Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Claude Lanzmann sur le génocide arménien: le Parlement légifère "idiotement"

Le réalisateur Claude Lanzmann, saluant comme "un événement historique" la diffusion à la télévision publique en Turquie du film "Shoah" à partir de jeudi, estime que le Parlement français légifère "idiotement" à propos du génocide arménien.

QUESTION: "Comment interprétez-vous la diffusion de "Shoah" en Turquie?

REPONSE: C'est un événement proprement historique. A partir de jeudi soir, la Turquie sera le premier pays à population musulmane à diffuser "Shoah", un film d'une durée de 9H30, sur TRT, la plus grande chaîne publique de télévision. Il faut saluer la détermination et le courage des Turcs qui font là une oeuvre pionnière. Je salue également les gens qui ont initié le projet Aladin qui consiste à faire connaître les Arabes aux Juifs et les Juifs aux Arabes.

J'ai eu l'occasion de donner des Master Class sur "Shoah", diffusé en France pour la première fois en 1985, à des étudiants turcs. J'ai été ébloui par leur sérieux, leur compréhension et leur intelligence et par quelque chose qui est très profondément démocratique dans ce pays. La Turquie est un pays que les gens ne connaissent pas et comprennent très mal.

QUESTION: Cette "première" s'inscrit dans une relation tendue entre la France et la Turquie. Est-ce un problème?

REPONSE: Malgré toutes les histoires qui se passent actuellement avec la France et le Parlement français à propos du génocide arménien, les organisateurs turcs ont tenu bon et diffuseront Shoah, sous-titré en turc, comme prévu.

Le Parlement français légifère idiotement sur ce qui s'est passé en 1915, alors qu'il est tout à fait clair, au vu de la démarche que prend la Turquie aujourd'hui, que les Turcs ne sont pas des gens qui se laissent impressionner par le revolver sur la nuque.

Quand ils décideront eux-mêmes de se confronter à leur propre passé, ils le feront et ils le feront sans fioritures.

QUESTION: Serez-vous présent lors de la présentation de Shoah en Turquie?

REPONSE: Je suis cloué au lit par une bronchite, mais j'ai enregistré un texte, qui a été filmé et qui sera retransmis lors de la cérémonie d'ouverture à Istanbul.

J'y rappelle que nombreux sont ceux qui ne reconnaissaient pas la portée universelle des leçons de l'Holocauste, où six millions de Juifs ont été exterminés par les nazis.

J'y ajoute que si je peux pleurer devant un chef d'oeuvre du réalisateur turc Yilmaz Güney, je ne vois pas pourquoi les Turcs ne pourraient pas pleurer devant "Shoah" comme s'il s'agissait de leur propre histoire, car cela touche à ce qu'il y a d'humain en nous".

La TV turque diffusera le film "Shoah"

La télévision publique turque (TRT) diffusera le film "Shoah" de Claude Lanzmann, consacré à l'extermination des juifs d'Europe dans les camps nazis, a-t-on appris aujourd'hui de la direction de la TRT, qui n'a pas précisé la date de diffusion.

Deux chaînes ont été choisies pour la diffusion, a-t-on précisé de même source, ajoutant que "le fil sera diffusé lorsque l'instruction en aura été donnée".
La diffusion du documentaire doit se faire à l'initiative du Projet Aladin, une association qui oeuvre au rapprochement interculturel, en particulier entre juifs et musulmans.

Selon ses organisateurs, le documentaire, pour la première fois sous-titré en turc, en arabe et en persan, doit être diffusé jeudi sur la TRT dans sa version intégrale, d'une durée de neuf heures. Claude Lanzmann a consacré onze ans de sa vie à la réalisation de ce film.

Sa diffusion interviendra alors que la Turquie et Israël, qui entretenaient jadis d'excellentes relations, traversent une crise diplomatique. Ankara exige des excuses et compensations d'Israël pour son abordage en mai 2010 d'un ferry humanitaire turc en route pour la Bande de Gaza qui avait coûté la vie à neuf activistes turcs.

La Turquie est dirigée depuis 2002 par un parti issu de la mouvance islamiste dont le chef, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, est un ardent défenseur de la cause palestinienne et critique régulièrement les dirigeants israéliens.

