Les articles de Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juif: Leonard Cohen par lui-même et les autres

Leonard Cohen "A Crack in Everything", Jewish Museum New-York, du 12 avril au 8 septembre 2019

Leonard Cohen par lui-même et les autres

Leonard Cohen "A Crack in Everything", Jewish Museum New-York, du 12 avril au 8 septembre 2019

Organisée à l'origine par le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), avec comme curateur John Zeppetelli, Directeur du  MAC, et Victor Shiffman, l'exposition du Jewish Museum de New York New est coordonnée par Kelly Taxter, Barnett and Annalee Newman. Y sont présents des oeuvres de Kara Blake, Candice Breitz, Janet Cardiff & George Bures Miller, Christophe Chassol, Tacita Dean, Kota Ezawa, George Fok, Ari Folman, Jon Rafman,Taryn Simon.

Celui qui ne cessa de dire "Ring the bells that still can ring / Forget your perfect offering ,/There is a crack, a crack in everything /That’s how the light gets in" trouve là toute sa dimension de chanteur, cen compositeur, poète et nouvelliste.  Poète de "l'imperfection vocale", il sut avouer par celle-ci  les imperfections de la condition humaine. Il donna voix et sens à la complexité de nos désirs charnels comme à nos espérances plus métaphysiques.

Le corps et l'âme sont chez lui toujours inextricablement liés non sans une mélancolie profonde que signalaient ses chansons incontournables : "Suzanne," "Bird on a Wire," and "Hallelujah." Comme celles de son dernier album chargé de gravité et de grâce.

L'artiste n'eut cesse de décrire dans un langage singulier les exaltations spirituelles et terrestres comme la recherche de ce qui demeure inaccessible mais ce à quoi nous aspirons.

Cette quête influence encore de nombreux artistes en quête du mystère humain.

Cette exposition les inclut. Ils montrent comment Leonard Cohen les a influencés tant par sa personnalité que par ses travaux.

Il est possible aussi d'entendre au Jewish Museum des versions des originaux du poète par Lou Doillon, Feist, Moby. Et ce parmi bien d'autres puisque sont réunis ici 14 artistes et 18 musiciens issus de 10 pays pour une exploration de l'oeuvre de l'artiste.

jpgp

Artiste juive: Mona Oren intensité de l'infime

Mona Oren : intensité de l'infime

Mona Oren : intensité de l'infime

L'artiste d'origine israélienne Mona Oren métamorphose la cire en des formes féériques. Découvrant cette matière lors de ses études à Paris, elle devient la source de son travail et elle la considère aussi "noble" que le bronze. La double nature de la cire - à la fois liquide puis solide - elle devient la base d'une démarche : l'artiste fond ce qui lui déplait puis garde ce qui déstabilise le regard.

Mona Oren : intensité de l'infime

Mona Oren : intensité de l'infime

 

Mona Oren - même si elle utilise le bois ou le papier - reste fascinée par le caractère tactile et sensorielle de la cire. En jaillissent des formes organiques mais pas seulement. S'érigent des pétales, des bourgeonnements avec de très fines feuilles d'une telle matière.

C'est pour elle une manière particulière de mettre du luxe dans l'art. Elle a d'ailleurs travaillé pour Guerlain, Hermès et Dior pour lesquels elle a revisité certains objets - flacon, sac à main par exemple. La modélisation de la cire est propre à bien des mirages et l'artiste en profite pour réaliser des vitrines entre autres pour le chocolatier Maison Chaudun.

Tout dans l'oeuvre est léger, éthéré en un exercice de délicatesse et de précision afin de créer les formes les plus subtiles et précieuses sur lesquelles l'artiste ajoute parfois du pigment sur la translucidité de la matière. Elle se concentre de plus en plus sur les feuilles qui composent ses oeuvres dans un exercice de dentelière poétique propre à donner une intensité à l'infime.

jpgp

Artiste juive : le rire est le propre de l'homme et de la femme.Hanina Pinnick

le rire est le propre de l'homme et de la femme.Hanina Pinnick

Hanina Pinnick : le rire est le propre de l'homme. Et de la femme.

