Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

L'expérience mystique de Avraham Aboulafia

L'expérience mystique de Avraham Aboulafia

Dans l’océan textuel et conceptuel de la tradition cabalistique, la figure d’Abraham Aboulafia surgit, portée par une biographie en forme d’auto­biographie qui étonne autant qu’elle fascine.

Né à Saragosse en 1240 de l’ère commune, Abraham ben Samuel Aboulafia rend compte dans ses ouvrages de ses pérégrinations méditerranéennes qui le porteront jusqu’aux remparts de Saint-Jean d’Acre à la recherche du fleuve Sambatyon.

Mais, dans le parcours de cette vie vagabonde entre la Grèce et l’Italie, Byzance et l’Espagne, l’événement sans précédent qui marquera les esprits et la chronique, c’est la non-rencontre avec le pape Nicolas III en 1280.

Les visions qu’il décrit alors, la «mission messianique » dont il se dit porteur, la mort soudaine du pontife au moment de l’arrivée d’Aboulafia à Rome, son emprisonnement, puis sa libération qui signe le début d’années fructueuses sur les terres siciliennes, où disciples et détracteurs se succèdent, enfin son excommunication et sa disparition mystérieuse sur la petite île de Comino dans l’archipel maltais tout cela scelle à jamais un destin hors du commun dans le ciel de la pensée juive.

Lumière de l’intellect (’Or ha-Sekhel), écrit à Messine vers 1283, édité, traduit et annoté ici à partir de trois de ses plus importants manuscrits, est sans doute l’œuvre la plus complexe et complète d’Aboulafia.

« Il est indispensable de publier ... tous les livres d’Abraham Aboulafia, la personnalité la plus importante parmi les cabalistes qui nous sont connus à ce jour.

Il faut en tout cas commencer par ... le ’Or ha-Sekhel... » écrivait Gershom Scholem à H. N. Bialik en 1925. C’est aujourd’hui chose faite.

À partir de cinq éléments fondamentaux qui sont : l’influx divin, l’homme, la connaissance, le monde et la langue hébraïque, Aboulafia nous dit que l’influx informe l’homme de ce qu’est la totalité du monde, mais que cette connaissance est cachée. Elle est cachée dans la langue sous tous ses aspects.

Lettres de l’alphabet (formes, ordres, permutations, combinaisons, fontes, etc.) signes des voyelles (durée, sonorité, place etc.), grammaire, syntaxe, temps des verbes, indiquent tel ou tel aspect du monde, sans pour autant en dévoiler le secret, auquel aura accès toutefois l’homme qui intellige.

Et se dessine alors les contours d’une « foi de l’intellect » fondée sur l’intelligence du livre dans ses formes les plus ­multiples qui fonde une théorie du langage sur les principes de la cabale.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Pleurons les , les Juifs de Paris et les commémorations de la Shoah

Livre juif : Pleurons les , les Juifs de Paris et les commémorations de la Shoah

On n’en parlait pas », se souviennent de nombreuses personnes ayant grandi dans la France de l’après-Seconde Guerre mondiale au sein de foyers intimement marqués par les persécutions antisémites et la destruction des Juifs d’Europe.

Cette difficile transmission intrafamiliale des épreuves endurées sous l’Occupation a cependant cohabité après la guerre avec un large éventail d’initiatives prises dans le monde juif pour commémorer ce que l’on n’appelait pas encore la Shoah. Et parmi ces initiatives figuraient en bonne place les cérémonies du souvenir qu’organisèrent notamment, dès l’automne 1944, des associations juives établies dans la capitale.

C’est l’histoire de ces commémorations – entre la Libération et la Guerre des Six Jours – que retrace ce livre.

Se déployant dans tous les secteurs de la judaïcité parisienne et plébiscités par un public souvent nombreux, les rassemblements dédiés à la mémoire tant des victimes du génocide que des résistants et soldats juifs engagés dans la lutte contre l’Allemagne nazie constituaient un rituel sociopolitique, un vecteur de mémoire et une ressource identitaire de première importance pour les organisations qui les mettaient en œuvre et pour les personnes qui y assistaient.

Les commémorations participèrent ainsi pleinement à la reconstruction de la collectivité juive, aux évolutions qu’elle connut dans différents domaines et aux conflits qui la divisèrent sur fond de Guerre froide. C’est autour de ses morts que « l’archipel juif de Paris » revint à la vie au lendemain de la Shoah.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les Juifs en Pologne

Livre juif : Les Juifs en Pologne

L’histoire des Juifs polonais remonte au Xe siècle. Pendant mille ans, la présence juive en Pologne deviendra progressivement la plus importante du monde européen, une référence incontournable de la culture juive. Certes, les persécutions ont aussi émaillé cette histoire mais jamais au point de rayer de la carte des millions d’hommes, femmes et enfants, un peuple. Et puis vint l’impensable, la Shoah.