69ème anniversaire de l’évacuation et de la déportation des populations des quartiers

du Vieux-Port et de l’Opéra de Marseille, le 22 janvier 2012
Pr Hagay Sobol

Il faisait doux et le soleil baignait de ses rayons les marseillais qui étaient venus assister à ce rendez-vous traditionnel place de l’Opéra. C’est la Chorale Rénanim qui a ouvert la cérémonie placée sous la Présidence de Jean-Claude Gaudin Maire de Marseille, Sénateur des Bouches du Rhône et sous les auspices des associations de déportés l’ADRIP, l’AFMD, les Amicales de Sachsenhausen, et des Déportés d’Auschwitz, l’Association Fonds Mémoire d’Auschwitz, le Comité Français pour Yad Vashem France Sud, le CIM, le FSJU et le CRIF Marseille Provence.

Puis les notes de musique ont laissé la place à un silence empreint d’émotion que seuls les mots du poème « Hantise » récité par Denise  Toros Marter, Présidente de l’Amicale des Déportés d’Auschwitz, sont venus combler.

Les prises de parole ont ensuite débuté avec Caroline Pozementier qui a lu l’allocution d’Ida Palombo, Présidente de l’Association Fonds Mémoire d’Auschwitz qui n’a pu être présente, suivi par Bruno Benjamin, Président délégué du CIM, et de Michèle Teboul, Présidente du Crif Marseille provence.

Ensuite, ce fut au tour des élus. José Allegrini, adjoint au Maire représentant Jean-Claude Gaudin a fait un discours sans aucune note plein de distinction mais dont chaque mot a touché l’assistance. Puis Eugène Caselli, Président de la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole a pris le micro avec une allocution toute en nuance et juste, suivi par Patrick Menucci, vice-Président du Conseil régional, Maire du 1er secteur de Marseille. Parlant à deux voix en son nom propre et en celui de Michel Vauzelle, Député des BDR, Président du Conseil Régional PACA, il a fait un discours vrai qui a pénétré les cœurs. Enfin, Jean-Noël Guerini, Président du Conseil Général 13, Sénateur des BDR s’est exprimé avant que le chant « Nuit et brouillard » ne soit entonné.

Les enfants des écoles et des mouvements de jeunesse accompagnés par les témoins des associations de déportés et pour la mémoire ont alors déposé des gerbes de fleurs sous la plaque de la Pharmacie de l’Opéra. Avant de clore la cérémonie, le Grand Rabbin de Marseille, le Rav Ohana, a récité les prières d’usage à l’unisson de tous les présents qui se sont ensuite recueilli durant une minute de silence.

Cette année il y avait un peu moins de monde qu’à l’accoutumée, et travaux de l’Opéra obligent, le dispositif avait été quelque peu modifié. Les officiels étaient directement en contact avec le public, ce qui a rajouté une touche d’intimité bien en phase avec la gravité et l’actualité du propos. On pouvait ainsi entendre les commentaires durant les allocutions. Si la majorité des présents s’est sentie proche de ce qu’ont exprimé les élus et étaient honorés qu’ils soient venus si nombreux, avec ou sans prise parole comme Evelyne Sitruk, Séréna Zouaghi, Solange Biaggi, Clément Yana ou Daniel Sperling, certains auraient préféré comme c’était autrefois l’usage, que pour les institutions juives il n’y ait qu’un seul discours symbolisant l’union de tous sur un sujet aussi fondamental. Une proposition à retenir pour l’année prochaine ?

Pr Hagay Sobol
Pour l’Association AVEC Hagay.sobol@gmail.com

Guéant dissout un groupuscule islamiste accusé de préparer "à la lutte armée"

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a annoncé lundi la dissolution d'un groupuscule islamiste, Forsane Alizza, jugeant "insupportable que dans notre pays un groupement forme des personnes à la lutte armée".

Claude Guéant a également annoncé une procédure pour expulser un imam tunisien, Mohammed Hammami, officiant rue Jean-Pierre Timbaud, haut lieu de la mouvance tabligh, et que le ministre a accusé d'avoir tenu "des propos violemment antisémites" ou d'avoir appelé "à fouetter, je cite, +à mort+, la femme adultère".

Contacté par l'AFP au téléphone, Mohammed Achamlane, un porte-parole de Forsane Alizza, "Les cavaliers de la fierté", a immédiatement réfuté toute dimension violente de son mouvement, jugeant que les propos du ministre relevaient de "la pure calomnie" et "de la diffamation".

