Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Le pèlerinage de la Ghriba s'achève dans le calme, Djerba quadrillée

gribbba.jpgDJERBA,  Le pèlerinage de la Ghriba, plus ancienne synagogue d'Afrique, s'est achevé mardi sans incident pour des milliers de juifs venus principalement de France et Israël dans Djerba qui retrouvait son rythme paisible.

Ultime prière et accolades dans l'espoir de revenir l'an prochain, un groupe d'Israéliens quittaient sous escorte la synagogue, alors qu'un hélicoptère de l'armée effectuait une dernière ronde dans le ciel bleu de cette île du sud de la Tunisie.
Malgré la guerre de Gaza, au millier de juifs vivant en Tunisie, se sont joints 5.000 autres dont 500 Israéliens pour célébrer leurs rites ancestraux et festoyer durant deux jours sans incident.

"C'est encore mieux que l'an dernier", se félicite Perez Trabelsi, chef de la Ghriba, alors que ses coreligionnaires achevaient le rituel pour se détendre sous l'oeil de policiers, à l'ombre d'une pergola face de la synagogue.

Les autorités ont mis les bouchées double pour sécuriser le lieu ciblé par un attentat au camion piégé revendiqué par Al-Qaïda (21 morts) en avril 2002.

Durant ce pèlerinage, le premier depuis la guerre à Gaza, les fidèles ont été invités à une ovation spéciale en hommage à un chanteur tunisien, qui "osé chanter la paix en pleine guerre de Gaza!".

Sur les dents depuis plusieurs jours, la police commençait à alléger des dispositifs exceptionnels sur l'île touristique qui reprenait lentement son rythme habituel.

Moment fort du pèlerinage, la procession rituelle a été célébrée lundi en présence du ministre du Tourisme et du Grand Rabbin de Tunisie.

Rites accomplis, les fidèles quittaient avec émotion la Ghriba où ils ont allumé des chandelles, formulé des voeux, reçu la bénédiction des rabbins en buvant de la boukha (alcool de figue), sans oublier d'embrasser l'armoire qui renferme la Torah aux cylindres d'argent, unique au monde.

Une des légendes orales fait remonter l'origine de la Ghriba à la destruction à Jérusalem du temple de Salomon, lorsque fuyant la Palestine des juifs se réfugièrent à Djerba et établirent une synagogue en 586 avant JC.

A nos jours, "aucune preuve scientifique" ne permet de corroborer cette présence, affirme l'historien Claude Nataf, invité à un forum en marge du pèlerinage.

Les autorités ont mis les bouchées double pour sécuriser le lieu ciblé par un attentat au camion piégé revendiqué par Al-Qaïda (21 morts) en avril 2002.

Paris rappelle son soutien à la création d'un Etat palestinien

Le nouveau chef de la diplomatie israélienne, le dirigeant d'extrême droite Avigdor Lieberman, a poursuivi mardi par Paris sa première tournée à l'étranger, s'entretenant avec son homologue Bernard Kouchner, qui a rappelé le soutien de la France à la création d'un Etat palestinien.

Arrivé en provenance d'Italie, première étape de son périple, Avigdor Lieberman est arrivé en fin d'après-midi au ministère des Affaires étrangères à Paris, aux abords duquel la police anti-émeute a arrêté deux manifestants et en a refoulé d'autres. Une manifestation, organisée sur l'esplanade des Invalides voisine, a réuni une centaine de personnes, certaines brandissant un immense drapeau palestinien.

Lieberman n'a pas parlé à la presse avant son entretien avec Bernard Kouchner. Et selon des responsable de l'ambassade israélienne, le très controversé chef du parti ultranationaliste Israel Beitenou ne devait faire aucune déclaration après son entretien avec M. Kouchner.

La rencontre a donné lieu à un "échange de vues sur les enjeux de politique régionale" au Proche-Orient, a précisé le Quai d'Orsay dans un communiqué.

"Bernard Kouchner a rappelé les attentes de la France, s'agissant en particulier de la création d'un Etat palestinien viable coexistant dans la paix et la sécurité avec Israël", souligne le ministère. Il a jugé "urgent" de "reprendre le processus de négociation en vue de cet objectif", estimant que c'était "l'intérêt d'Israël et la seule voie susceptible de garantir sa sécurité à long terme".

