Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : Les disparus de Daniel Mendelsohn

Livre juif : Les disparus de Daniel Mendelsohn

Choix de Claude Layani

 

Avec ce livre sur les origines de sa famille maternelle décimée dans les camps nazis, l'auteur a voulu écrire une sorte de À la recherche du temps perdu. Vingt ans après sa mort, Daniel a découvert dans les affaires de son grand-père vénéré, des lettres que lui avait adressées son frère Shmiel, le suppliant de lui envoyer de l'argent pour fuir la Pologne. En vain. Que s'estil passé? De ce mystère naît la texture émotionnelle de ce récit brillant, Prix Médicis étranger 2007.

Qu'est-il arrivé à Shmiel Jäger, à son épouse Ester et à leurs quatre superbes filles ? Pour leurs parents émigrés en Amérique, ils sont morts au tout début de l'occupation de la Galicie par les Allemands, dénoncés par leur bonne polonaise. Né en 1960 Daniel Mendelsohn, petit neveu de Shmiel, a toujours douté de cette version officielle, et, dès son enfance, s'est mis en quête de la vérité. Ce livre est à la fois le résultat d' une vie d'enquête, et le récit de cette enquête elle-même. Un récit volontairement tortueux : tout est dit quand l'auteur compare la narration classiquement chronologique de la bible à celle de l'Iliade, fourmillante d'histoires dans l'histoire.

Daniel Mendelsohn ne se contente pas de compiler les témoignages pour retracer le destin de ses Disparus. Il livre aussi les circonstances dans lesquels ils ont été recueillis, les histoires des témoins, et la façon dont il a retrouvé leurs traces.

Celles-ci l'ont conduit en Australie, en Israël, au Danemark, et bien sûr à Bolechow, cité galicienne dont est originaire sa famille et où Shmiel, seul, était resté. Au fil de ses recherches, la véritable histoire des Disparus se fait jour. Frydka, fille de Shmiel, a aimé un jeune catholique qui est mort avec elle ; sa sour Lorka elle aussi survécu aux premières Aktionen avant de rejoindre la résistance et d'être rattrapée par la barbarie nazie.

Mais cette enquête n'est pas qu'historique.

En s'attachant autant aux faits qu'à la psychologie et à l'entourage de ses Disparus, l'auteur donne à son livre l'allure d'un atelier proustien, où le lecteur voit, à force de détails accumulés peu à peu, le passé ressusciter sous ses yeux.

Livre juif : Le Pourpre et le Jasmin de Michèle Kahn

Livre juif : Le Pourpre et le Jasmin de Michèle Kahn

Choix de Claude Layani Ve siècle avant Jésus-Christ. Babylone rayonne de mille splendeurs, et Jérusalem est en ruines. A Suse, capitale de l'empire perse, la cour d'Assuérus est fastueuse.

Esther, une jeune adolescente juive, a été élevée par son cousin Mardochée, un penseur, un sage. Elle rêve de se marier et d'avoir des enfants, et ne manque pas de prétendants. Mais le destin en décide autrement. Elle devient la favorite puis l'épouse du roi Assuérus.

Cette position privilégiée lui permettra de sauver son peuple de l'extermination programmée par le perfide Haman, ministre du souverain.

La Pourpre et le Jasmin met en scène le faste de la cour du roi de Perse, ses mœurs, le harem, les costumes, les parfums... Roman historico-biblique, il mêle l'exotisme, l'amour, la haine, la jalousie dans une grande fresque aux élans tragiques.

Livre juif : Les Juifs de Tunisie

Livre juif : Les Juifs de Tunisie

Choix e Claude Layani

Vague après vague, les Juifs ont quitté les rivages de la Tunisie où ils vivaient depuis plus
de 2 000 ans.

Avec la marche du temps, un patrimoine culturel, une connaissance et une façon d'être risquaient de disparaître.

C'est pourquoi un collectif d'auteurs, tous originaires de Tunisie, a décidé de faire œuvre de transmission.

