Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif: Le peuple de mon père de Yaël Pachet

Le peuple de mon père de Yaël Pachet

 

Jamais mon père n’en formulait aussi clairement l’injonction, mais c’était ce que je ressentais à ses côtés. Il me demandait toujours si j’étais en train d’écrire comme on prend des nouvelles d’un proche.

Dans son enfance tourmentée, alors qu’il se plaignait de l’ennui, son propre père lui avait sévèrement répliqué  : «  Tu t’ennuies  ? Tu n’as qu’à avoir une vie intérieure  ! Alors tu ne t’ennuieras jamais…  »

Et mon père a obéi. Au-delà sans doute de ce que mon grand-père envisageait  ; jusqu’à consacrer à cette vie intérieure des milliers d’heures et des centaines de pages, et jusqu’à me transmettre à sa façon ce qui demeure le plus beau cadeau que j’aie reçu de lui.

Yaël Pachet est entre autres l’auteur de On est bien, on a peur (Verticales, 2002) et de Mes établissements (Verticales, 2004).

Choix de Claude Layani

Livre: L'émancipation promise de Pierre André Taguieff

Livre: L'émancipation promise de Pierre André Taguieff

En avons-nous fini avec les illusions du progrès ? C'est au retour des grands discours prométhéens que nous assistons avec leurs cortèges d'utopies meurtrières. Dénonçant les nouvelles fabriques de la surhumanité, le philosophe de l'extrême lucidité en appelle ici au réveil de la raison.

Dans ce livre savant et moqueur, Pierre-André Taguieff passe au scalpel l'idéal moderne par excellence, celui d'émancipation, qui exalte, mobilise et aveugle depuis longtemps les Modernes. Le temps est venu de soumettre à un examen critique sans complaisance cette notion qui fait partie du prêt-à-penser dont se sont emparés les utopistes et les démagogues de toutes obédiences.

Comment expliquer que cette notion banale ait pu devenir un thème philosophique et politique majeur depuis la fin du xviiie siècle, sous la forme du projet universaliste de l'émancipation du genre humain comme sous celle de l'autonomie croissante de l'individu ? Taguieff analyse la formation philosophique de l'idée d'émancipation, explore ses usages politiques et dissèque ce qu'il appelle l'" émancipationnisme ", produit de la corruption idéologique de cette idée-force.

Car l'émancipation comme projet global appelle une critique fondamentale : ce qui est rejeté subrepticement, voire diabolisé, ce sont les attachements, les fidélités, les enracinements, les mémoires particulières, donc la transmission. Il s'agit d'un programme de refonte anthropologique, visant à créer l'" homme nouveau ", chimère d'une société mondiale d'individus également émancipés.
La généalogie d'une idée floue, pour penser librement le monde de demain.

 

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Livre: L'opium des imbéciles de Rudy Reichstadt

L'opium des imbéciles de Rudy Reichstadt

Le livre. Rudy Reichstadt en a marre. Le fondateur du site Conspiracy Watch, qui publie depuis plusieurs années une veille très complète sur les théories et théoriciens du complot, en a assez de voir les « truthers » du 11-Septembre, voire les défenseurs de la Terre plate, bénéficier d’une oreille compatissante, voire complaisante. Non, insiste Rudy Reichstadt dans son essai, il n’y a pas de bonnes excuses pour croire au grand complot.

« Le complotisme ne relève pas de la psychiatrie. Il est avant tout une ressource discursive mise au service d’une lutte politique », écrit-il, dans cet essai dense où il développe l’idée que derrière toute théorie du complot se cache le spectre d’une idéologie qui préfère avancer masquée. « Un bénévole de France Terre d’asile ne peut pas croire que Mamadou Gassama, le jeune Malien qui est allé secourir au mépris du danger un enfant de 4 ans suspendu au balcon d’un immeuble, est l’acteur d’une farce mise en scène par on ne sait quel lobby pro-immigration. »

