Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Les juifs de Sainte-Agathe et leurs voisins se rapprochent

hassdique.jpgUne jeune mariée hassid a voulu que son mariage soit fêté par tous ses concitoyens, juifs et non-juifs.

Deux amoureux issus d'une communauté juive hassidique se sont mariés, hier, à  Sainte-Agathe-des-Monts. Jusque-là, rien de surprenant dans cette municipalité des Laurentides prisée par cette communauté depuis des décennies. Mais hier, il n'y avait pas que des juifs dans l'assistance. Toute la ville avait été invitée.

On a assisté hier soir à l'un des rares rapprochements entre les résidants des Laurentides et les hassidim. «En fait, je pense qu'il s'agit du tout premier contact culturel entre nous», a glissé le directeur général adjoint de la municipalité, Benoît Fugère, quelques minutes avant le début de la cérémonie en plein air.

Et ce rapprochement, il est dû à Hana Sellem. Cette jeune femme de 26 ans, qui a longtemps travaillé pour une école juive de la municipalité, voulait partager son union avec ses concitoyens. «Et je voulais aussi montrer qu'il n'y a pas que des événements malheureux entre nous, mais aussi des histoires de bonheur», a dit la mariée quelques minutes après avoir partagé ses voeux.

En effet, les relations ne sont pas au beau fixe entre les municipalités des Laurentides et les communautés juives, qui apprécient la région pour passer leurs vacances.

Sainte-Agathe-des-Monts poursuit devant les tribunaux depuis plusieurs années la communauté juive Riminov. La construction d'un mikva, un bain rituel juif, est au coeur du litige.

De son côté, la municipalité voisine de Val-Morin a poursuivi un groupe d'hassidim qui ont établi une synagogue sur un terrain de zonage résidentiel. La Cour d'appel a rendu un jugement en faveur de la Ville ce printemps, après quoi la communauté a promis de se rendre en Cour suprême.

Et plus récemment, un jeune Juif de Montréal a été agressé en pleine rue, à Sainte-Agathe. La Sûreté du Québec enquête pour retrouver l'auteur de cette agression survenue le 16 août.

Hana Sellem a donc fait paraître une invitation dans le journal local, la semaine dernière. Quelques dizaines de citoyens de la région y ont répondu, curieux d'en savoir davantage sur leurs voisins.

Une réaction qui a plu au député libéral provincial Lawrence S. Bergman, qui a été personnellement invité par la mariée. «Ce soir, je vois des pensées de la commission Bouchard-Taylor, a confié le député, qui possède un chalet à Sainte-Agathe depuis plusieurs années. En apprenant nos différences, celles-ci deviennent nos forces.»

Un peu en retrait, Jeannine et Fernand Legault, de Val-David, regardaient la cérémonie avec attention. Comme le veut la coutume, la famille des mariés avait installé une plateforme symbolisant une maison.

La mariée, le visage recouvert d'un linge, a fait le tour de la petite plateforme à sept reprises. Le rabbin a alors entonné des prières juives. «C'est joli, a confié Jeannine. Et en plus, ça va faire du bien. Vous savez, il y a beaucoup de division entre nous et les juifs...»

«Je me sens comblé!» s'est pour sa part enthousiasmé Claude Bordeleau, qui s'était coiffé d'une kippa blanche bien qu'il ne soit pas juif. C'est un honneur pour moi d'avoir été invité.»

Daniel Amar, président de la section québécoise du Congrès juif canadien, semblait ému pendant la cérémonie. «Cette soirée est absolument symbolique. Aujourd'hui, nos ressemblances l'emportent sur les événements malheureux.»

Les communautés hassidiques

Le Québec compte environ 13 000 personnes issues d'une dizaine de communautés juives hassidiques. Si la majorité d'entre elles sont domiciliées à Montréal, ces communautés et d'autres groupes juifs fréquentent les Laurentides en période estivale. Dès le début de l'été, des milliers d'entre eux affluent dans les municipalités de Sainte-Agathe-des-Monts, Val-Morin et Val-David, entre autres. «Les premiers Juifs sont venus au début du siècle dernier, puisqu'il y avait un hôpital juif dans la région», explique le directeur général adjoint de Sainte-Agathe, Benoît Fugère.

« Bleu Blanc »... rouge!

Deux sorties importantes et simultanées en Israël :

les sept jours.jpg-         « Les sept jours » (« Shiva »), deuxième volet autobiographique de l'actrice et réalisatrice franco-israélienne Ronit Elkabetz. Un deuil burlesque sur fond de guerre du golfe, avec le cast israélien le plus impressionnant de l'année  (Hanna Laslo, Moshe Ivgi, Yael Abecassis, Simon Abkarian,...) et tourné à l'italienne, pour passer des larmes au rire aussi vite que dans la vraie vie. Le 25 septembre 2008, dans les cinémathèques d'Israël .

-          « Il y a longtemps que je t'aime » (« Leeov Otakh Meaz »), laIl-y-a-longtemps-que-je-t-aime.jpg très belle réunion à l'écran de Elsa Zilberstein et Christine Scott Thomas par Philipe Claudel, une berceuse sur la distance et la fraternité, sur le secret et sur la parole, avec des silences plus éloquents que le bruit. Le 25 septembre 2008, dans les salles des cinémas Lev.