M. Kouchner a en outre demandé "l'arrêt complet" des activités de colonisation juive dans les territoires palestiniens. Il a également "rappelé qu'il ne pouvait y avoir de solution militaire à Gaza" et que la situation humanitaire et économique dans l'étroite bande côtière ne pourra s'améliorer "que par l'ouverture permanente des points de passage".

Les deux ministres ont aussi évoqué "le volet régional du processus de paix". "La relance des pourparlers indirects entre la Syrie et Israël est essentielle", souligne notamment le Quai d'Orsay.

Avigdor Lieberman et Bernard Kouchner ont enfin évoqué le dossier nucléaire iranien: le ministre français a écouté "avec attention" les "fortes préoccupations" exprimées par son homologue. Il a assuré que la France "ne ménageait pas ses efforts" pour obtenir que Téhéran "se conforme à ses obligations internationales en suspendant notamment ses activités nucléaires sensibles". L'Iran est considéré par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou comme une menace pour Israël et un dossier prioritaire pour l'Etat hébreu.

Aussitôt après son rendez-vous avec Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie israélienne s'est rendu à l'Elysée pour un entretien avec le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant. Il ne devait toutefois pas être reçu par le président Nicolas Sarkozy.

En Italie, où il a entamé sa tournée, Lieberman s'est engagé lundi à oeuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient, mais sans soutenir l'idée d'un Etat palestinien, comme le souhaitent les Etats-Unis et l'Union européenne.

Après la France, il doit poursuivre sa tournée en République tchèque, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne, et en Allemagne.

Modern Times

moderntimes.jpg«La sexagénaire jeunesse d’Israël» : c’est le titre des deux derniers numéros de la revue Les Temps modernes, fondée en octobre 1945 par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, publiée par les Editions Gallimard, et actuellement dirigée par le célèbre écrivain et réalisateur Claude Lanzmann. Le second tome, sous-titré «Des Israéliens se parlent, nous parlent», réfléchit sur les problématiques éternelles de ce pays aux multiples conflits. «Israël est bel et bien passé d’un discours, d’un parti, d’une structure sociale hégémonique à un modèle plus éclaté. Cet éclatement a ses travers, ses dérives, ses excès », écrit Denis Charbit dans son introduction. « Il a au moins cette vertu que toutes les bouches s’ouvrent. Discours qui va jusqu’à la logorrhée, qui sans doute donne le primat à la sensation et à la provocation. Des voix qui ont été tues ou se sont elles-mêmes tues autrefois s’expriment aujourd’hui librement.» Dans cet excellent volume, beaucoup de textes discutent et disputent les définitions de la démocratie et de l’État d’Israël, reviennent sur la question de l’idée binationale et sur la sempiternelle opposition des laïcs et des religieux.

« Les temps modernes, Où va la société israélienne? » Débat animé par Tobie Nathan auquel participeront les auteurs, notamment Denis Charbit et Raphaël Zaguri-Orly.
Jeudi 7 mai à 20 heures.
Institut français, Rothschild 7, Tel Aviv
Informations et réservations : 03-796 80 00

Chefs-d'oeuvre en mai

chefsdoeuvreenmai.jpgCe mois-ci, dans le cadre du programme Trésors du cinéma français, le Centre Culturel Français Romain Gary et la Cinémathèque de Jérusalem vous proposent trois films :

« L’Armée des ombres » de Jean-Pierre Melville(1969) - jeudi 7 mai à 18 heures.

1942. Gerbier, ingénieur des Ponts et Chaussées, est également l'un des chefs de la Résistance. Dénoncé et capturé, il est incarcéré dans un camp de prisonniers. Alors qu'il prépare son évasion, il est récupéré par la Gestapo...  Avec Simone Signoret, Lino Ventura, Paul Meurisse et Jean-Pierre Cassel.

Bonne chance de Sacha Guitry (1935) - mercredi 13 mai à 17 heures 30.
Une rue d'un quartier populaire de Paris. Claude, un mauvais peintre bientôt quinquagénaire, vivant chichement de ses croquis, a pour voisine une jeune et jolie blanchisseuse, Marie Muscat, qui habite un modeste appartement avec sa mère.

