Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Cinémas : Serge Moati fait sa rentrée le 11 septembre 2010 sur France 5

segemoati.jpgArticle paru dans "Premiere"

Serge Moati reprendra les commandes de son émission Cinémas sur France 5 dès le samedi 11 septembre 2010 à 17h55, en direct. Petite nouveauté cette saison, il s'entourera de ciné-passionnés. C'est Claude Lelouch qui sera le premier invité de la saison.

Chaque samedi dès le 11 septembre 2010 à 17h55 sur France 5, Serge Moati anime l'émission Cinémas, le seul magazine du service public entièrement dédié au cinéma.

Comme la saison précédente, il recevra de nombreux invités d'horizons variés acteurs, réalisateurs, critiques, scénaristes, producteurs...

Cette année, il s'entourera en plus de ciné-passionnés afin de mieux débattre de l'actu cinéma.

L'émission sera découpée en plusieurs partie. Au menu de ce premier numéro de la saison, en compagnie de Claude Lelouch, découvrez :

Le Débat sur l'actualité du cinéma : le 11 septembre vu par le cinéma. Tania de Montaigne, Serge Kaganski , Bruno Cras, Caroline Fourest et Romain Goupil seront les ciné-passionnés présents ce jour là.

La rencontre : Claude Lelouch revient sur ses 50 ans de carrière et sa vision du 7ème art.

L'actualité cinéma : petit point sur les sorties de la semaine par les ciné-passionnés et tout sur les sorties DVD.

Un hommage sera rendu au réalisateur Alain Corneau .

Imposer le halal est contraire à la laïcité, affirment des députés UMP

quickhal.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Le député UMP Jacques Myard et six de ses collègues membres du "Collectif de la droite populaire" estiment qu'imposer exclusivement le halal dans un restaurant rapide en France est "contraire à la laïcité". "Imposer à tous les clients dans des chaînes franchisées et nationales une nourriture exclusivement halal et sans possibilité de choix n'est pas acceptable", estiment les membres de ce collectif lancé en juillet. "Cela est parfaitement contraire à la laïcité de la société française", ajoutent-ils.

L'enseigne de restauration rapide Quick, détenue majoritairement par la Caisse des dépôts et consignations, a étendu mercredi son offre de restaurants halal pour conquérir une nouvelle clientèle et doper ses ventes, confortée par une expérimentation qu'elle a qualifiée de "réussite commerciale". Pour ces députés, cette offre constitue "une dérive communautariste dangereuse" et "un élément de plus vers la balkanisation et la ghettoïsation de notre société". "L'appât du gain ne doit pas tout justifier, il y a des principes fondateurs qui doivent être respectés !" s'indignent-ils. La chaîne avait commencé l'an dernier son expérimentation dans huit de ses trois cents soixante-deux restaurants français : à Toulouse, Argenteuil (95), Garges-lès-Gonesse (95), Buchelay (78), Villeurbanne (69), deux restaurants de Marseille, et Roubaix (59).

MM. Myard, Patrick Beaudouin, Jean-Pierre Decool, Lionnel Luca, Philippe Meunier, Philippe Vitel et Claude Bodin vont demander "des explications à la Caisse des dépôts" et au gouvernement "sur cette dérive".

Racisme: la Bundesbank va décider du sort de l’auteur de propos controversés

La Bundesbank pourrait engager lors d’une réunion mercredi la procédure d’éviction d’un de ses responsables auteur de propos jugés racistes et antisémites, une affaire délicate pour son président Axel Weber, rapporte la presse allemande du même jour.

Thilo Sarrazin, membre du directoire de la banque centrale, s’est illustré par ses théories sur un « gène juif » et ses attaques au vitriol contre les immigrés musulmans, qu’il développe dans un pamphlet intitulé « L’Allemagne court à sa perte » présenté lundi à Berlin.

« La Bundesbank veut prendre aussi vite que possible une décision à propos du controversé (…) Thilo Sarrazin. Dès (mercredi) matin, le directoire se réunira sous la présidence d’Axel Weber », le président de la Bundesbank, affirme le quotidien Handelsblatt. L’institution a confirmé à l’AFP la tenue d’une réunion ordinaire du directoire mercredi, mais n’a pas souhaité commenter son contenu.