Ce livre associe deux histoires. La première est celle d’un jeune couple qui enfermé dans le ghetto de Varsovie, arrive à survivre aux rafles, aux déportations, aux camps. En 1945, négligeant les démons profondément enracinés dans la société polonaise, il décide de revenir à Varsovie parce qu’il croit à la promesse d’un avenir meilleur…

La deuxième histoire est celle de l’auteure à qui, enfant, on n’a rien dit pour la protéger, mais aussi pour mettre l’Histoire au service de l’auto-justification d’un régime totalitaire. À vingt ans, elle sera confrontée à la brutalité d’un antisémitisme d’État, mais c’est bien des années après, en France, qu’elle s’emploiera à comprendre les mémoires de son père qui retracent les années de la guerre et celles de la construction du régime communiste en Pologne. 50 ans après avoir quitté la Pologne, elle y retourne en quête de documents archivés au ministère des Affaires étrangères, aux archives de la police politique et à l’Institut de l’histoire juive.

La Pologne est toujours hantée par un antisémitisme vivace, comme un mal incurable.

 

Alexandra Subrémon est née Krobicka en 1947 à Strasbourg. Sa mère, employée au consulat général de Pologne, retournera avec elle à Varsovie, peu après sa naissance. Vingt ans plus tard, la Pologne est à nouveau en proie à une campagne antisémite. Les Juifs quittent massivement le pays. Ses parents l’envoient en France où une lointaine famille est prête à l’accueillir. Elle y poursuit ses études de droit, travaille au Conseil de l’Europe, au Parlement européen, à la Commission européenne, à l’Assemblée nationale, avant de rejoindre l’administration française.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Leur seconde guerre mondiale de Bruno Halioua

« Où étiez-vous pendant la guerre ? » Cette question, Bruno Halioua l'a posée aux artistes, aux intellectuels, aux politiques, aux comédiens, aux écrivains et aux personnalités qui ont marqué nos mémoires depuis 1945.

Il nous raconte l'évasion de Léon Zitrone d'un camp de prisonniers, le quotidien de la professeure Simone de Beauvoir, les débuts dans le music-hall d'Yves Montand, la vie mondaine d'Arletty ou le moment où Serge Gainsbourg a découvert qu'il était juif...

En croisant les témoignages laissés par ces grands du XXe siècle, il met en lumière une foule d'histoires méconnues qui sont aussi celles de chacun des quarante millions de Français qui ont vécu l'Occupation.

De Jacques Chirac à Pierre Bellemare en passant par Barbara et Françoise Sagan ou Romain Gary, Bruno Halioua nous donne les clés pour comprendre à quel point la guerre a marqué leur vie... et la nôtre.

Choix de Claude Layani

Livre juif : La fuite en Suisse

Livre juif : La fuite en Suisse

Choix de Claude Layani

 

Les Juifs à la frontière franco-suisse durant les années de «  la Solution finale  » Itinéraires, stratégies, accueil et refoulement

À l’été 1942, «  la Solution finale de la question juive  » est déclenchée aux Pays-Bas, en Belgique et en France. Des milliers de Juifs prennent la fuite en direction de la Suisse, à travers la zone occupée ou la zone libre. Beaucoup sont arrêtés pendant leur voyage et déportés. Certains atteignent néanmoins la frontière helvétique.

La Suisse, attachée à sa politique d’immigration ultra-restrictive à tonalité antisémite, se voit acculée à l’adoption de mesures d’urgence  : elle entrouvre ses portes à certaines catégories de fugitifs. Mais son attitude, chaotique et peu lisible, reflète des tensions internes. Plus de 12  500 Juifs venus de ou à travers la France sont accueillis.

Près de 3  000 sont refoulés et abandonnés à leur sort –  tous, cependant, ne périront pas en déportation.

Cet ouvrage est le premier à s’appuyer sur les archives conservées de part et d’autre de la frontière  : dossiers helvétiques des réfugiés, dossiers préfectoraux français, archives des organisations d’entraide et sources mémorielles.

Il retrace ce périlleux voyage vers la Suisse, qui perdure jusqu’à la Libération, malgré les régimes changeants des territoires traversés et, au bout, l’inconnu de l’accueil ou du refoulement. Il dessine aussi les profils des acteurs qui se croisent alors  : les Juifs qui se décident pour la fuite  ; les exécutants et collaborateurs de la politique d’extermination  ; les responsables suisses à la ligne politique (hélas  !) fluctuante. I

l fait revivre enfin les réseaux, payants ou bénévoles, de passeurs, que viennent peu à peu renforcer les solides réseaux de la résistance juive, pour qui la Suisse devient un outil de la panoplie de sauvetage.

Livre : La partition de Mendel

Livre : La partition de Mendel

journaliste de terrain, Alexandre Mendel a sillonné la France, l’autre France.Ce pays que tant de commentateurs ne veulent pas voir mais que de si nombreux citoyens subissent.

