Les articles de Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juive:Elsa Sahal et les symboliques génériques

Sahal Elsa sculpteur juive

Elsa Sahal et les symboliques génériques
Exposition à la galerie Claudine Papillon du 29 Mai au 17 Juillet 2015

Plutôt que les grandes orgues des fleuves Elsa Sahal préfère les rumeurs des sources et des geysers où tout commence.
Cherchant l’essence des formes et multipliant leurs symboliques féminines et masculines dans un imaginaire d’érection et de repli, l’artiste fait de ses sculptures un univers vivant.

Il se refuse néanmoins à être une copie du réel. Animée de lucidité et de poésie, avançant en tâtonnant l’artiste lutte pour l’espoir contre les écrasements. Chaque sculpture interroge, interpelle. A chacun de se débrouiller, se dépêtrer dans leurs réseaux parcourus d'intensités diverses de mémoire, de pensée, de sensation, d'émotion, de rythme.
Surgissent la persistance du désir et la permanence de l'obstacle avec le poids de l'intellect et de l'expérience. Dans la liberté consciente de sa limite, de sa fragilité, dans le qui je suis, le si je suis, dans le je ne sais pas Elsa Sahal va au bout de l’image - jouant son jeu tout en refusant d’en suivre les règles apprises.

L'émotion demeure motrice : il ne s’agit pas de travailler dans l'ordre de la pensée mais en son au-delà : tenter de saisir sans comprendre. Ou presque. Dans le mouvement de vivre. Restent les remous, les convulsions, les « soubresauts » (Beckett) dans une tension qui néglige l’explication et la description pour la poésie pure : celle du corps réduit à ses fondements génériques.

Artiste juive : L’angoisse de l’être selon Sara Antoinette Martin

Sara Antoinette Martin artiste juive l'angoissante raison d'être

L’angoisse de l’être selon Sara Antoinette Martin

Les femmes de l’artiste de Brooklyn Sara Antoinette Martin sont apparemment nimbées de blancheur immaculée qui ferait presque d’elles des figurines étrangement « sacrées ». Elles expriment une sensation de l'ineffable et sont là pour lutter contre l’anxiété qui émane des corps.

A travers toute une iconologie gothique l’oeuvre pose la question du corps pris entre pulsion de vie et de mort. La femme représente l’Eros, Thanatos l’entoure selon diverses figurations parfois sombres.

Sara Antoinette Martin crée un étrange dialogue entre ses personnages. Existe la promesse d'un autre horizon, d'une autre aventure à la fois plastique mais aussi existentielle. Pour l’artiste il ne faut peut-être jamais sortir du jadis du corps habité de la mère, de sa joie, du péché, de la génitalité, du silence, du privé, de l'incompréhensible et de l'incomplétude.

L’artiste estime que la volupté est moins originaire que le natal. Ses illustrations possèdent la puissance de faire éclater au grand jour une aporie le plus souvent insoupçonnable où s’ érige le vrai langage : celui où les mots manquent.

Jean-Paul Gavard-Perret

Stephen Shore et les derniers survivants de l’Holocauste

Stephen Shore et les derniers survivants de l’Holocauste Stephen Shore, « Survivants en Ukraine » ,

Stephen Shore et les derniers survivants de l’Holocauste

Stephen Shore, « Survivants en Ukraine » , introduction par un essai de James Kramer, rédactrice au New Yorker., Phaidon, 175 photographies couleur - 59,95 Euros, 2015
Stephen Shore a photographié les derniers survivants de l'holocauste en Ukraine.
Visages, attitudes lieux de vie, permettent de lire l'histoire complexe de ses survivants.

A Brody et ailleurs les survivants témoignent pour ceux, innocents, qui ont été assassinés puis enterrés sur leur terre. Les photographies deviennent un travail de mémoire. Elles restent en fusion avec ce qui s’est passé : la violence y est constante mais de manière allégorique.

Les arbres de la forêt ukrainienne font place aux survivants. Ils semblent surgir pour témoigner. L’œuvre est forte, sans concession, profonde mais dégagé de tout pathos.

Dans le foisonnement des visages, dans la profondeur des couleurs surgit une commémoration de vies écrasées.

Se crée une familiarité du visible et de l’invisible, de l’être avec le champ de forces illimitées des bourreaux. Tout est dit. Stephen Shore laisse entendre le grondement des bottes, suggère la germination d’arbres nourris de la chair des victimes innocentes.

Si bien qu’aucun survivant n’est indemne. Ils ignorent la verdeur et gardent dans leur tête les rougeurs des exterminations.

Surgit un chant visuel profond. Il y a là vertiges et appels, pulsations, jaillissement pour témoigner de l’Histoire et de ses horreurs mais afin d’inventer autre chose que la mort.

