Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Actualité Internationale, Laïcité: les religieux s'unissent pour dire non...

laicite.jpgArticle paru "La Dêpeche"


Nicolas Sarkozy entouré de GàD de Joseph Sitruk, André Vingt-Trois, Claude Baty et Emmanuel Adamakis le 17 janvier 2008 à l'Elysée Christophe Ena AFP/Archives

Les responsables des cultes en France, déjà opposés au débat du 5 avril sur la laïcité, ont mis en garde ensemble mercredi contre "les confusions préjudiciables", tandis que Jean-François Copé a défendu sa convention à laquelle François Fillon n'ira pas.

"Faut-il dans le contexte actuel un débat sur la laïcité?" s'interrogent Les représentants des six grandes religions de France (catholique, orthodoxe, musulmane, protestante, juive, bouddhiste), réunis au sein de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF). "Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. Le dialogue est toujours une nécessité. Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pourla veille de rendez-vous électoraux importants pour l'avenir de notre pays, de brouiller cette perspective et de susciter des confusions qui ne peuvent qu'être préjudiciables".

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a une nouvelle fois justifié la volonté de l'Elysée d'organiser ce débat. "C'est à un grand parti politique de traiter des questions du pacte de la République laïque, à condition que ce ne soit pas dans une logique de stigmatisation", a-t-il expliqué.

Néanmoins, l'annonce mercredi soir que François Fillon n'irait pas à cette convention risque que relancer les spéculations sur l'unanimité des dirigeants de la majorité brandie par M. Copé. Même si l'entouarge du Premier ministre a précisé que la décision de ne pas s'y rendre avait été prise "en accord avec le président de la République le 17 mars", et cela bien avant l'affrontement entre M. Copé et M. Fillon.

L'entourage du Premier ministre qui avait marqué quelque peu ses distances avec ce débat, a insisté sur le fait que M. Fillon n'avait "pas assisté aux précédents débats" organisés par l'UMP. M. Copé l'a confirmé à l'AFP, en assurant qu'il n'y avait "aucun problème".

Les conventions de l'UMP sont à l'initiative du parti et visent à déboucher sur des "propositions concrètes". "Ensuite, il revient au gouvernement de les mettre ou non en oeuvre", avait précisé M. Copé, en fin de matinée mercredi.

Lundi soir sur Canal +, M. Copé avait provoqué l'émoi au sein de la majorité en reprochant à M. Fillon de ne "pas jouer collectif". Il lui reprochait ses préventions publiques sur ce débat selon lesquelles il s'y opposerait s'il conduisait "à stigmatiser les musulmans".

Mardi, les deux hommes avaient affirmé, après avoir été reçus par le président Nicolas Sarkozy, que l'incident était "clos". Toutefois, M. Copé avait maintenu ses propos sur le fond.

Les préventions des religieux étaient connues, Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, ayant déclaré la semaine dernière que "depuis le début, notre impression est que ce débat est comme trop marqué du sceau d'un calendrier électoral".

Impression partagée par le pasteur Claude Baty: "On voit bien que le grand souci d'un certain nombre, ce n'est pas la laïcité, mais comment utiliser les religions à leur profit dans une période électorale. Dès le départ, j'ai souligné que ce débat était malsain".

"Malsain", a également dit le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, pour qualifier le climat ambiant d'une société "très malade" qui cherche des "boucs émissaires".

Dans les milieux confessionnels, certains n'hésitent pas à qualifier de "course à l'échalotte" entre l'UMP et le Front national la récupération de thèmes sécuritaires et identitaires et refusent de s'y associer.

Actualité Internationale : Deux réacteurs de Fukushima sont pratiquement hors contrôle

nucle.jpgL'étanchéité des réacteurs 2 et 3 n'est plus assurée et du plutonium a été découvert dans le sol de la centrale. Une fuite massive d'éléments radioactifs entraînerait une contamination très sévère et durable de l'environnement.

Dans quel état sont les trois premiers réacteurs de la centrale de Fukushima ? Difficile de savoir précisément ce qui se passe, tant les informations lâchées au compte-gouttes par l'opérateur Tepco sont parcellaires et parfois contradictoires. « Les mesures publiées au cours du week-end dernier confirment un état très fortement dégradé des réacteurs 2 et 3, avec un endommagement des trois barrières de confinement » indiquait hier l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). En d'autres termes, les chaudières 2 (construite par General Electric et mise en service en 1973) et 3 (construite par Toshiba et mise en service en 1974) sont à deux doigts d'échapper au contrôle de l'opérateur. Une évolution tout aussi catastrophique guette le réacteur numéro 1 (General Electric, 1970) pour lequel « les données actuellement disponibles ne permettent pas de confirmer l'intégrité de la cuve et de l'enceinte et dont le combustible a été fortement dégradé ».