Semer le doute

Les théories du complot sont, en réalité, bien plus pernicieuses qu’on ne se le représente habituellement, juge M. Reichstadt. Leur but premier n’est pas de convaincre d’une thèse ; il est surtout de détruire le référentiel commun, qui « rabaisse la réalité factuelle au niveau de l’opinion ». C’est pour cela que les actions d’« agents étrangers » ou de sombres « forces subversives » font partie de la boîte à outils classique des gouvernements autoritaires, estime-t-il. Semer la confusion, noyer le poisson est à la fois simple et efficace ;

c’est la raison pour laquelle après l’empoisonnement de Sergueï Skripal, en 2018, une dizaine de théories différentes ont été diffusées par des sites et médias pro-Poutine. L’important n’est pas tant d’établir un récit concluant, mais de faire en sorte que l’on ne puisse s’empêcher de douter.

Le complotisme est loin d’être réservé aux services de propagande étatique. Armé de quelques recettes rhétoriques prémâchées, comme le fait de se retrancher derrière le fait de « simplement poser des questions », le « premier imbécile venu » peut, « moyennant un investissement intellectuel modique, (…) faire semblant d’en imposer ». D’autres acteurs de la complosphère y trouvent une rétribution bien plus directe, en vivant de la vente de produits dérivés ou de la publicité en ligne.

La tentation est parfois grande de considérer les complotistes comme de doux dingues, et le complotisme comme « une lubie inoffensive, aux côtés de l’homéopathie et de l’astrologie. Mais la théorie du complot falsifie l’histoire (…). Elle prépare les génocides ». Et nécessite, argue Rudy Reichstadt, que chacun prenne ses responsabilités – médias, plates-formes numériques comme simples citoyens. « L’enjeu est trop important », conclut cet essai nerveux et dense. « Mais rien n’est perdu. L’immense majorité d’entre nous est à la fois douée de raison et capable de bonne foi. 

Choix de Claude Layani

Livre juif: Une histoire de famille de Jean-Louis Debré

Une histoire de famille de Jean-Louis Debré

C'est le livre de Jean-Louis Debré que l'on attendait depuis longtemps : l'histoire de sa famille, de ses origines, de sa filiation. Le parcours d'une dynastie qui se confond avec notre destinée nationale.

" Je savais qu'un jour j'irais à la rencontre des miens, écrit-il.Je prenais des notes au hasard de conversations, de lectures, de déplacements en Alsace. J'accumulais des informations, une documentation. " Jean-Louis Debré retrace ici la trajectoire de sa lignée à travers cinq générations : celles d'Anselme, de Jacques, de Simon, de Robert, de Michel. Une ascendance façonnée par la tradition juive, qui opta à la fin du XIXe siècle pour la France et la République. Autant de valeurs essentielles que ces grandes figures, de Robert Debré, ami de Charles Péguy, de Paul Valéry, fondateur de la pédiatrie moderne, à son fils Michel, Premier ministre du général de Gaulle, ont incarnées tour à tour.

Pour la première fois, Jean-Louis Debré nous fait entrer dans l'intimité de son histoire familiale. Il livre ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, illuminés par l'exemple d'humanité généreuse et rayonnante de son grand-père Robert Debré. Il évoque son éducation gaulliste sous une influence paternelle aussi fervente qu'exigeante.

À travers Michel Debré, dont il fut le confident jusqu'à sa mort, et le récit de ses engagements, de son action, de sa relation et de ses échanges avec de Gaulle, il nous offre un témoignage de première main sur les événements qui marquèrent les onze années de présidence gaullienne jusqu'au départ du Général en avril 1969.

Avec sensibilité, pudeur et sobriété, Jean-Louis Debré met l'accent sur ce qu'il appelle un " esprit de famille ", une identité commune qui constitue sa propre " marque de fabrique ".

Choix de Claude Layani

Livre juif: À la première personne de Alain Finkielkraut

À la première personne de Alain Finkielkraut

À la première personne

"Réactionnaire"disent-ils.

