Les articles de Jean-Paul Gavard-Perret

Photographe juif: John Offenbach contre les idées reçues

photographe juif John Offenbach contre les idées reçues

Photographe juif : John Offenbach contre les idées reçues.

John Offenbach, "JEW", Jewish Museum, londre de 15 Novembre 2019 au 19 Avril 2020

John Offenbach est un photographe londonien reconnu depuis 25 ans. Il a travaillé pour des campagnes de marques internationales comme "American Express", "Air France" ou "Volkswagen". Il fait partie des 200 photographes les plus influent selon le "Lurzers Magazine".

Il présente au Jewish Museum 34 immenses portraits de juifs à travers le monde et dans divers chemin de vie. Si besoin était - mais c'est toujours le cas - il prouve qu'il n'existe pas une typologie unique à la judétité. Ce projet est né après qu'Offenbach eût voyagé à travers le monde poiur chercher l'identité juive à travers 12 pays - de l'Ethiopie à l'Ukraine, de l'Argentine à la Chine.

Chaque portrait n'est pas intitulé par le nom du modèle mais par son activité : espion, nobélisable, etc..

De cette manière le photographe espère normaliser les identités afin de mettre un terme à une terrible propagande - que remet à jour le film de Polanski et qui demeure rampante et prête à renaître.

"JEW. Photographs by John Offenbach" coïncide avec la parution du livre au même titre et qui est complété par d'autres images. Ce livre a reçu le prix "International Photo Awards 2019" dans la catégorie Books-People. Le photographe sait par la lumière créer de véritable tableau. C'est la qualité essentielle du photographe; c'est aussi la plus difficile à acquérir.

Jean-Paul Gavard-Perret

Juif. Photographies de John Offenbach 15 novembre 2019 - 19 avril 2020

Juif. Photographies de John Offenbach
15 novembre 2019 - 19 avril 2020

Artiste juive: Sarah Kaliski, face à ce qui tue

Artiste juive: Sarah Kaliski, face à ce qui tue

Sarah Kaliski, Exposition, Loeve & Co, Paris du 7 au 21 novembre 2019

A partir des années 1980, Sarah Kaliski a délaissé son travail de peintre pour celui graphiste exceptionnelle et radicale qui la rapproche de Louise Bourgeois ou de Kiki Smith.

Elle explore obsessionnellement eu égard à la perte de son père dans les camps d'extermination et d'autres blessures secrètes des thèmes qui constitue son identité : les horreurs nazies, la belgitude (à travers Jacques Brel, Henri Michaux ou des frères Simenon), les violences faites aux enfants et le revendication de femme amoureuse, libre de toute entrave.

Dans ses dessins, des figures sont récurrentes : sa fratrie ; des enfants amoureux des oiseaux, des chiens hurlants, meurtrissant fouillant parfois comme chez Unica Zorn, de leur langue un sexe féminin.

Pour les éditions Fata Morgana, elle a commencé à mêler ses dessins à des mots, ceux des autres (André Pieyre de Mandiargues, Jonathan Littell) avant de laisser la place aux siens en empruntant autant aux comics américains (comme Wolinski le fit) qu’au maniérisme, aux graffiti qu’à la calligraphie orientale.

Publiés juste avant sa disparition  elle  publia trois livres qui sont des chefs d’œuvre " Le -X- ne peut cacher le nom vous dites ?", "Michaux le -N- de Henri se balade" et "quel est ton nom. Petit ? Louis Ferdinand Céline"
sur celui pour ou contre  lequel l'artiste juive a subi une attraction répulsive.

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juive: Sarah Kaliski, face à ce qui tue

Artiste juive: Sarah Kaliski, face à ce qui tue

Artiste juive: Erwin Blumenfeld et l'image de la féminité

Erwin Blumenfeld et l'image de la féminité

Erwin Blumenfeld et l'image de la féminité

Erwin Blumenfeld, "Chasing Dreams - Experimental Nudes 1936 - 1955", Chaussee 36, Berlin, du 11 octobre au 30 novembre 2019.