Hanina Pinnick, "70 smiles", Jewish Museum Londres, du 7 juin au 7 juillet.

La culture juive est réputée pour les liens qu'elle entretien avec l'humour en art comme en littérature. D'un côté Kafka, Roth par exemple et dans le spectacle certains artistes juifs sont célèbres : qu'on pense à Woddy Allen aux USA.

La jeune photographe londonienne  Hanina Pinnick  après des études à la Jewish Free School vient de sortir de la Ravensbourne University avec un diplôme en photographie digitale.
Elle travaille désormais comme photographe de mode pour des marques internationales (Nike, Office Shoes, Babyliss, Sleek Makeup, etc.).

Déjà invitée au Jewish Museum, pour cette nouvelle exposition "d'humour" elle a renversé la donne. Elle a tourné son appareil de la scène vers la salle (de la vie). L'artiste a saisi le visage de 70 londoniens juifs issus d’horizons très divers font face au monde, avec le sourire et le rire. Il y a là un survivant de l'Holocauste, un exilé récent, un enfant, etc..

Pour cela elle a créé une série de clips humoristiques auxquels elle a confronté ses "cobayes" afin de voir comment leurs expressions se transforment. Et il faut le reconnaître : le rire est contagieux. Une telle exposition fait du bien par sa vision du monde si rarement présentée.

Hanina Pinnick trouve donc un nouveau sens "de l'humour" à  l'humour  par une telle présentation et les problématiques qui naissent autour de son sujet : le portrait des êtres humains.

jpgp

Artiste juive : Hadas Golan, évanscences et présences

Golan Hadas Jerusalem, à partir du 27 juin.

Hadas Golan : évanescences et présences

"Zabriskie Point" : Inbal Mendes Flohr hosts Hadas Golan, Arts Cube Artists Studion, Jerusalem, à partir du 27 juin.

Golan Hadas Jerusalem, à partir du 27 juin.

Golan Hadas à  Jerusalem, à partir du 27 juin.

Hadas Golan a créé un monde très particulier au moyen de matériaux doux et cotonneux.

Ces matières sont mises au service d'installations subtiles qui jouent avec les concepts de rêve et de genre pour les réviser.

Tout est étrange, mystérieux, surprenant et drôle. Des éléments humains de diverses "couleurs" jaillissent de nuages blancs là où tout se renverse dans une sorte de paradis perdu ou retrouvé. Les faux-semblants et artifices retiennent parce qu’ils le renouvelle notre appétit de voir, de comprendre un inconnu qui souvent est fabriqué de toute pièce (avec des poupée) mais que Hadas Golan revisite.

Rien ne retient de rentrer dans l’image. Elle devient tableau d’un genre particulier. Il saute aux yeux, jette de plain-pied dans le rêve. Si bien que l’invisible subjugation technique facilite l’accès à l'ailleurs par accentuation de la force de la création.

Artiste juive : Bracha Lichtenberg-Ettinger de la psychanalyse à la création

Bracha Lichenberg

Bracha Lichtenberg-Ettinger de la psychanalyse à la création

Bracha Lichtenberg-Ettinger née à Tel-Aviv est de nationalité israélienne et britannique.
Elle vit et travaille entre Paris et Israël principalement. Peintre et photographe, héritière de la Shoah et de ses conséquences (elle est née juste après guerre),  docteur en philosophie de l'art elle est psychanalyste praticienne et théoricienne influencée entre autre par par Ronald Laing, Piera Aulagnier, Françoise Dolto, Lacan, Jacques-Alain Miller.

Bracha Lichenberg

Bracha Lichenberg

Partageant son temps entre travail analytique et création l'artiste, donne à voir par ses oeuvres un monde marqué par les traces : celles physiques des mots, des empreintes.
Elle pratique une sélection de regards qui fonctionne en pans dans son œuvre.
Et ce par la mise en lumière (sombre souvent) d'une intimité cachée aux regards : celle de l'inconscient.

