Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Attentat de la rue de Copernic : demande de remise en liberté de l'auteur présumé

Des témoins ont apporté leur soutien vendredi à Hassan Diab, au troisième jour de l'audience sur la demande de remise en liberté du professeur, soupçonné d'être l'auteur de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris, qui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés en octobre 1980.

Nour El Kadri, de la Coalition of Arab and Professionnal Community Associations qui représente environ 10.000 habitants d'Ottawa, n'a pas hésité vendredi à comparer l'histoire de M. Diab, arrêté en novembre dernier après plusieurs mois de surveillance policière, à celle de Maher Arar, un Canadien d'origine syrienne, qui a été emprisonné et torturé dans son pays natal, sur la foi de fausses informations.

M. El Kadri a admis qu'il ne connaissait Hassan Diab que depuis peu, mais il s'est néanmoins dit prêt à lui servir de caution, au cas où il serait remis en liberté en attendant que la cour décide s'il doit être extradé vers la France.

D'autres soutiens, incluant des collègues, des amis et l'épouse d'Hassan Diab devaient également témoigner vendredi.

Au cours des derniers jours, le procureur de la Couronne, Me Claude Lefrançois, a tenté de prouver que les risques que le suspect tente d'échapper aux autorités sont grands.

Jeudi, Hassan Diab s'est dit prêt à respecter des conditions très sévères, incluant le port d'un bracelet électronique. Il a aussi précisé qu'il n'avait pas de passeport valide pour le moment et s'est engagé à ne pas en demander.

Ce professeur à temps partiel de 55 ans souhaite reprendre son travail à l'université Carleton d'Ottawa dès le mois de mai, s'il obtient gain de cause.

L'audience sur sa remise en liberté, qui a commencé mercredi, ne prendra vraisemblablement pas fin avant la semaine prochaine.

Hassan Diab est soupçonné par les autorités françaises d'avoir joué un rôle de premier plan dans l'organisation de l'attaque meurtrière de la rue Copernic.

Le 3 octobre 1980 vers 18h40, une bombe à la pentrite dissimulée sur un deux-roues avait explosé à quelques mètres de la synagogue de l'Union libérale israélite, sur la rue Copernic, tuant trois Français et une jeune Israélienne. La déflagration s'était produite quelques minutes seulement avant la sortie des 320 fidèles réunis en cette veille de Shabbat.

L'avocat québecois d'Hassan Diab, René Duval, soutient qu'il s'agit d'un cas d'erreur sur la personne et que son client fréquentait l'université à Beyrouth, au Liban, au moment de l'attentat à Paris.

« Journée de la francophonie », à l’Auditorium du Beit Hatefutsoth

journeedelafrancophonie.jpgProgramme :
14h30 : accueil des participants
15h00 – 16h00 : allocutions d’ouverture • S.E. Jean-Michel Casa, Ambassadeur de France en Israël S.E. Walter Haffner, Ambassadeur de Suisse en Israël • S.E. Bénédicte Frankinet, Ambassadeur de Belgique en Israël
16h00 – 17h00 : « La population française et francophone en Israël » • Présentation de l’enquête sociologique par le Professeur Eliezer Ben Rafael • Colette Le Baron, Consule Générale de France de Tel Aviv : « la communauté française en Israël : état des lieux et perspectives. La genèse du projet. »
Débat dans la salle
17h00 – 17h30 : pause café, visite du musée et de l’exposition sur les synagogues de Turquie
17h30 – 18h30 : Table ronde animée par le Professeur Tobie Nathan, Conseiller de Coopération et d’Action culturelle près l’Ambassade de France : « le développement de la francophonie en Israël » Eli Ben Zaken, propriétaire des vins CASTEL • Eric Blum, fondateur de Business Development & Marketing Strategy • Claude Grundman-Brightman, présidente pour le développement francophone au Netanya Academic College • Odile Namia Cohen, directrice du Lycée franco-israélien • Claude Sitbon, écrivain et sociologue.