Erwin Blumenfeld est né à Berlin en 1897. Après son émigration à New York en 1941 il est devenu un photographe majeur. Il a commencé dans le domaine de la mode puis se dégageant des seules commandes il apparaît comme un artiste à part entière par ses dessins, collages et surtout ses photographies de portraits et des nus.

Existe chez lui une transgression des codes afin d'exprimer la féminité qui l'enchante. Maître de la "solarisation", de la multi-exposition, de l’ombre et du miroir, le photographe est influencé par Dada, le Surréalisme et de Man Ray qu'il rencontra à Paris entre les deux guerres mondiales.

Cette exposition ramène à ses travaux les plus anciens et traduisent ses expérimentations par des études intimes du féminin qui n’ont encore jamais été exposées. "Le nu ne représente pas simplement le corps, mais le relie, par analogie, à toutes les structures faisant partie de notre expérience imaginative" précisait celui qui disait n'avoir jamais eu le temps pour les réalités et s'affirmait prisonniers de ses illusions. Voire... Et à voir.

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Erwin Blumenfeld et l'image de la féminité

Erwin Blumenfeld et l'image de la féminité

 

Artiste juive: photographe Naomi Harris et les sub-cultures américaines

photographe Naomi Harris et les sub-cultures américaines

Photographe juive américaine. Naomi Harris et les sub-cultures américaines

La carrière de Naimi Harris a commencé il y a 20 ans avec le succès de sa série de photos de personnes âgées qui vivaient à Haddon Hall, une communauté de retraités juifs de Miami Beach, en Floride.

La Canadienne devenue américaine en 2013 dit que ce travail reste son "projet préféré à ce jour. Je m'y suis immergée et j’ai appris à connaître mes sujets pendant plus de deux ans et demi. Ils sont devenus comme des grands-parents de substitution pour moi », dit-elle.

La photographe est souvent comparée à Diane Arbus non sans raison. D'une certaine façon elle prolonge son travail et son goût pour les visions marginales et transversales. Mais elle possède toutefois un style bien à elle.

 photographe Naomi Harris et les sub-cultures américaines

photographe Naomi Harris et les sub-cultures américaines

En 2016 Naomi Harris a traversé seule et en voiture les USA. Elle y a parfois vécu, garée sur un parking pour rencontrer et de photographier les partisans du président Donald Trump et connaître ce qui les avait amenés à voter pour lui.

Rebelle et solitaire l'artiste qui avait quitté le domicile de ses parents orthodoxes modernes a continué de vivre de la même façon. Elle a abandonné son quartier juif pour poursuivre de Toronto à Los Angeles ses pérégrinations et montrer les sous-cultures de la société afin de mettre à nu leur mystère et parfois le célébrer.

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Artiste juif: Emil Shenfeld ou la révision des objets religieux

Emil Shenfeld ou la révision des objets religieux

Emil Shenfeld ou la révision des objets religieux

Après avoir émigré en 1978 du Brésil en Israël, Emil Shenfeld est passé d'une carrière d'ingénieur au design et à l'art. Il a ouvert son atelier à "the Artists’ Colony" de Jerusalem en 1984. Depuis il revisite tous les éléments séculaires de la tradition juive pour les renouveler.

Emil Shenfeld ou la révision des objets religieux

Emil Shenfeld ou la révision des objets religieux

Utilisant en premier lieu l'acier, le créateur transforme le passé à travers des formes inédites. L'art n'est pas fait pour lui afin defabriquer du fantasme. Il ne sert pas non plus et simplement d'écrin. L’artiste offre à sa culture des éléments de renouveau plastique. Manuscrits de la Torah, Menorahs, Mezuzah, etc. sont donc "scénarisés" dans une facture qui ne laissent en rien indifférents.

