis 2008, les rescapés de la Shoah en Tunisie peuvent réclamer des indemnités en Israël, comme les survivants originaires d'Europe.

Lee Zeitouni : le maire de Paris en visite en Israël promet son aide pour poursuivre les responsables

delanoe.jpgArticle paru dans "EJpress"

Le maire de Paris est sorti de la résidence de l'ambassadeur à Jaffa et s'est adressé à la famille et aux amis de Lee Zeitouni: "Tout d'abord, je tiens à exprimer ma solidarité avec la famille de la victime, debout ici en dehors". "Je pense que ce délit de fuite choquant et honteux qui a conduit à la mort d'une jeune femme n'est pas seulement douloureux, mais totalement intolérable."

Le maire de Paris Bertrand Delanoë, en visite en Israël,  a promis de poursuivre en justice les deux Français qui ont renversé en voiture et tué une jeune femme de 25 ans, Lee Zeitouni,  qui se rendait à son travail à Tel Aviv.

Elle avait été heurtée le 16 septembre dernier par un 4X4 BMW qui roulait à très vive allure, et le leez.jpgchauffard et son passager, des touristes français, ont aussitôt pris la fuite sans porter assistance à la victime et ont immédiatement fui  Israël pour rejoindre la France.

L’affaire avait soulevé une vive émotion en Israël  où plus de 300 personnes avaient manifesté le 21 septembre devant l’ambassade de France à Tel Aviv pour exiger que justice soit rendue contre les deux Français.

Des membres de la famille et des amis de la victime s’étaient rendus dimanche devant la résidence de l’ambassadeur de France en Israël Christophe Bigot, située à Jaffa, au moment où Bertrand Delanoë s’y trouvait. Arborant des portraits de la jeune victime, ils protestaient contre l’impuissance des autorités face à la fuite des deux responsables, Eric Rubi et Claude Isaac.

Le maire de Paris est sorti et s'est adressé à eux en compagnie de l’ambassadeur. "Tout d'abord, je tiens à exprimer ma solidarité avec la famille de la victime, debout ici en dehors", a-t-il déclaré.

"Je pense que ce délit de fuite choquant et honteux qui a conduit à la mort d'une jeune femme n'est pas seulement douloureux, mais totalement intolérable."

Il a ajouté qu’il allait tenter d'utiliser son influence pour accélérer le processus visant à exercer toute la rigueur de la loi contre les responsables.Lee Zeitouni avait 25 ans.

Je demande à la police et la justice française de prendre toutes les mesures nécessaires pour que ces personnes soient arrêtées, jugées et punies de telle sorte que justice soit faite à la famille", a-t-il dit.

Les deux fuyards se trouvent toujours à Paris en dépit des efforts menés par la famille Zeitouni et ses amis pour les retrouver et les extrader en Israël afin qu'ils soient jugés.

Frann BokertoffValse à l'envers , à peine le temps d'un roman

Frann_Bokertoff.jpgUn coup de coeur rencontré lors de la fête du livre de la Wizo, des livres en prose, texte graphique, détonnant, surprenant dans ce décor on ne peut plus classique, j'aspire, inspire , et me retrouve face à une jeune femme pleine de fougue , fauve, rouge, qui présente ses livres, quand d'autres présentent leurs enfants, attachée et en même temps détachée, elle n'attend rien et donne tout.

Une personnalité ? Mais qui est donc cette Frann ?

Née un 3 octobre en région parisienne, Frann Bokertoff s’éveille à l’écriture en même temps qu’à la danse. Elève au lycée Claude Debussy et au conservatoire de Saint Germain-en-Laye, elle se passionne pour la littérature, les langues et la philosophie, et poursuit  sa formation de danseuse classique.

Après le baccalauréat, elle prépare une double licence à l’université de Paris X tout en animant un atelier de modern’ jazz rue de l’Abbaye, à Paris.

Elle obtient une Maîtrise d’enseignement de l’anglais et le CAPES de Lettres Modernes et se voit proposer un poste de professeur dans une école internationale de Paris, où elle enseigne l’anglais, le français, la littérature, et crée un atelier de théâtre et d’écriture.
Elle s’inscrit à l’Institut des Langues Orientales pour y étudier le japonais puis l’hébreu.

