Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

PSG: des insultes racistes et antisémites à l'origine du drame

PARIS - La question de la légitime défense se pose pour les enquêteurs vendredi après le décès jeudi soir à l'issue du match PSG-Hapoël Tel Aviv d'un supporter du club parisien tué par un policier qui tentait de protéger un supporter français du club israélien, a indiqué le procureur de la République de Paris.

En effet, l'article 112-5 du Code pénal prévoit que "n'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense".

L'Inspection générale des services (IGS), la police des polices parisienne, a été saisie de l'enquête de flagrance pour éclaircir les circonstances de ce drame survenu vers 23 heures à l'issue d'une rencontre humiliante pour le club. Le policier, Antoine Granomort, est en garde à vue.

Après le match, un groupe d'ultras du PSG s'en prennent à quatre jeunes gens qu'ils pensent être des supporters du club israélien avant d'en poursuivre un. Celui-ci se réfugie auprès d'un policier en civil du Service régional de la police des transports (SRPT) qui surveillait les véhicules de police à proximité d'un fast-food, Porte de Saint-Cloud dans le XVIe arrondissement.

Des insultes racistes et antisémites comme "sale nègre" et "sale juif" sont alors proférées à l'encontre des deux hommes, selon le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, qui précise que les agresseurs auraient effectué des saluts nazis et également crié "Le Pen président".

Le policier, qui a priori ne portait pas de brassard, annonce appartenir aux forces de l'ordre, et sort sa bombe lacrymogène pour écarter les agresseurs, au nombre d'une centaine, selon M. Marin, le jeune homme pourchassé se trouvant derrière lui.

Les agresseurs tentent de les frapper avec leur ceinture, les deux hommes reculant vers un fast-food situé à quelques mètres. Le policier tombe, il est frappé au visage et au ventre, selon les premiers éléments de l'enquête donnés par le procureur.

Les investigations devront déterminer si le policier a sorti son arme de service, un Sig Sauer, avant ou après sa chute. Celui-ci a indiqué aux enquêteurs de l'IGS avoir tiré un seul coup de feu, alors qu'il était assis, en direction d'un homme chevelu. Des témoins disent avoir entendu de deux à quatre coups de feu.

Une personne chevelue a été blessé au poumon tandis qu'une autre est morte d'une balle dans le coeur. L'expertise médico-légale devra déterminer l'angle de tir et préciser si la balle qui a touché les deux hommes est la même, a expliqué le procureur de la République.

L'homme décédé, Julien Quemener, 25 ans, au crâne rasé, était membre des "Boulogne boys", selon le parquet, un groupe d'ultras proche des milieux d'extrême-droite.

"Il faut éradiquer ces gens-là. On n'a pas le droit de tenir de tels propos xénophobes", a réagi Joaquin Massanet, secrétaire général de l'UNSA-Police. "Il était en état de légitime défense, il n'avait pas à faire de tir de sommation", a renchéri Luc Poignant, délégué parisien du Syndicat général de la police-Force Ouvrière (SGP-FO).

Le policier et son protégé ont ensuite réussi à pénétrer dans le fast-food, d'en fermer les portes avant qu'il se soit attaqué par une centaine de personnes. Les CRS sont intervenus peu après avoir été prévenus par M. Granomort.

Le policier qui a protégé un supporter Israëlienprésenté à un juge

PARIS  - Le policier qui a tué par balle un supporter du Paris Saint-Germain jeudi devait être présenté dans la journée à un juge d'instruction en vue de sa probable mise en examen, apprend-on de source judiciaire.

La même mesure devait être prise à l'encontre de plusieurs supporters du PSG impliqués dans les violences survenues en marge de ce drame, qui s'est déroulé près du Parc des Princes après un match de Coupe de l'UEFA perdu 4-2 par l'équipe parisienne face à l'Hapoel Tel Aviv.

Antoine Granomort, un agent en civil de la police régionale des transports, d'origine antillaise, est en garde à vue à l'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices").

Il a dit avoir ouvert le feu une seule fois pour protéger un supporter français du club israélien, Yanniv Hazout, poursuivi par une centaine de fans du club parisien hurlant des injures racistes et antisémites.