L’artiste ne se barre aucune route tout en respectant ses assises. Les unes et des autres font partie de sa personnalité créatrice. Il ne s'agit pas pour lui de déroger à la règle judaïque mais de lui accorder une modernité formelle pour le renouveau d'un voyage initiatique.

Son art offre la possibilité de reconsidérer les rapports humains et ceux que les êtres entretiennent avec les signes de leur croyance.

Artiste juive: Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", Jewish Museum

Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", Jewish Museum, New York

Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", Jewish Museum, New York, du 1er novembre 2019 au 22 mars 2020.

Artiste juive Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", Jewish Museum, New York

Artiste juive Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", Jewish Museum, New York

Rachel Feinstein est née en 1971 en Arizona. Elle vit et travaille à New York. Elle développe principalement un travail de sculpture souvent monumentale avec de nombreux rappels à la peinture et au dessin. Elle utilise en permanence une iconographie des arts et de la culture européenne du XVI au XVIIIème siècles européens avec un goût marqué pour les styles baroque et rococo. L'artiste  est devenue une figure majeure de la scène plastique new-yorkaise actuelle.

 

Artiste juive Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", Jewish Museum, New York

Artiste juive Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", Jewish Museum, New York

Habile à surjouer les effets de ses héritages ou à les caricatures habilement de manière quasi abstraite, elle invente une emphase parodique des plus drôles.

Non seulement ce travail est efficace, inattendu mais révèle une beauté dans ses remises en formes intempestives de genres ou de thèmes classiques de l'art : scènes et représentations royales, anges , etc. . Tout cet arsenal scénarise somptuosité et laideur dans des clins d'oeil plus particulièrement à la peinture espagnole mais aussi à Dürer.

Ses sculptures en plâtre ou placages de bois renvoient toujours à la notion de stucs et artifices. Le charme suranné transformé en esthétique kitsch donne l'impression que l'oeuvre est au service d'un immense décor. Pourtant le factice est au service de la vérité d'une vision critique qui emprunte des éléments aux parcs Disney comme aux visions à la "Marie-Antoinette" de Coppola ou au "Tess" de Polanski.

 

Artiste juive: Ruth Kestenbaum Ben Dov la discrète

Ruth Kestenbaum Ben Dov la discrète

Ruth Kestenbaum la discrète

Ruth Kestenbaum Ben Dov Art Space Gallery, Jérusalem, octobre 201.

Roth Kestenbaum ne transige pas. Elle ne cherche pas à complaire et refuse tout exotisme. A travers portraits et paysages elle crée une chronique de temps présent et en disparition.

Ruth Kestenbaum Ben Dov la discrète

Ruth Kestenbaum Ben Dov la discrète

L'artiste prend le monde tels qu'il est mais en cherchant pourtant une lumière pour venir casser ce qui fut dans certaine période de l'Histoire.

Elle poursuit avec patience des séries qui sont toujours des oeuvres in progress. Elles traversent le temps pour le retenir avec un regard attentif sur les être et ce qui fait leur quotidien.

Son travail est aussi pudique que profond. Il est de l'ordre de la caresse en rien romantique mais qui renvoie au réel de manière diffractée.

Artiste juif: Steven Cohen, met ton coeur sous tes pieds...et marche

Mets ton coeur sous tes pieds et avance steeve Cohen artiste juif

Steven Cohen, "Put your heart under your feet... and walk !", MC 93, septembre 2019.

Pour avancer et à travers cette pièce Steven Cohen met littéralement son coeur sous ses pieds dans ce qui tient d'un spectacle total, éprouvant et extraordinaire.

L'artiste a pris du temps pour élaborer cet incroyable rituel. Il a demandé à sa "nounou" et mère adoptive âgée de 96 ans comment continuer à vivre après la disparition de Elu (le bien nommé). Elle lui répondit : "mets ton cœur sous tes pieds... et marche!" et il a suivi stricto sensu son conseil.