Ils ont voulu montrer, d'abord par l'image, ce que fut le judaïsme en terre de Tunisie : photos de famille recueillies patiemment afin de reconstituer un album de la communauté ; cartes postales de la fin du XIXe et du début du XXe siècle ; documents d'archives et reportages photographiques professionnels comme ceux de Frédéric Brenner, Gilles Cohen ou Jean Mohr ; représentations d'objets traditionnels que bientôt les collectionneurs s'arracheront.

Ils ont voulu dire, par l'image et les textes, ce que furent les communautés juives de Tunisie, dans la Hara de Tunis, aujourd'hui détruite, ou dans la rue Lafayette ; à Djerba où la tradition juive est encore vivante, ou dans les villes de la côte et de l'intérieur : Bizerte, Béja, Nabeul, Sfax, Le Kef, Sousse, Gafsa, Gabès...

Ils ont voulu comprendre la personnalité originale et complexe du judaïsme tunisien, faite de trois éléments : une tradition hébraïque, très ancienne, renouvelée périodiquement et qui se perpétue toujours sous d'autres cieux, à Belleville, Sarcelles ou en Israël ; une tradition judéo-arabe, moins connue, mais tellement évidente au travers des superstitions ("cinq" sur le lecteur de ces lignes), de la cuisine ou de la musique ; une composante occidentale enfin, particulière parce que ne gommant pas l'identité juive, produisant une floraison culturelle remarquable en littérature (Albert Memmi) ou en peinture.

Les auteurs ont travaillé pendant deux ans avec tout le sérieux que nécessite un ouvrage de référence, mais aussi avec cœur. Leur agencement d'images et de textes nous touche. Nous espérons qu'il saura aussi vous émouvoir et vous parler

 

Livre juif : Le dernier juif d'Europe de Joann Sfar

Le dernier juif d'Europe livre juif

Je ne me doutais pas que l'histoire de mon père me mènerait à faire équipe avec Ionas, un vampire centenaire et amoureux, Rebecka, sa copine psy divorcée d'un fantôme, et une rabbine. Mais quand c'est arrivé, j'ai trouvé ça normal. Presque.

Ces pages racontent aussi comment mon père a tenté de ne plus être juif, et comment, avec tout ce que l'on me mettait sur le dos, j'ai eu le sentiment d'être le dernier juif d'Europe. »

Joann Sfar ressuscite le fantastique et l'humour désespérés de Kafka ou de Malamud dans cette fable où les monstres offrent un miroir hyperréaliste à la singerie moderne.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Guide du patrimoine juif parisien

Livre juif : Guide du patrimoine juif parisien

Choix de Claude Layani

La présence juive à Paris est très ancienne (on en trouve des attestations dès le Moyen Âge) mais intermittente, car les communautés ont connu des expulsions et des persécutions.
C'est au XIXe siècle que les grandes synagogues parisiennes sont construites, qu'un patrimoine monumental se constitue.

Mais les pierres ne sauraient, à elles seules, résumer la culture juive parisienne qui s'est tout autant forgée dans l'émancipation gagnée pendant la Révolution, dans les affrontements de l'affaire Dreyfus, dans l'épanouissement de la yiddichkeit de l'entre-deux-guerres, ou dans la tragédie de la Choa.

Elle s'incarne également dans l'oeuvre des mécènes et des philanthropes qui financèrent des fondations, des dispensaires, des logements à bon marché et firent de considérables donations aux grands musées parisiens.

Elle s'illustre encore avec des écrivains majeurs, de Henri Heine à Walter Benjamin ou plane entre Montparnasse et Montmartre, en compagnie de Chagall, Soutine, Kisling, Modigliani...
Ce guide présente ainsi le patrimoine, mais aussi les lieux de mémoire du judaïsme parisien.

Livre juif : L'imposture du vivre-ensemble de A à Z de Paul-François Paoli

Livre juif : L'imposture du vivre-ensemble de A à Z de Paul-François Paoli

Choix de Claude Layani

 

L'ambition de cet ouvrage est de présenter un panorama non exhaustif de la vie intellectuelle française et de ses enjeux idéologiques à travers un certain nombre d'éléments de langage et de noms propres couramment utilisés par les hommes politiques, les journalistes et les citoyens.