Mohammed Achamlane, qui vit en Loire-Atlantique, a confirmé avoir reçu ce week-end un courrier lui annonçant la décision du ministère de l'Intérieur de dissoudre son mouvement et lui demandant une réponse sous dix jours.

"Il est insupportable que dans notre pays, un groupement forme des personnes à la lutte armée, je dis bien à la lutte armée, pour toute éventualité terroriste contestataire qui pourrait se présenter", s'est indigné Claude Guéant en marge d'un déplacement à Mantes-la-Jolie.

Si le groupuscule n'est pour l'heure pas la cible de procédure judiciaire dans le cadre de la législation antiterroriste, le ministère de l'Intérieur y voit "un sas de radicalisation", et l'accuse de "dispenser des formations au combat", selon un responsable.

Fondé en 2010, Forsane Alizza anime un site internet sur lequel il diffuse régulièrement des vidéos. Selon des sources policières, ses militants sont une poignée, "une centaine, peut-être un peu moins", selon la place Beauvau. Mohammed Achamlane en revendique "plusieurs centaines".

Ses membres ont fait parler d'eux à plusieurs reprises.

En juillet 2010, visages dissimulés, ils avaient exhorté les passants à ne plus aller au McDonald's, accusant l'enseigne de restauration rapide d'être au service d'Israël. Cette action avait valu en septembre une peine de prison avec sursis à Mohammed Achamlane, qui se fait appeler Abou Hamza, reconnu coupable d'avoir relayé la scène dans des vidéos sur le net.

Il avait également été condamné pour avoir appelé à brûler le code pénal dont "pas une ligne ne protège les musulmans". Il n'avait pas assisté à l'audience, la quittant avant le début aux cris d'"Allah Akbar".

Il y a quelques mois, ils avaient prétendu avoir brûlé un exemplaire du Code pénal à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour protester contre la loi sur le voile intégral.

Sur le site de Forsane Alizza, le dernier message est titré "Recrutement Forsane Alizza".

"Notre organisation prend de l?ampleur et nous avons besoin de main d'oeuvre fissabililah (ndlr: "sur le chemin d'Allah"). Nous recherchons toutes sortes de compétences mais surtout des soldats!", peut-on lire. "Donc si vous appréciez les sports de combat et êtes capables d?intervenir rapidement lorsque l?on vous sollicitera alors votre profil nous correspond, inchaalah (ndlr: si Dieu le veut)".

M. Achamlane a réfuté dans ses déclarations à l'AFP toute dimension militaire à l'usage du terme "soldat": "Le mot soldat est utilisé aussi chez les chanteurs. Cela ne veut pas dire forcément soldat armé en tenue militaire".

Claude Khayat demande "pardon" à la famille de Lee

LEEZ.jpgArticle paru dans "Paris Match"

Manifestation pour Lee Zeitouni à l'occasion de l'inauguration, par le maire de Paris Bertrand Delanoe de la"place de Paris" dans le grand port de Haïfa, en Israel. | Photo Olivier Fitoussi/ News Pictures

Au cours de l'entretien téléphonique que Claude Khayat a eu avec le petit ami de Lee Zeitouni, cette Israélienne de 25 mortellement percutée le 16 septembre dernier, le Français dit avoir «mal» pour ce qu'il a fait, et plaide pour être jugé en France. Mais le compagnon de la victime ne cède pas: pour faire leur deuil, les proches de Lee ont besoin que le chauffard purge sa peine sur leur terre.

Piégé par une connaissance française qui lui a donné rendez-vous équipé d’un micro et d’une caméra cachée, Claude Khayat a avoué qu’il conduisait la voiture qui a tué l’Israélienne de 25 ans Lee Zeitouni, le 16 septembre à Tel-Aviv, avant de fuir en France avec son ami Eric Robic -passager et propriétaire du 4x4 BMW. Après lui avoir raconté sa version des faits –«la vraie», a-t-il souligné-, il accepte de rencontrer Roy Peled, le compagnon de la victime. Il demande d’abord à lui parler au téléphone «pour voir comment il est». Il ignore que ce dernier est en fait garé en bas de l’immeuble où il se trouve à ce moment précis. La rencontre a été diffusée lundi dans l’émission de télé israélienne «Ouvda» (Fait), sur la chaine de télévision Aroutz 2. Si la discussion des deux Français s’est tenue dans notre langue, celle entre Claude Khayat et Roy Peled est en hébreu. Le site de la chaîne d'information israélienne francophone Guysen a traduit leurs propos en français.