Celle-ci a hâte de la marier. Un prétendant se présente en la personne de Prosper, un benêt, en instance de départ pour treize jours d'instruction militaire. Mais Marie semble plus attirée par le peintre, en dépit de leur différence d'âge. Alors qu'elle va acheter un billet de loterie, il lui souhaite cordialement «bonne chance». Superstitieuse, elle décide de partager son lot avec lui si elle gagne. Et c'est ce qui arrive: elle touche deux millions! Avec Sacha Guitry et Jacqueline Delubac.


La Crise est finie de Robert Siodmak (1934) - mercredi 27 mai (horaire non précisé).

Nicole, doublure débutante de Lola Garcin, rêve d'être la vedette dans la revue Mille jambes nues qui se joue en province. La mère de Nicole enferme Lola dans sa loge et la remplace par sa fille avec la complicité de toute la troupe, exaspérée par les caprices de « la Garcin ». Lola exige le renvoi de Nicole. Marcel, le musicien, Olga, une star sur le retour, et Nicole décident de monter à Paris dans l'espoir de créer une nouvelle revue... Avec Albert Préjean et Danielle Darrieux.

« Trésors du cinéma français »
Cinémathèque de Jérusalem, 11 rue d’Hébron - Tél. : 02-5654333/0

Israël: Lieberman entame à Rome sa première tournée en Europe

liber.jpgJERUSALEM — Le chef de la diplomatie israélienne, l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, entame lundi en Europe sa première tournée à l'étranger pour tenter de rassurer sur les intentions de son gouvernement opposé à la création d'un Etat palestinien.

M. Lieberman, qui a pris ses fonctions le mois dernier, devait quitter Israël pour Rome dimanche soir, avant des visites à Paris, Prague et Berlin de mardi à jeudi.
Dans la capitale italienne, il doit avoir des entretiens avec son homologue Franco Frattini et le chef du gouvernement Silvio Berlusconi. A Paris, il rencontrera mardi son homologue Bernard Kouchner et sera reçu à la présidence de la République, mais il n'est pas sûr qu'il y rencontrera le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, selon des responsables français.

"Le ministre va demander à ses interlocuteurs européens d'accorder du temps à Israël jusqu'à ce que le gouvernement dévoile les grandes lignes de son plan diplomatique", a affirmé un haut responsable du ministère israélien des Affaires étrangères. Selon lui, ce programme devrait être présenté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de sa rencontre avec le président américain Barack Obama à Washington prévue à la mi-mai à Washington. En attendant, ce responsable qui a requis l'anonymat a admis que des "bruits de fond négatifs en Europe" se faisaient entendre, une allusion aux critiques suscitées par les déclarations de M. Lieberman, le chef d'Israël Beiteinou, un parti ultra-nationaliste.

Le chef de la diplomatie a affirmé qu'Israël n'était pas lié par les négociations relancées fin 2007 à la conférence d'Annapolis, aux Etats-Unis, et censées aboutir à la création d'un Etat palestinien. "Le plan du gouvernement est basé sur deux principes: la priorité à la sécurité et l'amélioration de la situation économique des Palestiniens", a ajouté ce responsable.

Cette approche a été critiquée par les Etats-Unis et la plupart des pays européens attachés à l'idée de "deux Etats pour deux peuples". La mauvaise humeur des Européens s'est traduite par le refus de relancer les discussions sur un rehaussement des relations entre l'Etat hébreu et l'Union européenne.

"Le véritable test aura lieu le mois prochain lorsqu'Avigdor Lieberman présentera la politique du gouvernement lors du sommet bi-annuel de l'Association Israël-UE en présence de ses 27 collègues", affirme-t-on aux Affaires étrangères. Mais avant ce "grand oral", Israël a averti l'Union européenne que son implication dans le processus de paix au Proche-Orient --qu'Israël a toujours voulu minimale-- risquait d'être remise en cause si elle persistait dans ses critiques.

La commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, a provoqué la colère des dirigeants israéliens en affirmant le 23 avril que le moment n'était pas "venu pour aller au-delà du niveau actuel des relations" UE-Israël, vu l'incertitude sur l'évolution du processus de paix et le refus du nouveau gouvernement israélien de s'engager en faveur d'une solution à deux Etats.

