Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : Mystiques messianiques De la Kabbale au Hassidisme, XIIIème-XXIème siècle

Mystiques messianiques De la Kabbale au Hassidisme, XIIIème-XXIème siècle

‘‘Les sources juives de l’Antiquité présentent souvent le mashiah comme un rédempteur apocalyptique. Bien que les deux modèles de royauté soient explicitement reliés au terme Messie, le troisième modèle, celui de l’apocalypse, qui suppose l’avènement d’une figure transcendant l’histoire, voire la détruisant, n’est pas impliqué dans les emplois bibliques du mot Messie.

Cela signifie que le rôle majeur du Messie apocalyptique a été conçu dès lors comme un instrument visant à transcender le marasme de l’histoire présente en l’oblitérant.

L’ordre déchu, correspondant à l’histoire en cours, doit être détruit par l’avènement de cette figure. Le Messie n’aspire donc pas à la continuation de l’ordre mythique mais bien plutôt à une rupture, à une innovation plus radicale ou à une recréation.’’

En 1280, le grand kabbaliste aragonais Abraham Aboulafia entreprend un voyage à Rome pour y rencontrer le Pape Nicolas III et lui communiquer, au nom des Juifs, sa vision messianique de la Fin des Temps et sa vision d’une Kabbale ‘‘pratique’’ : par l’extase l’homme accède à son propre Moi et devient, par cette expérience, son propre Messie. Le mystique connaît donc Dieu sans intermédiaire, communique directement avec lui. Le Pape lui refuse l’audience, le fait arrêter et demande sa condamnation à mort. Aboulafia, Abraham Halévi, Sabbataï Zevi, le ‘‘prophète’’ Nathan de Gaza, les maîtres hassidiques…

Autant de personnages exceptionnels, qui surgissent au fil d’une histoire hallucinée. Prophètes, mystiques, leurs vocations se succèdent, à la croisée d’une quête spirituelle et de l’annonce d’un bouleversement historique.

Moshe Idel retrace l’histoire de cette tradition centrale de la mystique juive, quand l’attente d’une transformation intérieure coïncide avec un destin collectif.

En maître incontesté de l’étude du judaïsme, il renouvelle de fond en comble la connaissance des parcours biographiques de ces ‘‘mystiques messianiques’’ et des doctrines qui leur sont associées. Chaque courant, chaque arcane seront divulgués au lecteur, au terme de ce récit saisissant.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les Juifs dans le Coran de Meir M. Bar-Asher

Les Juifs dans le Coran de Meir M. Bar-Asher

Le Coran est-il antisémite ? L’islam véhicule-t-il une « haine du Juif » qui le rend incompatible avec les valeurs occidentales ? Le regard de l’islamologue est indispensable pour dépassionner le débat et sortir des jugements à l’emporte-pièce.

Sans rien masquer des aspects les plus problématiques, le grand savant Meïr M. Bar-Asher fait le point sur ce dossier brûlant. Il passe en revue l’image des « fils d’Israël » et des « Juifs » dans le Coran et le Hadîth, ainsi que les bases coraniques du statut de dhimmi.

Il s’attarde également sur l’apport extraordinaire de la tradition juive à l’exégèse musulmane du Coran, ainsi que sur les parallèles entre les lois religieuses juive et musulmane, halakha et sharia. Il montre surtout que la question du rapport de la tradition islamique à la figure du Juif et au judaïsme est complexe, et qu’on ne saurait la ramener à la caricature qu’en donnent tant les prédicateurs islamistes que les islamophobes.
Un ouvrage accessible, essentiel pour comprendre les enjeux de société actuels.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Judaïsme et modernité de David Banon

Livre juif : Judaïsme et modernité de David Banon

Peut-on établir des rapports entre judaïsme et modernité ? Au premier abord, il semble que l’arrimage soit impossible.

Si le judaïsme s’adosse à une révélation, la modernité prône l’autonomie de la raison qui a pour tâche d’innover dans tous les domaines.