«Roy, je suis sincèrement désolé, affirme celui que des témoins ont qualifié dans le reportage d’«arnaqueur», d’«escroc» lié à la pègre israélienne. «Je demande pardon à toi et à sa famille. Je n’ai pas fait exprès d’avoir un accident, plaide-t-il. Je ne suis pas sorti de chez moi pour tuer quelqu’un. Je suis juif comme toi, je n’ai pas voulu tuer quelqu’un, c’est un accident», martèle-t-il pour démentir en bloc toute hypothèse de préméditation. «On n’était pas des mauvais garçons, vous dites qu’on est des voyous, ce n’est pas vrai», poursuit l’homme de 32 ans. «J’ai mal. Ne crois pas que je vis tranquillement, j’ai mal au cœur. Je suis malade comme toi. Mais c’est pas moi, c’est Dieu, c’est moi qui a fait l’accident mais ce n’est pas juste moi. Il y a Dieu aussi dans cette histoire.»

"Si tu veux sortir comme un homme, viens en Israël"

«Qui conduisait?», lui demande Roy, qui va à l’essentiel, lui qui a créé un groupe Facebook «Justice pour Lee Zeitouni». «Moi», rétorque Claude Khayat. «Tu es sûr?», insiste le petit-ami, alors qu’une autre thèse circule. En effet, d’après les informations du journaliste qui a enquêté pour le magazine télévisé, ce serait en réalité Eric Robic qui tenait le volant au moment fatidique. «Nous avons plusieurs témoignages affirmant qu’Eric Robic était le conducteur et qu’il a demandé à son ami Claude de porter le chapeau», a-t-il rapporté mardi sur Europe 1. «En échange, il lui donnerait des centaines de milliers d’euros pour payer les criminels auxquels il devait de l’argent.» Dans ce même documentaire de 50 minutes, le trentenaire reconnaît notamment qu’il doit de l'argent à l’une des figures du «milieu» israélien, Charlie Aboutboul.

Mais Claude Khayat est formel: «Je sais que les gens disent qu’Eric boit, fume, que c’est lui qui conduisait mais c’est moi», assure-t-il. «Pourquoi tu t’es enfui?», assène alors Roy Peled. «J’ai eu peur, tu sais ce que c’est un homme qui a peur? Mais je veux que tu saches à quel point j’ai mal.» Il lui demande alors «ce qu’[il] peut faire pour [lui]. (…)Tu veux que j’aille à la police française avec toi? Je viens», propose-t-il. Mais l’Israélien rétorque: «Tu dois payer en Israël. Tu as fait ça en Israël.» «Pourquoi en Israël? J’ai une famille, 4 enfants, 4 filles», fait valoir le suspect. «Tu sais combien de filles j’aurai pu avoir?, lance le compagnon éploré. Tu sais combien de filles je voulais?» «Oui je sais, ne me dit pas ce genre de choses, ça me rend malade», regrette le Français, qui continue toutefois son plaidoyer pour être jugé dans l’Hexagone. «S’il te plaît, viens avec moi à la police, mais laisse-moi finir ça ici, j’ai une famille, la bas je suis seul.» «Moi aussi je suis seul…», répond Roy, avant de le sermonner.

«Vous parlez beaucoup d’honneur avec Eric, soyez des hommes avec un honneur et au lieu de vous balader, de manger dans des restaurants, au lieu de me dire que tu pleures, que t’as mal, que tes enfants te manquent mais t’es avec tes enfants. Tu seras en prison que ce soit ici ou là-bas. (…) Si tu veux sortir comme un homme, viens en Israël.» «Tu sais comme c’est dur ce que tu me demandes?», persiste celui qui voulait faire fortune dans l’immobilier à Tel-Aviv. «Tu sais comme c’est dur ce qu’on est en train de vivre?», réplique celui qui venait de s’installer avec la femme de sa vie, qu’il connaissait depuis onze ans. «Même si je prends 100 ans, elle ne reviendra pas», tente alors Claude Khayat. Mais chacun restera sur sa position. Roy Peled conclut: «Pour qu’elle puisse reposer en paix, pour que sa famille puisse pardonner, pour que tout le monde puisse avancer, il faut que ce soit en Israël.» Et son interlocuteur raccroche.