Le cas de Thilo Sarrazin est particulièrement délicat pour Axel Weber, considéré comme l’un des favoris pour la succession à l’automne 2011 du président de la BCE Jean-Claude Trichet, relèvent la presse et les analystes. Seul le président de la République fédérale peut renvoyer un membre du directoire de la Bundesbank, institution indépendante, après un vote majoritaire de son directoire.

Selon le Handelsblatt, M. Sarrazin a été entendu la veille par les dirigeants de la Bundesbank, une étape préalable indispensable. La banque centrale allemande, avait considérablement réduit les prérogatives de M. Sarrazin après déjà des propos racistes, et a pris lundi ses distances avec les « déclarations discriminantes » de M. Sarrazin. « Le renvoi d’un membre du directoire serait inédit dans l’histoire de la Bundesbank », souligne Thorsten Polleit de Barclays Capital.

Paris réaffirme n'avoir jamais négocié la libération de Michel Germaneau

michelger.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Capture d'écran d'un appel de Michel Germaneau à Nicolas Sarkozy, diffusé le 13 mai 2010 par les ravisseurs de l'otage français.

La France a réaffirmé mardi 24 août qu'il n'y avait "jamais" eu de négociations avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) pour la libération du Français Michel Germaneau, dont l'exécution avait été annoncée le 25 juillet, en saluant mardi la libération de deux otages espagnols. Après que ces deux humanitaires, Roque Pascual et Albert Vilalta, retenus en otages depuis près de neuf mois au Mali, ont été libérés lundi, AQMI a affirmé que certaines revendications avaient été satisfaites par les autorités espagnoles.
Cette double libération constitue une "leçon pour les services secrets français", a déclaré l'organisation terroriste dans un communiqué publié par El Pais, rappelant qu'il y avait eu des "négociations" avec la France, avant l'échec du raid franco-mauritanien pour libérer l'humanitaire Michel Germaneau. "Jamais, nous n'avons eu la possibilité d'entrer en contact avec Al-Qaida pour la libération de Michel Germaneau", a répondu mardi Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée et principal collaborateur du président Nicolas Sarkozy. "Lorsque la vie d'un Français est en jeu, la France est toujours prête à négocier, c'est ce qui s'est passé avec un précédent otage, Pierre Camatte", a assuré Claude Guéant, tout en faisant remarquer que les deux hommes n'étaient pas détenus par le même groupe au sein d'Aqmi.

"NOUS NE COMMENTONS PAS LES DÉCLARATIONS DE TERRORISTES"

Pierre Camatte, un autre humanitaire détenu dans le désert malien, avait été libéré en février, après qu'AQMI eut obtenu de Bamako la remise en liberté de quatre islamistes détenus au Mali. De son côté, Bernard Valero, porte-parole du ministère français des affaires étrangères, s'est refusé à répondre aux allégations d'AQMI. "Nous ne commentons pas les déclarations de terroristes", a-t-il dit. "Nous avons appris avec soulagement la libération des deux otages espagnols. Nous nous associons à la joie de leurs familles et des autorités espagnoles", a-t-il ajouté.

Selon la presse espagnole, Madrid a payé près de 7 millions d'euros pour obtenir la libération de Roque Pascual et Albert Vilalta. Par ailleurs, le Malien Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, dit "Omar le Sahraoui", considéré comme "mercenaire" d'AQMI par le parquet de Nouakchott a été libéré lundi, quelques jours après son extradition au Mali. Son retour au Mali était une des exigences d'AQMI pour la libération des deux humanitaires espagnols.

Un violon sur le toit au Festival Séfarad 2010

photoviolon.jpgPour l’édition 2010, qui aura lieu du 30 octobre au 14 novembre, le Festival Séfarad présentera la pièce Un violon sur le toit les mercredi 2 novembre et jeudi 3 novembre à 20h au Théâtre Saint-Denis à Montréal.

Sujet
Un violon sur le toit : retour de la version québécoise de cette comédie musicale

Une comédie musicale qui raconte l’histoire à la fois joyeuse et tragique d’une communauté juive au début du XXe siècle, un grand classique de Broadway basé sur l’œuvre de Sholem Aleichmen. Mise en scène par Denise Filiatrault, cette comédie musicale propose une distribution composée de plusieurs comédiens et comédiennes de chez nous, dont Martin Larocque nanti  d’une magnifique voix, qui tient le rôle principal. Marie-Claude Michaud, Émilie Josset, Émily Bégin, Natalie Byrns, Marie-Ève Coté, Arlette Sanders, Serge Groulx, Marco Ramirez, Yvan Benoit, Vitali Makarov, Christian Vézina, Michael Daniel Murphy et Marc Angers seront à ses côtés.

