Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : le vertige des étreintes de Albert Bensoussan

Albert Bensoussan le vertige des étreintes

Le Vertige des étreintes, d'Albert Bensoussan débute avec l'évocation de l'Algérie de son adolescence, l'éveil des sens partagé entre la tradition juive de sa famille, les séductions chrétiennes et la culture arabe de ses premières amours.

De femme en femme, d'Algérie en Espagne puis en France ou ailleurs, d'odalisques en geishas, dans une atmosphère de fantasmes et de rêveries où l'humour le dispute à l'ironie, l'auteur reconstruit l'identité de son passé d'homme, son parcours cosmopolite, scandé par la rencontre puis l'absence jusqu'à la future disparition des êtres aimés.

Le décor est, pour l'essentiel Alger, la cité matricielle, dont le récit exalte les splendeurs, épouse les soubresauts. Pour affirmer, au temps de l'arrachement et de la dépossession, la nécessaire transmission, le mirage d'un engendrement. L'adieu aux miracles anciens, fût-ce au prix du vertige, s'accompagne d'heureuses larmes en d'ultimes étreintes.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les Rêves et leur interprétation dans le Talmud

Les Rêves et leur interprétation dans le Talmud

Les Rêves et leur interprétation dans le Talmud

Cette étude sur les rêves parut à Vienne en 1923 dans les Monumenta talmudica, revue savante et œcuménique prestigieuse. Alexander Kristianpoller s’y attache de manière très didactique à la difficile question du statut des rêves dans le Talmud. Son mérite immense est d’avoir montré, à travers les textes, combien la société juive, même pharisienne, a été poreuse au monde gréco-romain, à ses superstitions comme à sa culture.

Nahum Kristianpoller

Nahum Kristianpoller

Les savants talmudistes n’ont pas rejeté le savoir gréco-romain puisqu’ils en ont pris acte et qu’ils l’ont traité (Aristote, Hérodote, Plutarque et Artémidore, l’auteur de l’Onirologie sont notamment cités dans l’ouvrage), ils ne se sont pas non plus montrés insensibles aux croyances populaires de la culture environnante, puisqu’ils en ont intégré les formes dans leur discours.

L’un des aspects les plus novateurs de cette étude est la prise en compte et l’examen des rêves anxiogènes, de ceux qui, sans être des cauchemars, laissent un sentiment de malaise dû à l’incompréhension qu’ils suscitent.

Le rêveur inquiet peut trouver réconfort auprès de trois hommes en mesure de déclarer que « tout est bien, donc tout ira bien ». La parole efficace, l’interprétation du « mieux possible », plus qu’une élucidation, voilà peut-être, pour un talmudiste éclairé, « la clé des songes ».

L’ouvrage s’adresse autant à un large public qu’aux philosophes, psychanalystes, historiens, écrivains.

 

Choix de Claude Layani

 

Livre juif : Un monde à réparer d'Isabelle Cohen

Un monde à réparer d'Isabelle Cohen

Le Livre de Job est peut-être le plus honnête des grands textes spirituels. Il se confronte directement à la seule question qui vaille : si Dieu est bon et tout-puissant, pourquoi permet-il que les justes souffrent ?

Et à cette question, il n'apporte pas de réponse facile ; au contraire, il procède à la réfutation de tous les discours cherchant à disculper Dieu du mal. Il fait pièce au schéma réducteur de la doctrine de la rétribution au profit de la subtile loi en miroir, qui met l'homme face au monde et, parlant, à lui-même. Il met aussi au jour les interactions entre l'homme et Dieu, pour aboutir à la paradoxale figure d'un homme agissant sur Dieu et médecin du monde.