Stephen Shore a dû apprendre à la désapprendre pour atteindre de tels visages et silhouettes. Cela demande parfois une vie.

Apprendre n’est pas prendre, c’est se défaire tout en gardant une force militante de rappel.
L’artiste atteste donc de la vie présente par des survivants à valeur d’icônes chargées de tensions, de nœuds, de forces.

Le créateur ne se coule pas dans sa « fonction » d’artiste, ses masques, ses codes, ses faux gestes et ses protocoles.

Il rompt le joug des répétitions et des faux savoirs. Il retourne là où tout a commencé.
Son acte créateur crée des branches nouvelles au réel dans la vibration des images aussi simples qu’ouvertes. La croissance du monde a lieu où la mort fut donnée et où les derniers survivants semblent errer.

Photographe juif :Jakub Karwoski et le mystère du féminin

Jakub Karwoski et le mystère du féminin photographe juif

JAKUB KARWOWSKY et le mystère du féminin

Ennuyé par la peinture qui a toujours tendance à copier méticuleusement d'autres œuvres Jakub Karwoski a compris qu’il suffisait d'utiliser un appareil photo pour se consacrer à d'autres idées non sans pour autant rejeter une certaine picturalité des images.

Le corps de la femme émerge loin de son statut de machine à fabriquer du fantasme ou d’écrin à hantises qui ne sont que des extases négatives.
artiste juif photographe juif jakub karwowski et le mystère féminin

L’artiste pastiche souvent l'univers de tableaux, s’approprie un grand nombre de genres visuels selon des synthèses qui éloigne de tout artifice par l’artifice lui-même. Mais la simple activité mimétique de la photographie capote.

Par ses (dé)cadrages et ses mises en scène, le photographe modèle un nouveau regard entre le familier et l’inconnu.

Face à l’ostentation programmée ses reprises soulèvent bien des questions auxquels l’artiste ne prétend pas donner de réponses. La photographie s’engendre au seuil du détour. Ce que l’artiste découvre reste en grande partie cachée selon un jeu trouble.

L’apparence se troue et se trouble. Reste toujours un ignoré du corps. Le mystère est préservé loin d’un simple effet de miroir. Reste ce qui dans le corps voire dans l’âme n’a pas de « fin ». Assise ou funambule la femme devient la recherche de l’équilibre sur le fil de son corps. Elle suggère aussi une connaissance interdite et qui doit le rester.

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juif Samuel Brussell ; le cosmopolite amoureux

Samuel Brussel artiste juif

BRUSSELL LE COSMOPOLITE AMOUREUX

Samuel Brussell, Halte sur le parcours, La Baconnaière, Genève, 156 pages, 2015

Depuis longtemps Samuel Brussel en a fini avec les vieilles répliques, les représentations romantico-sentimentalistes de l’amour. A cheval entre le signe et une forme d’abstraction l’oeuvre « sauvage » dit tout sans l’intrusion des larmes et des métaphores.

Elle prouve que l’amour n’est pas un sentiment réducteur au deux : il s’ouvre au monde que le poète nomade a parcouru jusque dans des lieux de mémoires pour atteindre un « éclat de vie cristallisé / qu’un pincement de la mémoire a libéré ».

D’autant que chez Brussell la mémoire est vive et se transforme en poème.
Loin de la glose le mal d’amour parle une langue primitive.
Cette langue échappe à la maternelle comme à celle de la loi des pères et des repères. Elle est aussi naturelle que sophistiquée. Elle reste la plus proche de la sensation. Et ce au moyen des formes et de codes qu’il faut réapprendre à travers des paysages et ceux qui les ont hantés.

Le poème devient l’acte de faire non un discours mais un corps qui bouge, sort, s’use, recommence. S’y éprouve l’action du sens et de l’émotion. S’y ressent différents degrés d’ouvertures ou d’étranglements. L’oeuvre parle pour sortir les états de douleur et de damnation en un jeu et un système de lignes symphoniques.

Tout « s ‘oralise » par un langage libéré afin de creuser un trajet vital, animal mais aussi intellectuel. Cela rend céleste le corps terrestre. La langue n’opère plus de frein dans le théâtre du temps. Elle devient image de fond, drame et comédie de la vie. Surgit la sensation pure sans renonciation. A travers l’évocation de divers passés le poème devient primitif du futur.

Photographe juive : Francesca Woodman

Artiste juive photographe francesca woodman

Francesca Woodman : autoportraits intérieurs
Considérée comme la « Sylvia Plath de la photographie » Francesca Woodman avant sa fin tragique a proposé entre pudeur et impudeur sa nudité qu’elle ne cessa pourtant de dérober. Son œuvre garde une puissance particulière puisqu’elle joue autant de la présence que de l’effacement.