Le lundi 23 mars 2009, au Beth Hatefutsoth The Nahum Goldmann Museum of the Jewish Diaspora Campus de l’Université de Tel Aviv, porte 2 parking réservé face à la porte 2 rue Klausner Ramat Aviv, Tel-Aviv

Informations : 03-7968000

Vers toi terre promise, Comédie dramatique de Jean-Claude Grumberg

terrepromise.jpgMise en scène de Charles Tordjman, avec Philippe Fretun, Antoine Mathieu, Clotilde Mollet et Christine Murillo.

"Vers toi terre promise", actuellement à l'affiche du Théâtre du Rond Point, un des spectacles les plus enthousiasmants du moment, résulte de la conjonction idéale de trois talents touchés par la grâce.

Talent d'écriture tout d'abord, sous la plume de Jean-Claude Grumberg qui réussit, à partir d'un fait autobiographique, ses souvenirs d'après guerre d'enfant aux dents cariées que sa mère envoyait chez un dentiste juif redoutable qui avait beaucoup souffert, à embrasser les fondamentaux de la condition humaine, universelle et intemporelle, le désespoir, la foi, l'identité, après les avoir développé dans la judéité et dans le cadre de l'après Holocauste.

Talent de mise en scène ensuite avec Charles Tordjman dont l'intelligence a su mettre en musique ce texte sur le vide existentiel des gens ordinaires balayés par l'Histoire dans lequel l'humour noir désamorce toute velléité de pathétisme mélodramatique.

Talent du quatuor de comédiens enfin qui sont les remarquables instruments sensibles de cette tragédie dentaire sans roi ni reine mais avec un trône des douleurs, le fauteuil du dentiste.

Les époux Spodek, un couple à la Hanok Levin en moins caustique, sont confrontés à la perte et au traumatisme ultime : comment vivre après avoir survécu à l'épouvantable, après la Shoah, la spoliation, la perte de leurs deux filles, l'une exterminée à Auschwitz, l'autre embrigadée dans le clergé régulier.

Elle, Christine Murillo sublime, frémissante d'humanité, pleure à chaudes larmes et évacue un chagrin mortifère en rêvant de la terre promise. Lui, Philippe Fretun, magistral, a le cœur serré par une rage impuissante qui l'empêche de faire son deuil du passé et un athéisme qui lui interdit toute espérance. Cet éventuel départ de français athées d'origine juive pour le tout nouvel Etat d'Israël sera-t-il un mythique exode à rebours ou un exil inexorable ?

Il sont entourés de Clotilde Mollet et Antoine Mathieu, au jeu subtil, tout à tour coryphée désopilant, le front ceint d'une couronne de lauriers qui attrape ponctuellement des épines, et figures éphémères illustrant différents épisodes de la vie du couple, introduisent les variations qui font de cet oratorio une vraie et magnifique fable humaniste.
 

L'antisémitisme, préoccupation dominante au dîner du Crif

sarcri.jpgL'antisémitisme a été la préoccupation dominante lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), exprimée aussi bien par le président Nicolas Sarkozy, son Premier ministre François Fillon et le président du Crif Richard Prasquier.
Le chef de l'Etat est venu pendant une demi-heure en début de soirée à cette manifestation de la communauté juive organisée, à laquelle assistent généralement de nombreuses personnalités religieuse, politiques et de la société civile.

Etaient présents cette année notamment une grande partie du gouvernement. Aux côtés du Grand rabbin de France Gilles Berheim, se trouvaient notamment Dalil Boubakeur, recteur de la grande Mosquée de Paris, Claude Baty, président de la fédération protestante de France, et le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France.

"L'antisémitisme est de retour", a déclaré M. Prasquier dans son discours, soulignant la recrudescence des actes antisémites en France.

"En janvier 2009 (pendant l'offensive israélienne contre Gaza, ndlr), il y a eu trois cent cinquante-deux actes antisémites de toutes sortes, à comparer à quatre cent soixante actes environ pour les années entières de 2007 ou 2008", a-t-il rappelé.