En 1999, elle publie son premier roman, L.M., aux éditions de La Nerthe. L’éditeur décrit cet ouvrage comme un « roman à l’écriture imaginative, passionnée et ludique mais aussi très lucide. » Il est présenté à la Journée du Livre de Toulon et au Salon du Livre de la porte de Versailles, à Paris.

En 2005 paraît Amours, Sévices et Orgues, trois nouvelles dont l’auteur lit des extraits sur Radio Cergy et Radio J. Ce livre est présenté au Salon du Livre Indépendant de 2006.
A peine le temps d’un roman ( Lacour-Ollé éditions ), paru en février 2008, fait l’objet de plusieurs séances de lecture et de dédicaces à la librairie La Lettre Ouverte, rue de la Convention, Paris 15è, ainsi qu’à la MJC- Théâtre de Colombes et à l’Institut pour la Promotion des Arts de Bois Colombes, où le livre est présenté dans le cadre d’une exposition de peinture ayant pour thème l’éternel féminin.

valse-a-lenvers.jpgValse à l’envers , roman paru en avril 2011, ( Lacour-Ollé) est présenté à La Lettre Ouverte , ainsi qu'à la fête du livre de la WIZO ( Paris 15è) , en septembre de la même année, avant d'être présenté au salon des Ecrivains du B'nai B'rith le 13  novembre 2011, sous l'égide de la Librairie Lamartine,  puis  au salon du livre d'Asnières / Seine.

Le prochain écrit à paraître est un récit rédigé sous forme de lettre destinée à un proche.

Pour  Frann Bokertoff l’écriture  est un art au même titre que la danse avec son rythme mais aussi ses déchirures, et ses chutes..A travers sa prose et ses calligrammes, l'auteur nous parle des relations hommes femmes,de voyages, de rencontres, de quête de l’autre et de soi-même.elle_aime.jpg

 

Le mécénat juif auprès d’un peintre picard,Par Franck d’Almeida

LA-FEMME-AU-CHAPEAU.jpgHenri Matisse
(1869- Cateau en Cambraisis – 1954 – Cimiez)

Henri Matisse est né le 31 décembre 1869 au Cateau en Cambraisis (Nord), passe son enfance à Bohain-en-Vermandois (Aisne). De 1882 à  1887, Matisse étudie au Lycée de Saint-Quentin (Aisne), puis fait une année de droit à Paris pour travailler chez un avocat à Saint-Quentin (Aisne). Il se passionne pour la peinture en 1889 et suit des cours à l’Ecole Quentin de la Tour à Saint-Quentin (Aisne). A partir de 1891, il s’inscrit à l’Académie Julian (Paris). En 1895, admis à l’Ecole des Beaux Arts, il rejoint l’atelier de Gustave Moreau.

Il se marie en 1898 avec Amelie Parayre, passe sa Lune de miel à Londres où il découvre Turner. Ne vendant pas assez de tableaux à l’exposition Berthe Weill, à court d’argent, il séjourne (1902-1903) chez ses parents à Bohain-en-Vermandois (Aisne).

Henri Matisse est remarqué par Roger Marx (Critique d’Art) à l’occasion du Salon des Indépendants en 1903. Roger Marx préface la première exposition personnelle d’Henri Matisse en 1904, cependant en 1905, Roger Marx ne soutiendra pas le « Fauvisme » trop avant-gardiste de Matisse, il faudra attendre 1911 pour qu’il le reconnaisse.

En 1905 la famille Stein est enthousiaste du mouvement d’avant-garde présenté par Matisse. Léo Stein achète « La Femme au chapeau », la qualifiant hors normes contrairement au public la jugeant scandaleuse.

Léo (frère) , Gertrude (Sœur), Michael (frère aîné) et Sarah Stein (son épouse) sont issues d’une famille juive bavaroise dont leurs grand-père émigra aux Etats-Unis vers les années 1840. Leurs père, Daniel, dirigeait une entreprise de tramways à San Francisco.

Cette famille « Stein » d’expatriés américains installée à Paris depuis 1902, constituent à eux quatre l’une des collections d’art moderne les plus étonnantes. Les Stein sont les premiers acheteurs de Matisse.