« Les Yeux de la Mémoire » une Exposition de l’AFMA au Centre Fleg de Marseille

Martine Yana et Hagay Sobol 

Le jeudi 5 janvier 2012 a eu lieu le vernissage de l’exposition « Les Yeux de la Mémoire » présentée par l’AFMA (Association Fonds Mémoire d’Auschwitz) en partenariat avec le Centre Fleg de Marseille.

Plus de 600 documents iconographiques et administratifs sont exposés au public. Ils retracent les évènements majeurs de la 2ème guerre mondiale et en particulier la déportation et les camps d’extermination. Cette exposition, provenant du camp de Drancy où elle y est présentée de façon permanente, est un outil pédagogique précieux pour combattre l’oubli et le négationnisme rappelant utilement ce dont sont capables des hommes envers d’autres hommes.

Les organisateurs ainsi que de nombreuses personnalités ont pris la parole avec beaucoup d’émotion tels Ida Palombo Présidente de l’AFMA Marseille, Mr Tinader Secrétaire Général de l’AFMA France, Albert Barbouth Secrétaire Général de l’AFMA Marseille, Robert Mizrahi membre de l’AFMA et Président de Yad Vashem à Marseille, Yves Rollin Proviseur du Lycée Périer, Mme Rossi professeur au Lycée Jean-Claude Izzo et partenaire du Centre Fleg sur diverses opérations, Anne Sportiello conservateur au Mémorial des Camps de la Mort, Danièle Fareau Présidente du Cercle de Généalogie, Clément Yana Conseiller Communautaire, Martine Yana Directrice et Hagay Sobol Président du Centre Fleg.
 
Après les témoignages poignants et les rappels historiques, tous les présents ont reconnus la nécessité du « travail de mémoire » où il y a appropriation active du fait historique comme un élément de sa propre identité afin que la transmission soit préservée une  fois les témoins disparus. Une collation a ensuite été offerte par le Consistoire israélite de Marseille.

Cette exposition avec l’aval du Rectorat va accueillir tout au long de ses 5 semaines de nombreuses classes d’établissements scolaires de Marseille et des Bouches du Rhône qui seront guidés  par d’anciens déportés ou des témoins de cette terrible page d’histoire.
 
Entrée libre du lundi 9h au jeudi 18h du 5 janvier au 6 février 2012, avec possibilité de visite guidée au Centre Fleg, 4 imp. Dragon - 13006 - 04 91 37 42 01 / www.centrefleg.com / sylvie@centrefleg.com
 

Martine Yana et Hagay Sobol 
Pour le Centre Fleg

Quatre meurtres toujours inexpliqués

meu.JPGArticle paru "LeParisien"

SAINT-MANDÉ (VAL-DE-MARNE), LE 30 AVRIL 2010. Les policiers ont mis en place un cordon de sécurité après le meurtre d’Amar Azzoug dans cette brasserie.NEUILLY-SUR-SEINE (HAUTS-DE-SEINE), LE 25 OCTOBRE 2011. L’homme d’affaires et collectionneur Claude Dray a été assassiné dans la chambre de sa villa. | (LP/G. VOVOS.) (LP/P. LAVIEILLE).