Selon les premières constatations, la balle a tué Julien Quemener, 25 ans, atteint au coeur, après avoir blessé Mounir Bouchaer, 26 ans, dont le poumon a été transpercé. Ce dernier a été hospitalisé et sa vie n'est pas en danger.

Le monde politique, le président Jacques Chirac, en tête, a été unanime à dénoncer les violences commises par des supporters du PSG, phénomène qui existe depuis des années.

Pour le quotidien sportif L'Equipe, la mort de ce supporter "rappelle tragiquement que le football français n'a pas su éradiquer la violence et le racisme présents dans les tribunes de quelques clubs".

"Impardonnable", ajoute le journal sous un gros titre à la "une" sur fond noir : "Quand le football tue".

"Footeurs de haine", titre pour sa part Libération alors que Le Figaro, qui note que "depuis des décennies, le club parisien vit au rythme des violences", écrit "Hooligans : le scandale".

SARKOZY RECOIT LE PSG

Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui avait affirmé en janvier dernier sa volonté d'attaquer de fond le problème de la violence dans les stades de football, devait recevoir à la mi-journée le président du PSG, Alain Cayzac, les associations de supporters du club et le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez.

S'agissant du policier, l'ouverture d'une information judiciaire pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" est prévue, a déclaré le procureur de Paris, Jean-Claude Marin.

La mise en examen du policier est une mesure technique nécessaire pour que la procédure visant à vérifier qu'il était bien en état de légitime défense soit menée à bien, a précisé le magistrat lors d'une conférence de presse vendredi soir.

Cet état de légitime défense, qualifié de "très vraisemblable" par le procureur, exonère le policier de toute responsabilité pénale. Si l'hypothèse est confirmée par l'instruction, il ne sera donc pas jugé.

Le parquet a aussi prévu l'ouverture d'une autre information judiciaire sur les violences qui ont entouré l'épisode autour du Parc des Princes.

"Moins d'une dizaine" de supporters du PSG étaient toujours en garde à vue dans ce cadre vendredi soir, selon le parquet.

La procédure visera notamment l'attaque du restaurant McDonald's de la porte de Saint-Cloud, où le policier et le jeune supporter de Tel Aviv s'étaient retranchés après le coup de feu. L'endroit a été mis à sac avant l'intervention des CRS.

Le procureur a précisé que l'enquête pourrait aussi viser l'agression et les injures racistes qui ont été proférées. Il est fait état par des témoins de cris de singes, de saluts nazis des mots "sale nègre", "sale juif" et de menaces de mort.

Jean-Claude Marin a aussi dit avoir "la preuve" par des témoignages que le slogan "Le Pen président" avait été scandé par les assaillants du restaurant McDonald's, allusion au président du Front national, Jean-Marie Le Pen.

Affaire PSG: Le Pen va porter plainte contre le procureur

PARIS- Jean-Marie Le Pen a annoncé qu'il allait porter plainte pour diffamation contre le procureur de la République de Paris pour avoir déclaré que certains supporters du PSG impliqués dans les incidents mortels de jeudi avaient crié des slogans favorables au président du Front national.

"Je porterai plainte contre le procureur", a-t-il dit lors de l'émission "Ripostes" sur France 5, en soulignant que le magistrat n'avait pas été lui-même témoin des faits.

Le Front national a nié vendredi toute implication dans les échauffourées qui se sont soldées par la mort d'un supporter du PSG jeudi soir et critiqué le procureur Jean-Claude Marin, qui a fait état de slogans pro-Le Pen scandés par les supporters extrémistes du PSG.

"Le Front National n'est impliqué en aucune manière, ni dans ces incidents, ni d'ailleurs dans ce que l'on appelle le 'Kop de Boulogne' (les supporters extrémistes du PSG-NDLR). Il poursuivra en justice toute tentative d'amalgame", a dit le parti de Jean-Marie le Pen dans un communiqué.

Sur la base des dépositions recueillies par la police, le procureur de Paris a relaté que la foule, qui a agressé un jeune supporter français de Tel Aviv protégé par un policier noir, scandait "Le Pen président", "sale nègre", "sale juif", faisait des saluts nazis et poussait des cris de singe.

Malgré les protestations du FN, le procureur a réitéré son récit. "Nous en avons la preuve par des témoignages", a-t-il dit.