Indépendamment des événements au Proche-Orient, la crise économique, a-t-il poursuivi, est "un prétexte fertile pour l'antisémitisme" qui s'exprime au travers de rumeurs abondamment diffusées sur internet.

Pour tenter d'endiguer l'antisémitisme sur la toile, M. Prasquier a demandé la création d'"un observatoire du racisme sur Internet, de renforcer les moyens de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de poursuivre systématiquement les hébergeurs de contenus antisémites".

Peu auparavant, le chef de l'Etat qui avait déclaré avoir tenu "absolument" à être présent pour manifester sa "solidarité" avec les Juifs, a reconnu que "malheureusement, il y a des inquiétudes" concernant l'antisémitisme en France.

"La question de la sécurité de la communauté juive (...) concerne toute la République française", a-t-il dit. "Quand on s'en prend à un juif parce qu'il est juif, c'est toute la France qui doit se sentir solidaire" de la victime, a-t-il poursuivi.

"Je dirais la même chose s'agissant de l'islamophobie. Les antisémites, les islamophobes, les racistes n'ont rien à voir, rien à faire sur le territoire de la République française", a-t-il insisté, regrettant que, parfois, "l'actualité internationale provoque des tensions. C'est bien regrettable".

Quant au Premier ministre, il a rappelé "la détermination du gouvernement à lutter contre l?antisémitisme et toutes les formes de racisme".

"Une des premières manières de mener cette lutte, c?est de durcir la répression des actes racistes et antisémites; et une fois les condamnations prononcées, d?informer largement l?opinion publique de leur sévérité", a-t-il dit, en dénonçant également les "déclarations abjectes" de l'évêque négationniste Richard Williamson.

M. Fillon a également affirmé que la France n'accepterait "pas qu'Israël soit stigmatisée, ni que la communauté juive, dans son ensemble, flétrie", lors de la conférence de l'ONU dite de "Durban II" contre le racisme, qui se tient en avril à Genève. Si c'était le cas, la France est prête "à se retirer", a assuré le Premier ministre.

La première conférence de ce type, à Durban, en Afrique du Sud, en 2001, avait donné lieu à des prises de position antisémites.

Livre deBelmondo,l'incorrigible

bebel.JPGUn très bon livre vient de paraître chez Flammarion, Belmondo l'incorrigible, de Bertrand Tessier. Il ne s'agit point du tout d'une biographie académique de l'acteur, mais plutôt un parcours, un itinéraire d'un enfant qui au fil de ses rencontres (de Jean Gabin à Sophia Loren en passant par Charles Vanel et Lino Ventura) est devenue celui que l'on connaît tous.
C'est d'abord un des symboles de la nouvelle vague avec son rôle de Michel Poicard dans A bout de souffle en 1960 et Pierrot le fou en 1965, films réalisés par Jean Luc.Godard.
Belmondo, inoubliable, avec sa gouaille, son humour et son charme brut, devient vite un habitué des polars Le doulos et L'ainé des ferchaux, tous deux de Jean Pierre Melville, et des films d'aventure Cartouche, L'homme de Rio, Les tribulations d'un chinois en Chine, réalisés par P.de Broca.
Pour l'acteur, les années 60 se termineront avec l'excellente comédie policière de Gérard Oury : Le cerveau où il partage l'affiche avec Bourvil, David Niven et Eli Wallach.
Durant toute la prochaine décennie, Jean Paul.Belmondo deviendra Bebél et ce sera l'une des deux stars du cinéma de genre français, l'autre étant évidemment Alain Delon (ils n'auront fait que deux films côte à côte).