Deux faits paraissent donc acquis. Les coeurs des trois réacteurs sont au moins partiellement fondus et une et peut-être deux enceintes laissent échapper des produits de fission vers l'extérieur. Ces menaces ont été confirmées par la présence de flaques d'eau fortement radioactives et la découverte de traces de plutonium dans cinq points différents du site. Les niveaux de radioactivité relevés, 1.000 mSv/h près du réacteur 2 et 750 mSv/h à proximité du réacteur 3, rendent les interventions humaines centrales limitées à quelques minutes.

Malgré cette accumulation de mauvaises nouvelles, le président de l'ASN, André-Claude Lacoste, estimait hier que Tepco « continuerait de maîtriser la situation tant qu'il disposerait de moyens de refroidissement permanents ».

Dans le chaos actuel, deux bonnes nouvelles sont cependant arrivées pendant le week-end. Les trois réacteurs endommagés, toujours refroidis par des moyens de secours fragiles, sont désormais alimentés en eau douce, au lieu d'eau de mer. La situation dans les six piscines contenant du combustible usé semble également stabilisée et l'eau n'est plus en ébullition.
Tepco aveugle

Mais deux paramètres font craindre le pire. D'abord, l'alimentation électrique. Malgré le retour du courant sur le site, un système de pompage pérenne n'est toujours pas disponible et les ingénieurs ne disposent pas de la garantie d'une source froide pour alimenter les circuits hydrauliques. L'annonce de Tepco précisant que « le raccordement des circuits de refroidissement pourrait durer encore un mois » confirme à quel point la situation est précaire et imprévisible.

De surcroît, l'instrumentation fait toujours défaut, si bien que Tepco est pratiquement aveugle et ne sait toujours pas ce qui se passe dans ses réacteurs. En résumé, dix-huit jours après le tsunami, le refroidissement des réacteurs se fait toujours avec des moyens de deuxième secours et les mesures des paramètres essentiels comme la pression et la température dans les enceintes sont réalisées par des moyens de fortune. « Les informations dont nous disposons sont partielles et incomplètes », résumait hier André-Claude Lacoste.

Du coup, le scénario du pire, envisagé dès le lendemain de la catastrophe, revient à la surface. Si les enceintes et les cuves ne sont plus étanches comme c'est probablement le cas, une partie du combustible nucléaire pourrait se répandre dans le sol. Outre l'uranium 235 et 238, les pastilles de combustible partiellement usées contiennent de très nombreux produits de fission très contaminants : plutonium 239, technécium 99, zirconium 93, iode 129.. . Certains de ces radioélements ont des durées de vie très longue : 24. 000 ans pour le plutonium et 15 millions d'années pour l'iode 129.

Si la situation se dégrade, l'impact serait considérable. Dès à présent, la pollution radioactive des terres due aux rejets atmosphériques s'étend probablement à un rayon de 100 km autour du site. Si le pire se produit, il faudra créer un no man's land autour du sarcophage de Fukushima. Un vrai Tchernobyl bis.

Culture juive : Des organisations juives demandent le retrait de "The Promise", une série de Canal+

thepromise.jpgArticle paru dans "Le Post"

| DR
Lundi, quelques centaines de personnes ont manifesté devant le siège de Canal +, à Issy-les-Moulineaux, à l'appel de plusieurs organisations juives pour protester contre la diffusion de la série "The Promise" le soir même.

"The Promise" est une mini-série de quatre épisodes sur la naissance d'Israël et le mandat britannique dans la Palestine des années 1940 signée par Peter Kominsky, réalisateur anglais chevronné. Parmi ses réalisations pour le petit écran : "Warriors" (sur l'impuissance des Casques bleus en Bosnie), "L'Affaire David Kelly" (sur l'invasion de l'Irak) ou encore des "Années Tony Blair".

L'histoire : "Basée sur les témoignages de soldats britanniques, d'Israëliens et de Palestiniens, la série "The promise" relate le parcours de deux personnages : Erin, une Londonienne de 18 ans qui se rend pour la première fois en Israël, et Len, son grand-père, un soldat des forces britanniques de maintien de la paix dans la Palestine des années 1940", explique Canal + sur son site.