Le 23/01/07, Heidegger: des universitaires démontent les accusations de nazisme

hm.jpgPARIS, le 23/01/07 - Un groupe d'experts publie, sous le titre "Heidegger à plus forte raison" (Fayard), une vive réplique à un ouvrage d'Emmanuel Faye qui avait dénoncé en 2005 les liens de Martin Heidegger avec le nazisme, et relance le débat sur l'attitude du philosophe allemand.

Dans "Heidegger, l'introduction du nazisme dans la philosophie" (Albin Michel), publié en mars 2005, Emmanuel Faye, professeur de philosophie à Paris X-Nanterre, expliquait comment l'intellectuel allemand (1889-1976) avait mis sa pensée au service de la diffusion des fondements du nazisme, à travers notamment des séminaires professés entre 1933 et 1935. La thèse avait provoqué une violente querelle d'intellectuels, entre accusateurs et défenseurs d'Heidegger. Les partisans du philosophe allemand avaient notamment adressé un mail en 13 langues à plus de 3.000 universités dans le monde, sur des sites culturels et à des médias internationaux, pour dénoncer "l'essai délirant" d'Emmanuel Faye.

 

D'autres, parmi lesquels les historiens Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet ou l'avocat Serge Klarsfeld, avaient défendu le livre. La polémique avait également eu un impact en Allemagne et en Italie. "Heidegger à plus forte raison", qui sort cette semaine, rassemble les contributions de onze universitaires français, suisse et italien, sous la direction de François Fédier, professeur de philosophie et traducteur d'Heidegger. L'ouvrage avait d'abord été annoncé au printemps 2006 chez Gallimard. Mais l'éditeur avait renoncé à le publier, après notamment la publication dans la presse d'un texte d'Emmannuel Faye accusant l'ouvrage de "négationnisme". Claude Durand, PDG de Fayard, avait aussitôt repris le projet.

 

Le livre qui paraît aujourd'hui "se comprend donc d'abord comme une réplique", écrivent ses auteurs, qui entendent montrer "que la thèse scandaleuse" se réduit "à un tissu d'approximations, d'erreurs, de contresens". Une position contraire de celle d'Emmanuel Faye, que François Fédier formule ainsi: "malgré un engagement résolu en faveur d'un régime dont il n'a malheureusement pas su pressentir le potentiel de nocivité, Heidegger s'en est désengagé, et il a entrepris une critique fondamentale de ce qui en fait un régime suprêmement dangereux". Disciple d'Edmund Husserl, auquel il succéda en 1928 à l'université de Fribourg-en-Brisgau, Heidegger fut vivement critiqué après la chute du nazisme pour son attitude envers le régime hitlérien auquel il apporta d'abord son soutien avant d'adopter une attitude critique.

 

Il ne reprit son enseignement à Fribourg qu'en 1956. ("Heidegger à plus forte raison", sous la direction de François Fédier - Fayard - 536 p. - 28 euros

Raymond Barre scandalise la communauté juive

PARIS, le 07/03/07 - Raymond Barre scandalise la communauté juive et les associations de défense des droits de l'homme pour avoir récemment défendu dans une interview Maurice Papon et Bruno Gollnisch, et de s'en être pris à un "lobby juif capable de monter des opérations indignes".

En 1980, le "meilleur économiste de France", alors Premier ministre, avait fait un faux pas lors de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic, en déclarant qu'il avait tué "trois Français innocents". Un quart de siècle plus tard, il a jugé dans une interview à France Culture, le 1er mars, qu'on lui avait fait un mauvais procès dans cette affaire, se présentant en victime d'un "lobby juif" qui est "capable de monter des opérations indignes".

Dans cet entretien, M. Barre dédouane par ailleurs Maurice Papon pour son rôle sous l'Occupation: Papon a eu raison, dit-il, de rester à son poste à la préfecture de Gironde parce qu'il fallait "faire fonctionner la France", affirmant que seul un sujet d'"un intérêt national majeur" eût justifié une démission, semblant ainsi considérer que le sort des Juifs ne relevait pas de cette catégorie. Même tolérance pour Bruno Gollnisch, élu FN condamné pour des propos négationnistes: il "a ses opinions", fait valoir Raymond Barre, qui le voit comme "quelqu'un de bien". Mardi sur RTL, il s'est dit victime d'une "clique qui, depuis 1979, (le) poursuit pour le faire apparaître antisémite" Mardi également, dans une tribune publiée par Libération, Claude Lanzmann, réalisateur de "Shoah" s'est insurgé: "J'accuse M. Raymond Barre d'être un antisémite. Plus encore: je l'accuse de se faire le héraut de cette passion immonde, de la propager, de s'en glorifier, délit qui tombe sous le coup de la loi".