Le moment m’a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s’agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l’heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l’autobiographie.

Je joue cartes sur table, je dis d’où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "À chacun sa vision des choses." Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l’a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu’on pense est autre chose." C’est cet "autre chose" que j’ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n’est pas coutume, à la première personne.»
Alain Finkielkraut.

Choix de Claude Layani

Livre juif: Le secret de la Ménorah par Bernard Benyamin et Yohan Perez

Le secret de la Ménorah par Bernard Benyamin et Yohan Perez

Plus de sept ans après l'enquête qui les a conduits sur les traces du Code d'Esther, Bernard Benyamin et Yohan Perez reçoivent un jour une mystérieuse lettre. À l'intérieur se trouve une photographie de la Ménorah, l'un des objets les plus sacrés du judaïsme, accompagnée de ces spécialistes du sujet, Bernard Benyamin et Yohan Perez mèneront l'enquête de Paris à Jérusalem, jusqu'aux portes du Vatican, où la Ménorah a été aperçue pour la dernière fois.

Quelques mots : " J'espère que vous êtes à présent en paix avec vos morts... Il serait temps que vous repreniez votre enquête parmi les vivants... " Intrigués par cette étrange missive, les deux amis se lancent à la recherche de la Ménorah.

Forgé par Moïse, ce chandelier à 7 branches devenu le plus vieux symbole du peuple juif est censé apporter la lumière divine au monde et la connaissance absolue à celui qui le détiendra. Volé par Nabuchodonosor, puis par Titus, il disparaît définitivement en l'an 70 après J.-C. Depuis, des générations d'historiens et d'archéologues le cherchent dans le monde entier...
Entraînés dans une aventure haletante, truffée de rencontres passionnantes avec les plus grands

Livre juif: L'année des dupes Alger 1943 de Jacques Attali

L'année des dupes Alger 1943 de Jacques Attali

«  Voici le récit d’un épisode incroyable, trop souvent censuré, de l’histoire de France, de l’histoire de l’Algérie et de celle de la Seconde Guerre mondiale.
1943. Une extraordinaire année de dupes, qui éclaire d’un jour nouveau la situation géopolitique mondiale d’aujourd’hui.

C’est d’abord l’histoire des Juifs d’Algérie qui reçurent, en 1870, la citoyenneté française et qui subirent ensuite des discriminations plus intenses encore que partout ailleurs en France, trouvant leur apogée dans les trois années de domination pétainiste en Algérie.

Des Juifs à qui deux gouvernements français successifs retirèrent leur citoyenneté  : un gouvernement collaborant avec les nazis  ; puis un autre, dont on ne parle jamais, collaborant avec les Américains.

Des Juifs à qui des dirigeants français, hors de toute présence allemande, se préparaient à faire porter des étoiles jaunes et qu’ils s’apprêtaient à enfermer dans des camps de concentration sahariens.

C’est aussi l’histoire du premier débarquement de troupes anglo-américaines en terre de France pendant la Seconde Guerre mondiale  ; un débarquement qu’on ne commémore pas, parce que des troupes françaises y combattirent des troupes américaines.

Cet épisode incroyable met en scène des vichystes pro américains, des Américains pétainistes, des résistants maréchalistes, se battant les uns contre les autres.

C’est enfin une histoire bien plus vaste, parce qu’en fait les dirigeants français craignaient que permettre aux Juifs d’être français n’ouvre le même avenir à tous les Algériens. Cela concerne aussi tous ceux qui réfléchissent aujourd’hui, où que ce soit dans le monde, à ce qu’est une citoyenneté, une nation, une identité. Pour construire un monde enfin libre et heureux.  »
J. A.

