Caroline Haiat

J'ai 23 ans, je suis originaire de la région parisienne et je viens de faire mon alyah à Tel-Aviv. Tout juste diplômée, je commence ma carrière de journaliste rédactrice. J'ai une formation littéraire, après avoir fait Hypokhagne/ Khagne, j'ai obtenu ma licence de lettres modernes et ma maitrise d'information-communication à la Sorbonne.
J'ai réalisé des stages dans le domaine rédactionnel en France et en Israël. Je porte un intérêt certain à l'actualité et à l'écriture, je me passionne pour la littérature romanesque et autobiographique et j'adore le cinéma.

Les articles de Caroline Haiat

Carton plein pour les starts up israéliennes

15 milliards de dollars générés par les starts up israéliennes

15 milliards de dollars ont été réalisés en 2014 par les starts up israéliennes.

Israël enregistre un nouveau record en 2014 : le rachat de sociétés high-tech israéliennes a généré 15 milliards de dollars soit deux fois plus qu’en 2013, d’après PwC, la société d'expertise comptable et de conseil.

En outre, les starts up ont levé près de 10 milliards de fonds au travers de 18 introductions en bourse, contre seulement 1.2 milliards en 2013.

Mobileye, qui développe des systèmes d'assistance à la conduite de véhicules, représente à elle seule une levée de fond de 890 millions de dollars. C’est la plus large entrée en bourse jamais enregistrée par une start up israélienne.

"Au cours de l'année écoulée, la voie royale était toute tracée pour le high-tech israélien", a déclaré PwC cité par Haaretz.

Pour PwC, le changement d’ambition des start up israéliennes est intéressant à analyser : elles préfèrent désormais entrer en bourse plutôt que de se faire racheter.

"Ceci reflète une maturité croissante du secteur high-tech israélien et des investisseurs qui le financent (...) les entrepreneurs israéliens sont maintenant capables et désireux de créer des multinationales", affirme PwC.

"Ces mêmes entrepreneurs, qui s'empressaient de se faire racheter vont maintenant au bout de leur investissement et construisent des entreprises solides", a déclaré Rubi Suliman, directeur du secteur hight-tech pour PwC.

Caroline Haïat

Pourquoi certains Israéliens abandonnent-ils leur nationalité ?

raisons économiques, corruption

Un million d’israéliens vivent actuellement à l’étranger. Parmi eux, en 2014, 785 ont renoncé à leur citoyenneté en raison de facteurs financiers, économiques et corruption.

Le phénomène est en augmentation de 65%. La plupart des demandes de répudiation de la citoyenneté ont été reçues pour les israéliens vivant en  Allemagne, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Autriche ou aux Pays-Bas.

Alors que 26 500 juifs du monde entier ont émigré vers Israel en 2014, beaucoup d’Israéliens décident d’abandonner leur citoyenneté et de s’établir ailleurs. Qui sont ils ? Pour quelles raisons font-ils chemin inverse ? Le site d’information Ynet, a recueilli quelques témoignages auprès d’ex-israéliens.

Sharon, Tel-Aviv

Sharon, 41 ans, est originaire de Tel-Aviv. Il vit aujourd’hui en Israël, mais a renoncé à sa citoyenneté en 2005 et n’a jamais fait marche arrière. Il a vécu en Allemagne pendant 13 ans avant de revenir en Israël : « Ce qui a motivé l’abandon de ma citoyenneté, c’est mon manque de volonté de participer à la vie du pays et de remplir mon devoir à l’armée en tant que réserviste » déclare t-il.

Il affirme sans aucune honte « je ne veux pas de la citoyenneté israélienne, car elle ne m’apporte rien », tout en expliquant qu’en tant que résidant permanent, il a les mêmes droits qu’un citoyen israélien, sauf pour les élections.

Sa décision a aussi été motivée par des difficultés financières : « j’ai renoncé à ma citoyenneté pour des raisons économiques. Je n’ai pas de problème pour payer des impôts, la fiscalité était  élevée en Allemagne mais contrairement à Israël, il y a un retour sur l’investissement. En Israël, la vie sans voiture est impossible et vous devez en plus vous acquitter de 200 % de taxe à l’achat. »

Sharon fait part de son amertume quant au coût de la vie en Israël. En Allemagne, 30 euros, lui suffisaient à faire ses courses de la semaine au supermarché. « La corruption en Israël vous rappelle inlassablement que personne ne vous protège » affirme t-il.

Jonathan Hassan, Jérusalem

Jonathan Hassan, 31 ans, est originaire de Jérusalem. Il a vécu en Australie pendant deux ans et a récemment entammé le processus de renoncement à la citoyenneté israélienne. Il a quitté Israël dans l’espoir de trouver une meilleure qualité de vie ailleurs.
Comme Sharon, la difficulté économique et les bas salaires l’ont conforté dans son choix : « J’ai quitté Israël parce que je travaillais plus de 260 heures par mois, pour un salaire qui suffisait tout juste à payer mon loyer, ma nourriture, et mes charges. »

Jonathan témoigne des nombreuses raisons qui l’ont incité a quitter le pays pour l’Australie : « En Israël, pas de sorties ni de dépenses excessives, auxquelles il faut ajouter une situation sécuritaire difficile, un stress quotidien et l’absence de perspectives positives. »

Il confie aussi que la corruption est un facteur déterminant de son choix : « Quand vous voyez le niveau de corruption en Israël, vous vous rendez compte que l’esclavage n’a pas pris fin en Egypte mais qu’il vient de s’installer en Israël. La vie est beaucoup plus chère en Australie qu’en Israël, mais les salaires y sont aussi plus élevés. Et la qualité de vie est bien meilleure!  »

Source YNET

Caroline Haïat

Israël: plus d'argent pour l'Autorité Palestinienne

Israël gèle 500 millions de shekels pour l'Autorité Palestinienne

Benjamin Netanyou gèle 500 millions de shekels pour l'Autorité Palestinienne.
En réaction, celle-ci dénonce "un nouveau crime de guerre israélien".

Israël a décidé de geler le versement de 500 millions de shekels à l'Autorité palestinienne, en réaction à sa demande d'adhésion à la Cour pénale internationale.

"Les fonds devaient être versés vendredi, mais le transfert a été gelé", d'après une source israélienne. Cet argent fait partie des taxes que l'Etat hébreu collecte chaque mois pour le compte de l'Autorité palestinienne.

La décision de retenir une partie de l'argent a été prise par le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, lors d'une réunion au cours de laquelle, le gouvernement devait définir sa réponse à la demande d'adhésion palestinienne à la CPI.

Saeb Erakat, un haut dirigeant palestinien, cité par le quotidien Ynet, a immédiatement condamné la "piraterie israélienne": "c'est un nouveau crime de guerre israélien et nous ne reculerons pas face aux pressions".

Yizhak Herzog et Tzipi Livni, chefs de la nouvelle alliance Avoda-Hatnuah de centre gauche, estiment cependant que le Premier ministre israélien a fait preuve de "faiblesse" face au chef de l'Autorité palestinienne. Selon eux, "Netanyahou n'a aucune solution à apporter face à la détérioration de la position d'Israël sur la scène internationale".

Benjamin Netanyaou affirme cependant que "celui qui doit craindre la Cour pénale internationale, c'est l’Autorité palestinienne. Elle a intégré à son gouvernement, une organisation terroriste dont les crimes de guerres sont similaires à ceux de l’Etat islamique".

Dans un communiqué, Jeffrey Rathke, le porte parole de la diplomation américaine, déclare que les américains sont "profondément troublés par l'action des Palestiniens aujourd'hui concernant la CPI".

Caroline Haiat