A Paris, le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, a déclaré dimanche qu'il recevrait M. Lieberman mardi à l'Elysée. Il a jugé une rencontre avec le président Sarkozy possible mais pas certaine à ce stade. "Je ne dis pas qu'il y a une condition, mais ce qui serait souhaitable quand même c'est qu'Avigdor Lieberman se rallie aux décisions qui ont été prises par la communauté internationale, c'est la moindre des choses", a-t-il dit.

Il va marcher de Montaigu à Jérusalem

Article paru dans "www.lessablesdolonne.maville.com"

Jean-Claude Morisset devant la carte de son périple. 6 500 km, 13 pays, 11 monnaies, 8 langues et 2 continents. Jean-Claude Morisset devant la carte de son périple. 6 500 km, 13 pays, 11 monnaies, 8 langues et 2 continents.
Jean-Claude Morisset compte relier Montaigu à Jérusalem. Un périple, à pied, de 6 500 km qui ne fait pas peur à ce marcheur chevronné. Son objectif : arriver dans la ville sainte pour Noël.
Le 9 mai, le challenge un peu fou de Jean-Claude Morisset débutera enfin. Ce retraité montacutain de 61 ans va tenter de rejoindre à pied Jérusalem, en partant de Montaigu. Un périple de 6 500 km et long de huit mois avec pour unique objectif de passer Noël dans la ville sainte. Pourquoi cette destination ? « Ce n'est pas seulement une démarche religieuse. Jérusalem, c'est le berceau des trois religions monothéistes. Une ville d'histoire qui m'attire. »

« Dans ma tête, je suis déjà parti. Le corps et les jambes suivront. » Malgré tout, « les premiers jours seront les plus difficiles. Il faut remettre l'organisme en route. » Et s'habituer au sac de 12 kg. « J'ai tout dedans. Une tente, quelques vêtements, des sandales pour le repos et une petite trousse de secours. »

1 000 km par mois

Une fois le périple entamé, Jean-Claude Morisset a une ligne de conduite bien définie. « Ça fait trois mois que je prépare mon parcours. Je le connais par coeur. Je vais traverser l'Europe pour ensuite rejoindre la Turquie par le nord. Après je descends vers le Liban et j'arrive en Israël. » En tout, treize pays traversés. Ce qui signifie aussi onze monnaies et huit langues. « Je me suis prévu un petit lexique pour pouvoir dire « je cherche un endroit sécurisé pour dormir » dans les différentes langues. »

Pour réaliser son parcours dans le temps qu'il s'est imparti, Jean-Claude Morisset devra avoir un rythme soutenu. « 800 km le premier mois. Puis, une fois lancé je pourrais faire jusqu'à 1 000 km par mois. »

Une vraie performance sportive, mais dénuée d'esprit de compétition. « C'est une démarche personnelle. Il n'y a pas d'aspect commercial, ni de sponsor, annonce-t-il. Je veux juste me prouver que j'en suis capable. »

Être seul sur la route ne lui fait pas peur. Bien au contraire. « Quand je marche, c'est un confort intellectuel incroyable. » Ses proches, mais aussi des élèves du collège Villebois-Mareuil et les résidants de la maison de retraite de Montaigu, le suivront grâce à internet. « Je vais essayer de tenir un blog que j'alimenterai quand je trouverai des cybercafés. Mais ce que je fais n'est pas un exploit. Ça reste de la marche. »

Pour suivre le périple de Jean-Claude Morisset : www.jclmorisset.com

Polémique sur une interdiction des listes "anti-sionistes" de Dieudonné

PARIS — L'Elysée a déclenché dimanche une polémique en affirmant étudier l'interdiction des listes "anti-sionistes" que Dieudonné veut présenter aux Européennes, l'humoriste controversé parlant de "lobby sioniste", Jean-Marie Le Pen de "censure", alors que le PS soupçonne un "coup électoral".

Dieudonné, condamné à plusieurs reprises pour des propos sur la Shoah et les juifs, a annoncé fin avril son intention de présenter au moins cinq listes "anti-sionistes" au scrutin de juin, avec notamment l'ancien membre du Front national Alain Soral.

"Les pouvoirs publics sont en train de voir si ces initiatives tombent sous le coup de la loi. Je ne suis pas sûr que nous parvenions à les interdire", a déclaré dimanche le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant sur Radio J.