Mais l’innovation provient-elle, comme le voudraient les tenants de la modernité, d’une césure ? Ne s’inscrit-elle pas aussi, comme le préconise le judaïsme, dans une continuité ? La tradition juive qui a subi, bien avant le XVIIIe siècle, les assauts de la modernité et de la sécularisation, n'a-t-elle pas son mot à dire sur la modernité qui est entrée en crise ?

Ces problématiques, au centre du présent essai, sont discutées en convoquant divers philosophes contemporains. Sont ici présentées les différentes tentatives de sortir de cette polarisation, qui définit le judaïsme comme un archaïsme face à la modernité et face à sa prétention de maîtriser le réel et le sens.
Non pas l’un ou l’autre, l’un excluant l’autre, mais l’un et l’autre dans une tension féconde.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Maïmonide ou la nostalgie de la sagesse

Géraldine Roux, Maïmonide

Géraldine Roux, Maïmonide ou la nostalgie de la sagesse, Points, coll. Points Sagesses, broché, 208 pages, 8 €.

De la vie de cette grande figure du Moyen Âge que fut Maïmonide (1138-1204), on connaît peu de choses, notamment qu'elle fut marquée par la perte d'êtres chers et la fuite des persécutions commises contre les juifs, de l'Andalousie à l'Égypte, où il est mort.

Mais on sait bien que ce siècle fut marqué par l'exil, la perte d'autonomie politique pour ses coreligionnaires, plongeant ceux-ci, et plus particulièrement les savants, dans ce que Maïmonide diagnostiqua comme une perplexité.

Dans ce contexte en effet, le savoir de la tradition s'est perdu. A cela s'ajoutait que les incessantes disputes des écoles rabbiniques privaient les communautés juives d'un guide légitime d'interprétation des textes sacrés.

Comment retrouver la sagesse juive quand son enseignement a été oublié - et qu'on en a un vif besoin ? Comment concilier le Talmud avec les idées philosophiques développées alors - en d'autres termes, comment concilier foi et raison ? Telles furent les questions de Moïse Maïmonide, traitées particulièrement dans deux oeuvres majeures, le Mishné Torah et le célèbre Guide des Perplexes (ou des égarés), autour desquelles s'organise ce passionnant essai.

Restaurant la science de la Loi, inventant une langue commune à la philosophie et à la religion pour leur permettre de dialoguer, Maïmonide entreprit de pacifier le rapport au savoir plutôt que d'apporter une réponse définitive à des problèmes métaphysiques.

C'est en cela qu'il résonne encore aujourd'hui.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Jérusalem , histoire, promenade, anthologie & dictionnaire

Jérusalem , histoire, promenade, anthologie & dictionnaire

Citée pour la première fois dans la Bible et aujourd'hui plus que jamais au coeur de l'actualité internationale, Jérusalem n'a cessé, au fil des millénaires, de jouer dans notre vie religieuse et spirituelle un rôle singulier et irremplaçable. Son histoire se confond d'une certaine manière avec celle de l'humanité tout entière, car chaque citoyen du monde peut se prévaloir d'un lien mystique, intellectuel ou sentimental avec la " cité de la paix " - la signification de son nom hébraïque.

Ce volume est le fruit d'un travail collectif qui a réuni, autour de Tilla Rudel, une équipe d'historiens, d'écrivains, de journalistes et d'essayistes d'origines et de confessions diverses qui ont en commun une même passion pour Jérusalem où tous ont vécu, écrit, étudié ou simplement déambulé à travers ses quartiers, ses ruelles secrètes et les collines qui l'entourent. Le dictionnaire et la partie proprement historique illustrent la spécificité de la " ville sainte " telle qu'elle s'est construite au fil du temps, sous ses multiples aspects culturels, politiques et patrimoniaux.