Les billets pour ce spectacle sont en vente dès maintenant chez TicketPro au 514 790-1111 ou au 1 866-908-9090, à la Billetterie en ligne www.csuq.ticketacces.net  ou encore au bureau du Festival Séfarad au 514 733-4998. Prix des billets: 79,50 $ et 74,50 $. Le Théâtre Saint-Denis est situé au 1594 rue Saint-Denis, à Montréal.

Le Festival Séfarad 2010

En plus de la présentation de cette pièce, le Festival Séfarad proposera une programmation des plus intéressante mettant en vedette la danse salsa, la musique symphonique et des ténors qui performeront en hébreu, en arabe et en italien, ainsi que bien d’autres manifestations artistiques. La programmation sera dévoilée prochainement. Pour plus d’informations : http://www.sefarad.ca

(Source : Festival Séfarad 2010)

Le projet de nouveaux Quick halal fait déjà des remous

easyfranchise_quick.jpgArticle paru dans "LeFigaro"

Rien n'est encore officialisé, mais deux élus de Seine-Saint-Denis font savoir leur opposition à un projet d'ouverture prochaine de plusieurs établissements proposant exclusivement de la viande conforme aux rites musulmans.

Quick va-t-il étendre l'expérience de Roubaix ? L'enseigne de restauration rapide envisage de réserver des restaurants à la viande halal dans plusieurs villes de France, dès septembre. Quatorze établissements seraient concernés.

La formule est déjà testée depuis l'hiver dernier dans huit établissements en France. À Toulouse, Argenteuil et Garges-les-Gonesse (Val d'Oise), Buchelay (Yvelines), Villeurbanne (Rhône), Marseille (Bouches-du-Rhône) et Roubaix (Nord), Quick propose des hamburgers garnis de viande de bêtes abattues selon les rites musulmans et dans lesquels la dinde fumée remplace le bacon. «L'expérimentation est concluante», indique la chaîne de fast-food, tout en précisant être encore «en période de réflexion». Une conférence de presse est programmée pour le mardi 31 août à Paris, au cours de laquelle l'enseigne va dévoiler les noms des restaurants qui vont offrir la formule halal.

«Un comportement communautariste»

Mais le site d'informations à destination des consommateurs musulmans al-Kanz a déjà levé le voile sur les villes qui seraient concernées. Trois nouveaux établissements halal seraient selon lui prévus dans le département de Seine-Saint-Denis: à Rosny-sous-Bois, La Courneuve et Sevran. D'autres restaurants du même type seraient prévus à Reims, à Strasbourg et à Chelles, en Seine-et-Marne. «Les villes de Lille, Bordeaux et Marseille seraient aussi concernées mais rien à Paris», précise Fateh Kimouche, le fondateur d'al-Kanz, qui dit avoir eu confirmation directement auprès des établissements concernés. Le siège de Quick n'a pour sa part ni infirmé ni confirmé ces informations.

En début d'année, une polémique avait éclaté à ce sujet autour d'un établissement de Roubaix, dans le Nord. Face au tollé soulevé parmi les élus locaux, Quick avait dû faire des concessions en s'engageant à offrir des produits non halal. Cette fois encore, la chaîne de fast-food risque de se heurter à la grogne des élus. Claude Capillon, le maire UMP de Rosny-sous-Bois - qui a assuré au Parisien avoir eu confirmation du projet auprès du siège de Quick - s'est déjà fendu d'un courrier de protestation contre un projet qu'il juge «discriminatoire». «Je ne comprends pas qu'on puisse enlever le choix aux clients actuels qui ne mangent pas halal», s'indigne l'élu. Gille Poux, maire PCF de La Courneuve, également en Seine-Saint-denis, fustige quant à lui «un comportement communautariste. «Ce n'est pas l'idée que je me fais du vivre ensemble», affirme-t-il. Reste que face à un marché estimé à 5,5 milliards d'euros en France, l'enseigne pourrait bien passer outre ces considérations.