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait été le premier vendredi à se dire "scandalisé" par de tels propos, estimant que Raymond Barre avait "rejoint l'extrême droite". La Ligue des Droits de l'Homme (LDH), Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) et La Ligue internationale contre la racisme et l'antisémitisme (Licra) ont dénoncé des "propos déshonorants". Le Parti socialiste a jugé ses "propos indignes d'un ancien Premier ministre de la République, (...) censé rester une référence" et François Bayrou les a qualifiés de "purement et simplement inacceptables".

Enfin, SOS Racisme a demandé au ministre de la Justice que des poursuites judiciaires soient engagées contre Raymond Barre. Pour Joël Mergui, président du Consistoire de Paris, de telles déclarations, "venant d'un personnage qui a été Premier ministre, font partie des choses qui peuvent angoisser la communauté juive". "Ses propos sont d'autant plus angoissants que Raymond Barre récidive dans une période d'antisémitisme", a-t-il souligné. En 2006, le nombre d'actions et menaces antisémites a augmenté globalement de 24%, mais les agressions physiques ont augmenté de 45%, selon le Crif (Conseil représentatif des institutions juives).

Cette polémique intervient à quelques jours de la célébration du bicentenaire du Consistoire, l'organisme cultuel représentatif des Juifs de France, que Napoléon avait mis en place en 1807 pour qu'ils aient les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres citoyens.

Réflexion sur la barbarie

littel.jpgL’Université hébraïque de Jérusalem accueille un colloque international, le premier, consacré au prix Goncourt et au Prix de l’Académie française 2006 : « Les Bienveillantes » de l’écrivain américain d’expression française Jonathan Littell. Ce roman est l’autobiographie fictive d’un bourreau nazi. Interrogé sur ce qui l’a incité à écrire un roman sur le massacre des Juifs, Littell évoque la photographie saisissante, découverte en 1989, d’une partisane russe, Zoïa Kosmodemianskaïa, pendue par les nazis. Plus tard, la découverte du film Shoah de Claude Lanzmann et la lecture de plusieurs ouvrages, dont La Destruction des Juifs d’Europe de Raul Hilberg et Les Jours de notre mort de David Rousset, l’ont influencé et ont donné une orientation plus précise à son projet. L’auteur reconnaît que la portée de l’œuvre dépasse le seul génocide des Juifs pour revêtir une dimension plus universelle.

Il révèle que « ce qui [l]’intéressait, c’était la question des bourreaux, du meurtre d’État. » Il précise : « ..., j'aurais pu prendre des exemples plus récents que j'ai vécus de près, au Congo, au Rwanda, en Tchétchénie. Mais j'ai pris les nazis pour prendre un cas de figure où le lecteur ne pourra pas se défausser en prétextant que “Ah ! ce sont des Noirs ou des Chinois”. Il fallait ancrer ce récit chez des gens comme nous pour empêcher le lecteur de prendre de la distance. »Le livre est paru en 2008 en hébreu (édition Kineret Zmora BItan). Le colloque réunira des chercheurs israéliens, français, allemands et américains.
Jusqu’au mardi 23 juin En français et en anglais Université hébraïque de Jérusalem – Mont Scopus Rabin Building Informations : 03-7968000

DVD : Sueurs froides

dvdsueurs.jpgC'était à la fin des années 80 que la chaine Canal plus diffusait pour la première fois, Sueurs Froides (chez One Plus One vidéo). Vous l'aurez compris, il ne s'agit absolument pas du film de 1958, quoique l'utilisation du titre n'est pas un hasard, n'est ce pas Monsieur Chabrol?
Au programme, 18 films de 22minutes chacun, signés par des réalisateurs très tendance durant cette fin de décennie (Patrice Leconte, Hervé Palud, Josée Dayan, Pierre Jolivet, Romain Goupil…). Claude Chabrol quant à lui s'inspire évidemment de la collection culte Alfred Hitchcock présente… A l'instar du maitre de suspense, le réalisateur de La Femme Infidèle apparait en préambule de chaque épisode pour planter le décor avec humour, noir de préférence.