Les promenades littéraires permettent de l'aborder selon les affinités de chacun des auteurs. Samuel Blumenfeld évoque Jérusalem à travers les films. Sylvie Anne Goldberg s'intéresse à la route des pèlerinages, du Temple juif à la croisade chrétienne. Théo Klein flâne dans la vieille ville avec son ami palestinien Ziad Kawass, tous deux rêvant d'une ville ouverte où Israéliens et Palestiniens vivraient en paix.

Le père Jean-Michel de Tarragon se promène à travers les Lieux saints sur les traces d'Hérode pour y retrouver Jésus. L'anthologie traverse les grandes époques de Jérusalem et témoigne de la place qu'elle occupe depuis ses origines bibliques dans l'imaginaire de l'Orient comme dans celui de l'Occident. Pour Amos Oz, Edward Saïd, Sayed Kashua, David Grossman, Yehuda Amichaï ou Mahmoud Darwich, elle est l'éternel sujet, tour à tour vénérée, crainte ou adorée, comme une chimère qu'il faudrait séduire ou apaiser par les mots pour ne pas risquer de s'y brûler.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le Savoir-Déporté de Anne-Lise Stern

Le Savoir-Déporté de Anne-Lise Stern

Pour tout un chacun des générations post-nazies, la petite et la grande histoire se sont nouées clans la poubelle des camps." La femme qui parle ainsi appartient, elle, à une génération précédente.

Anne-Lise Stern avait en effet vingt-deux ans lorsqu'elle fut déportée à Auschwitz-Birkenau au printemps de 1944. Ce "nouage entre le privé et le public " a d'abord été pour elle une réalité.

Quand, plus tard, elle est devenue psychanalyste, la confrontation de l'expérience du camp et de sa pratique clinique, de ce qu'elle avait vécu là-bas et de ce qu'elle a entendu ici, dans diverses institutions de soins et sur son divan, l'a conduite à élaborer la notion qui donne son titre à ce livre : le savoir-déporté.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Carnets de Kiev de Irina A. Khorochounova

Carnets de Kiev de Irina A. Khorochounova

Si notre perception de l’occupation allemande de Kiev pendant la  Seconde Guerre mondiale s’est affinée à la lumière de nombreux  documents exhumés récemment, elle cerne surtout les aspects  militaires, politiques et administratifs de la présence ennemie. Ces  Carnets de Kiev donnent au contraire à voir la vie des habitants et  de la ville entre 1941 et 1943.
Jeune bibliothécaire issue de la bourgeoisie russe traditionnelle,  Irina Khorochounova a consigné dans son journal, rédigé dans  un style sobre et précis, les événements survenus dans la Kiev  occupée.

Travaillant au contact des Allemands, elle décrit avec  force détails des épisodes douloureux tels que la collaboration, le  pillage des bibliothèques, les prisonniers de guerre, le marché noir,  les expulsions et la terreur qu’inspirent dans toute la population les  rafles pour le travail forcé en Allemagne par les forces d’occupation.

Comme l’arbitraire qui y préside. En leitmotiv revient, depuis le  premier massacre dans le ravin dit de Babi Yar (29-30 septembre  1941), le martyre spécifique des Juifs, leur sort singulier dans cet  océan de violences, et leur disparition d’un monde empreint de  leur présence séculaire et familière.
Compte-rendu au jour le jour de la vie de Khorochounova et de ses  compatriotes au cours de ces sombres années, ce journal, conservé  dans les Archives des Organes du pouvoir et de direction de la  République d’Ukraine et inédit en français, livre un témoignage  sensible de la guerre telle que l’ont vécue les civils de Kiev.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Enfants de Paris 1939-1945

Enfants de Paris 1939-1945

Qu'y a-t-il derrière les plaques commémoratives, derrière tous ces noms, ces mots et ces phrases, taillés dans la pierre ? Des actes de courage, des destins tragiques ou des vies sacrifiées, mais parfois aussi les souvenirs d'une enfance...