C’est un jeu de piste criminel. Des assassinats qui restent aujourd’hui sans coupables mais qui pourraient être liés entre eux par les millions détournés de l’arnaque à la taxe carbone où se croisent milieu traditionnel et milieu juif. Les différents services de police qui enquêtent sur ces dossiers explorent en tout cas cette voie.En janvier 2009, une figure de la banlieue sud inaugure cette série. Serge Lepage, 37 ans, est abattu devant chez lui dans l’Essonne. Sorti de prison peu avant, le fils de Michel Lepage, une des légendes du grand banditisme francilien, aurait pu être, selon des enquêteurs, un de ces piliers de la pègre utilisés comme bailleurs de fonds par les promoteurs des arnaques à la taxe carbone avant que des « différends commerciaux » ne surviennent.Un terrain minéPlutôt affilié lui aussi au milieu traditionnel, Amar Azzoug, dit les Yeux bleus, est exécuté le30avril2010alors qu’il entre avec un ami dans une brasserie de Saint-Mandé (Val-de-Marne) tout près de son domicile. Les tueurs sont sortis d’une camionnette qu’ils ont ensuite incendiée avant d’être récupérés par une voiture. Connu comme un ancien braqueur, cet homme de 35 ans s’était intéressé à la taxe carbone et à ses millions d’euros. Il savait le terrain miné puisque avant sa mort il avait déposé des mains courantes au commissariat de Vincennes se sachant menacé et citant même le nom de Samy Souied comme l’un de ses tourmenteurs.Cinq mois plus tard, le 14 septembre, Samy Souied, dit le Caïd des hippodromes, est à son tour abattu devant le palais des Congrès porte Maillot par deux hommes à scooter dont l’un est armé d’un pistolet 7,65 avec douilles éjectables. Habitué des arnaques dans le milieu des courses ou du poker, Samy Souied était, selon les policiers, lui aussi mêlé à des affaires de taxe carbone. Le jour de son assassinat, il était arrivé le matin de Tel-Aviv et devait reprendre le vol du soir depuis Paris, ne souhaitant apparemment pas s’éterniser dans la capitale où il comptait des ennemis.Juste avant d’être tué, Souied, qui avait 300 000 € en liquide dans ses bagages, avait rencontré un ami sur le trottoir de la porte Maillot, un homme connu pour ses talents de joueur de poker mais aussi pour quelques placements financiers sulfureux. Cet homme devait lui remettre une bague de valeur pour sa femme avant son retour en Israël…Le dernier homme qui a parlé à Samy Souied n’est autre qu’un ancien gendre de Claude Dray, un richissime homme d’affaires et collectionneur d’art, tué dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) dans la nuit du 24 au 25 octobre derniers. En apparence, rien ne peut relier Claude Dray avec les règlements de comptes liés à la taxe carbone. Cet homme qui avait fait fortune dans l’immobilier et l’hôtellerie de luxe était réputé pour être intraitable en affaires mais n’avait jamais attiré l’attention de la police. Son assassinat au 7,65 avec douilles éjectables dans la chambre de sa demeure de Neuilly pose néanmoins beaucoup de questions : le coffre rempli de bijoux n’a même pas été forcé et strictement rien n’a été volé. « Sa mort peut aussi être un message adressé à d’autres, explique une source judiciaire. »

Eva Joly favorable à un jour férié pour Kippour et l’Aïd-el-Kebir

Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, a proposé, mercredi 11 janvier, qu'un jour férié soit accordé aux juifs et aux musulmans pour célébrer Kippour et l'Aïd-el-Kebir afin que "chaque religion ait un égal traitement dans l'espace public".

Lors d'une "Nuit de l'égalité" dans un Bataclan bien rempli, à Paris, entre vidéos, concerts, sketchs et débats, Mme Joly, après un hommage au journaliste Gilles Jacquier, mort en Syrie, a déclaré que "le rêve français pour (elle) est celui de la passion de l'égalité". Pour l'ancienne magistrate, "cette égalité, élément clé de l'identité nationale, a été mise à mal par cinq ans de présidence sarkozyste". "Quand j'entends Claude Guéant et Marine Le Pen, j'ai mal à ma France, j'ai mal à notre France", a fait valoir la Franco-Norvégienne, parlant notamment de la circulaire sur les étudiants étrangers.

Sa "priorité du quinquennat pour l'égalité" sera "l'égalité territoriale", car "les habitants des banlieues ou des zones rurales ont le droit d'être traités dignement". Concernant l'éducation, elle a plaidé pour "une nouvelle carte scolaire" pour "combattre l'apartheid scolaire". En matière d'égalité hommes-femmes, elle a proposé que "pas un euro d'argent public" n'aille à une entreprise "qui pratiquerait une inégalité de salaires" entre les genres.

UNE CAMPAGNE PLUS LISIBLE

Côté laïcité, pour que "chaque religion ait un égal traitement dans l'espace public", Mme Joly, se référant au rapport Stasi (PDF), a souhaité que "juifs et musulmans puissent célébrer Kippour et l'Aïd-el-kebir lors d'un jour férié", car alors "l'égalité et la laïcité auront avancé dans notre pays", selon elle.

Elle s'est aussi dite favorable à des "statistiques de la discrimination", "instrument utile pour permettre demain un même accès à l'emploi, à la santé, au logement, voire aux responsabilités politiques". Celle qui entend "représenter la France qui n'est pas bien née" s'en est, une nouvelle fois, prise à Marine Le Pen (FN), dont "le projet porte en lui-même la fin de la France", selon elle.

