Les articles de Jean-Paul Gavard-Perret

Auteur juif : Lev Rubinstein les impertinences notoires

Lev Rubinstein, « La Cartothèque », traduit du russe par Hélène Henry,

Lev Rubinstein : les impertinences notoires

Face à ceux qui ne savent pas répondre aux questions, l’auteur se transforme en chat.
Si bien que le poète est parmi nous - même s’il refuse ce titre. Il offre une percée vers la réalité sans la peur physique ou métaphysique d’un faux pas. Il préfère la pataphysique d’un genre particulier : la texte-fiche.

Toute la banalité du quotidien comme celle des sbires des textes officiels est neutralisée par ces pense pas bêtes exsangues d'exaltation surfaite ou de la moindre coquetterie. De telles sottises deviennent des soties. L’auteur s’en amuse et chaque objet de débat tourne à l’inanité comme à «l’absolument facultatif ».

Sans suite logique – même si l’œuvre rassemble ses fiches en ensemble plus ou moins approximatif – persiste une sensation nonsensique.

Elle permet enfin la "possibilité réelle de quelque chose d’autre" sans que l’auteur en dise beaucoup plus et jusqu’à ce que les questions qui ne sont pas vraiment formulées disparaissent d’elles-mêmes. Ce qui est une manière de noyer des poissons dans le Neva, la Volga ou la Baltique.

De telles fiches sont destinées à qui n’en a cure et c’est ce qui en fait leurs délices et orgues (mais pas de Staline). Le non-poète (puisqu’il refuse ce titre) ignore ce qu’il en sera de demain mais tente de rattraper le temps perdu par légèreté. Et ce avec envie d’être toujours en vie.

Chaque texte permet d’avancer au gré du temps en battant la campagne comme la Place Rouge. Parfois l’auteur a des doutes et est sur le point de laisser tomber ses recollections. Mais tendant l’oreille au passage d’un groupe il retrouve du grain à moudre.

Car même dans un pays où les badauds sont prévoyants il arrive que des phrases non seulement échappent au locuteur mais font le lit de propres mots de l’auteur. Et cette anthologie a le mérite de rassembler les vanités de ceux qui s’élancent vers les hauteurs mais aussi l’humilité de tous ceux qui tombent – innocents coupables et autres «échaudés qui craignent l’eau froide ».

Jean-Paul Gavard-Perret

Lev Rubinstein,

Lev Rubinstein,

Lev Rubinstein, « La Cartothèque », traduit du russe par Hélène Henry, Editions Le Tripode, Paris, 2018, 288 p., 22 E..

Artiste juif : l'anthroposcène inquiétante de David Kutz

DUMBO Iconic View, Brooklyn, NY; October 2018;  40°42'11.19"N    73°59'22.81"W

Le paysage est une partie majeures de la photographie. Kutz se la réapproprie en ses prises et ses montages narratifs. Le nom même de la série - "Cultural Landscapes"- est d'ailleurs issu de la géographie.

Otto Schlüter l'introduit dès 1908 en Allemagne. Elle est reprise plus tard par un autre géographe (américain) Carl O. Sauer pour définir combien il existe dans tout paysage des traces qui ne sont pas uniquement celles de la nature mais du lien qui unit un regard à son époque.

L'anthroposcène inquiétante de David Kutz

L'anthroposcène inquiétante de David Kutz

Toute représentation physique du paysage est en effet induite par les modifications humaines et ce qu'une culture ambiante ou officielle en retient ("Meurtre dans un jardin anglais" de Peter Gtreenaway le soulignait déjà).

Si bien que très vite les théoriciens de divers champs ont retenus dans tous paysages les aspects anthropomorphiques en prouvant que la nature y disparaît.

Et ce plus que jamais dans l'Anthroposcène que Kutz propose - en particulier en ses grands panoptiques. L'artiste y annonce la future obsolecence du monde mais de manière originale plus ludique que catastrophique. Le photographe montre comment le monde se transforme dans son "miroir" et les narrations qu'elles renvoient loin des bruissement d'elfes.

La photographe ne se contente pas de donner avoir "du" réel mais illustre comment il s'étend dans une coexistence entre ce qui est et qui n'est pas encore. A sa manière David Kutz, sortant des écoles américaines du paysage, change de focale. Il offre des lieux repérables mais qui deviennent des non-lieux dans ce qui devient pour reprendre Marc Augé une "anthropologie de la supermodernité".