"Image délirante d'Israël"

Pour dénoncer le parti pris du réalisateur, des organisations juives, comme l'UPJF (Union des patrons et professionnels juifs de France) appelaient donc à la manifestation. Cette série constitue une "désinformation" et véhicule "tous les archétypes antisémites", estiment les manifestants. Ils réclament sa déprogrammation ou "au minimum", un droit de réponse, selon LaCroix.com.

Le député UMP de Paris Claude Goasguen, qui était présent lors de ce rassemblement a dénoncé "une série caricaturale, honteuse" qui donne "une image délirante d'Israël".

Le réalisateur de "The Promise" rappelle que sa série est avant tout une fiction. "C'était intéressant d'entrecroiser l'histoire d'aujourd'hui et celle de la période du mandat britannique", dit encore Peter Kosminsky, dont l'objectif "n'est pas de donner un avis tranché sur la question" du Moyen-Orient, comme le rapporte LaCroix.com.

"No comment"

Contacté par Le Post, Canal + se refuse à tout commentaire. "Nous n'avons pas à commenter une oeuvre de fiction", nous explique la chaîne laconiquement.

Egalement joint par Le Post, l'ambassade d'Israël en France ne souhaite pas non plus réagir à la polémique.

Critiques unanimes

Du côté des critiques, si on salue le travail de Kosminsky, on s'attendait à la polémique. Certains "pourront s’indigner d’un parti pris politique dans la droite ligne de la gauche anglaise pro-palestinienne. Reste que Kominsky livre une fiction historique utile pour appréhender un conflit inextricable", écrit Le JDD.

Pour Les Echos, "le résultat est exceptionnel, d'une intelligence foudroyante, ce qui n'exclut pas la polémique".  Télérama estime que le réalisateur prend le sujet à bras le corps dans cette "remarquable" série.

"On sort de The Promise profondément bouleversé par les parcours, les ambiguïtés des personnages, souvent tiraillés entre deux loyautés. Une pluie de récompenses est à prévoir pour Kosminsky. Et aussi des quolibets", prophétisait Le Point jeudi dernier.

Voici enfin la liste des 15 gagnantsdes DVD "A5 heures de Paris"

A-5-heures-de-Paris.jpgAlliance vous a proposé de gagner et de recevoir chez vous le dvd du film "A 5 heures de Paris", une comédie romantique attachante...Voici enfin la liste des gagnants :

- Sabas    Joelle    77000    Melun

- Boussange Linda  77000    Melun   

- Wittemberg Thierry    50580    Portbail   

- Tarsitano Jordan  31770    Colomiers   

- Monneau Christophe  95170    Deuil la barre   

- Mura  Catherine    68800    Vieux-Thann   

- Podgrodzki Diane   92310    Sèvres   

- Herbert Philippe    26100    Romans-sur-Isère   

- Marasli Mihal        91230    Montgeron   

- Balouka J. Claude  77270    Villeparisis

- Padioleau Joseph   77290    Mitry-Mory   

- Hagège Sonia    75019 Paris  

- Cuny    Sonia     75018    Paris 

- Derhy    Denise   92380    Garches   

- Mamane Ylann   75017 Paris   

Egypte: ces précieux documents de la sécurité d'Etat

carte-egypte.gifArticle paru dans "L'Express"

Des heurts ont éclaté entre des manifestants et les forces armées, devant des bâtiments de la sécurité d'Etat au Caire, le dimanche 6 mars. 

Ce samedi, l'armée égyptienne demandait aux manifestants ayant pris d'assaut la sécurité d'Etat de rendre les documents volés. Ce mardi, ce sont des policiers qui sont suspectés de destruction de ces papiers confidentiels.
 
Samedi dernier, des manifestants à la recherche de preuves d'abus commis par ce service ont pris d'assaut des bâtiments de l'institution au Caire et dans plusieurs autres villes d'Egypte. Cette vidéo amateur témoigne de l'assaut des manifestants ce samedi. 
 

Les autorités avaient alors tout de suite appelé les citoyens à remettre à l'armée ces documents secrets. Mais retournement de situation ce mardi: ce sont près de 50 policiers qui ont été arrêtés, pour la destruction de documents de la redoutable sécurité d'Etat égyptienne.

Ils sont soupçonnés "d'avoir mis le feu" à ces documents secrets, et d'avoir "saboté" des ordinateurs dans des locaux de cette institution dépendant du ministère de l'Intérieur, a déclaré le Procureur général adjoint Adel al-Saïd. 