Le grand Belmondo, sportif et athlétique, impose une manière de jouer et un physique d'un nouveau genre (l'acteur faisait lui même ses cascades).
Successivement, les films où il tiendra évidemment la tête d'affiche seront bâtis sur son nom : Le magnifique, Le guignolo, Le professionnel, L'as des as, Flic ou voyou...pour ne citer que ces titres. La filmographie de Jean Paul.Belmondo englobe tous les genres et lui confère bien des facettes. Celui qui captura le mieux l'acteur dans sa complexité et surtout sa sensibilité sera

Claude Lelouch, avec Itinéraire d'un enfant gâté, en 1988, où il remportera d'ailleurs son unique César (peut être celui de toute une carrière), qu'il n'est point venu chercher.
Début janvier 2009 marquera le retour unique de l'acteur sensible et émouvant dans Un homme et son chien de Francis Huster, qui ira jusqu'à dire que l'acteur détiendrait " une puissance d'émotion dans le visage qu'on retrouvait chez Raimu ou chez Gabin ".
Amateur du grand Bebél, Belmondo l'incorrigible, aux éditions Flammarion, vous séduira par l'itinéraire de cet enfant finalement très gâté.

Laurent Bartoleschi

Chana Tova Barbara, livre deKarine Naccache

chanatova.jpgKarine Naccache
Roman
Editeur : Jean Claude Lattès
220 pages
Prix : 18 Euros

Quelle place le temps religieux occupe-t-il dans notre réalité quotidienne ? Et dans quels temps vivons-nous au juste ? Celui d'un calendrier juif immuable, celui de nos existences mouvantes, ou plutôt la conjugaison de ces deux temporalités ? Comment circulons-nous de l'une à l'autre ? Source d'équilibre, de fragilité, d'aliénation ou … de liberté ?Roman original et inspiré dans lequel une année de la vie d'une famille est racontée au rythme des fêtes juives, Chana Tova Barbara explore ces questions et d'autres thèmes si chers au judaïsme : identité, filiation, transmission.Au fil d'un récit où l'humour n'est jamais exclu, un éclairage passionnant sur un certain judaïsme contemporain. Chana tova : bonne année, en hébreu. C'est le vœu qu'il est d'usage de se souhaiter à l'occasion de Roch Hachana, le nouvel an juif, point de départ de cette histoire. D'un Roch Hachana au suivant, une année s'écoule.

Pareille à toutes les autres dans le cycle immuable du calendrier des fêtes juives. Mais semblable à aucune autre dans la vie des Mandel, la famille de Barbara, quand celle-ci s'éloigne des siens et n'assiste plus aux fêtes rituelles du clan pour des raisons mystérieuses. Les temps se télescopent en chacun des personnages de cette histoire, pour le meilleur et parfois pour le pire, tandis que les textes sacrés qui s'invitent dans la structure même du roman nous accompagnent au rythme des fêtes juives et de leur rituel.Comme dans la tragédie grecque, la voix des dieux s'impose. Mais là où la tragédie condamne les êtres à une destinée déjà écrite, cette anti-tragédie drôle et émouvante révèle la part de liberté, infime mais précieuse, qui est à notre portée. Chana tova, Barbara!

Interview exclusive Arié Elmaleh et Joséphine de Meaux pour le Bug

ariejose22.jpgJoséphine de Meaux et Arié Elmaleh nous ont reçu au théâtre La Bruyere, où ils jouent actuellement dans une pièce  intitulée Le bug d'après Richard Strand, adapté et mis en scène par Beata Nilska; ils partagent l'affiche avec Eric Savin,  Edith Vernes et la participation de Delphine Depardieu et de Claude Brasseur .

Voir Article sur la pièce

Laurent Bartoleschi: Alors qui est- ce qui veut se lancer dans le pitch, comme on dit?
Joséphine de Meaux: Cela se déroule dans une grande entreprise à plusieurs étages. Nous sommes au niveau de l'administration, où un petit employé  qui vient des ateliers du bas, qui monte dans ces bureaux, car il a peur de se faire muter voire virer: il a comme un soupçon. Et petit à petit, un engrenage, une espèce de paranoïa va s'installer; il veut s adresser au P.D.G.

Arié Elmaleh: Il sera  confronté à la hiérarchie de cette entreprise, ultra rigide, qui empêche toute communication.