"Est-ce qu'on peut se présenter aux élections avec un programme ouvertement antisémite", s'est-il interrogé, dénonçant une "initiative absolument scandaleuse". "Dieudonné est antisémite tout le temps", a-t-il conclu.

"Je pense que c'est absolument impossible d'interdire une liste, il faudrait faire voter une loi et les délais sont extrêmement courts", a répliqué Dieudonné, interrogé par l'AFP.

Evoquant un "effet d'annonce politique", il a assuré : "nous irons jusqu'au bout de cette démarche". "Nous serons la seule liste anti-sioniste, la seule liste à s'opposer de manière frontale à ce lobby sioniste extrêmement puissant dont M. Guéant se fait l'écho aujourd'hui en bon petit soldat", a-t-il ajouté.

Même argumentation pour Alain Soral. "C'est scandaleux. Ce qu'il a dit, là où il l'a dit, sur une radio communautaire (juive, NDLR), signifie que l'Etat se soumet aux ordres du lobby sioniste en France", a-t-il dit à l'AFP.

Ces propos sont "assez obscènes quelques mois après les événements de Gaza" et alors le chef de la diplomatie israélienne, l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, doit être reçu mardi à l'Elysée, a-t-il poursuivi.

Né en 1966 en banlieue parisienne, d'une mère française et d'un père camerounais, Dieudonné M'Bala M'Bala s'est, ces dernières années, rapproché du FN, dont le président Jean-Marie Le Pen est parrain d'un de ses enfants.

"Les inconvénients de la censure sont plus graves que ceux de la liberté", a réagi ce dernier sur Canal+. "Moi je crois à la démocratie, à la liberté, je crois au combat des idées, je ne crois pas à la méthode policière qui consiste à faire respecter certaines règles qui défendent certaines minorités".

Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a, lui, vu dans la sortie de M. Guéant un possible "coup électoral". "A quoi joue l'Elysée et à quoi joue M. Guéant? A quoi cela sert-il et quels sont les calculs derrière cela? Pourquoi ce coup de pub?," s'est-il interrogé sur Europe 1.

Evoquant des "propos d'inspiration négationniste" de M. Le Pen, il a jugé qu'il faudrait alors "interdire les listes Front national aussi".

Xavier Bertrand, patron du parti présidentiel UMP, a soutenu l'interdiction, jugeant sur France Inter que "les listes dont le seul moteur est la haine n'ont rien à faire dans le débat démocratique". Marielle de Sarnez, candidate MoDem aux européennes, a jugé sur BFM "absolument normal que ça tombe sous le coup de la loi".

Dieudonné est convoqué mardi (mais l'audience sera probablement reportée) devant le tribunal correctionnel de Paris, poursuivi pour "injures raciales" après avoir en décembre dernier remis lors d'un de ses spectacles un "prix de l'infréquentabilité" au révisionniste Robert Faurisson.

M. Le Pen et divers responsables d'extrême droite assistaient au spectacle.

Avigdor Lieberman reçu mardi à l'Elysée

Claude Guéant a annoncé qu'il recevrait mardi en fin de matinée à l'Elysée le nouveau ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, sans exclure que ce dernier rencontre également le président de la République Nicolas Sarkozy.

"C'est tout à fait possible qu'il le voie, ce n'est pas arrêté", a déclaré dimanche le secrétaire général de l'Elysée lors du Forum de Radio J.

Claude Guéant a laissé entendre que la décision dépendrait des déclarations de M. Lieberman lors de ses précédentes étapes européennes. "Avigdor Lieberman effectivement passe par d'autres pays avant de venir en France, nous en saurons plus sur ses propositions pour arriver à la paix au Moyen-Orient", a-t-il dit.

"Je ne dis pas qu'il y a une condition" à sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, a-t-il expliqué, mais "ce qui serait souhaitable quand même c'est qu'Avigdor Lieberman se rallie aux décisions qui ont été prises par la communauté internationale, c'est la moindre des choses".

Jusqu'ici, a-t-il noté, le nouveau chef de la diplomatie israélienne, chef du parti ultranationaliste Israel Beitenou, "n'a pas donné suffisamment de signes de sa volonté d'arriver de façon raisonnable et durable à la paix". "Il remet en cause le processus d'Annapolis" engagé fin 2007, a-t-il observé.