Son oeuvre plastique ne prétend en rien "l'expliquer" mais lui donner ce que nous appellerons une tentative de "mordonnancement".

Face à l’entrave des mots il s'agit de délivrer ou d'ouvrir d'autres coulées de lumière.
Pour elle et comme elle l'écrit "la peinture n'est pas happée par la théorie; elle produit du théorique. Penser l'art en termes de psychanalyse est indissociable de la réflexion sur la différence sexuelle, l'art étant introduit au travers de la sexualité: par le biais de la libido, de l'objet". un objet toujours partiellement donné dans des sphères traversées par le désir, le fantasme, l'objet et "l'âme à tiers" comme écrivait Lacan.

L'oeuvre d'art est donc le moyen de découvrir l'archaïque par du nouveau que l'image approche dans ses plis et moutonnements.

L’artiste peut s’y faire traiter d’iconoclaste, néanmoins, adepte d’un art postmodernisme qui ne fait plus le tri entre figuration et abstraction, elle tente des effets de transparence dans un jeu profond d'éros comme de thanatos. L'un et l'autre échappent à la réduction de la banalité. Bracha Lichtenberg ouvre des champs jusque dans leur «dislocation». Existe là ce dont Marlene Dumas fut la pionnière : la sortie de la scène non d’une illusion mais de L’illusion au profit de l'obscénité": à savoir ce qui est hors scène, transesthétique.

 

JPGP

Photographe juive et israélienne : Femmes israéliennes sur le front - Debbie Zimelman

Debbie Zimelman femmes soldates israèlienne

Femmes israéliennes sur le front - Debbie Zimelman

Debbie Zimelman, "Women on the Front Lines, Inside the Combat Units of the Israeli Army".

Debbie Zimelman femmes soldates israèlienne

Debbie Zimelman femmes soldates israèlienne

Debbie Zimelman a passé cinq ans à photographier les combattantes de l'armée israélienne. « Cela m’a donné un aperçu de quelque chose que je n’ai jamais vécu et m’a permis de comprendre bien plus. » précise l'artiste qui n’a jamais eu l’occasion de servir dans l’armée israélienne : elle était trop âgée lorsqu’elle a immigré en Israël.

Elle a saisi ces femmes en s'insérant elle même dans des unités de combat. Selon la plasticienne il s'agit du premier livre du genre autorisé par les responsables de l’armée israélienne.
Elle a su apprivoiser les guerrières et parler longuement avec elles avant qu'elles prennent la pose ou qu'elles soient saisies en action.

Chaque portrait devient une mise en présence d'héroïnes du quotidien fières de défendre leur patrie. Existe là une "vérité" d'incorporation qui donne aux femmes anonymes une noblesse faite de simplicité. Elles ne jouent pas les héroïnes mais restent des amazones fières de leur engagement.

Sous leur uniforme chacune est pugnace et endurante. Ce qui n'empêche pas à la photographe de souligner la féminité. De telles prises sont aussi stimulantes qu'attentives à des femmes en lutte pour le long terme dans les instantanés que Debbie Zimelman sait atteindre et retenir et qui part l'art, dont elle fait preuve, dépasse le simple témoignage.

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juive : Le monde inquiétant de Michal Rovner

Le monde inquiétant de Michal Rovner

Le monde inquiétant de Michal Rovner

A la jonction de l'Art Minimal, l'Anti-Forme l'artiste juive israélienne Michal Rovner crée des images étranges là où le réel reste néanmoins la matière même et le vocabulaire de l’artiste. Elle les utilise sous diverses constructions. Son travail est caractérisé une mise en espace kafkaïen.

Le monde inquiétant de Michal Rovner artiste juive

Le monde inquiétant de Michal Rovner artiste juive

L’audible se transforme en visible. Les corps détachent sur des espaces immenses et parfois ces espaces eux-mêmes semblent s'engloutir dans des gouffres.
Tordant le cou à la fluidité du monde de l’art, Michal Rover montre comment la fin a pris le commencement de vitesse.

