Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : A l'heure d'Israël de Léon Askénazi et André Chouraqui

A l'heure d'Israël

Durant l’été 1987, près de quarante ans après la fondation de l’État d’Israël, deux géants du judaïsme français, Léon Askénazi et André Chouraqui eurent des entretiens à Jérusalem sur le destin de leur peuple, du sionisme et de leur religion. Trente ans plus tard, ce document unique est rendu accessible pour la première fois au public, présenté et annoté par l’historien des idées Denis Charbit.

Dans son essai introductif, celui-ci décrit le contexte intellectuel et politique dans lequel eurent lieu ces conversations amicales. André Chouraqui (1917-2007), traducteur de la Bible hébraïque, des Evangiles et du Coran, prophète inlassable du dialogue entre les trois monothéismes abrahamiques, était a priori bien différent du maître talmudique visionnaire que fut Léon Askénazi (1922-1996), connu de plusieurs générations d’élèves sous le surnom : « Manitou ».

Mais les deux hommes étaient tous deux issus du judaïsme algérien, tous deux avaient été formés dans l’esprit républicain français, tous deux avaient fait ensuite leur alya et étaient animés d’une commune ferveur sioniste. Sur quels fondements judaïques une telle ferveur s’appuyait-elle, comment chacun des deux interlocuteurs faisait-il le lien entre les dimensions spirituelle et temporelle, quelles conséquences politiques en tirait-il ? Avec trente ans de recul, le lecteur d’aujourd’hui peut relire ces échanges passionnés à la lumière de l’Histoire. LES AUTEURS Léon Askénazi (1922-1996), dit « Manitou », et André Chouraqui (1917-2007) furent deux immenses figures du judaïsme francophone contemporain.

Ils ont exercé une influence décisive sur la pensée juive en France, le premier par son enseignement philosophique à travers la célèbre « école d’Orsay », le second par sa traduction de la Bible hébraïque, mais aussi du Nouveau Testament et du Coran. Tous deux sont ensuite partis s’installer à Jérusalem – André Chouraqui sera même vice-maire de la ville. Denis Charbit est un universitaire israélien, historien des idées politiques au XXème siècle, et notamment du sionisme. Il a publié entre autres chez Albin Michel Sionistes. Textes fondamentaux (1998) et Qu’est-ce que le sionisme ? (Présences du judaïsme poche, 2007). Il a été un des contributeurs de l’Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours (Albin Michel, 2013).
Choix de Claude Layani

Livre juif : Juifs et Musulmans en France le poids de la fraternité

Ethan B. Katz, juifs et musulmans en France

Loin de se réduire aux conflits actuels, les relations entre juifs et musulmans en France ont été forgées à l’aune d’une histoire ancienne, mouvante, complexe, faite d’une communauté de destins ou de franches oppositions.

Comment, dans l’espace colonial puis en métropole, où nombre d’entre eux sont venus s’installer plus ou moins de leur plein gré, les juifs et les musulmans ont-ils vécu et cohabité ? Leur histoire ne se limite pas à un face-à-face mais se comprend comme un jeu à trois, la République laïque ayant été un acteur essentiel de cette évolution.

Ethan B. Katz, à l’issue de plus de dix années de recherches, décrit et analyse les relations entre juifs et musulmans en montrant que la tendance à réduire ces catégories de Français à leurs seules identités culturelles ou religieuses est récente.

Il insiste sur leurs perceptions réciproque comme sur celles des Français en général, et souligne combien la question coloniale puis le conflit du Proche-Orient, ont créé un fossé entre eux. Cet ouvrage offre un regard tout en nuances sur un sujet majeur et constitue une contribution inédite à la compréhension de la société française contemporaine.

 

Choix de Claude Layani

 

Livre juif : L'amour après de Marceline Loridan-Ivens

L'amour après de Marceline Loridan-Ivens

Marceline Loridan-Ivens, née Marceline Rosenberg, est une cinéaste française .

Elle naît de parents juifs polonais émigrés en France en 1919. Au début de la Seconde Guerre mondiale, sa famille s'installe dans le Vaucluse où elle entre dans la Résistance.

Elle est capturée par la Gestapo avec son père et est envoyée à Auschwitz-Birkenau par le convoi 71 du 13 avril 1944 (d'après "le mémorial de la déportation des juifs de france" de serge klarsfeld) où se trouve également Simone Veil qui deviendra son amie, puis à Bergen-Belsen et enfin au camp de concentration de Theresienstadt où elle recouvre la liberté à la libération du camp en mai 1945.