« La Femme au chapeau » reste symbolique dans la famille, ils la posséderont chacun à leur tour. Michael (frère de Léo) et Sarah (son épouse) s’implique d’avantage dans le mécénat d’Henri Matisse : Sarah Stein, issue de la famille juive cosmopolite plus proche de la bohême artistique que de la grande bourgeoisie américaine réunit les Samedis soirs dans son domicile (58, rue Madame – 75006 Paris) un public d’intellectuels pour disserter sur le génie de Matisse. Ces soirées ont contribué à l’émulation du peintre.

Envers le personnage Matisse, Sarah Stein éprouve les Samedis soirs une réelle dévotion. Les Sarah-Stein.jpgMatisses et les Stein se lient d’amitiés, leurs enfants se côtoient.  Vers 1907, la collection des Stein s’organise autour de Matisse, avec des toiles achetées directement à l’artiste, comme « Le Luxe ou le Madras rouge ou, en janvier 1912, Intérieur aux Aubergines.

Sarah facilite la rencontre entre Edward Steichen (1879-1973) et  Henri Matisse au début de 1907 ; grâce à cette rencontre, Henri Matisse aura ses premières expositions aux Etats-Unis. De Greta Garbo à Winston Churchill, en  passant par  Matisse et Richard Strauss, la liste des célébrités photographiée par Edward Steichen (né au Luxembourg – naturalisé américain en 1900) est longue.

En 1908, Sarah encourage Matisse à ouvrir une Académie (rue de Sèvres- Paris). Le peintre donne des cours à Sarah, Hans Purrmann, Max Weber et Annette Rosenshine. A l’Académie Matisse, Sarah Stein prends des notes en reprenant mot pour mot les mots du Maître Matisse : « Pour peindre, commencez par regarder longuement et attentivement votre modèle ou sujet et décidez de votre schéma général, des coloris. Ceci doit prévaloir ».

Michael-Stein.jpgA part l’atelier d’Henri Matisse et l’appartement de Michael et Sarah Stein, il s’existe pas d’autres lieux pour contempler ces nouvelles œuvres.
Quoique non religieux, les Stein tenaient à leur identité juive ce qui ajoutait à leur séduction mais provoquait souvent des critiques d’ordre antisémites.

En 1910, Matisse expose ses œuvres à la Galerie Bernheim-Jeune à Paris ; avec lequel il est sous contrat (1909-1926). Après 1926 la société Gaston Bernheim – Jeune continuera à promouvoir les œuvres d’Henri Matisse en les exposant ou en les faisant figurer sur leur catalogue.

En 1913, une place importante a été  réservé au travail de Matisse dans l’Armory Show à New York.

Au fil des années l’Artiste -Peintre entame une carrière internationale. Au début des années 30, une grande rétrospective est organisée au Musée d’Art Moderne de New York.

En 1936, l’artiste exposera dans la plupart des villes d’Europe notamment dans la Galerie Paul Rosenberg à Paris. En 1939, l’Art de Matisse est condamné par les nazis comme « dégénéré ».

En 1938, Michael Stein (époux de Sarah Stein) décède à l’âge de 73 ans d’un cancer.

Au moment de l’invasion allemande en 1940, Henri Matisse se réfugie en zone libre. En 1943, l’artiste s’installe dans la Villa Le Rêve, à Vence. Monsieur Matisse réalise des lithographies relatives à l’illustration des « Fleurs du Mal » de Baudelaire. Madame Matisse et sa fille Allan-Stein.jpgMarguerite sont arrêtés par la Gestapo pour faits de résistance. Madame Matisse est restée six mois en prison tandis que sa fille a été torturé et condamné à la déportation d’où elle s’échappera en se cachant  dans la forêt des Vosges. Face au nazisme, Michael et Sarah Stein quittent la France pour les Etats-Unis en 1935, ils résident à Palo Alto en Californie.

Gertrude Stein (sœur de Michael et de Léo) décède le 27 juillet 1946 à Neully-sur-Seine et repose au Père Lachaise. Le 27 juillet 1947, Léo Stein décède à l’âge de 75 ans d’un cancer.

En 1946, Henri Matisse est Commandant de la Légion d’Honneur et le Musée Matisse est inaugurée en 1952 au Cateau – Cambrésis.