Par ailleurs, dans la journée, un séminaire stratégique s'était réuni autour d'Eva Joly pour faire le point sur sa campagne alors que la candidate plafonne à 3 ou 4 % d'intentions de vote dans les sondages. Conclusion, il lui faut, selon plusieurs participants, mener "une campagne plus lisible", avec "plus de cohérence", en recentrant les thématiques sur les questions d'écologie, d'emploi, de réindustrialisation et d'Europe. Mme Joly doit d'ailleurs détailler vendredi ses propositions pour l'emploi.

Affaire Lee Zeitouni : ''Il est normal qu'ils soient jugés en Israël !''

leez.jpgArticle paru dans "France-Soir"

Hava Amsallem, la porte parole du comité « Justice pour Lee Zeitouni », répond aux questions de FranceSoir.fr.Lee Zeitouni est morte le 16 septembre dernier DR

Lee Zeitouni, 25 ans, est décédée le 16 septembre dernier après avoir été renversée par une voiture dans Tel Aviv. Le conducteur, Claude Khayat et son passager, Eric Robic, deux Français de 32 et 38 ans, ont immédiatement pris la fuite vers la France. Les proches et la famille de Lee se battent depuis pour qu'ils soient extradés en Israël afin d'y être jugés.

France-Soir. Comment vont le fiancé et la famille de Lee ?

Hava Amsallem. Roy ne montre pas trop ses sentiments. Il est à fond dans les actions qu'il organise. Quant aux parents et à la famille de Lee, ils sont dans leur kibboutz. On essaie de les exposer le moins possible. Ils ne pourront pas faire leur deuil tant que Claude Khayat et Eric Robic n'auront pas été arrêté et jugé.

F-S. Carla Bruni-Sarkozy a écrit récemment une lettre au parents de Lee...

H.A. Elle répondait au courrier que lui avait envoyé Kate, la mère de Lee. Cette lettre était assez inattendu car Madame Bruni-Sarkozy avait accouché de la petite Giulia peu de temps auparavant. Elle a eu des mots très réconfortants. Les parents de Lee ont été très touchés.
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''On ne va pas en rester là''

F.S. L'avocat de Claude Khayat, Me Joseph-Cohen-Sabban, nous confiait dernièrement que son client avait l'impression d'être la « victime » d'une « chasse à l'homme »...
H.A. Mais c'est lui qui a lancé le coup d'envoi de cette chasse à l'homme ! Ils se cachent en France, derrière une armée de grands avocats. Nous, nous n'avons pas autant d'argent qu'eux. Nous courons après deux hommes qui ont tué une jeune fille à Tel Aviv et nous faisons le maximum pour qu'ils reviennent en Israël, là où s'est arrêtée la vie de Lee. Cette chasse à l'homme ne risque pas de prendre fin de si tôt : ces deux hommes continueront d'avoir leurs photos placardées partout. Leur plus grosse erreur, ce n'est pas d'avoir renversé Lee mais d'avoir pris la fuite. On ne va pas en rester là.

F.S. Me Joseph-Cohen-Sabban dit aussi craindre des « coups montés ». Qu'en pensez-vous ?
H.A. Il faut lui dire d'arrêter avec ces histoires de machination ! Si c'était le cas,  ça ferait déjà longtemps que Khayat et Robic seraient sous les verrous ! Aujourd'hui, ils sont libres, travaillent tranquillement en région parisienne, vont au restaurant, partent en vacances... La thèse d'une machination n'est pas plausible ! Ce que l'on sait, en revanche, c'est qu'ils sont proches d'une grande famille de mafieux locaux...
''C'est un fait divers qui est devenu une affaire international''

F.S. Pourquoi est-il important que ces deux hommes soient jugés en Israël ?
H.A. S'ils ont pris la fuite en France, c'est qu'ils ont de bonnes raisons. Ils ont du être conseillé... Ils savent qu'ils seront moins sévèrement punis. Or, l'accident s'est produit en Israël, donc il est normal qu'ils soient jugés en Israël ! Il est impensable que deux personnes qui ont commis de telles choses puissent avoir le choix du pays dans lequel elles seront jugées.

F.S. Où en est désormais l'affaire ?