C'est une déclaration d'amour absolue à l'homme qu'il a perdu et qui fut sa vie : "Je t’aimerai toujours Elu, tu es enterré en moi, je suis ta tombe." dis celui pour qui les mots de sa pièce deviennent des actes. Et le spectateur est soumis à la cérémonie funéraire parfois insupportable en mémoire de son compagnon danseur et actionniste sud-africain décédé après vingt ans de vie commune.

Existe sans doute une volonté cathartique mais cela devient un "spectacle" d'amour et de vie. Le couple dansa 20 ans entre autres dans une Afrique du Sud raciste, homophobe et avait trouvé dans l'art un moyen de lutte contre les exclusions.

Il ose ici un spectacle total. Steven Cohen avance sur une scène encombrée d'objets qui furent ceux du couple. Il est monté sur des talons-cercueils tel un elfe blanc. Il se livre à une performance totale et multi-média avec des épisodes parfois insoutenables (dans la vidéo par exemple où il se baigne dans le sang de boeufs "fraîchement" tués dans un abattoirs) et jusqu'au rite final qui oblige l'artiste à un nombre compté de représentations.

Tout devient aussi sauvage que poétique et ne peut laisser indifférents. Soit le spectateur se voit presque malgré lui délogé de son siège, soit il assiste à un spectacle qui ne peut que laisser des empreintes voire des blessures "incarnées".

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste peintre juif : Pierre Alechinsky imperturbable

Artiste peintre juif

Pierre Alechinsky imperturbable

Une nouvelle fois Pierre Alechinsky se retrouve sur les rives de la peinture.
Plutôt que d'y plonger corps et âmes, il la longe tout en s'y enroulant.
Mais dans un travail toujours inventif et incessant il invente un monde rebelle aux figurations du temps.
L'artiste ne pense pas allongements, étendues mais réceptacles et coquillages ouverts qui semblent étrangers au monde.

Les formes ne cessent de roue-couler sans nostalgie des ailleurs puisque l'artiste les invente en évitant des explications : «À la question : "Expliquez-moi votre peinture!", il lance : "Si je pouvais le dire, je ne le peindrais pas."

En attendant il fait de ses tableaux des poupées du ventriloque là où leurs robes matières ne couvrent pas tout sans pour autant glisser vers l'obscène.

Pour Alechinsky la matière ne couvre pas tout. Et son œuvre reste une frontière en peinture et écriture. Les formes étranges et sauvages sont désormais domestiquées par le public : elles ont même fait leur entrée au Palais de l'Elysée. Ce qui ne les empêche pas de vagabonder sur de tels murs.

L'artiste est alimentée par sa liberté même si peu à peu son langage s'est imposé. Se reconnaissent de loin les murailles en fragments, en jeu de l'oie de l'artiste.

Ces périples peuvent sembler inchangés mais de fait le peintre inverses ses données initiales ou les creuse entre encombrements graphiques et désencombrements plastique la lumière passe par ce que son œil toujours neuf entreprend de défoncer.

 

Pierre Alechinsky, "Toujours là !", Galerie Chantal Bamberger, Strasbourg, 2019.

Artiste juif : Victor Vasarely et son influence du Bauhaus qui a 100 ans aujourd'hui

Victor Vasarely.

Victor Vasarely (1906 Pecs – Hongrie – 1997 Paris) est ses artistes Juifs, son influence du Bauhaus qui fête ses 100 ans cette année à Tel-Aviv.

S’est tenue cette année à Paris,  au  Centre Georges Pompidou, l’exposition « Vasarely, le partage des formes » .

En observant son itinéraire de Plasticien, nous remarquons que cet hongrois, devenu parisien, est le créateur de l’art optique.