Choix de Claude Layani

Livre juif: Sous le signe de la lumière itinéraire d'un physicien dans un monde quantique

Sous le signe de la lumière itinéraire d'un physicien dans un monde quantique

Comment le jeune enfant qui vivait à Constantine et à Alger dans les années 1930, dans une famille confrontée à une situation particulièrement difficile, a-t-il pu surmonter toutes ces épreuves et parvenir, soixante ans plus tard, à obtenir le prix Nobel de physique ?
Comment la meilleure compréhension des interactions quantiques entre matière et lumière a permis d’inventer de nouvelles méthodes pour agir sur les atomes, les polariser, les refroidir à des températures très basses et les piéger dans de toutes petites régions de l’espace ? Un long chemin partant du pompage optique dans les années 1950 et aboutissant à l’obtention de nouveaux états de la matière comme les gaz quantiques au début des années 2000.

Un témoignage émouvant. Un hymne au métier de chercheur et d’enseignant.

Claude Cohen-Tannoudji est physicien. Ancien élève d’Alfred Kastler et de Jean Brossel à l’École normale supérieure, il est professeur émérite au Collège de France et membre de l’Académie des sciences. Il a obtenu le prix Nobel de physique en 1997.

 

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Livre juif: Marcel (Meïr Elazar) Kulski un Prince Médecin

Marcel (Meïr Elazar) Kulski un Prince Médecin

 

Par son exemplarité de médecin et de chirurgien urologue (par ailleurs, détenteur de nombreuses spécialités chirurgicales), le Dr Marcel Kulski, Professeur Associé du Collège de Médecine, Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, laisse le souvenir impérissable chez les siens, ses patients et ses confrères d’un praticien imprégné des plus hautes valeurs éthiques, juives et humaines.

Pour lui, il n’y avait pas de « malades », mais des personnes en rupture d’équilibre, touchant en particulier l’espace de son intimité psychique et physiologique à l’origine d’un afflux d’angoisse, ou d’une détresse légitime.

Face à ce reflet de la condition humaine, le Dr Marcel Kulski savait trouver les mots justes, et s’impliquait de tout son être, pour venir en aide à celui ou celle qui se confiait à lui.

« Tout comme Serge Benattar de mémoire bénie et Serge Klarsfeld, le Dr Marcel Kulski fait partie de ces hommes hors du commun qui ont ensoleillé ma vie par leur singularité, porteuse d’une leçon indélébile. Nous avions commencé ensemble un livre d’entretiens, mais hélas interrompu par sa disparition.

C’est pourquoi, j’ai ressenti comme une injonction morale de continuer à le faire exister en convoquant au plus près de sa pensée des auteurs choisis dans un large spectre, afin que s’instaurent des dialogues propices à éveiller notre réflexion et notre approche du monde Habad, dont il était l’une des grandes voix discrètes et humbles, mais néanmoins admirables. Que cet ouvrage soit pour lui une sépulture vivante à laquelle on puisse se ressourcer, afin que se poursuive son message de lumière. » Claude Bochurberg

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Livre juif: Jésus avant le Christ de Armand Abécassis

Jésus avant le Christ de Armand Abécassis

Armand Abécassis propose une relecture originale des Evangiles, et de la vie et de l'enseignement de Jésus, un juif parmi les siens.

Analysant les Evangiles à la lumière du contexte historique dans lequel ils furent écrits, Armand Abécassis, philosophe et exégète reconnu de la religion juive, rétablit ici nombre de vérités sur Jésus : comme ses disciples, il était juif et est resté juif de sa naissance à sa mort.

Pour prier et enseigner, il n'a jamais mis les pieds ailleurs que dans une synagogue. Il parlait l'hébreu et l'araméen. Il portait les franges à son vêtement comme tous ses coreligionnaires.

A l'exemple des prophètes qui l'ont précédé et des rabbins qui lui étaient contemporains, il a juste essayé d'affronter à sa manière la crise la plus grave de son peuple en Galilée d'abord, en Judée ensuite et à Jérusalem enfin.
Une nouvelle lecture, originale mais de plus en plus admise, de la vie, de l'enseignement et du rôle du juif Jésus.

 

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