H.A. C'est un fait divers qui est devenu une affaire international. Il n'y a pas encore eu de demande officielle de la part d'Israël auprès de la France car l'enquête est toujours en cour ici. Alors, nous continuerons notre combat quotidien pour faire connaître l'affaire. D'ailleurs, le dossier est arrivé jusqu'à  la Knesset la semaine dernière. La famille de Lee, elle, s'en remet désormais au gouvernement israélien. Nous arrivons bientôt en France pour des manifestations et des actions en tous genres.

"L'affaire Zeitouni" écorne l'image de la France en Israël

leez.jpg"L'affaire Zeitouni", un accident de la route mortel à Tel-Aviv imputé à deux Français qui ont ensuite précipitamment quitté le pays, écorne l'image de la France en Israël dans un contexte de relations bilatérales sensibles.

"L'opinion publique israélienne ne s'attarde pas sur l'aspect juridique. Ce qui compte pour les Israéliens c'est cette jeune fille écrasée par un chauffard qui prend la fuite et se réfugie en France, où il est ensuite arrêté pour excès de vitesse puis relâché", a déclaré à l'AFP un responsable gouvernemental.

"C'est cette séquence d'événements qui constitue autant de mauvais points pour l'image de la France", a-t-il souligné sous couvert de l'anonymat.

Le 16 septembre à Tel-Aviv, Eric Robic et Claude Khayat ont renversé avec leur 4X4 une Israélienne de 25 ans, Lee Zeitouni, tuée dans la collision. Ils ont ensuite regagné précipitamment la France, suscitant un tollé en Israël. Une colère d'autant plus forte que le 30 décembre, Claude Khayat, contrôlé en excès de vitesse dans le sud de la France, a payé une amende avant d'être relâché.

La France n'extradant pas ses ressortissants hors de l'Union européenne, et aucune plainte n'ayant été déposée dans l'Hexagone, les deux hommes sont au centre d'un imbroglio juridico-diplomatique: ils pourraient éventuellement être jugés en France, à condition que la justice israélienne accepte de renoncer à les poursuivre.

L'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, est venu en personne expliquer la procédure légale française mardi devant la commission de l'immigration et de la diaspora du Parlement. Les débats ont été diffusés en direct à la télévision.

Le collectif "Justice pour Lee" a organisé plusieurs manifestations, notamment devant l'ambassade de France, et interpellé des personnalités françaises en visite en Israël.

Cet imbroglio vient s'inscrire de "façon assez malheureuse sur un fond de relations sensibles entre la France et Israël", souligne le responsable israélien.

Les relations se sont améliorées ces dernières années après une période de forte tension, alors que la France abrite la deuxième diaspora juive au monde, après les Etats-Unis.

Mais cette amélioration ne dissipe pas complètement "le sentiment de trahison ressenti par les Israéliens à l'égard de la France depuis 1967", ajoute le responsable, en allusion au rapprochement de la France avec les pays arabes après la guerre des Six-Jours.

Même si ses conséquences sur le plan diplomatique sont limitées, l'affaire Zeitouni pourrait renforcer les stéréotypes d'une partie de l'opinion israélienne contre certains Juifs français qui se rendent régulièrement en Israël.

"L'été prochain, des milliers de Français vont venir en Israël comme chaque année et leur image va être salie par cette affaire", a déclaré à l'AFP le fiancé de Lee Zeitouni, Roï Peled.

Une partie des Israéliens reprochent à ces Français --comme aux Juifs américains-- d'avoir fait grimper les prix de l'immobilier en achetant à prix d'or des appartements qu'ils n'occupent que quelques semaines par an, notamment à Tel-Aviv, Netanya et Jérusalem.

"Ces deux-là (MM. Robic et Khayat) c'est le stéréotype des Français tape-à-l'oeil, bruyants, qui ont un pied en Israël et un pied en France et qui étalent leur argent quand ils viennent ici", explique un Français installé à Netanya, au nord de Tel-Aviv.

Selon les médias israéliens, les deux chauffards qui menaient grand train en Israël seraient liés à la pègre locale. Ils sortaient d'une boîte de nuit de Tel-Aviv au petit matin et roulaient "certainement" trop vite, quand ils ont renversé Lee Zeitouni, selon leurs avocats.

Avirama Golan, journaliste du quotidien Haaretz, met cependant en garde contre les "amalgames": "Cette image du Juif français vulgaire et nouveau riche correspond à une certaine réalité mais cela n'a rien à voir avec des assassins qui ont tué une jeune fille en l'abandonnant sur la chaussée".