Affaire ultra-sensible

Cette affaire témoigne du caractère ultra-sensible des archives accumulées par la police sous l'ère Moubarak et de leur possible divulgation. 

Six coptes (chrétiens d'Egypte) ont été tués et au moins 45 blessés mardi soir au Caire lors d'affrontements avec des musulmans, a déclaré mercredi matin un prêtre du quartier déshérité de Moqattam où ont eu lieu les heurts. "Tous ont été tués par balles, et les blessés ont aussi été touchés par des tirs", a déclaré le père Samaane Ibrahim. Les affrontements ont eu lieu après que des habitants de ce quartier, en majorité chrétiens, de l'est du Caire, sont sortis manifester pour protester contre l'incendie d'une église samedi au sud de la capitale. La correspondante du journal Libération avance une autre raison aux heurts: la possible mise en cause de la sécurité d'Etat égyptienne dans l'attentat antichrétien d'Alexandrie, le 1er janvier, révélée par des documents secrets, récemment dévoilés.

Les manifestants, à l'origine de l'assaut de samedi, ont expliqué avoir agi après avoir constaté que les agents de ces services eux-mêmes étaient en train de détruire des documents. "On pouvait voir la police à l'intérieur en train de brûler des papiers", a raconté l'un de ses manifestants.

Selon la presse égyptienne, des quantités de dossiers confidentiels sur les pratiques de la police, la vie privée de personnalités ou encore sur les trucages électoraux ont en effet été soit détruits par des agents de ce service, soit dispersés ou saisis par les manifestants.

La possibilité de fuites dévastatrices a amené l'armée égyptienne à appeler toute personne détenant des documents à les lui remettre. L'un des documents "mettrait en cause la sécurité d'Etat dans l'attentat antichrétien d'Alexandrie, le 1er janvier", note Claude Guibal correspondante au Caire du journal Libération.

"L'attention doit se porter sur les crimes de ce service"

La presse de ce lundi donnait peu de détails sur le contenu précis de ces documents. Le journal indépendant Al-Chorouq écrivait qu'il avait décidé de "ne pas publier des informations non vérifiées et ne voulait pas porter atteinte à la vie privée des gens".

On a vu les dossiers de filatures, les comptes rendus d'interrogatoire, les écoutes, ils espionnaient tout le monde

Le quotidien estimait toutefois que "l'attention doit se porter sur les crimes de ce service", laissant entendre que cet aspect des documents de la sécurité d'Etat ne devait pas rester secret.

Selon un responsable des services de sécurité, près de 100 000 personnes travaillent à la sécurité d'Etat, sans compter d'innombrables informateurs qui lui ont permis d'excercer une surveillance serrée du pays pendant les trente ans de règne de Moubarak.

"On a vu les dossiers de filatures, les comptes rendus d'interrogatoire, les écoutes, ils espionnaient tout le monde, ceux qui étaient avec eux, ceux qui étaient contre eux", note Jamal Himdan, un manifestant interrogé par Claude Guibal, de Libération. 

Les pratiques de la sécurité d'Etat ont largement contribué à l'impopularité de l'ancien ministre de l'Intérieur Habid el-Adli, aujourd'hui jugé pour malversations financières. 

La sécurité d'Etat: dernière épine dans le pied du gouvernement

Vendredi dernier, à la veille de l'assaut des manifestants, ces derniers, entourant le nouveau Premier ministre Essam Charaf, s'étaient rassemblés sur l'emblématique place Tahrir au Caire, et scandaient déjà "Le peuple veut la fin de la sécurité d'Etat".

La dissolution du tentaculaire appareil de la sécurité d'Etat, organe central du système répressif et régulièrement accusé de tortures du temps d'Hosni Moubarak, est en effet une des revendications principales des militants anti-régime qui ont poussé l'ancien président Moubarak à la démission le 11 février. L'armée a d'ors et déjà annoncé avoir gelé les activités de ce service de sécurité, créé en 1913.

Après l'assaut de samedi, la tension restait vive autour de cette affaire. Ce dimanche, des témoins ont rapporté que des individus en civil, armés de couteaux et de pierres, avaient attaqué des centaines de manifestants rassemblés devant le siège de la sécurité d'Etat au Caire. L'armée a tiré des coups de semonce pour tenter de disperser la foule.  