Peu avant la mort de Sarah Stein le 15 septembre 1953 à San Francisco (83 ans), une amie de Sarah venant de chez Henri Matisse lui ramène un livre dédicacé : « A ma Sarah Stein, qui m’a souvent soutenu dans mes faiblesses ». Matisse décède d’une crise cardiaque le 3 novembre 1954. Il repose à Cimiez.

Depuis son retour en 1935 aux Etats-Unis, jusqu’à sa mort, Sarah Stein n’a pas arrêté d’évoquer les œuvres d’Henri Matisse et de les faire partager à diverses institutions américaines ainsi qu’à ses proches : son petit fils Daniel Michael Stein décédé en 2008Sarah Stein reste et restera pour l’artiste Henri Matisse et l’ensemble de la Famille Matisse la sensible mécène au sens le plus noble du terme. Le petit-fils d’Henri Matisse : Claude Duthuit remarquait récemment que « sans les Russes et les Américains, son grand père serait mort de faim ».

Remarques à la Période de la Grande Guerre :  Nous remarquons qu’à la suite de la Première Guerre Mondiale, que les  tableaux prêtées par Michael et Sarah Stein en juillet  1914 pour une exposition à Berlin seront confisqués et vendus. Tout donne lieu à penser que la même situation s’est produite pour la Collection d’œuvres offertes par le Baron Alphonse de Rothschild  au Musée Quentin de la Tour à Saint-Quentin où il ne restait plus qu’une seule œuvre au lendemain de la Grande Guerre.
Remarques à la Période du Nazisme & au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale :
1°) Michael Stein et son épouse Sarah Stein (Mécène, Confidente et Elève du Peintre Matisse) , quittent définitivement la France en 1935 pour les Etats-Unis à cause du nazisme.
 
 2°) L’art Matisse est condamné par les Nazis de “Dégénéré” en 1939.
 
3°) En 1940 Henri Matisse quitte Paris pour se réfugier en Zone Libre.
 
4°) En 1943, pour faits de Résistance, Madame Matisse sera en prison pendant 6 mois quant à sa fille, Marguerite, cette dernière sera torturée et conduite à un camp de concentration où elle s’en échappera en se cachant dans la forêt des Vosges.
 
5°) A la Libération de Paris (aout 1944) Gertrude Stein (Sœur de Michael Stein) retrouve son appartement de la rue Christine intact, les tableaux n’ont pas bougé grâce à Bernard Faÿ, qui a collaboré avec les Nazis pendant l’occupation.

6°) Le 26 mars 1945, le Général américain O.N. Solbert de la Brigade aérienne remercie Gertrude Stein pour son soutien culturel à l’égard des pays alliés depuis l’occupation   allemande.

Franck d’Almeida
Novembre 2011-11-02

 
Source : Catalogue de l’aventure des Stein
Matisse, Cézanne, Picasso…
Editions de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais 2011.
Président de la Rmn- Grand Palais : Mr Jean-Claude Cluzel
Auteurs :
1-Janet Bishop
Conservateur chargé des peintures et sculptures assistée de Carrie Pilto et Kate Mendilo – Musée d’Art Moderne de San Francisco.
2- Cecile Debray
Conservateur au musée national d’Art moderne, Centre Pompidou, Paris.
-    3-Rebecca Rabinow
-    Curator, Nineteenth-Century, Modern and Contempory Art
-    The Metropolitan Museum of Art, New York.
-    4-Gary Tinterow
Engelhard Chairman, Nineteenth Century, Modern, and  Contempory Art –The Metropolitan Museum of Modern, New York.
5-Isabelle Alfandry
Professeur de littérature américaine – Université Paris-Est
6-Emily Braun
Distinguished Professor – Hunter College and the Graduate Center, City University of New York.
7-Edward Burns
Professeur d’Anglais – Université William Patterson du New Jersey.
8-Claudine Grammont
Chercheur indépendant en histoire de l’art.
9- Hélène Klein
Conservateur en chef, professeur d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre,Paris.
10-Martha Lucy
Curator, La Fondation Barnes, Merion, Pennsylvanie.
11-Kate Mendilo
Curatorial Project Manager –Musée d’Art Moderne de San Francisco.
12-Robert Mc D. Parker
Independant Scholar
13-Carrie Pilto
Project Assistant Curator – Musée d’Art Moderne de San Francisco.