L'amour après de Marceline Loridan-Ivens

L'amour après de Marceline Loridan-Ivens

Après un premier mariage avec Francis Loridan, jeune ingénieur en travaux publics, elle rencontre et épouse le réalisateur de documentaires Joris Ivens, l'assiste dans son travail et co-réalise certains de ses films, notamment Comment Yukong déplaça les montagnes en 1976.

En 2003, elle réalise un film de fiction: La Petite prairie aux bouleaux, avec Anouk Aimée, très inspiré de son parcours dans les camps (le titre est la traduction du terme polonais Brezinka, germanisé en Birkenau).

Marceline Loridan-Ivens a écrit son livre "Ma vie balagan" avec la collaboration d’Élisabeth D. Inandiak, grand reporter, auteur de contes et romans.

En 2015, elle écrit avec Judith Perrignon "Et tu n'es pas revenu" qui recevra le prix Jean-Jacques Rousseau de l'autobiographie et le Grand Prix des Lectrices ELLE 2016.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Un amour radical de Daniel Sibony

Un amour radical de Daniel Sibony

« Vouloir vivre en paix avec les autres et en même temps adorer un Texte qui attaque ces autres : voilà le conflit “cornélien” que vivent bien des musulmans d’Europe, la réaction la plus commune est le déni.

Un amour radical de Daniel Sibony

Un amour radical de Daniel Sibony

Il n’y a rien dans le Coran contre les juifs, les chrétiens ou les athées. Un déni bien compréhensible qui aide à vivre. Plus curieux est le fait que, en Europe, on érige ce déni en principe culturel : on peut tout critiquer sauf l’islam. Cela ne fait qu’aggraver le clivage entre discours et réalité, clivage qui n’est déjà pas simple à supporter.

D’autant que la pression intégriste et identitaire vient perturber cette posture sommaire ; et que s’y s’ajoutent les jeunes qui veulent faire vivre leur Texte sacré et s’illustrer comme des héros de la foi.

C’est cette intrication entre croyance, amour et vindicte qui est ici analysée, éclairant au passage les ressorts de la croyance et les supports inconscients du différend entre Islam et Occident ; différend dont on mesure la dynamique dans ce duo étrange entre terrorisme et amour. » D. S.

Daniel Sibony, né au Maroc, de langue maternelle arabe, a un accès direct aux Textes fondateurs. Psychanalyste, il a publié de nombreux ouvrages dont, notamment, Le Grand Malentendu. Islam, Israël, Occident ainsi qu’Un certain « vivre-ensemble ». Musulmans et juifs dans le monde arabe.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Autopsie d'un déni d'antisémitisme

Autopsie d'un déni d'antisémitisme

Le 25 janvier 2017 s'ouvrait devant la justice de la République le procès d'un historien pour "délit de provocation à la discrimination, la haine, la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de l'appartenance à une religion déterminée".

Qu'avait-il dit pour mériter cela ? Il avait évoqué, dans le feu d'un débat radiophonique, l'antisémitisme violent et banalisé, qui peut conduire au meurtre, véhiculé très tôt dans des familles de culture arabo-musulmane. Pour avoir osé dire cette réalité que l'actualité reflète avec toujours plus de dureté, il fut traîné devant les juges, calomnié, injurié.

Derrière l'épreuve personnelle vécue par un intellectuel, c'est en fait le procès du réel qui eut lieu. Le déni du réel relatif à l'antisémitisme est ancien mais il prend aujourd'hui une forme inquiétante : la judiciarisation du débat d'idées.

Et si la justice ne s'est pas laissée abuser et a prononcé la relaxe de Georges Bensoussan, ce procès, toutefois, en dit long sur les clivages français qui ont conduit certains idéologues à tenter d'instrumentaliser la justice pour décréter ce qu'il est convenu de penser et de dire, et quelle vérité il fallait taire.

A l'instar d'autres procès intentés par les acteurs de l'islam politique, le procès contre Georges Bensoussan a illustré le mésusage de notre droit démocratique au nom d'un antiracisme dévoyé. Il a montré comment des propos peuvent être déformés et tronqués, pour accuser de racisme celui qui dit le réel.