Isabelle Cohen auteure de Un monde à réparer

Isabelle Cohen auteure de Un monde à réparer

Dans ce livre, Isabelle Cohen nous livre l'oeuvre de sa vie. Mobilisant toutes les ressources des commentaires antiques, médiévaux, modernes et contemporains de la tradition juive, mais aussi les apports de la philologie et de la critique biblique, elle nous offre une traduction élégante et précise ainsi qu'un commentaire exhaustif qui rend justice à ce texte intemporel.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les Juifs en France médiévale de Gilbert Dahan

Les Juifs en France médiévale

Des communautés juives sont établies en France depuis l’Antiquité et ont été florissantes durant toute la première partie du Moyen Âge, avant les expulsions de 1306 et de 1394 – le caractère le plus remarquable étant leur éparpillement jusqu’au début du XIIIe siècle. Partie intégrante de la population de la Gaule puis de la France, elles ont contribué notablement à sa culture, dans divers domaines (le corpus ancien le plus riche de termes techniques français se trouve dans des commentaires juifs du XIIe et du XIIIe siècle).

Le présent recueil propose une série d’études éclairant les conditions de cette présence, faite de coexistence mais aussi de tensions, avec une détérioration de leur situation au XIIIe siècle, accompagnée de diverses accusations, comme celle de profanation d’hostie, lors de l’affaire des Billettes en 1290. Si le dialogue entre chrétiens et juifs se poursuit malgré tout, la condamnation de la littérature rabbinique entre 1239 et 1244 rend difficile l’enseignement traditionnel – mais fait connaître au monde chrétien le Talmud et ses commentaires.

L’attitude de l’Église est examinée, avec ses aspects opposés, condamnation du judaïsme mais aussi protection (comme le montre le cas exemplaire de Bernard de Clairvaux). Sont présentées deux figures majeures de la culture juive de France médiévale, dont le rayonnement se constate aussi chez les intellectuels chrétiens, Rashi et Gersonide. Enfin, trois études examinent l’« image du juif » dans deux genres de la littérature française du Moyen Âge, le théâtre religieux et les miracles de Notre Dame.

L’auteur
Gilbert Dahan, directeur de recherche émérite au CNRS, directeur d’études à l’EPHE /section des sciences religieuses, a commencé par travailler sur le théâtre liturgique en France médiévale. Puis ses recherches ont porté sur les relations intellectuelles entre juifs et chrétiens en Occident médiéval. Depuis plus de vingt ans, il travaille sur l’exégèse chrétienne de la Bible au Moyen Âge, dans ses méthodes et son herméneutique.

Il a publié de nombreux travaux dans ces trois domaines, notamment aux Éditions du Cerf : Les intellectuels chrétiens et les juifs au Moyen Âge (1990), L’exégèse chrétienne de la Bible en Occident médiéval, XIIe-XIVe siècles (1999). Il dirige la collection « Les Conférences de l’École pratique des hautes études » et co-dirige les « Études d’histoire de l’exégèse », toutes deux publiées également au Cerf. Dernier livre paru : Études d’exégèse médiévale. Ancien Testament, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2016

Choix de Claude Layani

livre juif : Dictionnaire amoureux de l'humour juif de Adam Biro

Dictionnaire amoureux de l'humour juif

Ce livre n’est pas un livre très orthodoxe.
L’histoire mythique du peuple juif commence par le rire, celui d’Abraham et de Sarah apprenant que, presque centenaires, ils auront un fils. Et ce n’est pas tout : Dieu ordonne aux futurs parents d’appeler ce fils Isaac, Yitzhak, « qui rira » ! Ce rire juif, qui va du Talmud à Tristan Bernard, Sholem Aleichem, Pierre Dac, Woody Allen, Romain Gary, Georges Perec, Philip Roth, à Rabbi Jacob ou La Vérité si je mens, en passant par Bergson, Freud et Groucho Marx est un rire ouvert, tonitruant, irrespectueux de tout, qui défie le destin. En Galicie, à Tunis, à New York, partout.