Il s'agit notamment de démontrer que moult personnalités de renom (écrivains, philosophes, personnages historiques...) auxquels nous faisons spontanément référence, loin d'exprimer ce que l'on veut leur faire dire, témoigneraient plutôt de l'inconsistance de l'idéologie à la fois lénifiante et contraignante du "vivre ensemble" à laquelle on nous exhorte.

Au-delà de ce constat, comment une société où l'idée de Vérité a disparu du champ philosophique et politique pourrait-elle absolutiser des valeurs, fussent-elles républicaines ? Et comment donner du sens à ce fameux "vivre ensemble" si ces "valeurs" fonctionnent sur un mode qui exclut du champ de la normalité ceux qui n'y adhèrent pas ?

Tel est le paradoxe général que fait apparaître ce livre.

Livre juif : Rabbi Mordehaï Joseph Leiner (1801-1854),la liberté hassidique Catherine Chalier

Rabbi Mordehaï Joseph Leiner (1801-1854),la liberté hassidique Catherine Chalier

Comme le Baal Chem Tov, fondateur du hassidisme, un siècle avant lui, Rabbi Leiner cherche à penser comment l'âme humaine peut parvenir à se réconcilier avec sa source divine.

C'est pour lui l'essentiel face à la violence qui prévaut en ce monde.

Son livre, dont certains jugèrent les audaces hérétiques, est le premier livre hassidique publié sans les approbations traditionnelles.

De quel ordre est la rivalité entre les deux fils de Jacob, Juda et Joseph ? Juda, porte une pure grâce à la " racine de sa vie " : il reçoit la révélation de toujours " regarder vers l'Eternel ". Joseph, atteste au contraire de la primauté absolue de la Loi (halakha).

Comme Juda, R. Leiner propose une approche individualiste de la spiritualité. Selon lui, Dieu reste absent pour la plupart des humains, qui ne sont jamais directement éclairés par Lui ; mais il est présent aussi, car la Torah et les rites restent un guide sûr pour vivre en ce monde-ci sans avoir à faire des choix.

Ne plus ressentir le besoin de la Loi ne dispense donc pas de la nécessité de lui rester fidèle.
Le risque est de se faire des illusions sur l'illumination dont on jouit.

L'assassinat de Rabbi Mordechai Joseph Eleazar de Radzyn, dernier descendant de Rabbi Leiner, bouleversa les juifs du Ghetto de Varsovie. R. Leiner n'a jamais soutenu que la malignité humaine est voulue par Dieu. Il enseigne qu'unir sa volonté propre à la Sienne et pressentir sa puissance au plus secret de soi constitue la voie d'une libération de ses illusions sur Lui, sur soi et sur le monde. C'est très différent.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Vocabulaire raisonné de l'Exégèse biblique

Vocabulaire raisonné de l'Exégète

Choix de Claude Layani

 

L'objet du présent Vocabulaire raisonné de l'exégèse biblique est la présentation des mots utilisés dans l'analyse de la Bible. Exégètes chevronnés et professeurs d'Écriture sainte, les auteurs le savent : la lecture d'une définition ne permet pas toujours de se faire une idée claire de la signification d'un mot.

Aussi ont-ils choisi de présenter le vocabulaire de l'exégèse en incluant toute définition dans un discours suivi ou en l'accompagnant d'exemples : ainsi mis en rapport les uns avec les autres, les vocables techniques sont saisis en situation et dans leurs diverses acceptions. L'index final joue le rôle de dictionnaire.

Une première partie est consacrée à la présentation des livres de la Bible, à leur transmission, au canon de l'Écriture, aux langues, aux versions, aux manuscrits. L'auteur termine en indiquant les diverses analyses critiques appliquées au texte biblique et donne la liste de la littérature juive et chrétienne non canonique.