Un troisième plan contre les violences faites aux femmes

femme-battue.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Claude Guéant, ministre de l'intérieur, et Roselyne Bachelot, ministre des solidarités, ont annoncé, lundi 7 mars, un nouveau plan de lutte contre les violences faites aux femmes, le troisième depuis le début du quinquennat.

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Lors d'un déplacement à Viroflay, dans les Yvelines, les deux ministres ont présenté leurs séries de mesures. La première ciblera les "violences sexistes et sexuelles au travail, parce qu'il n'y a pas que dans le milieu familial [qu'elles] existent", selon Roselyne Bachelot.

Le plan visera également à obtenir "un suivi beaucoup plus fin de ces violences, à travers de nouvelles missions qui seront fixées à l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), en particulier [pour] une évaluation très fine, sexuée, des violences", a expliqué la ministre.

Cette attention particulière portée aux violences "pourrait peut-être augmenter les chiffres de la délinquance, mais c'est plutôt une révélation qu'une augmentation et c'est extrêmement important, [parce qu']on ne combat bien que ce qu'on connaît bien".

2,5 MILLIARDS D'EUROS

En effet, "il y a tout un débat en France sur le fait que les violences contre les personnes augmentent", a estimé Claude Guéant. Le gouvernement tente de faire état d'un bon bilan en matière de lutte contre la délinquance, mais les chiffres globaux stables masquent une hausse continue des violences aux personnes ces dernières années.

Claude Guéant estime que l'une des causes de cette hausse des violences contre les personnes est justement que "les violences conjugales, qui étaient cachées, sont aujourd'hui révélées. Eh bien, nous assumons tout à fait cela, c'est un progrès considérable". Les associations avaient dénoncé, fin janvier, le peu de communication du ministère de l'intérieur sur les violences faites aux femmes.

"Un de nos défis, a poursuivi Claude Guéant, c'est d'aboutir à ce que les violences conjugales, au lieu qu'elles soient cachées, soient révélées afin qu'elles puissent être traitées et prises en compte. Cinq mille policiers et gendarmes travaillent de façon exclusive à la protection des femmes contre les violences."

"On estime (...) toutes ces violences, (à) un coût de 2,5 milliards (d'euros), en soins de santé, en prise en charge sociale, en perte pour la richesse nationale (en raison) des décès, des incapacités. C'est tout de même considérable", a conclu Roselyne Bachelot.

La lutte contre les violences faites aux femmes avait été décrétée grande cause nationale 2010 par François Fillon.

Retour sur le souvenir obscur de l'affaire Goldman

samuel_benchetrit.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Hormis le mobilier urbain, rien n'a beaucoup changé sur la place de l'Abbé-Georges-Hénocque, à quelques rues de la place d'Italie dans le 13e arrondissement de Paris. Il y a toujours ces petites maisons en meulière, un petit square central avec des bancs et des grands platanes qui bordent la place. C'est ici, le 20 septembre 1979 vers midi, que le militant antifasciste Pierre Goldman, 34 ans, a été assassiné par trois tueurs alors qu'il allait acheter des journaux après une nuit passée dans les caves de la Chapelle des Lombards à jouer de la salsa. Quelques heures plus tard, le meurtre était revendiqué par le mystérieux groupe Honneur de la police.

Mercredi 2 mars, à l'endroit même où fut abattu Pierre Goldman, c'est l'acteur Samuel Benchetrit qui va à la rencontre de ses tueurs devant la caméra du réalisateur Christophe Blanc. Il a les mêmes cheveux noirs, les sourcils broussailleux et l'air inquiet de Pierre Goldman qui, dans les années 1970, a souvent franchi la frontière entre action révolutionnaire et grand banditisme. "Je ne voyais que lui pour tenir ce rôle", dit Claude Chelli, producteur de Capa Drama, à l'initiative du téléfilm que Canal+ devrait diffuser en septembre.

"Ambiguïtés et contradictions"

Condamné à la perpétuité en 1974 pour le meurtre de deux pharmaciennes, Pierre Goldman avait été acquitté en avril 1976, lors d'un second procès. Entre-temps, il avait raconté dans ses Souvenirs obscurs d'un juif polonais né en France (Seuil, 1975) ses racines juives, son engagement à la suite de ses parents résistants, son innocence revendiquée dans la mort des deux pharmaciennes. Convaincus par ses arguments, de nombreux intellectuels avaient pris sa défense et mené campagne pour son acquittement.