Si bien que chaque prise semble aussi à ras de la réalité qu’irréelle. Sans pathos l’œuvre n’en est pas moins douloureuse et solitaire comme sa créatrice elle-même. La femme reste parfois saisie dans une radicalité et parfois en une sorte d’incandescence blanche.
Inconnue de son vivant, Francesca Woodman trouve peu à peu sa juste place.

Elle reste mystérieuse – sa mort ajoutant du mythe à son énigme. Tout son travail reste avant tout une sorte d’introspection là où les femmes semblent se perdre entre l’espace et le temps. Quoiqu’occupant ce dernier la femme (souvent l’artiste elle-même en ses nombreux autoportraits) semble s’y diluer.

Elle est autant de notre monde qu’irréelle. Souffleuse de mort et de vie l’artiste n’a jamais fini de glisser derrière les volets de l’oubli. Elle fait descendre dans les profondeurs de l’être et ouvrent des questions sur l’existence. Aucun trou de mémoire ne peut effacer le sillage du temps.

A son époque on ne le lui pardonna pas. Désormais son travail est reconnu. Loin du barbouillage psychologisant l’artiste à toujours chercher un décryptage d’une identité fuyante.

A travers le propre visage et le corps de la photographe, celle-ci rend visible ce qui ne peut pas se voir. Toute la mise non en abîme mais aux abîmes est là. Face à la dénégation de diverses tragédies collectives de diverses époque la photographe a revisité l’Histoire selon des visions qui sont encore aujourd’hui occultées.

Afin de montrer une forme de terreur implicite Francesca Woodman n’a jamais refusé de payer de sa personne. Son corps séduisant est autant celui d’éros que de thanatos : celui-ci a fini par écraser le premier.

Dans chaque photographie la nuit du monde prend à la gorge selon divers points d’incandescence et d’effacement en un voyage géographique et mental. Il mène de la lumière jusque dans l’obscur.

Illustrateur juif finlandais : Antti Kalevi et la distance ironique

Antti Kalevi illustrateur juif et finlandais

Antti Kalevi et la distance ironique

Antti Kalevi propose par ses "illustrations" apparemment inoffensives un traité de l’art.
Face au sacré accordé aux images il propose une déviance en une série d’images dans l’image. Souvent le voyeur (sorte de Pinocchio) est présenté parallèlement au grandes oeuvres de l’art réinterprétées par le geste de l’artiste : la Joconde par exemple – dotée du même nez rouge que son voyeur.

En feinte d’osmose avec le grand art, Antti Kalevi lui accord de bons coups de pieds de l’âne. Néanmoins la volupté demeure au côté d’une ironie coruscante. Le Finlandais effrange les écoles en faisant tout entrer dans sa propre grille d’interprétation et son langage. Piétinant celui des grands maîtres celui qui devient l’âne de ses Buridan s’amuse tout en donnant de subtiles leçons d’interprétation. Dans la forge de ses dessins il s’élève face aux divers temps par son langage plastique qui secoue les léthargies pour nous proposer ses images d’ivresse où le léché reflue au profit d’autres ardeurs : celles d’exigences iconoclastes.

Le dessinateur est aussi féroce que vivifiant. L’histoire de l’art est en lambeaux mais de ceux-ci et sous formes de quasi graffitis se fondent en dérives propres faire chavirer les idées préconçues.
Les cordages sont dénoués dans ces face-à-face qui ouvrent le nacre de coquillages d’où jaillissent des flots inattendus. Ils dévorent ce que les "cavernes" artistiques ont parfois englouti. Vivifiant pour le moins.

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juive : Esther Fayant - hantise des lieux et des corps

Esther Fayant artiste juive

Esther Fayant - hantise des lieux et des corps

A travers ses photographies intimes agencées autour de portraits, de carnets de voyage et d’intérieurs la Genevoise Esther Fayant pose la question de ce qu’on voit et dans quel véritable « spectacle » cette vision s’inclut. De telles prises fascinent par leur mélancolie impalpable, leur humour discret et leur solitude extensive et lumineuse.

Entre - par exemple le des arpents de lumière où une nimbe de couleur pâle - la photographe construit un espace cage. Les barreaux en restent élastiques toutefois afin que celle qui est saisie puisse passer à travers.

Chaque cliché reste donc béant et fermé. L'inclinaison du temps y demeure imperceptible.

La simple courbe d’un visage féminin et l’ombre qui la souligne dit combien la créatrice ne se permet pas la moindre digression, le moindre geste fantôme. Créer revient à identifier par la prise plastique quelque chose de subtil qu’il ne convient pas de détruire mais d’isoler, de retenir en une sorte d’état pur entre du désir face à la capacité de destruction du quotidien.

L’ombre se distingue du référent par ce qu’elle le fait apparent « perdre ».