Menahem Golan : "Mon nom est encore respecté à Hollywood"

golanportrait.jpgArticle paru dans "LEMONDE"

Dans un programme qui réunit Lubitsch et la fine fleur du cinéma d'auteur, la présence de Menahem Golan, à qui le Festival de Locarno rend hommage, détonne un peu. L'octogénaire (il est né en 1929) a été l'empereur du cinéma israélien dans les années 1970, producteur de Lemon Popsicle, l'équivalent local d'American Graffiti, réalisateur d'Opération Thunderbolt (1977), hommage au fait d'armes de Tsahal à Entebbe. Ensuite, Menahem Golan, avec son cousin Yoram Globus, a pris la tête de la Cannon, un petit studio américain spécialisé dans les film déshabillés. Pendant dix ans, ils en ont fait le trouble-fête d'Hollywood.

La Cannon a collectionné les succès imprévus avec des séries B, tout en s'affirmant comme un asile pour les auteurs, de John Cassavetes à Robert Altman en passant par Jean-Luc Godard. En 1989, la Cannon surendettée, liée au Crédit lyonnais, fait faillite et Golan quitte la société. Restent quelques souvenirs qui font aujourd'hui partie de l'histoire du cinéma.

A quoi vous occupez-vous ces jours-ci ? Ah bon, on va parler du futur ?

Je prépare un film que je vais tourner à Prague et à Karlovy Vary, Le Festival de Badenheim. Ce sera un film sur l'Holocauste très différent des autres. On ne verra pas la guerre, ni les camps. On verra des aristocrates juifs qui se rendent tous les ans dans la ville imaginaire de Badenheim pour un festival. Je suis en train de faire le casting, j'espère que le rôle principal, celui du Docteur Pappenheim, sera tenu par Liam Neeson.

Vous produisez et vous -réalisez... J'ai acheté les droits du livre -d'Aharon Appelfeld (Badenheim, 1939, Points, 2009). Je travaille sur le scénario depuis trois ans, je réaliserai. J'ai des partenaires italiens, anglais et allemands, c'est un budget de 10 millions de dollars.

Ce sera donc joué en anglais ?

Oui, avec une majorité d'acteurs britanniques qui auront une pointe d'accent allemand.

Vous êtes installé en Israël aujourd'hui. Hollywood ne vous manque pas ?

Non. Quand mes filles ont eu fini leurs études, elles ont voulu rentrer en Israël. C'est mon pays, je suis né à Tibériade, la ville la plus basse en dessous du niveau de la mer dans le monde. J'ai grandi là-bas, j'ai participé à la guerre d'indépendance, j'ai voulu entrer dans l'armée de l'air, mais finalement je suis allé étudier le théâtre à Londres.

Vous ne veniez pourtant pas d'une famille très artistique ? Laissez-moi vous raconter une histoire sur ma famille : mon grand-père était très riche ; il vivait en Pologne ; il entretenait une famille de cinquante personnes. En 1938, mon père, qui était à Tibériade, est allé le voir pour le convaincre de venir en Palestine. Mon grand-père a répondu : "Là-bas, on tire sur les juifs ; ici, que veux-tu qu'il nous arrive ?" Ils sont tous morts à Auschwitz. Cette histoire est restée dans ma tête, jusqu'à ce que je trouve le livre d'Appelfeld.

Pendant les dix ans passés à Hollywood, vous sentiez-vous toujours un étranger ?

Ils ne m'aimaient pas. Je ne travaillais pas avec les syndicats, je faisais des films à petit budget et j'en faisais beaucoup. On ne me voyait pas dans les soirées, nous étions une compagnie indépendante. Les gens venaient à nous parce que les autres répugnaient tellement à prendre des risques ! Peu à peu, des artistes sont venus nous voir : John Cassavetes, Robert Altman, Barbet Schroeder...

Vous étiez content de les voir arriver ?

Oui, je pouvais produire des films de grande valeur artistique. J'ai toujours été jaloux de ces gens merveilleux... J'ai inventé le film de ninja, mais j'étais fier d'être accepté à Cannes.

De tous les auteurs, quel est celui avec lequel vous avez eu le plus de plaisir à travailler ?