Même à Auschwitz. Dans une baraque, quelques juifs prient. Un d’eux, oubliant où il se trouve, lève la voix. Les autres le rappellent à l’ordre. «Tais-toi donc ! Dieu pourrait t’entendre et se rendre compte qu’il “en”reste encore ! » Il ne s’agit pas ici d’un nouveau recueil de blagues, de witz juifs. Dans ce dictionnaire aigre-doux (comme l’aliment préféré de l’auteur, les cornichons), Adam Biro, en consacrant des articles à la « Bible », au « Chemin », aux « Femmes », à la « Modestie » ou à la « Vérité », réfléchit au principe même de l’humour juif, partie intégrante du judaïsme.

À ses origines, à sa raison d’être, à sa structure et à son rôle – tout en racontant des witz dont les héros immortels sont Moïshe le tailleur, le docteur Lévy, le petit Maurice, madame Taïeb ou le mythique Ch’ra d’Afrique du Nord. Et le livre se termine sur une question comme celle qu’attend le rabbin qui parcourt son shtetl en criant : « J’ai une réponse, posez-moi une question ! » Mais quelle est donc La réponse ?

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Psychothérapie de Dieu de Boris Cyrulnik

Psychothérapie de Dieu de Boris Cyrulnik

Aujourd’hui, sur la planète, 7 milliards d’êtres humains entrent plusieurs fois par jour en relation avec un Dieu qui les aide.
Ils sont mus par le désir d’offrir à Dieu et aux autres humains leur temps, leurs biens, leur travail et parfois leur corps pour éprouver le bonheur de donner du bonheur.

Psychothérapie de Dieu de Boris Cyrulnik

Psychothérapie de Dieu de Boris Cyrulnik

Méditer, trouver son chemin de vie personnel, éprouver la joie de se sentir vivant parmi ceux qu’on aime – la spiritualité élargit la fraternité à tous les croyants du monde.

La psychothérapie de Dieu nous aide à affronter les souffrances de l’existence et à mieux profiter du simple bonheur d’être.

Il y a certainement une explication psychologique à cette grâce.

Ce livre est le résultat de cette quête. » B. C.

Un merveilleux texte, lumineux, tendre et original sur le rôle majeur que joue l’attachement dans le sentiment religieux.

Un immense sujet, un très grand livre.

Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon. Il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont tous été d’immenses succès, notamment Les Vilains Petits Canards, Parler d’amour au bord du gouffre, mais aussi Sauve-toi, la vie t’appelle.

Choix de Claude Layani

Roch-Hachana 5778 JOUR DU JUGEMENT

Le jour du jugement rosh hachana 5778

Roch-Hachana 5778 JOUR DU JUGEMENT

Mercredi soir, nous saluerons l'entrée de la fête de Roch-Hachana qui marquera l'apparition de la 5778 année religieuse de l'ère juive. Alors que partout ailleurs, un tel événement donne lieu ordinairement à des réjouissances d'une gaieté bruyante, pour nous, au contraire, il est l'occasion de réflexions sérieuses.

C'est que, selon la tradition juive, le passage d'un millésime à l'autre ne s'opère pas automatiquement. L'avenir n'est pas nécessairement le produit du passé.

Roch-Hachana 5778 JOUR DU JUGEMENT

Roch-Hachana 5778 JOUR DU JUGEMENT

Dans la course effrénée du temps, il y a une sorte de halte que D.ieu s'accorde à Lui-même pour examiner le bilan moral de l'Humanité et décider de son sort. Tel un berger faisant défiler devant lui son troupeau. Il les fait comparaître une à une devant son tribunal céleste où il remplit à la fois le rôle de Juge, de témoin et de partie adverse.