Autour de cette mini série dira t on, s'est donné rendez vous une très grande partie du gratin artistique de l'époque, de Clémentine Célarié, François Cluzet, Zabou en passant part Jean Rochefort ou encore Veronique Genest, pour ne citer qu'eux.

Tous se retrouvant à contre emploi de leurs rôles habituels: aussi, ne trouvons nous pas un Guy Marchand dans la peau d'un boucher amateur de la chaire de sa chère et tendre épouse, Thierry Lhermitte dans celui d'un mari trompé prêt à tout pour faire parler sa femme, ou encore un Jean Carmet en journaliste(!) détenant une effroyable vérité. Bref tout ce joli monde dans une atmosphère typiquement Hitchcockienne, où tous les thèmes du maitre y sont présentés, comme le crime (im)parfait, le voyeurisme, la femme fatale, angoisse, etc. Si vous désirez (re)trouver ce feuilleton(disponible chez One Plus One Vidéo en coffret 3 dvd), rarement diffusé à la télévision, procurez le vous et comme dirait le Maitre de cérémonie Claude Chabrol: Bonjour chez vous!

Chantons sous l'occupation....

FILM D'ANDRÉ HALIMI présenté sur internet par Claudine Douillet

 

Une interview filmée du réalisateur de ce film André Halimi avec David Douvette, historien, aura lieu à Judaiquesfm 94.8, le 2 février à 9h30 présentée par Yoram et Claudine Douillet

Extraits du film (vidéo) pour visionner ces séquences veuilleztélécharger Quick time

 

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AU TEMPS DE LILY MARLENE.-.. par L UCIEN BODARD

 

 

Une pléiade de talents, des vedettes en tout genre des célébrités parisiennes - pourtant voilà un film terrible - ce film, "Chantons sous l'occupation", qui montre avant tout une fête.
Une fête assez étrange, à la vérité, car elle se célèbre sur les malheurs du temps : l'humiliation de la France, Hitler dans la réédition du wagon de Rethondes, les bottes des soldats allemands frappant le bronze sous l'Arc de Triomphe, les files interminables devant les boutiques vides que ne remplissaient pas les tickets de rationnement, les affiches tragiques qui annonçaient les exécufions de partisans ou d'otages, et cet alibi déguisé en suprême justification, le vieux et dérisoirement digne visage du Maréchal.

"Maréchal, nous voilà", aujourd'hui, c'est presque le leitmotiv d'une opérette, et pourtant, des images fugitives viennent ici sonner le rappel d'une dimension tragique, celle de l'histoire, la Milice les Waffen SS, la fièvre nazie qui gagnait l'esprit d'une minorité de Français, la Gestapo, et l'ombre portée des camps de la mort.
Images fugitives, rapides, comme si elles n'étaient que le fond du décor. Dans ce pays assommé, traumatisé, la Résistance est encore comme un rêve, la Libération, une chimère.
Et là dessus, le film raconte une fabuleuse Nouba. Deux accusateurs, deux avocats éminents viennent nous parler de cette fête, Me Naud, membre du réseau de résistance "Musée de l'Homme", etMe Weil-Curiel, premier français à s'être rallié au général de Gaulle. Ils ne lui trouvent aucune excuse, et certes pas celles qu'on met en avant, "la force des choses", "l'obligation de vivre"... Je crois qu'ils ont raison.

Voici le Tout Pariss, celui du spectacle, des lettres, du cinéma...

Sa gaieté éclate... Mais ce n'est pas la gaieté romantique du désespoir, c'est celle du laisser aller, de la course. à la meilleure adaptation possible aux pires circonstances, ctest la complaisance enthousiaste pour les pires turpitudes.

Ces joyeux fêtards coudoient les maîtres du marché noir, les dénonciateurs qui travaillent pour les allemands, une faune riche et prospère vivant de la défaite, tous ceux qui ne savaient pas... ou ne voulaient pas savoir.