Ce procès avait pour objet, ni plus ni moins, que d'entretenir le déni de réalité sur l'antisémitisme d'origine arabo-musulmane, un déni dont les conséquences dépassent le sujet juif et concernent désormais l'identité démocratique de la France.

Choix de Claude Layani

Livre juif : L'empire et les cinq rois de Bernard-Henri Lévy

L'empire et les cinq rois de Bernard-Henri Lévy

L’Empire  » c’est l’Amérique ou, plus exactement, l’Occident que l’auteur estime avoir vu s’effondrer dans une circonstance biographique récente (l’abandon du peuple kurde…) dont le récit ouvre le livre et qui lui rappelle quelques-uns de ces événements discrets, presque invisibles, venus à pas de colombe, mais qui ont renversé, naguère, le cours de l’histoire de l’Antiquité.

Les «  cinq rois  » ce sont les cinq nouvelles puissances (ottomane, perse, arabe, chinoise, russe) qui avaient, pensait-on, leur splendeur, leur passé mais aussi leur avenir derrière elles et qui profitent de cet effacement de l’empire, voire du discrédit qui frappe la prédication occidentale, pour revenir au-devant de la scène et tenter d’imposer leur ordre.

Le résultat est un livre bref, captivant, nourri d’histoire ancienne et biblique, mais allant chercher dans l’actualité comme dans l’expérience et la vie de l’auteur, pour brosser un tableau – hélas peu rassurant – de l’état du monde.
Qu’est-ce qu’une «  démocratie autoritaire  »  ?
Pourquoi les valeurs libérales sont-elles, partout, battues en brèche  ?
Que s’est-il, réellement, passé à la bataille de Chéronée  ? de Pydna  ? et en quoi ces scènes anciennes nous renseignent-elles sur l’issue de la guerre qu’ont déclarée à l’Occident Poutine ou les islamistes radicaux  ?

Est-il bien raisonnable, en état de guerre, de vivre à l’heure de cette chasse à l’homme, de cet appel à la délation, de ce lynchage permanent dont bruit désormais Internet  ?
Telles sont quelques-unes des questions posées dans ce livre provocateur mais savant, combatif mais s’efforçant de fournir en repères une époque désorientée.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le déluge de Leïb Rochman

Le déluge de Leïb Rochman

Le déluge Leïb Rochman

Le Déluge est le dernier ouvrage publié de Leïb Rochman, écrivain aux textes rares et dont l’immense roman À pas aveugles de par le monde fait figure de chef-d’œuvre inégalé de la littérature yiddish.

Paru peu avant sa mort en 1978, Le Déluge évoque, à travers dix nouvelles, la tentative d’extermination des Juifs d’Europe et la possibilité pour la communauté d’y survivre.

Fidèle à son travail formel sur la possibilité de dire, d’écrire, de figurer ce qui se joue dans l’indicible, le style de l’auteur atteint ici son apogée. Ces nouvelles à la puissance et à l’intensité dévastatrices mélangent réalisme et fantasmagorie et flirtent avec le fantastique. Tout est visions, hallucinantes et hallucinées.

On y retrouve les obsessions de l’auteur : la destruction du monde, la mise à mort des hommes et la coexistence des morts et des vivants.

Rochman nous entraîne au cœur des ténèbres, dans un camp à peine démantelé où des femmes donnent naissance à des enfants de cendres, sur les pas d’un homme que les visions assaillent alors qu’il tente de fuir le ghetto avant l’assaut, au cœur d’une Jérusalem cauchemardesque hantée de cadavres, et achève ainsi son implacable exploration, à travers la littérature, de l’horreur de la Shoah.

« C’est un livre extraordinaire, un livre qui, par son ampleur, son mystère, sa folle clarté, éclipse tout ce qu’on peut lire actuellement. […] Leïb Rochman (1918-1978) est en train de devenir l’un des plus grands écrivains du XXe siècle, à l’égal de Joyce ou Musil. »

Livre juif : Douleur de Zeruya Shalev

Douleur de Zeruya Shalev

Dix ans après avoir été blessée dans un attentat, Iris semble avoir surmonté le traumatisme. Malgré des douleurs persistantes, des problèmes avec ses enfants et un mariage de plus en plus fragile, la directrice d'école ambitieuse et la mère de famille engagée qu'elle est s'efforce de prouver qu'elle contrôle la situation.