La deuxième partie traite de la constitution de l'exégèse moderne et de son évolution. Elle donne le vocabulaire de l'approche diachronique ou historico-critique.
Une troisième partie présente le vocabulaire de l'exégèse synchronique selon les différentes analyses : narrative, rhétorique, épistolaire, incluant la littérature juive et chrétienne et les lettres de Paul.
Les termes fréquemment utilisés en analyse littéraire générale, les mots hébreux, grecs, anglais et allemands qu'un lecteur est amené à rencontrer, ainsi que " quelques grands noms de l'exégèse " sont listés dans la dernière partie

Livre juif : Confessions d'un Juif de Leonid Grossman

Ce classique de la littérature russe (1924), " assassiné " par les soins conjugués des staliniens et des nazis, a manqué, de disparaître à la trappe, et n'a été sauvé de l'oubli qu'en 1986, miraculeusement repêché par une revue d'émigrés russes aux Etats-Unis. Le texte en question, il est vrai, était aussi mal classable que possible, et sans doute quelque peu dérangeant. Roman, témoignage, essai ? Un peu tout cela à la fois. Grossman raconte dans ces pages l'histoire incroyable - mais rigoureusement authentique - d'Arkadi Kovner (1842-1909), philosophe autodidacte élevé dans le ghetto de Vilna... et qui à la lecture de Crime et Châtiment se croit autorisé à commettre un vol pour sauver de la misère une jeune fille malade... Verdict de la justice tsariste : quatre ans de bagne en Sibérie. D'où Kovner entretiendra avec Dostoïevski (le " conservateur colossal " - à la fois philosémite et anti-juif !) une correspondance passionnée. Un petit livre capital, consacré à un problème qui semble relever de l'actualité la plus têtue : l'anti-sémitisme des intellectuels. On a tenu à ajouter à ce récit plein de vie et de sincérité un bref essai du même auteur : Dostoïevski et le Judaisme.

Choix de Claude Layani

Ce classique de la littérature russe (1924), " assassiné " par les soins conjugués des staliniens et des nazis, a manqué, de disparaître à la trappe, et n'a été sauvé de l'oubli qu'en 1986, miraculeusement repêché par une revue d'émigrés russes aux Etats-Unis.

Le texte en question, il est vrai, était aussi mal classable que possible, et sans doute quelque peu dérangeant. Roman, témoignage, essai ? Un peu tout cela à la fois. Grossman raconte dans ces pages l'histoire incroyable - mais rigoureusement authentique - d'Arkadi Kovner (1842-1909), philosophe autodidacte élevé dans le ghetto de Vilna...  et qui à la lecture de Crime et Châtiment se croit autorisé à commettre un vol pour sauver de la misère une jeune fille malade... Verdict de la justice tsariste : quatre ans de bagne en Sibérie.

D'où Kovner entretiendra avec Dostoïevski (le " conservateur colossal " - à la fois philosémite et anti-juif !) une correspondance passionnée. Un petit livre capital, consacré à un problème qui semble relever de l'actualité la plus têtue : l'antisémitisme des intellectuels. On a tenu à ajouter à ce récit plein de vie et de sincérité un bref essai du même auteur : Dostoïevski et le Judaisme.

 

Livre juif : Rire le jour, pleurer la nuit de Katy Hazan

Livre juif : Rire le jour, pleurer la nuit de Katy Hazan

 

Dès 1939, de nombreux enfants d’étrangers juifs, surtout allemands, sont exilés en France et séparés de leurs parents. Jusqu’à novembre 1943, le château de Chabannes, situé dans la Creuse, accueille une colonie d’enfants juifs âgés de 5 à 17 ans, pris en charge par l’OEuvre de secours aux enfants (OSE), une organisation médico-sociale juive née au début du siècle.

En 1941, à l’occasion des deux ans d’existence de la maison, en guise de projet pédagogique, le directeur, Félix Chevrier, propose aux enfants de rédiger un journal. Illustré par des dessins, des lettres, des chansons, des poèmes et des photographies, ce journal raconte la vie quotidienne du château jusqu’en mai 1942. Courte période, mais intense parenthèse, qui dans la chronologie de la guerre correspond à un moment de répit pour les Juifs de la zone libre.

Ce livre, qui contient la transcription intégrale du journal, est un document historique exceptionnel et émouvant. À travers les histoires intimes d’enfants juifs en France sous l’Occupation, il nous raconte un pan méconnu de l’histoire de la Shoah dans notre pays.

 

Choix de Claude Layani