LB: C'est un univers très kafkaïen, avec toute cette paranoïa, et également orwellien, avec des détails provenant de son roman 1984 comme les télécrans qui diffusent en  permanence ce que les employés doivent faire et dont ils s'exécutent au doigt et à l œil.   

AE: Je n'ai pas lu Orwell, cependant la pièce donne un ton plus burlesque et farcesque  que Kafka;bug.jpg il ne s'agit pas d'enfermement, le propos est de savoir qui détient le pouvoir dans cette entreprise et sans dévoiler quoi que ce soit ça n'avancera pas beaucoup. Il y a quand même, effectivement, une absence de communication entre les employés de bas étage et ceux de l administration. Exprimer ses peurs, son désir, ses idées, exprimer son sentiment par rapport au travail que l'on fait c'est quasi impossible.

LB: Vous avez des rôles tres physiques: vous allez un peu à droite, un peu à gauche, vos personnages sont tres indécis, un peu à la manière de pierre richard dans les années 70, en êtes vous  inspirés ?

JdM: C'est vrai qu'il y a une part tres clownesque dans mon rôle.
AE: Je n'ai pas été cherché quelconque inspiration. J'ai lu la pièce et le personnage m'a parlé tres rapidement, la fragilité de ce gars qui ne sait pas comment s'y prendre, qui ne contrôle rien, qui ne sait pas exprimer son souhait. C'est cela  même  qui m'a plu. Dès qu'il franchit ce bureau où se trouve ces employés dominants, il ne contrôle plus rien, mais il est malin et il sait où il veut en venir. Son problème réside dans sa  non confiance en lui. En somme, il est complètement terrassé.
JdM: Les  employés ne sont même pas capables de l'aider. Ils n'arrivent pas à gérer son problème.  Et surtout ce ne sont pas des robots: ils sont humains après tout, ils se donnent une image robotique certes, par leur job, ils essaient d'être robotiser pour être le plus performant possible.
AE: La robotisation ça n'existe pas, c'est une image c'est une vue de l'esprit, les employés on ne peut pas les robotiser. Ils sont formatés, c'est leur environnement qui est carré, ils ont plein d'émotions.

LB: Josephine, vous n'avez pas peur de rester "coincer" dans ce genre de rôle (qui vous va à merveille), de soumise, qui peut sortir soudain de sa réserve; on se souvient évidemment de nos jours heureux.

AE: Elle est déjà coincée, elle ne s'en sortira indemne dans la pièce (rires).
JdM: Déjà, je serai toujours moi-même. Ensuite, il y a une tendance en France, de manquer d'imagination et de donner des rôles aux gens qui ont l'habitude de leur rôle. Pour l'instant, je suis dans ce genre de situation et cela ne me déplait pas.
AE(à JdM): Pour rebondir sur ça, il faut dire que tu as de très bons rôles, que tu joues très naturellement avec ton tempérament, ton caractère et ton charisme.
JdM: Je suis une actrice très physique et oui j'aime bien ça.

LB: Vous avez tout de suite accepté un rôle tel que celui là ?

AE: J'ai rencontré Beata Nilska dans un café parisien et l'histoire m'a bien plus et j'ai tout de suite dit oui en lisant la pièce. L'écriture était assez particulière et ça promettait quelque chose. Il y a comme un exercice de style, c'est pas du tout une pièce réaliste, enfin,  c'est assez outrée, assez burlesque, on la joue pas le plus naturellement possible : c'est une farce sur le monde de l entreprise; dans la vie d'ailleurs, heureusement qu'il ne soit pas comme ça .C'est cette gageure là qui est intéressante, de donner corps à cette pièce, avec sincérité, donner vie à cet univers et c'est ce qui me plaisait. Ce type de jeu de montrer qu'on ait peur, il y a comme une obsession qui plane dans la pièce et pour revenir à ce que vous disiez plus haut physiquement c'était tres  intéressant.

LB: Vous sentez vous plus à l'aise au théâtre qu'au cinéma?