Tout bascule cependant le jour où elle reconnaît, sous les traits d'un médecin qu'elle consulte, Ethan, son premier amour, qui l'avait brutalement quittée lorsqu'elle avait dix-sept ans.

Dans un vertige sensuel et existentiel, Iris éprouve alors la tentation de faire revivre cette passion qu'elle croyait éteinte : et si une seconde chance se présentait à elle ? Ce roman aussi puissant que subtil dévoile les séquelles que le passé peut laisser sur les corps et les esprits, tout en interrogeant notre capacité à faire des choix, au moment même où la vie nous renvoie à l'essentiel.

Biographie de l'auteur

Ecrivain incontournable de la scène littéraire israélienne, Zeruya Shalev, née en 1959 dans un kibboutz en Galilée, a fait des études bibliques. Ses livres, traduits en vingt-cinq langues, sont des best-sellers dans de nombreux pays. Vie amoureuse (2000), Mari et femme (2002), Thèra (2007) et Ce qui reste de nos vies (Prix Femina étranger 2014) ont été publiés par les Editions Gallimard.

Livre juif : Israël et ses conflits des querelles et des rêves de Philippe Velilla

Israël et ses conflits des querelles et des rêves

La question de l’avenir d’Israël est source de polémiques. Israël ne cesse d’innover en matière technologique, économique, et culturelle, sait vaincre ses ennemis et résister à ses amis, mais se révèle incapable de corriger ses déséquilibres internes, de résoudre son conflit avec ses voisins, et de prendre toute sa place dans son environnement régional.

Fidèles à leur tradition de contestation permanente, les Israéliens ne cessent d’interpeller leurs dirigeants sur les problèmes du pays : la paupérisation de larges couches de la société, les privilèges dont bénéficient des communautés entières en raison de leur poids électoral. La progression de l’orthodoxie, du messianisme, la droitisation de la société et la communautarisation favorisées par un système politique qui encourage tous les excès assombrissent les perspectives.

Les débats portent de moins en moins sur les perspectives de paix, et ce n’est pas un hasard. Les Palestiniens ont leur part de responsabilité dans les échecs constatés. La montée de l’islamisme, les ambiguïtés de l’Autorité palestinienne et la permanence du terrorisme découragent les meilleures volontés.

Le gouvernement israélien, en esquivant le débat sur la solution à deux États ou sur les risques d’un État binational, multiplie les atermoiements en comptant sur la bienveillance d’une administration américaine pourtant bien imprévisible. Au risque d’oublier que la pérennité d’un État juif dans un environnement hostile n’est pas assurée.

Philippe Velilla, docteur en droit, est l’auteur de Les Juifs et la droite (Pascal, 2010), La République et les tribus (Buchet-Chastel, 2014), Génération SOS Racisme (avec Taly Jaoui, Le Bord de l’Eau, 2015), et collabore à plusieurs revues. Il enseigne à Paris I, à l’Université numérique européenne des études juives (UNEEJ), à Tal Business School et dans plusieurs institutions israéliennes.

 

Choix e Claude Layani

Livre juif : Meknes portrait d'une communauté juive marocaine

Meknes portrait d'une communauté juive marocaine

Pour son 11ème livre, Joseph Tolédano, spécialiste de l'histoire et de la culture des Juifs d'Afrique du Nord, dresse le portait en trois dimensions de la communauté de Meknès.

Dans la première partie du livre, il retrace les mille ans de son histoire  de sa fondation à nos jours, replaçant son évolution interne dans la cadre global du judaïsme marocain et du royaume du Maroc.

Dans la seconde partie, il nous invite à un passionnant périple à travers les trésors de la culture et du folklore, sous la conduite du plus fiable des guides –l'humour.

Dans la postface, Meknès après Meknès, il illustre l'attachement sentimental à leur communauté des originaires de Meknès dans le monde à travers la fondation de l'Union Mondiale des originaires de la ville et la remise de la clef de Tolède aux Tolédanos.

En dressant le portrait de la communauté de Meknès, considérée au XXème siècle comme la "Petite Jérusalem" du Maghreb pour l'érudition de ses élites et la ferveur religieuse de se ses membres, une communauté qui à force d'être particulière ressemble parfaitement aux autres, Joseph Tolédano résume l'esprit du judaïsme marocain dans son ensemble, tant il est vrai qu'il n'y a d'universel que le particulier -  quand il est authentique.

Choix de Claude Layani