L’influence du Bauhaus q’il a connu en Hongrie, sera considérable dans son œuvre. Cette école dont vas s’inspirer Marcel Breuer (Pecs 1902 – New York 1981) m’ a attiré tout particulièrement : il s’agit d’un courant artistique, concernant l’architecture, le Design et le Mouvement. L’école du Bauhaus sera fermée par les Nazis en 1933 : une poignée d’élèves juifs partent en palestine. La collaboratrice de Marcel Breuer fut Guntha Stölzl mariée avec l’architecte israélien Arieh Sharon.

J’ai tenu à rendre hommage à Victor Vasarely à la recherche d’une nouvelle identité, sa dernière grande exposition à Paris, remontant en 1963.

 

Victor Vasarely inspiré par Naum Gabo (1890 Briansk, Russie – 1977 Waterbury – U.S.A.) et son frère Anton Pevsner (1884 Biélorussie – 1962 Paris) va affiner ses recherches sur l’ »Op – Art ». Comme le décrit Yuri Slezkine  ( Historien Américain né en URSS en 1956) dans le « Siècle Juif », la première sculpture cinétique créée par Naum Gabo en 1920, est une tige d’acier, s’agitant réellement.

Photo n°2 de la Tige d'Acier de Naum Gabo.

Photo de la Tige d'Acier de Naum Gabo.

© http://historyofartedna.blogspot.com/2013/12/arts-cinetiques-et-optiques.html

 

 

Histoire de l’Art : Arts Cinétiques et optiques.

L’artiste s’installe à Paris en 1930 chez un logeur : Mr Pic ; aidé pécuniairement par André Weil, frère de l’un de ses condisciples du Lycée de BudapestVictor décrocha son baccalauréat en 1925.

Employé par un imprimeur à Montrouge, il fait la connaissance du sculpteur hongrois Etienne Béothy (1897 – Paris 1961), ainsi que de sa femme Anna Béothy – Steiner (1902 Autriche – Hongrie – 1985 Paris), également peintre.

Au cours d’un projet d’exposition , Vasarely fait la connaissance d’André Bloc (Alger 1896 – New Delhi 1966). André Bloc expose « La Tapisserie Structure » à la Galerie Denise René, cette œuvre date de 1956, tissée par la manufacture Tabard à Aubusson : Structure.

Photo de la Tapisserie Structure]

© https://www.cite-tapisserie.fr/fr/ressources-th%C3%A9matiques/la-tapisserie-le-mur-et-larchitecte/structure-dapr%C3%A8s-andr%C3%A9-bloc

En 1951, L’architecte, artiste et critique André Bloc, proche de la galerie Denise René, fonde le Groupe Espace à Paris et projette la réalisation de ses premières œuvres cinétiques.

Source : http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-cinetique/ENS-cinetique.html

La mort d’Henri Matisse, le 3 novembre 1954, affecte Vasarely qu’il l’avait placé très haut dans son Panthéon personnel.

http://www.encyclopedie.picardie.fr/Stein-Leo-Gertrude-Michael-et.html

Peter Kassowitz , né à Budapest en 1938 s’intéresse à l’œuvre de Victor Vasarely : le réalisateur juif hongrois va y consacrer un documentaire en 1960 de 8 minutes. Le film de Peter Kassovitz commence par un reportage sur l’exposition Vasarely à la Galerie Denise René, le réalisateur s’attarde sur une Spirale qui évoque le Vertigo d’Alfred Hitchcock ( 1899 – 1980) sorti dans les salles peu de temps auparavant. Peter Kassovitz, à partir de ce court métrage devient désormais célèbre.