C'est l'écrivain Dan Franck qui a écrit cette fiction au plus proche du réel. "Pierre Goldman est un personnage qui, avec ses ambiguïtés et ses contradictions, représente les errements d'une génération et dont l'assassinat signe la fin des illusions", dit-il. Pour Claude Chelli et Hervé Chabalier, fondateur de Capa qui a bien connu Goldman dans les années 1960 lorsqu'ils militaient tous les deux dans les rangs de l'Union des étudiants communistes (UEC), "cette trajectoire tragique est passionnante". "Nous avons voulu raconter le parcours intérieur d'un homme en rupture, toujours dans le combat, la violence et qui n'a jamais voulu plier."

Après trente-deux ans, les langues ont commencé à se délier sur les commanditaires de son assassinat. Dans un documentaire diffusé par Canal+ en janvier 2010, un ancien para, militant d'extrême droite, a déclaré qu'il a fait partie du commando qui a tué Goldman. Le "contrat" provenait de Pierre Debizet, chef du Service d'action civique (SAC), mort depuis, qui n'aurait pas admis l'acquittement de Goldman. Est-ce la vérité ? Le téléfilm ne donne pas de réponse. D'ailleurs, l'affaire est désormais prescrite, et les meurtriers ne peuvent plus être poursuivis.

Le couturier John Galliano sera jugé en correctionnelle

jgal.jpgLe procureur de Paris a cité directement John Galliano en correctionnelle mercredi pour y être jugé pour injures à caractère racial ou religieux après les plaintes déposées par trois personnes la semaine dernière.

Cette affaire visant le couturier vedette que Dior vient de licencier après 15 ans de collaboration "pourrait venir à l'audience au cours du deuxième trimestre 2011", précise Jean-Claude Marin dans un communiqué.

Deux personnes accusent John Galliano d'avoir proféré des injures antisémites à leur encontre la semaine dernière dans un bar parisien. A la suite de leurs plaintes, une troisième personne a dit à la police avoir été victime de propos identiques de sa part en octobre.

Ces faits sont réprimés par le code pénal d'une peine de six mois d'emprisonnement et de 22.500 euros d'amende.

Dior a engagé mardi une procédure de licenciement contre son directeur artistique qui, dans un communiqué publié mercredi à Londres, présente ses excuses mais nie à nouveau les accusations de racisme portées contre lui.

"L'antisémitisme et le racisme n'ont pas leur place dans notre société. Je présente des excuses sans réserves pour ma conduite", peut-on lire.

Son avocat français, Stéphane Zerbib, a assuré que le parquet s'était révélé "incapable" de se prononcer sur l'éventuelle culpabilité de son client et avait choisi de laisser l'affaire "à l'appréciation du tribunal".

"Les choses ne sont pas si claires dans ce dossier depuis le début", a-t-il dit sur Canal +, en s'interrogeant sur la sincérité de certains des plaignants.

"EN PROIE A SES DÉMONS"

Selon Me Zerbib, John Galliano n'est pas cité en correctionnelle pour la diffusion d'une vidéo sur internet où on le voit déclarer qu'il adore Hitler et injurier une interlocutrice, mais sur la base des plaintes.

"Nous voyons quoi sur cette vidéo ? Nous voyons un homme qui est seul, qui est en proie à ses démons pour lesquels il se fait soigner aujourd'hui et pour lesquels il reçoit le soutien de beaucoup d'artistes", a-t-il dit.

L'avocat n'a pas voulu dire si le couturier se trouvait encore à Paris ou à Londres.

La griffe, propriété de Dior SA, holding de contrôle de LVMH, numéro un mondial du luxe, avait déjà suspendu le couturier de ses fonctions vendredi dernier, dans l'attente des conclusions de l'enquête.

Mais la pression aura été trop forte et, de l'avis de nombreux spécialistes du luxe, la vidéo mise en ligne lundi par le quotidien britannique The Sun ne laissait guère d'autre choix au patron de LVMH que de se séparer de celui qui a été l'artisan du renouveau de la maison Dior.

Christian Dior a malgré tout décidé de maintenir son défilé de prêt-à-porter prévu vendredi prochain.

Cette affaire a jeté une ombre sur la semaine parisienne de présentation des collections de prêt-à-porter automne-hiver 2011-2012, qui s'est ouverte mardi.

Pour les invités du défilé Dior de vendredi, dont le coût est estimé à plusieurs millions d'euros, il pourrait être gênant d'applaudir, comme le veut la tradition, les créations d'un homme renvoyé devant un tribunal correctionnel.