Entre inspiration et expiration le monde étreint et étend ses propres limites, comme un sentier en lisière de champ que la créatrice débroussaille à la hâte.

Des courbes émergent de la jungle des possibles. Restent de purs sillages en lieu et place de la réalité du monde comme de l’art.

Néanmoins l'art n’est pas pour la créatrice que le résultat d’actes de destruction.
L'élimination de la lumière tonitruante devient la tentative de déloger les entrailles enfouies dans le quotidien. A l’inverse d’une Meredith Sparks, Michal River ne refuse pas l’effet de miroir. Mais elle se les réapproprie avec frénésie voire fétichisme en éliminant le brillant et l'artifice afin que la lumière et l'obscurité finissent par s’entendre.

Artiste juive  Le monde inquiétant de Michal Rovner

Artiste juive Le monde inquiétant de Michal Rovner

 

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste peintre israélien: Avner Ben-Gal et le mystère de la représentation

Artiste peintre israélien: Avner Ben-Gal

Avner Ben-Gal et le mystère de la représentation

Le peintre israélien Avner Ben-Gal bénéficie d'une reconnaissance internationale. Il est exposé dans son pays mais aussi aux USA, en Suisse, à Londres, à Rotterdam et a participé à la biennale de Venise en 2003. Il est suivi et représenté par diverses galeries : Tempo Rubato Gallery à Tel Aviv, Bortolamy Gallery à New York.

Avner Ben-Gal at Contemporary Fine Arts, Berlin

Avner Ben-Gal at Contemporary Fine Arts, Berlin

Il vit à Tel-Aviv. Et son travail prend toujours une dimension mystérieuse. Il dépeint des lieux souvent négligés comme s'ils étaient abandonnés par les autres artistes réduits à leurs a-priori :

intérieurs enfumés, terrains agricoles, prisons. S'en dégagent des figures fantomales qui se mélangent ou se dissolvent là où tout demeure étrange et intense.

Sortant du réalisme une telle peinture devient une reflexion sur le sens de toute représentation. L'artiste propose un parcours aussi actuel qu'inactuel et en étau entre ce qui fût et ne peut s'oublier et ce que monde est devenu.

Dans cette confrontation la violence est plus implicite qu'explicite.  L'oeuvre est à la fois poétique et âpre. Elle met à l'intérieur de nos propres hantises d'occidentaux face à des situations "scandaleuses". La tension est constante. Elle crée une émotion de picturalité pure.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

Livre juif : Le passé contemporain de Annie Zadek

Annie Zadek : le passé contemporain

Annie Zadek : le passé contemporain

Annie Zadek, "Contemporaine", éditions Créaphis, 2019, 10€.

Dans ce livre Annie Zadek veut tout dire. Et de A à Z. Elle met donc la barre très haut "pour pouvoir tout dire en même temps. Et de quelle façon commencer. Le début est toujours là. Seule issue, le « passage à l’art » comme l’écrit Sylvie Lindeperg à propos de Nuit et brouillard.". Écrire veut donc surmonter ce qui se cache sous le secret de son nom "qui dit quelque chose d’elle, du monde et de l’histoire" et qui devient par lui même le "membre manquant" propre à répondre du début et de la fin.

Celle qui se revendique comme juive et polonaise précise donc le sens même du livre par son nom qui mélange un divin et la trivialité : « en yiddish et en hébreu notre nom signifie le juste le Tsaddik ; en tchèque ou en polonais il désigne le cul, les fesses, le derrière ». Cette étymologie reporte à l'image d'un père atteint par un cancer qui le réduit à « anus artificiel, puanteur de la poche pleine ».