Cassavetes. Il donnait tout au cinéma. Il a tourné le film (Love Streams) dans sa propre maison, à Los Angeles. Mais il détestait Hollywood et a monté le film à New York. Il m'a appelé pour me dire que le montage était fini, j'ai pris l'avion. Le film faisait deux heures et quart. Je lui ai demandé de couper un quart d'heure. Il m'a dit de revenir une semaine plus tard. Et quand je suis revenu, le film faisait trois heures. Je lui ai demandé s'il était fou...

Et le plus difficile ?

Altman : il était impossible de le faire bouger.

Et vous ne vous ennuyiez pas à produire en même temps des séries B ?

Non, parce que c'étaient des vaches à lait. Les films d'action sont plus faciles à vendre en Orient, en Amérique latine. J'ai inventé le film de ninja en regardant des films d'arts martiaux de Hongkong. J'ai lu un article d'encyclopédie sur les ninjas et nous avons produit L'Implacable Ninja (1981).

Comment expliquez-vous la chute de Cannon Films ? Par l'achat des circuits de salles en Europe. Nous étions trop endettés vis-à-vis du Crédit lyonnais. A cette époque, j'ai vu les plus hauts personnages d'Europe, d'Italie, de France accepter des dessous-de-table. Si je parlais, des ministres iraient en prison. Mais pourquoi parler ?

Vous avez gardé des liens avec les grands d'Hollywood, après la faillite ? Avec les acteurs et les réalisateurs. Mon nom est encore respecté à Hollywood. Nous avons payé tout le monde, l'argent que nous devions, nous le devions aux banques.

Vous avez travaillé avec Stallone ?

Je l'ai dirigé dans Over the Top(en 1987), le film sur les compétitions de bras de fer. J'avais appelé son avocat. Il m'a dit : " C'est impossible, il prend 6 millions de dollars par film." Je lui ai offert 10 millions. Je me suis dit, quelle différence entre 6 et 10 ? En une semaine, il a signé. J'ai vendu le film à la Warner et il a rapporté de l'argent. Ce n'est pas un grand film, mais il est très populaire.

Vous avez aussi découvert - Jean-Claude Van Damme... Dans un restaurant français à Hollywood ; il était serveur. Je dînais avec ma femme, il s'est approché de notre table en portant deux assiettes de soupe à bout de bras. Il m'a demandé en français - il ne parlait pas anglais : "Vous êtes monsieur Golan ?" et il a passé son pied par-dessus ma tête en m'effleurant les cheveux, sans que les assiettes de soupe ne bougent. Je me suis dit qu'un homme capable de ça serait sûrement une star.

Propos recueillis par Thomas Sotinel

Deux handicapés accusent la compagnie EasyJet de discrimination

easyjet.jpgDeux paraplégiques ont accusé mercredi la compagnie à bas prix easyJet d’avoir refusé de les embarquer et l’une d’entre elles a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), l’autre s’apprête à le faire.

L’un des handicapés, une femme de 60 ans, s’est vu interdire à Orly l’accès à un vol à destination de Genève, et le second a été empêché d’embarquer à bord d’un avion Lyon-Bastia au motif qu’ils n’étaient pas accompagnés.

Interrogée par l’AFP, Jeannette Bougrab, la présidente de la Halde, a rappelé qu’une compagnie aérienne «n’a pas le droit de refuser un passager en raison de son handicap».

Le 25 mai, «la chef de cabine, sur décision du commandant et malgré les contestations de passagers, n’a pas voulu me faire monter dans l’avion car je ne pouvais pas me déplacer seule», a expliqué à l’AFP la passagère «paraplégique depuis 14 ans» qui vit à Esbly (Seine-et-Marne).

«Une infirmière a même proposé à l’équipage de s’occuper de moi mais ils ont refusé. Je suis donc rentrée chez moi et le lendemain, j’ai pu partir à Genève avec la compagnie easyJet accompagnée de mon fils mais ils m’ont fait repayer mon billet», a déploré Maryse. Elle n’a pas souhaité communiquer son patronyme.

La personne «qui s’est chargée de réserver mes billets d’avion a bien spécifié à easyJet que j’étais paraplégique, ils l’ont bien noté, alors pourquoi me refuser au dernier moment, je ne comprends pas», a-t-elle demandé.

«J’ai donc décidé de saisir la Halde et de déposer prochainement plainte pour discrimination et préjudice moral», a ajouté Maryse.