Dans le même temps, "nous faisons confiance à Benyamin Nétanyahou pour rétablir la paix", a-t-il dit, précisant que le Premier ministre israélien se rend le 18 mai aux Etats-Unis et qu'il "n'est pas exclu d'ailleurs qu'il passe aussi par Paris".

Ma Tunisie chez Timée-Editions, livre de Claudia Cardinale

clcar21.jpgAprès le succés de l'Algérie selon Jean Claude Brialy (chez Timée-éditions), c'est au tour d'une icône incontournable du septième art Claudia Cardinale de nous faire partager son amour pour son pays natal, la Tunisie. où se rejoignent communautés et cultures, un réel carrefour d'influences. Mais, retour sur une vie tant aimée d'une jolie jeune fille devenue l'actrice mondiale que l'on connait et surtout ambassadrice de la Tunisie au sein de l'UNESCO.

Claudia Cardinale a vu le jour en avril 1938 avenue Jules Ferry, juste derrière le port de Tunis. La Tunisie où elle est née, est une vie rêvée, une enfance pleine d'amour, malgré une éducation assez stricte (toujours escortée par ses 2 frères).Ses parents se sont mariés à la "Grande Cathédrale' St Vincent de Paul, située sur la place de l'Independence, entre l'avenue Habib Bourguiba et l'avenue de France. Quelle belle Eglise (une des plus belles au monde), pour elle qui a aujourd'hui tant voyagée.(Photo "Copyright Claudia Cardinale")

Claudia à l'école était assez "garçon manqué". Petites classes à "St Joseph" puis au Lycée de clocar22.jpgCarthage et enfin l'école Paul Cambon rue de Marseille tout à coté de la fameuse Avenue de Paris. Claudia passait souvent ses vacances chez ses grands parents au "Kram" au bord des longues plages et surtout avec  sa fameuse boite de nuit "l'oiseau Bleu".

Le soir, toujours accompagnée de ses frères, elle allait à "Sidi Bou" boire un thé aux pignons au "Café des Nattes" où les Bougainvilliers débordés des fenêtres, sans oublier le "Saf-Saf" de la Marsa avec son dromadaire qui tourne autour d'un puits pour remonter de l'eau d'une fraicheur délicieuse. A la fin des années 60, à 17 ans elle est déjà une B.B.  en herbe. Elle se coiffe avec ces fameuses petites guiches, elle copie ses mimiques, elle teint toutes ses robes en noires (au désespoir de sa mère), bref  tout pour ressembler à l'idole du moment, Brigitte Bardot.  Un fameux soir, à Gammarth, station balnéaire à  20 Km de Tunis, Claudia est élue la " plus belle italienne de Tunis " ce qui a fait d'elle une star dans son pays natal.(Photo"Copyright Claudia Cardinale")

Photographiée par tous, sur les plages, comme à Cartage avec son petit bikini et son incontournable coiffure à la B.B.  Quelle belle fille! Se sera grâce à son premier voyage à Venise (gagné à la suite de son élection et escortée par sa mère)  qui la propulsera au devant de la scène et où bons nombres de metteurs en scène la remarqueront; elle s'envolera vers son destin. Malgré sa belle carrière de graine de star, elle n'oubliera oublier sa Tunisie natale. Ici le soleil est tunisien, la langue, française, et l'histoire, italienne: soit, une véritable métaphore de Claudia Cardinale en somme.

Laurent Bartoleschi

Le martyre des survivants de la Shoah. 1945-1952

martyrs-shoa.jpgMarc-André Charguéraud
Préface de Claude Bochurberg
Editions du Cerf/ Editions Labor et Fides, Paris/Genève
Sortie : mars 2009.
Prix : 24 Euros

Cet ouvrage est le premier à donner une vue d’ensemble des persécutions les plus brutales subies par les survivants de la Shoah dans les années qui suivirent la victoire des Alliés. Ils furent des centaines de milliers contraints de fuir leur sol natal à peine retrouvé. Un antisémitisme exacerbé leur ferma les portes des démocraties occidentales chrétiennes où ils tentaient de se réfugier. Le monde poursuivait ainsi la politique inachevée de Hitler : se débarrasser des Juifs d’Europe.