Œuvres d’Henri Matisse

Un dessin d’Henri Matisse se trouve à la réserve du Musée Antoine Lécuyer à Saint-Quentin (Aisne), « Mademoiselle Rudenko », 1939, don de l’artiste en 1952.
David David Weill (1871-1952), Président fondateur, depuis 1927, de la Société des amis du musée de la Tour dont le peintre Henri Matisse a fait ses débuts dans la peinture en 1889, David  David Weill collabora largement à la renaissance du musée Antoine Lécuyer. Aussi dans l’Ex-collection de David Weill (1900-1975- fils de David David Weill), nous trouvons une lithographie d’Henri Matisse « Les Yeux noirs » de 1914, vendue en 1971.
Afin de montrer l’amitiés entre l’artiste Henri Matisse et la Famille Stein, je vous présente quatre œuvres représentant « La Femme au Chapeau », le portrait de Allan Stein (fils lde Michael et de Sarah Stein), le portrait de Michael Stein et de Sarah (son épouse) qui fut à la fois l’élève, la confidente, et la mécène d’Henri Matisse.

Par Franck d’Almeida
Novembre 2011-11-03

Source : Catalogue de l’Aventure des Stein - Editions de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais 2011.
Président de la Rmn- Grand Palais : Mr Jean-Claude Cluzel.

Lee Zeitouni : La France cherche les "fuyards de Tel-Aviv"

leeze.gifArticle paru dans "France Soir"

Une information judiciaire a été ouverte pour tenter de retrouver deux hommes suspectés d’avoir renversé une jeune femme cet été en Israël.
Lee Zeitouni a été violemment percuté par une voiture qui a grillé un feu rouge DR

L’étau semble se resserrer autour de Claude Isaac Hayat et d’Eric Rubic, deux Français âgés de 40 et 38 ans. Le 16 septembre dernier, les deux hommes, suspectés d’avoir écrasé quelques heures auparavant, en plein centre de Tel-Aviv, une jeune femme de 25 ans, s’envolaient vers Paris, où ils pensaient pouvoir échapper aux foudres de la justice israélienne. Mais les autorités françaises sont bien décidées à ce que justice soit faite dans le drame qui a coûté la vie à Lee Zeitouni.

A la suite de la transmission d’une commission rogatoire par le ministère israélien de la Justice, le parquet de Créteil a récemment saisi un juge d’instruction chargé d’enquêter. « Il va de la responsabilité des auteurs présumés de cet accident de se présenter devant la justice israélienne. S’ils ne le font pas, ils devront rendre des comptes devant la justice française », assure à France-Soir le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Romain Nadal, précisant que Paris fait tout son possible pour « faciliter la coopération policière et judiciaire » entre les deux pays et que l’ambassadeur en Israël, Christophe Bigot, est en « contact étroit » avec la famille de la jeune femme décédée le 16 septembre.
"Je sais que j’en prendrais pour vingt ans !"

Ce matin-là, Lee Zeitouni, professeur de pilates, se rend à pied à son travail. Vers 6 h 45, avenue Pinkas, à Tel-Aviv, elle est violemment percutée par un 4 x 4 BMW X6 qui a grillé le feu rouge. Projetée à plus de dix mètres, elle décède sur le coup. Le conducteur, lui, ne daigne ni s’arrêter ni appeler les secours. Le véhicule, portant d’importantes traces de choc à l’avant, est retrouvé une heure plus tard dans un parking du centre-ville. Quand la police parvient à identifier les deux passagers, il est trop tard. Eric Rubic, le propriétaire du 4 x 4, et Claude Isaac, le conducteur présumé, sont déjà dans l’avion pour Paris.