Roch-Hachana porte également le nom de « yom adin », le jour du jugement. Qui dit jugement dit mémoire, évocation du passé, confrontation. La liturgie de la fête est d’ailleurs constamment placée sous le signe du souvenir. Et l’on dit notamment: « Il n’y a point d’oubli devant ton trône de gloire »

Les hassidim ont donné une très belle interprétation de ce texte: « D.ieu se souvient de ce que l’homme oublie... » Ils disent: si l’homme ne pense qu’à ses mérites et oublie ses fautes, alors D.ieu ne se souvient que de ses fautes; mais si l’homme ne se souvient que de ses fautes,  et oubli ses mérites, alors D.ieu ne prend en compte que les mérites de l’homme...

Cette fête, une des solennités les plus respectées, n’est cependant indiquée que par allusion dans la Torah: « Zi’hron teroua », souvenir par la sonnerie. La tradition juive a traduit cette invitation au souvenir par un retour à la totalité de la mémoire, jusqu’à l’événement de la Création et plus particulièrement la création de l’Homme, seul capable de souvenir.

Se souvenir de la naissance de l’Homme, c’est prendre une distance par rapport à la simple existence biologique, lui conférer un sens. Aussi les Sages d’Israël ont-ils compris que le premier mois de Tichri, jour anniversaire de l’Homme, devait être un Yom Hadin, un jour de jugement.Notre Nouvel an n’est pas qu’une commémoration, il est jour de jugement pour toutes les créatures.

Dans chaque civilisation, le nouvel an commémore l’événement le plus déterminant de son histoire celui qui a scellé son origine et qui caractérise sa spécifité.

Pour nous Roch-Hachana évoque la création du monde « Hayon arat olam » comme pour bien mettre en lumière le caractère universel du judaïsme - c’est-à-dire son insertion dans le destin du monde et vient nous enseigner que c’est l’être humain qui donne à l’ensemble de l’univers son sens ultime, sa finalité.

Suivant l’expression de la Torah, Tichri est le « septième mois », si l’on prend en référence la sortie d’Egypte. On connaît l’importance du chiffre sept dans la tradition hébraïque: le chabbat, la chemita (année sabbatique), le Jubilé. Les Sages ont également vu un lien en « chevii » (septième) et « chevia » (satiété), puisque Tichri est le mois le plus riche en fêtes et en mitzvoth, une occasion pour chaque juif de se « rassasier » de spiritualité et d’expérimenter tous les aspects de la vie religieuse, du sérieux de Roch-Hachana à la joie de Sim’hat Torah.

Tichri est un mois bien particulier. N’est-il pas le premier mois de l’année religieuse. Il ne s’agit pas d’un simple « premier janvier », marqué par une nuit de réveillon mais bien - et c’est d’ailleurs la traduction littérale du terme Roch-Hachana - de la tête de l’année. La tête est ce qu’il y a de plus élevé. C’est le centre nerveux du corps tout entier. A son niveau, le moindre accident a des effets désastreux sur le reste de l’organisme.

Rabbi Chnéour Zalman de Lady explique parfaitement pourquoi le début de l’année porte le nom de Roch-Hachana, « tête de l’année » car, tout comme la personne humaine possède une tête, qui est tête et cerveau du corps, de même, l’année possède une tête, et c’est Roch-Hachana: la tête de l’année ». Cette fête est appelée Roch-Hachana, poursuit le Rabbi de Lady, parce qu’elle est comme la tête et le cerveau d’où procède la vie par tous les membres du corps ; de même , à Roch-Hachana, s’épanche la vie pour tous les jours de l’année (Likouté Torah, Deutéronome 55c).

D’ailleurs, tandis que les autres religions fixent le début de leurs calendriers à partir d’un événement important de leur histoire (une naissance, l’hégire...), le judaïsme voit dans Roch-Hachana un événement plus universel. Les Sages relèvent le fait qu’Adam fut créé seul afin qu’il ne puisse pas dire « mon sang est plus rouge que le tien... » et aussi parce qu’un individu, seul, peut changer le cours de l’histoire. Le mois de Tichri est, d’ailleurs placé sous le signe zodiacal de la balance car, souligne Maïmonide, l’homme doit se considérer en cette période comme étant à moitié coupable, à moitié innocent.