Les yeux fermés sur la tragédie, ces artistes n'ont éprouvé aucune gêne à déguster les petits fours du souriant M. Abetz. Ils ont su goûter les compliments de M. de Brinon. Ils ont accepté de se rendre et de se produire en Allemagne; ils se sont rués sur les marchés des wagons-lits conduisant à Berlin. Echange de bons procédés, des artistes allemands se rendirent à Paris avec le même empressement.

Les rues sont obscurcies, mais, bien à l'abri, des lumières brillent de tous leurs feux, et ces lumières qui scintillent ce ne sont pas celles des étoiles, mais celles de nos stars.

Inutile de citer leur nom, vous, les verrez dans le film. Ce n'est même pas un réquisitoire, c'est un simple constat.

Le générique de la fin évoque une autre France. Pour moi, le "Chant des partisans" qu'on y entend lui restitue heureusement sa place dans ce film aussi affûté qu'un couperet.....

Extraits du film d'André Halimi "Chantons sous l'ocuppation" film réalisé pour internet par Claudine Douillet

 

"OCCUPATION ET SES DIVERTISSEMENTS VUS PAR...

André Gide, le 6 février 19 42:
'~Hier soir au cinéma. Les "actualités" françaises emplissent le cur de larmes et font monter la rougeur au front. Il semble que le vin de la défaite
nous ait grisé: jamais nous ne nous sommes montrés plus fiers que depuis qu'il y a si peu de raison de l'être. On étale sur l'écran tous les titresd'une gloire passée, tâchant d'en faire déborder l'éclat jusque sur l'époque actuelle ; on se congratule ; on s'admire ; on s'extasie sur la splendeur et
sur l'énormité fragile de notre "Empire". C'est à pleurer".

Manouche
On s'amusait ferme...

Claude Pignon
"Quand Derain, Vlaminck et compagnie, invités par Goebbels, ont fait ce fameux voyage en Allemagne, le peintre Goerg (il écrivait pas mal car il avait une plume agile) fit un article terrible contre ces gens. Il y avait parmi eux Dudot, Legueult, Maillol, Belmondo, DespiauIls étaient surtout naïfs pour la plupart. Pas tous! Auparavant, j'avais rencontré Vlaminck à la galerie de l'Elysée, rue du Faubourg-Saint-Honoré ; je rentrais de la guerre, c'était fin 1940 ; eh bien, il y avait Vlaminck en pantalon écossais - je ne l'avais jamais vu, mais je l'ai reconnu - avec deux officiers allemands, qui se tenaient bras dessus bras dessous, à tu et à toi"'

Sous l'ocuppation

Me André Weil-Curiel

"... En automne de 1940, je m'étonnais de voir des établissements de luxe, les dancings, les grands restaurants, les boîtes de nuit s'ouvrir aux "touristes" en uniforme sans la moindre gêne.
Je me scandalisais de voir tant de Français aussi parfaitement à leur aise au milieu de ces soldats et officiers allemands, qui, s'ils se comportaient décemment à Paris, n'en étaient pas moins les mêmes que ceux qui maltraitaient nos prisonniers, qui avaient mis l'Europe à feu et à sang pour satisfaire leur rêve de puissance, qui avaient massacré des millions d'êtres humains de la Vistule à la Bidassoa, et qui promenaient maintenant leur insolente oisiveté de triomphateurs au milieu des badauds parisiens. J'aurais, voulu que le vide se fit spontanément, autour d'eux. Il n'en était malheureusement rien.

La France au travail du 25 septembre 1940
.. Si nous avons perdu Metz et d'autres villes, Willemetz nous reste, et cela nous console...

Georges de la Fourchadière dans l'Oeuvre du 15 août 1941 ... Pourquoi ne serait-il pas permis aujourd'hui aux amateurs fervents de danser?
On peut noter, avec une certaine tristesse, qu'à Paris, de même qu'en zone non occupée, toute une certaine élite, que je pourrais qualifier, d'une façon générique, le "clan des gens qui ont l'habitude de voir leur nom dans les journaux", ne sut pas résister à cette forme discrète de la collaboration qui consistait à collaborer avec les collaborationnistes.
Quels que fussent les sophismes dont ils déguisaient leurs actes, le fait d'écrire un article, même anodin, dans un journal qui n'était qu'une feuille de propagande hitlérienne, de jouer dans un théâtre qui n'était autorisé à rouvrir que dans la mesure où cela servait les desseins des nazis, de tourner un film, de se comporter, en bref, comme si la gù'erre n'avait pas eu lieu, constituait une manière indirecte de servir les intérêts allemands."