Néanmoins par cet effet surgit une ostentation subtile, elle participe à la présence du corps érotisé. Elle s’y dépose sans le recouvrir par ce que le corps a perdu : sa couleur, son épaisseur, sa tactilité. Pour autant elle inclut paradoxalement un plus d’éros. Le corps devient double : dans les effets d’ombre surgit ce que l’image en sa lumière ne pourrait montrer.

Esther Fayant résout de la sorte la relation au corps dans l’altérité plutôt que dans l’identité. L’ombre devenant l’autre du corps elle permet de le pénétrer. Le principe retenu par l’artiste s’y donne comme principe de changement et de mouvement.

Dès lors l’altérité n’est plus associée à la ressemblance ou la similitude mais à la différence et la disparité. L’ombre devient l’aspect tangible de l’éros. Il montre la distance qui s’insère forcément entre le réel et sa représentation. La photographe remplace cette dernière par sa « re-présentation ».

Ce déplacement est essentiel. Il ne retranche rien. Au contraire. Il ajoute au corps sa dimension invisible.

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juif : Arnaud Cohen "sombre éros"

arnaud-cohen artiste juif sculpteur

Sombre éros : Arnaud Cohen

Arnaud Cohen, « Remission + Retrospection, Musées de Sens et Palais Synodal, Sens,14 juin 2015 – 20 septembre 2015, « A l’ombre d’Eros - une histoire d’amour et de mort», Monastère Royal de Brou, Bourg-En-Bresse, 19 juin 2015 - 4 janvier 2016

Apparemment moulées dans les lutrins paisibles du langage admis, les sculptures d’Arnaud Cohen créent un psautier du silence où l’Eros prend des accents différents selon les expositions du créateur. Celui-là est parfois rose et enjoué. Mais parfois il se fait plus grave et impressionnant. A Sens les femmes de l’artiste regarde le spectateur : il est soumis à leur majesté érotique .

Toutefois, séductrices mais belles indifférentes, les femmes toisent de haut le regardeur. Leurs pauses n’appellent pas la caresse. De leurs « mains runiques » elles semblent les éloigner. En groupe mais dans leur splendide isolement elles sont une suite d’odalisques, de Lilith.

Elles provoquent des interrogations. Fantomales, plus rien ne les agitent même si elles jouent de leurs charmes. Mais les éventuels fornicateurs sont révolus et les Janus somnolents.
Face à elles ils ne sont qu’amas de brindilles même si des ténèbres de l’être surgissent frissons et rafales glacés dont il faut subir l’impact.

Une forme d’éternité s’impose mais aucune clé ne peut en forcer le passage. Chaque sculpture porte la femme au zénith : mais pas celui espéré : seule la médiation s’impose.
Arnaud Cohen fait remonter à une connaissance diffuse et oubliée.

Elle est récoltée à l’aube de nos peurs et de nos attentes. A la pesanteur de viscères s’oppose une froideur majestueuse qui rappelle l’homme l’ordre là où, pourtant, louvoie une forme de volupté. Toutefois seule la caresse du regard est permis.

Elle passe sur la peau du temps afin de remonter l’histoire - du moins ce qu’on en sait. Il convient de se laisser emporter en une sensation de vertige pour la pure émergence. Elle est proposée non pour supporter l’existence mais pour la soulever.

Jean-Paul Gavard-Perrret

Artiste juive : Germaine Krull photographe

jeu de paume Krull Germaine photographe juive exposition Paris jusqu'en septembre 15

Germaine Krull le miroir reformant de la photographie

Germain Krull photographe juive expose jeu de paume à paris

Germain Krull photographe juive expose jeu de paume à paris

Germaine Krull, « Un destin de photographe », du 2 juin au 27 septembre 2015, Paris 8e, Jeu de paume

Germaine Krull fut une des premières à photographier des usines, des ponts et des machines sous des angles de vues vertigineux. Elle a également innové par ses études de nus féminins, ses images à connotation sexuelle et en jouant sur le montré-caché où elle se distingue par sa liberté de ton et de sujet.

C’est aux Pays-Bas, en 1925, qu’elle découvre architectures et engins mécaniques des ports, qui la conduisent, suite à son installation à Paris en 1926, à éditer le portfolio Métal. D’emblée cette édition l'intègre à l'avant-garde de la Nouvelle Vision photographique. Elle participe à la création du magazine photographique « VU » avec André Kertész et Eli Lotar où se crée une forme de reportage poétique. Avec une telle créatrice la photo devient un miroir reformant par le biais qu’elle propose.

Ne reste qu’un fantôme d'une histoire ou d’une identité à travers des jeux d’ombre. Le sujet semble repousser la prise et invite au renoncement non sans caresser une certaine dérision au sein même de la dramatisation des photos. Le corps comme les édifices restent au bord du langage plastique, au bord da son ravin. Par ombre portée l’artiste semble jouer entre la douleur de la nuit à la splendeur du jour.
Jean-Paul Gavard-Perret