Deux jours plus tard, joint par la chaîne israélienne Channel 10 News, Claude Isaac s’explique : « Il est important que tout le monde sache pourquoi nous avons fui. Nous avons été pris de panique. Ce n’était pas notre intention de ne pas lui prêter secours. Nous sommes français, pas israéliens, alors si nous sommes jugés en Israël, nous prendrons vingt ans de prison. Si je retourne maintenant en Israël, je sais que j’en prendrai pour vingt ans ! Je le sais. Alors la vérité, je ne sais pas si je vais revenir… » Il précise : « Je ne sais pas pourquoi Dieu m’a fait cela. Je suis blessé. Nous étions, mon ami et moi, dans la voiture, nous nous promenions à Tel-Aviv à bord d’une nouvelle voiture. Et je ne l’ai pas vue ! Pas du tout. Si j’avais pu freiner, je l’aurais fait. J’ai mal au cœur. »
"Non-extradition ne veut pas dire impunité"

Les deux hommes savent que la France a pour usage de ne pas extrader ses ressortissants. « Mais le principe de non-extradition de nos nationaux ne doit pas faire obstacle au droit de la famille de la victime de voir les responsables de ce drame identifiés et traduits devant la justice. Ça ne veut pas dire impunité », indique Romain Nadal. Comme le veut la procédure, les autorités israéliennes ont donc transmis à Paris une commission rogatoire. C’est-à-dire une description des pièces en possession de la justice désignant les personnes incriminées comme auteurs des faits et les questions auxquelles elles seront sommées de répondre. Et au vu de ces éléments la justice française a décidé d’ouvrir une enquête.

D’autant que de nombreux Israéliens réclament justice pour la jeune femme et recherchent activement, en Israël et en France, les deux suspects. Parmi eux, Roy Peled, le fiancé de Lee. « Nous avons publié la photo du coupable, j’attends des Français qu’ils copient la photo et l’accrochent partout, à la synagogue, chez le boucher, à la boulangerie, partout. Je veux que partout où se rend cet homme il se sente pourchassé. Qu’il sache qu’il a fait quelque chose de mal. Et si quelqu’un le voit, qu’il transmette immédiatement les informations à la police », explique-t-il au site israélien JSS News. Plusieurs pages Facebook ont ainsi été créées afin de relayer l’avis de recherche des deux hommes. Plus de 600 personnes font partie du groupe « Justice pour Lee Zeitouni ».
Comprenant sûrement qu’ils ne s’en tireraient pas ainsi, Claude Isaac Hayat et Eric Rubic seraient prêts à se rendre aux autorités israéliennes, croit savoir la chaîne Channel 10 News. Ils se seraient adressés à un avocat israélien afin qu’il examine leur statut juridique.

Claude Dray : Richissime homme d'affaires tué à Neuilly

Article paru dans "L'Express"

Les conditions du meurtre de Claude Dray, richissime homme d'affaires restent mystérieuses.

Un important homme d'affaires de 76 ans, qui a fait fortune dans l'immobilier, a été tué par balles dans sa villa de Neuilly-sur-Seine. Les raisons de ce meurtre ne sont pas encore connues.

Mort mystérieuse à Neuilly-sur-Seine. Claude Dray, propriétaire de plusieurs hôtels, notamment en Floride et à Saint-Tropez, aurait été tué "dans la nuit de lundi à mardi" alors qu'il se trouvait seul dans sa villa. 

Son corps a été découvert mardi vers 9h par son majordome dans la chambre à coucher de sa propriété baptisée "Madrid", selon une source policière.

Selon les premiers éléments de l'enquête, confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, "trois coups de feu ont été tirés et l'un d'entre eux aurait blessé la victime au cou".

Une affaire "sensible"

Cambriolage ayant mal tourné, règlement de comptes, ou bien une dispute qui finit mal? "Il est encore bien trop tôt pour privilégier une piste plutôt qu'une autre. Nous ne sommes qu'au début de l'enquête", a confié une source proche de l'enquête.

Les enquêteurs se sont rendus mardi en début d'après-midi au domicile de la victime afin d'effectuer les premières constatations. Selon une source proche du dossier, sa femme se trouvait aux Etats-Unis au moment des faits.

Très peu d'éléments ont filtré autour de cette affaire qualifiée de "sensible" par un enquêteur, notamment en raison de la personnalité de la victime.

"C'était quelqu'un de riche, tué dans sa villa dans une ville peu habituée à ce genre de faits divers. Cela, suffit à en faire une affaire quelque peu à part", a résumé une source policière.

Litige autour d'un hôtel à Saint-Tropez

Claude Dray, originaire d'Oran en Algérie, était le fondateur et le gérant de la société Cidinvest, propriétaire notamment de l'Hôtel de Paris à Saint-Tropez (Var).