De son côté, Jean-Claude Mouton, handicapé après un accident de moto, avait été informé par la compagnie low-cost, après avoir acheté un billet Lyon-Bastia, qu’il ne pouvait emprunter ce vol sans accompagnateur, ont indiqué le passager et la compagnie.

Il avait néanmoins décidé de se rendre à l’aéroport, où un autre passager s’est proposé de jouer ce rôle. Mais la compagnie a refusé de l’enregistrer, indiquant après une vingtaine de minutes de négociations que le délai d’enregistrement était dépassé de trois minutes.

Il a fini par se rendre au comptoir d’Air France, où il acheté un autre billet, quatre fois plus onéreux, mais qui lui a permis de voler seul sans encombre.

«La réglementation européenne nous impose d’évacuer un appareil en 90 secondes et donc nous avons l’autorisation de demander un accompagnateur afin de garantir la sécurité de la personne et celle des passagers», a expliqué Elisabeth Le Gall, directrice marketing pour la France et le Benelux à easyJet, interrogée par l’AFP.

Rappelant qu’une compagnie n’avait «pas le droit de refuser un passager en raison de son handicap, sur ce seul fondement», Mme Bougrab a annoncé que la Halde allait «faire des propositions au gouvernement fin septembre-début octobre afin de préciser le règlement européen pour éviter ce genre de situations qui sont inacceptables».

Avec «20% des réclamations, le handicap représente le deuxième motif pour lequel la Halde est saisie», a précisé la Halde selon laquelle «près de 7.000 cas lui ont ainsi été adressés depuis sa création, dont près de 1.500 depuis le début de l’année».

Pour Mme Bougrab, «les compagnies low-cost ont un temps de rotation court» et elles «privilégient la rentabilité à l’humanité»: c’est «triste» pour des personnes qui «sont souvent humiliées».

Bat Yam la discrète fait sa mue...

batyam.jpgLe programme « Neve Tower », 42 étages de luxe et de confort à 15 minutes du centre de Tel-Aviv.

Bat-Yam observe, discrète, le vacarme incessant de sa grande sœur Tel-Aviv. Nichée en bout de baie, la fille de la mer, Bat-Yam, mène sa vie paisible à contempler l’activité débordante de son illustre aînée. Bat-Yam ou l’alternative maline à l’érosion galopante des tarifs immobiliers du mastodonte voisin.

Pourtant, au cours de ces trente dernières années, la localité du sud de Tel-Aviv a souffert d’une réputation sulfureuse due en grande partie à la dégradation du tissu social des derniers faubourgs de la ville blanche. Les promoteurs et autres investisseurs ont préféré fuir celle que l’on appelait autrefois, Bayt-Vagan « la maison du jardin » pour faire bourgeonner des villes comme Herzliya, Netanya ou même Ashdod. Pour remédier à cet injuste état de fait, l’actuel Maire de la ville, Shlomo Layani, 45 ans, a décidé de redonner à sa commune ses lettres de noblesse

A l’initiative du mouvement crée en 1997 « Bat Yam, la tête haute », ce promoteur immobilier de formation a profité de ses talents de négociateurs pour attirer vers sa localité ses différentes connaissances du milieu tel que le patron de Neve, filiale du groupe IDB entreprise de propriété et de construction, dirigée par Nochi Dankner. Ce dernier a réuni tout son savoir faire pour lancer le projet « Neve Tower » situé sur la nouvelle promenade de Bat Yam, sur le bord de mer.

Le programme « Neve Tower » s’inscrit dans le grand plan national lancé par le Premier Ministre, Binyamin Netanyahou censé désengorger les grandes agglomérations du pays et attirer les jeunes couples vers les localités périphériques.

42 étages de luxe et de confort à 15 minutes du centre de Tel-Aviv ou de l’Aéroport International Ben Gourion. Le tout à des prix défiant les lois du marché immobilier. A titre de comparaison, pour acquérir un appartement dans le projet « Sea one » de la grande ville voisine, il vous faudra dépenser 70,000 shekels du m2 soit un peu plus de 14,000 euros contre 20,000 shekels et 4000 euros du m2 pour le projet « Neve Tower». De plus les charges sont moins élevées que la moyenne des tours de Tel aviv.