De quoi donner matière à réflexion avant d’entreprendre une action. A chaque instant et particulièrement au seuil de la nouvelle année, Roch-Hachana, l’homme est à la croisée des chemins. Il peut continuer de végéter, de stagner ou progresser. « Chana », année, vient de la racine répéter, mais « chana » c’est aussi le « chinouï », le changement, le progrès.

Roch-Hachana, est c’est là son message essentiel, nous apporte la certitude qu’il est dans la nature de l’homme de pouvoir rompre avec son passé, se transformer, renaître à une vie nouvelle.

 

 

Claude LAYANI

 

Livre juif : Transport de Yves Flank

Transport de Yves Flank livre juif

Transport de Yves Flank livre juif

 Yves Flank 

Le roman est construit en trois mouvements. Au premier mouvement une rencontre entre un homme brun et une femme rousse a lieu dans un wagon de Drancy pour un camp de la mort.

Flank décrit ce transport sans métaphore, sans poésie, au plus prés du réel, au plus prés des corps. La plume est féroce et courageuse. Et de cette plume surgit une réalité coriace autant qu’une merveilleuse lumière.
Lorsqu’un corps s’affale sur le tas de cadavres agencé dans un coin du wagon, tous les efforts sont déployés pour fermer les yeux de la morte car au milieu de l’enfer de ce mouroir reste une lueur d’humanité, un besoin de ce sens que l’on donne aux choses et qui ne nous quitte jamais.

Dans un deuxième mouvement la femme rousse donne à entendre  la passion amoureuse qui malgré ce wagon n’a pas cessé de chanter en elle. Le texte est un cantique d’amour et ici aussi Flank écrit au plus prés du corps pour un long poème défiant l’érotisme facile.

Mon amour, mon amour, ô mon amour, maintenant je crie en plein visage. Vas-tu pleurer, vas-tu revenir, délaisser tes ombres et me sourire, répondre à cette attente infernale, m’empêcher de sombrer de trop de solitude ?
Je voudrais lacérer ton épaule, cracher un venin verdâtre, l’anéantir de mes pensées, souffler sur ma douleur, t’aimer intensément.
Tu entends, tu entends ? 

Enfin dans un troisième mouvement l’homme brun élabore sur ce qui se passe et nous ouvre comme une fenêtre sur l’amour et sa consécration de la vie.

Le roman est une oraison à la vie à déguster.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : En terrain miné de Elisabeth de Fontenay et de Alain Finkielkraut

En terrain miné de Elisabeth de Fontenay et de Alain Finkielkraut

En terrain miné de Elisabeth de Fontenay et de Alain Finkielkraut

En terrain miné de Elisabeth de Fontenay et de Alain Finkielkraut

Cher Alain,
Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. L'utilisation de ce vieil outil littéraire me semble prudente et bénéfique, bien que je me demande si elle n'est pas une dérobade.

Malgré mon goût de l'affrontement, je redoutais en effet ta présence et ce que le tac au tac implique de violence.

Autrement dit, je craignais de me heurter en temps réel sur du non négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié ».

« Chère Élisabeth, Si je tirais sur tout ce qui bouge, tu aurais raison de vouloir m'en dissuader, et il me semble que je serais assez avisé pour suivre ton conseil. Mais je n'ai rien d'un tireur convulsif. Et lorsqu'il m'arrive de perdre mon sang-froid, c'est parce que je suis la cible favorite de ceux qui n'ont que le mot «changement» à la bouche et pour qui rien ne bouge ».

Choix de Claude Layani

Livre juif : La disparition de Josef Mengele

La disparition de Josef Mengele

La disparition de Josef Mengele

Olivier Guez

1949  : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz  croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.

Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant  ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au cœur des ténèbres.
Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition.

Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.

 

Choix de Claude Layani