Il avait racheté en 2001 l'ancien hôtel de luxe laissé à l'abandon, afin de rénover cette institution tropézienne. En raison d'un litige avec la société Immogroup Invest qui lui contestait le titre de propriété, tranché en sa faveur en février 2008 par la Cour de Cassation, il n'avait pu commencer les travaux de rénovation que 7 ans après l'avoir acheté. Cet hôtel devait réouvrir à la fin du printemps 2012.

Claude Dray avait fait fortune après avoir suivi des études de commerce à Oran en fondant dans les années 60 une chaîne hôtelière, la Cidotel. Il avait ensuite fondé en 1973 la chaîne de parfumerie "Patchouli".

Outre sa villa à Neuilly-sur-Seine, Claude Dray possédait un hôtel à Tel-Aviv et à Miami ainsi qu'une villa à Saint-Tropez baptisée "La Rabijoye les parcs".

Claude Dray était également un collectionneur d'art réputé, habitué des salles de ventes. Il avait décidé en 2007 de vendre toute sa collection d'art, qui comprenait des oeuvres de Niki de Saint Phalle et de Botéro, avant de partir s'installer en Floride pour quelques mois. 

Aix-les-Bains: A la piscine, des créneaux réservés aux lycéens juifs...font polémique

Article paru dans "20 Minutes"

Le retour ces dernieres années du principe de laïcité sur le devant de la scène a des conséquences inattendues. La ville d’Aix-les-Bains (Savoie) et sa piscine municipale peuvent en témoigner. Vendredi dernier, rapporte le Dauphiné libéré, une baigneuse aixoise a souhaité se rendre à la piscine entre midi et deux. L’accès lui a été refusé: à cette heure-là, l’usage de la piscine est réservé aux lycéens juifs de l’école talmudique de la ville qui préparent leur épreuve de natation du bac. Or, comme le souligne le Dauphiné, la piscine ne ferme pas ses portes quand les élèves d’autres établissements scolaires y nagent.

La particularité vient d’une décision datant de 1977, octroyant un usage de la piscine aux seuls élèves de l’école talmudique, à certains horaires et sur certaines périodes (d’octobre à février). Ces lycéens ne pouvant se baigner avec des personnes de l’autre sexe, ils réservent la piscine le vendredi, tôt le matin pour les filles et en milieu de journée pour les garçons. L’école juive paye d’ailleurs la piscine pour cet usage particulier, tandis que les autres établissements scolaires en jouissent gratuitement.

«Je veux savoir si nous enfreignons le principe de laïcité»

Le député-maire d’Aix-les-Bains, Dominique Dord, s’est montré selon le Dauphiné embarrassé par cette affaire, dont les origines remontent à une précédente municipalité. «Ce système fonctionne depuis 35 ans sans qu’aucun maire avant moi ne change quoi que ce soit, qu’aucune opposition municipale n’aborde la question. Aujourd’hui, cette histoire est placée sous les projecteurs et je comprends qu’elle puisse faire débat», a-t-il déclaré.

La situation risque de changer rapidement. Le centre nautique sera rénové en 2012, et les travaux seront l’occasion de remettre les choses à plat. «Toutes les plages horaires accordées aux clubs sportifs et au lycée talmudique seront posées et réétudiées», prévoit Jean-Claude Loiseau, chargé du tourisme dans la communauté d’agglomération. Le maire d’Aix-les-Bains précise: «Je vais demander une consultation juridique pour savoir si aux yeux de la loi, nous enfreignons le principe de laïcité».

Voici la liste des gagnants pour le DVD "Jewish Connection"

jewish1.jpgAlliance vous a proposé de gagner des DVD du film Jewish Connection, un film basé sur des faits réels que vous recevrez directement chez vous voici la liste des gagnants !!!

- Sies    Sylvie    67310    Traenheim   

- Zylberman Nathalie 77420 Champs sur Marne   

- Gebler Solene    57680 Corny Sur Moselle

- Garraux Aurelie 49600    geste   

- Fioretti Carole84440    Robion   

- Abitbol Jean-Claude 27000 Evreux   

- Arrighi Christian 13009 Marseille   

- Gacnik Christophe 62320 Rouvroy   

- Bourdache Géraldine 87200 Saint Junien