Pas besoin d’être un crack en mathématiques ou un as du CAC 40 pour comprendre que ce programme immobilier présente une multitude d’avantage dans un marché pris en tenaille par la flambée des prix. Le projet « Neve Tower » vous offre la possibilité d’obtenir de luxueux appartements de cinq pièces à des montants défiants la concurrence voisine. Quand un trois pièces de 75m2 situé dans les fameuses « Tours Yoo » du Nord de Tel-Aviv se négocie à plus de 2,3 millions de shekels, la Neve Tower de Bat-Yam vous offre pour le même prix une pièce de plus et un meilleur confort que son aîné.

A noter aussi que les deux projets cultivent la particularité de se situer à quelques encablures de la grande autoroute « Ayalon » reliant toutes les localités du centre d’Israël. Dans ce grand programme, personne n’est oublié. Les hommes d’affaires qui pourront travailler du centre d’affaires situé dans la tour. Petits et grands pourront se prélasser dans le parc privé situé au pied du complexe, quand les parents auront la joie de siroter un verre dans le magnifique lobby de l’immeuble.
Les heureux propriétaires pourront également faire du sport à leur guise dans la salle de musculation ultra moderne ou choisir de se détendre sur leur terrasse à contempler la vue imprenable offerte par Méditerranée.

Sources: Israël Valley

Rafle du Vel d'Hiv : trois générations plus tard, les Lillois se souviennent

Article paru dans "Nordeclair"

Le souvenir des crimes nazis est toujours insoutenable pour la communauté israélite. Il est encore difficile aujourd'hui pour eux d'expliquer l'inexplicable. Le souvenir des crimes nazis est toujours insoutenable pour la communauté israélite. Il est encore difficile aujourd'hui pour eux d'expliquer l'inexplicable.

Hier, au pied de la Noble Tour, bon nombre d'anciens combattants se sont souvenus du terrible sort réservé aux Juifs de France durant le IIIe Reich. Un acte de mémoire.

« Les années passent et les quelques survivants de cette terrible époque disparaissent jour après jour » raconte, devant un parterre d'anciens combattants français, le président de l'association des israélites de Lille, Jean-Claude Komar.
C'est précisément pour ne pas oublier les victimes de l'Allemagne nazie et les résistants français que se donnait hier, une cérémonie du souvenir.

Douloureuse, amère, apocalyptique réalité de l'histoire de France (lire ci-dessous). Dans l'assemblée, les mines sont graves, des larmes coulent sur certaines joues.

Deux tiers des Juifs de France sauvés par les Justes

Difficile pour ce pays des Droits de l'Homme d'oublier un passé si désastreux. Néanmoins, une once de fierté, et non des moindres, occulte quelque peu cette tragédie : celle des Justes de France qui ont résisté au régime collaborationniste. « Ils ont permis aux deux tiers des Juifs de France de survivre. C'est un pourcentage unique parmi les pays occupés qui ont vu partir en fumée jusqu'à 95 % de leur population juive. » Une reconnaissance éternelle lie, depuis près de soixante-dix ans, les Juifs de France et les Justes, ces « héros de l'ombre ». Preuve que le maréchal Pétain n'est pas parvenu à gangréner tout un peuple.
Les connaissances de l'Histoire ont pour vocation de ne pas reproduire les erreurs du passé. Pourtant, Jean-Claude Komar dénonce les défaillances actuelles de la politique internationale : « Il ne faut pas oublier qu'il y a un an, le jour symbolique du Yom Hashoah (jour de commémoration de l'Holocauste, ndlr), la lâcheté internationale a abouti à l'impensable. Un dirigeant iranien négationniste et antisémite a alors pris la parole devant l'assemblée des nations, dans le cadre du Conseil des Droits de l'Homme » s'indigne-t-il avant d'ajouter : « Nous avons l'impression que la même scène se joue, d'une façon différente, sans aucune réaction. »

Deux questions frappaient hier, telles des coups de poignard en plein coeur : comment expliquer aux enfants les actes de barbarie accomplis dans les camps nazis ? Pourquoi la France a-t-elle perdu de sa superbe sous le régime de Vichy ? Il est encore difficile pour certains d'évoquer leur histoire. Malgré tout, grâce à cette commémoration, l'effroyable passé n'est pas laissé en proie à l'oubli.