Madeleine Jacob
"En arrivant place de l'Opéra, je vis sur les marches de notre Académie Nationale de Musique, un orchestre militaire allemand, et qui donnait aux Parisiens (hélas, il y avait foule) un concert..."

L'Appel,,
Enfin les Français peuvent devenir SS

La Révolution nationale, 26 avril 1942 Le programme français: collaborer et manger.

Ilan Halimi : Youssef Fofana nie avoir agi par antisémitisme

 

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PARIS - Le Français d'origine ivoirienne Youssef Fofana, chef présumé du gang qui  a enlevé et torturé à mort le jeune Ilan Halimi près de Paris ce mois-ci, a été arrêté à Abidjan.

Des contacts diplomatiques sont en cours pour organiser son éventuel retour à Paris.

Interrogé en garde à vue par des policiers ivoiriens en présence de deux enquêteurs français, il a admis son implication dans l'enlèvement d'Ilan Halimi mais  a nié toute responsabilité dans sa mort, dit-on de source judiciaire à Paris.

"Il a dit ce n'était pas prévu de le tuer. Il voulait seulement de l'argent", a rapporté un policier qui a requis l'anonymat.Youssef Fofana nie avoir agi par antisémitisme.

Le Premier ministre français, Dominique de Villepin, a assuré jeudi matin qu'il pourrait être extradé vers la France "dans les toutes prochaines heures". Les magistrats français et ivoiriens se sont montrés moins catégoriques.

Né à Paris, Youssef Fofana a la nationalité française mais il pourrait aussi avoir  la nationalité ivoirienne. Dans ce cas, son extradition vers la France serait juridiquement impossible, explique-t-on de source judiciaire française.

La Côte d'Ivoire, qui n'extrade pas ses ressortissants, devrait alors le juger sur place.Si au terme des recherches, il s'avère qu'il n'a que la nationalité française, un délai de plusieurs jours, voire plusieurs semaines, est probable.

La France devra délivrer un mandat d'arrêt sur lequel le pouvoir d'Abidjan devra statuer formellement, selon une convention bilatérale de 1961.

Ilan Halimi, 23 ans, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, a été découvert le 13 février agonisant, dans l'Essonne, dans la banlieue sud de Paris, après avoir été séquestré et torturé pendant plus de trois semaines.

Le crime est considéré par les juges d'instruction comme un acte antisémite."Dans ce drame odieux, il est important que la justice puisse être rendue très rapidement", a estimé Dominique de Villepin sur l'antenne de Canal+.

CASIER JUDICIAIRE

Selon le procureur général de Côte d'Ivoire, Raymond Kimou, Youssef Fofana a été arrêté dans le quartier populaire d'Abobo avec quatre autres personnes se trouvant dans sa voiture. Le procureur de la République d'Abidjan, Raymond Tchinou, s'est montré prudent quant au délai d'extradition.

"J'attends les décisions des autorités, sachant que l'extradition est une procédure assez lourde", a-t-il confié au journal Le Monde. "Je pense qu'on va aller assez vite. Il pourrait être de retour en France cette semaine", ajoute-t-il.

Les juges d'instruction Corinne Goetzmann et Baudoin Thouvenot, co-saisis de l'affaire, ont lancé une commission rogatoire (demande d'entraide) en Côte d'Ivoire après avoir appris que Youssef Fofana s'y était rendu le 15 février.

Le parquet de Paris avait diffusé la semaine dernière une photode cet homme en assurant qu'il se présentait lui-même comme le "cerveau des barbares".

La justice française a établi que Youssef Fofana s'est rendu en Côte d'Ivoire au moins une fois pendant la séquestration d'Ilan Halimi. Il a aussi appelé d'Abidjan la famille Halimi pour des menaces de mort.