La fille l'a fuit lorsque la maladie s'est déclarée. Elle ne l'a pas accompagné dans ses derniers moment et a refusé d'aller sur sa tombe "à l’emplacement AJ7 du cimetière israélite de Lyon ». Elle dit ici ses peurs : celle que tout reprenne comme celle de l'abandon là où tout fonctionne néanmoins sous l'égide de la force et la présence du corps. Annie Zadek crée ainsi un pont entre diverses morts qui renvoie à la Shoah.

L'auteure évoque sa "désappartenance". En voulant fuir elle est devenue contempraine de tous ses morts d'hier et d'aujourd'hui dans un travail de régression et en éprouvant " la perte de familiarité du chez soi", son extraterritorialité.« Je n’ai pas aimé vivre pendant toutes ces dernières années » écrit celle qui a parcouru au cours de ses périgrinations Allemagne, Russie, Pologne, Tchéquie, Autriche, Belgique et Géorgie en vouant une sorte de dégout voire de haine au monde contemporain et préfère vivre en compagnie de ses morts.

Mais rien n'y fait : Annie Zadek reste de ce monde dans un livre en deux temps qui signifient diverses fins : celles de l'amour, de la légèreté, des idéaux, de la politique, du rire mais aussi de l'oubli dans ce qui tient d'un "tout ou rien".Il faut faire avec. Jusqu'à ce que l'auteure nomme «l’aporie contemporaine » et sa confusion des temps entre les morts et les vivants depuis la "Nuit de cristal" prélude à l'extermination jusqu'à ce que le monde d'aujourd'hui se ferme sur lui-même dans une suite de conflits, déplacements, meurtres organisés et écocide.

Annie Zadek témoigne de ce que veux dire être femme juive, errante. Elle ne peut plus faire de choix dans le monde tel qu'il devient. Et si dans ce livre des moments d'apaisements amoureux existent mais leurs "transports" est toujours grevé des voyages plus mortifères de celles et ceux qui n'en revinrent pas.

Tout devient le prolégomène à un vaste désastre où l'auteure apparaît comme membre d'une communauté clandestine de survivants. Il se symbolise par le "ça" du livre : « C’est de ça que j’aurais voulu parler » / De ce Ça du « Plus jamais ça ». Le tout dans une litanie de noms qui rappellent l'histoire et ses horreurs.

Ceux de lieux : les Mille, Izieu, Drancy, Struthof, Kalisz (ville natale de ses parents). Ceux des créateurs : Peter Handke, Woolf, Rilke, Pina Bausch, Franz West, Louise Bourgeois, Roman Opalka, Chris Marker qui ont témoigné de ce qui s'est passé et ne passe pas. L'ensemble fait de l'auteure la mal épargnée qui reste certes vivante mais dans la peur de l'abandon et de la déchéance.

Artiste juif : le monde décalé de Noam Chojnowski

Noam Chojnowski un photographe israélien surréaliste

Le monde décalé de Noam Chojnowski

Noam Chojnowski un photographe israélien surréaliste

Noam Chojnowski un photographe israélien surréaliste

Pop-up TLV, 1 Lilienblum st., Tel Aviv.Du 19 au 27 Juin 2019.

Noam Chojnowski est un artiste franco - israélien. Il réside depuis plusieurs années à Jérusalem. Il aime saisir des situations incongrues qui donnent à ses photographies un caractère surréaliste. La banalité de tous les jours est métamorphosée dans des mises en scènes théâtrales.

L'univers est toujours décalé. Ce qui done à l'oeuvre selon le critique d'art Chana Corinne Devor, Critique d’art "une tendance plus israélienne de la photographie surréaliste : Un robot sur un trampoline ou encore deux personnes en maillot de bain en face l’une de l’autre dans une piscine municipale reflètent cette tendance israélienne. »

Noam Chojnowski un photographe israélien surréaliste

Noam Chojnowski un photographe israélien surréaliste

 

L'artiste crée chaque fois des historiettes loufoques. Les imbrications fonctionnent dans un déséquilibre intelligent qui ne verrouille rien. Imprégné de hantise et de possession et de divers rappels de l'histoire du cinéma et de la photographie. Existe dans de telles images un souffle particulier et drôle.