AE: Ce n'est pas pareil, c'est plus stimulant il y a un public face à nous donc il faut y aller. C'est plus excitant on va dire. Quant n'est il de toi ma chère Joséphine? (demande Arié)
JdM: Pour moi il n y a pas beaucoup de différence: le cinéma, c'est plus de la performance sur un temps extrêmement court et il faut être extrêmement  concentré, alors qu'au théatre c est plus étendu. Je ne vois pas l un sans l autre: faire que du cinéma, c'est "dangereux" en tant que comédien,  on se donne beaucoup et on reçoit peu, alors qu'au théâtre on travaille sur soi, on avance, on a le temps de répéter, au cinéma, tout va tres vite, il faut rapidement enchainer .En tout cas, moi j'aime  les deux.

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi

Israël, mon amour

israelmonamour.jpgCharles et Clara Spodek soignent les maux de dents. Ils sont juifs. Une de leurs filles a disparu en déportation. L’autre, recluse dans un couvent, ne donne plus signe de vie. Ce n’est pas dans la religion qu’ils trouvent la consolation : « Je crois que je ne crois pas », dit le dentiste. Plus rien ne les retient, alors ils partent en Israël. Vers quel espoir ? Tel est le cadre de cette « tragédie dentaire » où Jean-Claude Grumberg nous embarque dans une « vraie histoire » avec émotion, humour et tendresse.
Jean-Claude Grumberg est né en 1939. Il est l’auteur d’une trentaine de pièces, dont l’Atelier. Scénariste, il collabore entre autres avec François Truffaut et Costa Gavras.
En français avec sous-titres en hébreu du 1er au 4 avril (troupe du théâtre de la Manufacture, Nancy)
«  Vers toi, terre promise », pièce écrite par Jean-Claude Grumberg et mise en scène : Charles Tordjman .
au Théatre Caméri, 19 bd Shaul Hamelech, Tel Aviv
Réservations : 03-6060900/960 code réduction 2047

DVD : Police squad

policesquadhaut.jpgCa y est enfin, elle sort en DVD, la série invisible (sauf pour les plus chanceux qui l'aurait vu lors de la soirée la plus nulle sur Canal plus en 1989) des ZAZ (Zucker-Abrahams Zucker), Police squad !

Soit, 6 épisodes de 40/50 minutes de pur burlesque, de gags visuels brefs d'humour à la "y a-t-il…" où l'on découvre les premiers pas de Franck Drebin, interprété par le légendaire Leslie Nielsen sur un écran. En effet cette série était, les  prémices de " y a-t-il un flic pour sauver la reine et le président ? ". Ils sont désormais  disponibles en France grâce à Universal vidéo avec à la clé des bonus ultra inédits (de toute façon la série elle-même était un élément inédit) .

La reconnaissance viendra au fil des années grâce à la télévision mais surtout à l'immense succès des "naked gun". C'est une série qui regorge de gags plus succulents les uns que les autres mêlant absurde et parodie de films de genre style années 50. Elle est constituée de seulement une saison avec 6 épisodes.
Juste pour donner une info complète, l'excellent doubleur Jean-Claude Michel qui faisait la voix de Leslie Nielsen (aussi Sean Connery et Clint Eastwood) est décédé ce qui explique le changement de voix sur le doublage; un peu dommage, en effet.
Donc, courrez vite vous procurer police squad, in color, chez universal vidéo !!!

 

Exposition Maureen Rosilio

Cinquante toiles sur Les stars Américaines
au cercle Bernard Lazare 10 rue Saint claude 75003 Paris
tous renseignements : maureen 0663606338

Exposition pour le mois de fevrier et mi-Mars 2009 de Maureen Rosilio au cercle Bernard Lazare
au 10 rue Saint claude 75003 Paris
Une cinquantaine de toiles sur Les stars Américaines
paris et paris la belle époque ; Surtout exosition rare à ne pas râter!!
pour tout renseignements : maureen 0663606338