Les enquêteurs et le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, sont sceptiques quant au mobile raciste et insistent sur l'absence d'idées politiques ou religieuses chez les suspects, qui auraient agi avant tout pour de l'argent. Youssef Fofana est déjà connu de la justice française pour plusieurs condamnations concernant des vols avec violences, la dernière en 2001. Il a passé au moins trois ans en prison.

A Paris, 13 personnes, dont trois femmes, ont été mises en examen dans cette affaire, dont 11 sont en détention provisoire. Un 14eme suspect interpellé en Belgique est visé par un mandat d'arrêt européen. Cinq autres suspects, dont quatre femmes, sont en garde à vue à Marseille et à Paris.

Il s'agit de jeunes filles qui auraient été utilisées comme appâts par le gang et de leur recruteur marseillais présumé. Le Premier ministre et Jacques Chirac ont annoncé qu'ils seraient présents à la cérémonie religieuse en hommage à llan Halimi et à sa famille, à la synagogue de la Victoire jeudi soir. Le gouvernement s'associera par ailleurs à la manifestation organisée dimanche par les associations juives et antiracistes.

Et si ce n'était que le début ?

crif.jpgSous un vent glacial, nous étions 30 000, 50 000, ou 200 000 à scander " Justice pour Ilan", au moment où l'on apprend que l'assassin présumé de ce jeune homme de 23 ans assassiné dans des conditions atroces, est encore retenu à Abidjan et pas livré aux autorités françaises comme c'était promis depuis vendredi.

L'indignation de la communauté juive s'est exprimée, d'une seule et jospin.jpgmême voix avec les mouvements anti-racistes,S.O.S racisme,la LICRA, ainsi que le CRIF

représentant des organistions juives de France.

Une foule d'anonyme, une prise de conscience nationnale,et indviduelles que la violence des émeutes des semaines passées, vient d'atteindre son apogée.

magasin.jpgOn ne s'attaque plus aux voitures, ni aux écoles, on peut faire mieux et encore plus monstrueux. On s'attaque et l'on brûle aussi des personnes, comme ça , parce que juif, ou représentant public, tel que président de médecins sans frontières, tel que le président de la chaîne ARTE- ces derniers ont échappé de justesse à rapt similaire. Crime antisémite, certainement, mais pas seulement comme nous l'avons compris, l'inquiétude prend donc une dimension que nous connaissions pas en France, et même si nous avons dénombré beaucoup d'actes antisémites ces dernières années depuis la seconde intifada en Israël, où la position de la France, soutenant sans ambiguité le peuple palestinien, a finalement fait sauté des verrous que l'on pensait à jamais fermés, on n'imaginait pas, même dans les scénarios les plus pessimistes, qu'il était possible de connaître une telle barbarie, ici, en France comme le dénonçait avec tant de douleur la maman d'Ilan, Ruth Halimi.
Il apparaît clairement qu'une violence incontrôlable est présente partout et pas seulement dans alexandre.jpgles banlieues dites sensibles.
L'échec de la police dans l'affaire d'Ilan Halimi a démontré sa vulnérabilité et du même coup notre fragilité. "Dans une interview récente, la commissaire Lucienne Bui Trong (responsable de la section “Violences urbaines” de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG), agrégée de philosophie et normalienne) déclarait : “Les limites sont de plus en plus reculées et les modus operandi plus violents. Inversera-t-on la tendance ? A moyen terme, je suis inquiète. Les émeutiers s’en prennent à des biens perçus par eux comme n’appartenant à arthur.jpgpersonne ou à tout le monde, telles les écoles ou des voitures garées sur la voie publique. Je crains que les violences sur les personnes s’aggravent à l’avenir et qu’elles n’épargnent plus le domaine privé mais pénètrent dans les maisons et les immeubles. C’est pourquoi, il faut demeurer vigilant, cesser d’en faire un objet de polémiques politiques et ne pas séparer la prévention sociale à long terme d’un travail répressif au quotidien. L’un sans l’autre n’a aucun sens” ."
Madame Bui Trong commentait les émeutes récentessos.jpg mais sa prédiction portant sur “les violences sur les personnes” vient, malheureusement, de se réaliser.

Lire l'excellente analyse de Claude Moniquet président du European Strategic Intelligence and Security Center

http://www.atlantis.org/publications_moniquet036.html
Claudine Douillet