C'est pour apporter sa pierre à l'histoire de sa famille comme à celle des Enfants de Paris, victimes de la guerre, de l'Occupation et des combats de la Libération, que Philippe Apeloig a réuni les photographies de toutes les plaques parisiennes de cette période.

Habitée par la diversité de leurs compositions typographiques et la beauté du contexte architectural, cette œuvre graphique, accompagnée d'un récit de l'auteur, livre ainsi une vision inédite et insolite de l'histoire récente de la capitale : une grande aventure de la mémoire qui continuera de se transmettre aux générations de demain...

Choix de Claude Layani

Livre juif : De la violence juive de Hervé Elie Boukobza

De la violence juive de Hervé Elie Boukobza

Si de nos jours la violence religieuse est davantage le fait des dérives islamiques, l'on ne peut occulter qu'elle est et qu'elle a aussi été le fait des autres religions.

Par conséquent, lorsque l'on assiste à un déferlement de la violence commise au nom de l'islam que ce soit par le terrorisme politique, ou par l'attitude des Etats soumis à la Charia, il est de la responsabilité de tous les acteurs religieux, et plus particulièrement ceux des religions monothéistes, de s'interroger sur les causes profondes d'un tel phénomène.

Comment d'un côté se revendiquer d'un Dieu d'amour, favoriser un discours de paix, et de l'autre se taire devant la violence commise au nom de ce même Dieu ?

C'est autour de cette question que, sans être le représentant d'aucune synagogue, d'aucune chapelle, ni d'aucune mosquée, Hervé élie Bokobza nous livre une réflexion en lien avec le judaïsme. Cet essai, qui se veut sans compromis et sans parti pris, prend acte de la présence des textes violents dans la Torah, qui peuvent servir de justification aux crimes commis en son nom, particulièrement en Israël.

A travers une analyse fouillée, l'auteur s'engage à montrer à partir de la cohérence même des écrits religieux qu'il est possible de contrecarrer le discours de ceux qui instrumentalisent les textes pour justifier les pires violences.

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Livre juif : Les inséparables Simone Veil et ses soeurs

Les inséparables Simone Veil et ses soeurs

Elles sont trois sœurs : Madeleine, Denise et Simone Jacob, rescapées des camps de la mort. Madeleine, dite Milou, et Simone déportées avec leur mère Yvonne parce que juives à Auschwitz et à Bergen-Belsen ; Denise, à Ravensbrück.

Rapatriées en mai 1945, Milou et Simone apprennent à Denise, déjà rentrée, que leur mère est morte d’épuisement. De leur père, André, et de leur frère Jean, elles espèrent des nouvelles. Déportés en Lituanie, ils ne reviendront jamais.

Pour les sœurs Jacob, le retour est tragique. À la Libération, on fête les résistants, mais qui a envie d’écouter le récit des survivants ? Milou et Simone ne rencontrent qu’indifférence, incompréhension et gêne, alors elles se taisent.

Mais, peu à peu, la vie reprend ses droits. Les jeunes femmes semblent heureuses quand, en 1952, Milou meurt dans un accident de voiture. Denise et Simone restent les deux seules survivantes d’une famille décimée. Plus que jamais inséparables.

Dans ce récit poignant, Dominique Missika éclaire la jeunesse des filles Jacob, toutes trois si belles et si vaillantes, et raconte ce qui a souvent été tu : la difficulté de certains déportés à trouver une place dans la France de l’après-guerre.

À partir de ses souvenirs personnels et d’archives inédites, l’auteure, qui a été proche de Simone Veil devenue une icône républicaine, et de Denise Vernay, combattante inlassable de la mémoire de la Résistance et de la déportation, dévoile ici un pan intime et méconnu de l’histoire de ces sœurs admirables.

Dominique Missika est historienne. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la France sous l’Occupation, dont L’Institutrice d’Izieu (Seuil, 2014)

 

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