 Photo de la Spirale de Vasarely

Photo de la Spirale de Vasarely

 

 

L’architecte Jean Ginsberg (1905 Czestochowa Pologne – 1983 Paris), né dans la même localité que des membres de ma famille maternelle, est le guide de Vasarely, il travaille en collaboration avec les artistes André Bloc et Victor Vasarely (notamment au 59 – 65 Boulevard Lannes ou au 6 rue du Général Carmon à Paris).

façade Ginsberg 59 – 65 Boulevard Lannes ou au 6 rue du Général Carmon à Paris

façade Ginsberg 59 – 65 Boulevard Lannes ou au 6 rue du Général Carmon à Paris

http://astudejaoublie.blogspot.com/2013/04/paris-immeuble-j-ginsberg-vasarely-p.html

Il participa à la fin de sa vie à l’aménagement de la ville israélienne d’Ashdod.

Vasarely a été séduit au Salon des « réalités nouvelles », au cours de l’été 1954, par Yaacov Gibstein dit Agam (plasticien israélien), né à Rishon Le Zion (sud de Tel Aviv) le 11 mai 1928.

Agam, installé en France depuis 1951, est apprécié par les surréalistes, au point que c’est André Breton qui choisit les titres des tableaux de son exposition chez Denise René, le 7 avril 1955 au 124 rue La Boétie à Paris. Yaacov Agam est un artiste israélien formé dans l’esprit du Bauhaus, à la demande de Mr Georges Pompidou, l’artiste aménage l’antichambre des appartements privés du palais de l’Elysée.

https://www.panoramadelart.com/salon-agam

(c)Yaacov Agam - photo Edward Kaprov Fontaine à Tel Aviv de l'artiste

(c)Yaacov Agam - photo Edward Kaprov Fontaine à Tel Aviv de l'artiste

 

 

 

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En analysant les œuvres de Victor Vasarely, l’un des pionniers du Cinétisme ( Optical – Art ), il semble que l’Artiste était à la quête d’une autre identité , puisque son épouse Claire Spinner (1908 – 1990) avait son père enterré dans le Carré Juif de Budapest…

Influencé par le Bauhaus, nous constatons que Vasarely fait partie des pionniers de cette école , dont vont s’inspirer des Architectes Ashkenazes qui partent en Palestine ; le Bauhaus a 100 ans , à Tel Aviv, on dit même « un Bauhaus » pour désigner un immeuble moderniste des années 30.

L’architecte israélien Arieh Sharon (Etudiant au Bauhaus 1926 – 1929) a été un contributeur essentiel aux débuts de l’architecture en Israël. (4).
L’épouse d’Areih Sharon fut Gunta Stölzl (1897 – 1983) qui fut la première femme à occuper un poste d’enseignante : cette juive palestinienne a reçu la citoyenneté palestinienne, ce qui a permis à sa famille de fuir l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. (5).

En analysant les œuvres de Victor Vasarely, l’un des pionniers du Cinétisme ( Optical – Art ), il semble que l’Artiste était à la quête d’une autre identité , puisque son épouse Claire Spinner (1908 – 1990) avait son père enterré dans le Carré Juif de Budapest…

Nous pouvons penser que Victor Vasarely aurait été fier d’apprendre que cette année , le Bauhaus célèbre ses 100 ans à Tel Aviv ! Peu de gens, ignoraient que le style Bauhaus a été importé à Tel Aviv par des étudiants juifs allemands. (6). Les balcons Bauhaus  par leur forme en spirale capte les brises de la Méditerranée et luttent contre la chaleur de Tel Aviv.

Par Franck d’Almeida – Zolty. Le lundi 29 juillet 2019.

Vasarely, Victor (1908 – 1997) – Plasticien – 1979. Un homme et son métier.

2-Vasarely – Une Saga dans le Siècle de Pierre Vasarely et de Philippe Dana aux Editions Calmann Lévy , année : 2019.

3- http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-cinetique/ENS-cinetique.html

4 - https://www.bauhaus100.com/the-bauhaus/people/students/arieh-sharon/

5 - https://www.thoughtco.com/bauhaus-school-women-4684671

6 - https://www.tribunejuive.info/israel-6/bauhaus-celebre-ses-100-ans-a-tel-aviv