Un pays où l’on pratique la prière de rue, où les femmes ne sont plus admises dans certains cafés, où le sport est devenu halal, où l’on répudie ses épouses, où les mosquées salafistes pullulent… Un pays en guerre, où l’on ne combat pas ses ennemis mais où, au contraire, on les choie.Bienvenue dans la France de la partition.

Celle du renoncement et des compromissions.En l’espace de vingt ans seulement, les territoires perdus de la République sont devenus des territoires abandonnés à l’islamisme.

De véritables petits califats se sont établis dans une nation rongée par le déni et qui laisse la charia s’installer impunément sur son sol.Au rythme des accommodements raisonnables, inspirés par les pires options des pays anglo-saxons et mis en oeuvre par des politiques lâches, terrorisés à l’idée d’être qualifiés d’islamophobes et relayés par des élites à l’abri des fatwas, une partie de la France a fait sécession.La France se réveillera-t-elle ? Ou se laissera-t-elle aller vers le pire ?

Choix de Claude Layani

Livre juif : Un fantôme dans la bibliothèque

Livre juif : Un fantôme dans la bibliothèque

Choix de Claude Layani

 

Il avait tout appris en devenant cliveur de diamants. Sans jamais oublier qu'il était né analphabète. Adolescent, plutôt que de sombrer dans la drogue, il s'était abîmé dans l'érudition.

Mais que peut signifier pour un savant, un professeur, un éditeur, l'affirmation d'une volonté analphabète ? Peut-on vraiment lire en échappant aux signes, comprendre sans déchiffrer les textes, vivre en écrivain, entouré de livres, sans jamais rien lire ? Et passer sa vie à collecter d'authentiques archives, littéraires et scientifiques, pour en faire des installations archéologiques ?

Ou alors ces histoires de fantôme dans la bibliothèque ne seraient qu'une ruse, une manière d'inverser les jeux de rôle entre la lettre et l'esprit, le judaïsme et le christianisme ?

Sous tant de questions couve une interrogation inquiète : comment élucider l'obscure intensité des liens entre l'absence et la présence, la mémoire et l'oubli, le poétique et le politique ?

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Livre juif : Elle voulait juste marcher tout droit

Livre juif : Elle voulait juste marcher tout droit

Choix de Claude Layani

 

1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son tatouage énigmatique sur le bras.

C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de sa propre histoire, et quitter à jamais l’enfance.

Comment trouver son chemin dans un monde dévasté par la guerre ? Avec une sensibilité infinie, Sarah Barukh exprime les sentiments et les émotions d’une enfant prise dans la tourmente de l’Histoire. Un premier roman magistral.

Livre juif : L'étoile du Temple

Livre juif : L'étoile du Temple

À Troyes, en l'an 1306, le templier Agnetti est retrouvé torturé et assassiné sur les terres du lapidaire juif Aaron Mayerson.

Celui-ci devait polir le Jaidpur, fabuleux diamant offert à Philippe Le Bel par la République de Venise pour sceller leur alliance contre Gènes. Or, le diamant reste introuvable. Les soupçons se portent immédiatement sur Mayerson.

N'est-il pas le riche représentant du peuple déicide, et donc le coupable parfait ? Il est arrêté et soumis à la question. Sa fille, la belle, opiniâtre et érudite Rachel, comprend qu'il s'agit d'un leurre et se met en quête pour démêler l'écheveau de cette histoire où elle pressent le piège politique. Juifs et Templiers n'en feraient-ils pas les frais au profit de Jean Le Pieux, demi-frère bâtard de Philippe Le Bel ?

En ces temps obscurs, une véritable course contre la montre s'engage où tous les coups sont permis afin d'asseoir son pouvoir. Rachel parviendra-t-elle à faire sortir son père des geôles effroyables du roi et à éviter à son peuple un nouvel exil ?

Livre juif : Le Train des Enfants de Viola Ardone

Livre juif : Le Train des Enfants de Viola Ardone

Après la Seconde Guerre mondiale, à l’initiative du Parti Communiste, des milliers de petits napolitains vivant dans la misère, sont accueillis, pour reprendre des forces, par des familles du Nord de l’Italie.

Naples, 1946. Amerigo vit seul avec sa mère Antonietta, dans un basso napolitain. Convaincue par une militante du Parti Communiste, Antonietta va accepter de laisser partir son fils, de le laisser monter dans ce train des enfants, pour lui assurer un avenir meilleur.

Envoyé dans la région de Bologne, Amérigo va découvrir une nouvelle vie, plus gaie, plus facile, une nouvelle famille et surtout la musique qui deviendra sa vocation. Déchiré entre ces deux familles, Amérigo devra choisir sa voie. A travers le destin d’Amérigo, Viola Ardone, nous raconte l’histoire de l’Italie, et aussi avec une extrême sensibilité, l’histoire d’un amour manqué entre un fils et sa mère.

Choix de Claude Layani