A cheval entre le réel et le virtuel, entre aussi l'existant et ce qui est en passe de disparaître avant une sorte de précipitation dans le chaos, Kutz croit encore à la beauté pour sauver notre monde. Il le saisit dans sa banalité mais selon une position particulière dans l'histoire de l'humanité et ses repères iconiques. Une émotion s'étend dans cette sorte de quasi science-fiction mais où les être imaginaires sont remplacés par les pauvres acteurs - ou victimes consentantes - que nous sommes.

David Kutz, "culural Landscapes", Soho Photo Gallery, New-York, janvier 2019

Artiste juif : Michal Halfam art, humanisme et résistance

Michal Halfam, "Running Out of History", Sommer Contemporay Art, du 3 janvier au 23 mars 2019.

Michal Halfam : art, humanisme et résistance
Michal Halfam, "Running Out of History", Sommer Contemporay Art, du 3 janvier au 23 mars 2019.

Maître de l'installation, de la photographie et de la vidéo, Michal Halfam propose - entre autres dans cette exposition - celle qui lui donne son titre. Elle est fondée sur le rencontre de l'artiste avec Gal Luski, fondateur et directeir de l'orgaanisation humanitaire "Israeli Flying Aid".

Michal Halfam : art, humanisme et résistance

Michal Halfam : art, humanisme et résistance

Pendant les 7 dernières années Luski et ses volontaires bénévoles ont opéré en Syrie pour apporter de l'aide à ceux qui en était totalement privés même par les Nations Unies du fait de leur résistance au gouvernement officiel.

Helfman a été intéressé par le travail de "contrebandier" de Luski. Ce fut pour lui la tactique qui lui parut commune à l'art. A savoir comment trouver un chemin de traverse contre les discours politiques et consensus admis afin d'y insérer un contenu qui s'élève contre divers types de silence, de refus et de chaos.

Son but était d'apprendre et d'utiliser les mécanisme de contebande miltante dont Luski fait preuve. Il y trouva un levier pour l’exploitation du même principe en art où il est a priori plus difficile a saisir et à quantifier.

Michal Halfam : art, humanisme et résistance

Michal Halfam : art, humanisme et résistance

Existe dans cette exposition un superbe jeu de miroir. Tout répond au réel et à ses problèmes par une perfection formelle. Le réalité du travail de l'organisation humanitaire est transposée par une série de mises en scène.

Michal Halfam prouve qu'il est aussi à l'aise avec des images en prise directe sur le réel qu'avec celles de labyrinthe optique qu'il crée en donnant à une approche de circonstance une valeur universelle.

Artistes juifs : Limor Tamir et Yaniv Amar pour l'énergie du monde

Limor Tamir et Yaniv Amar :  pour l'énergie du monde

Limor Tamir et Yaniv Amar :  pour l'énergie du monde

Limor Tamir né en 1977 et Yamiv Amar né en 1987 travaillent en couple depuis 2013 dans leur atelier de Ramat-Gan. Ils créent leurs installations en fonction des lieux qu'ils investisssent pour les transforment.

Limor Tamir et Yaniv Amar :  pour l'énergie du monde

Limor Tamir et Yaniv Amar : pour l'énergie du monde

Le spectateur est soumis à une énergie qui peut soudre même de maisons abandonnées. Les deux artistes les investissent d'une beauté nourrie de tout un background culturel. Il les nourrissent d'une poésie étrange où s'instruisent divers dialogiues non seulement avec l'espace mais avec en connexions avec les questions de genre, politique, économie et religion.

Les messages générés par de telles oeuvres sont le plus souvent sophistiqués et complexes comme par exemple dans leur "Hanna-Land" où se côtoient des Barbies démembrées, des habits d'enfants, des fontaines, des équipoements médicaus, des chandeliers kitsch, etc.

Limor & Yaniv travaillent toujours de concert après discussions et argumentations avant de lâcher de manière débridée leur imaginaitre dans l'espace à déconstruire puis reconstruire d'éléments dont certains sont préparés danbs leur atelier. Chaqsue projet invente une histoire inattendue créé par de tels contradicteurs opérationnells qui secouent les idées reçues et enseignent divers mouvements de fond.

Ingluencés autant par Malevich, Anish Kapoor, Lars Von Trier que Valie Export, David Lachapelle, par Damien Hirst, Louise Bourgeois que Salvador Dal et tout ceux qui instaurent leur souffle créateur dans le réalité, les deux artistes trouvent dans leur colloboration une inventivité critique.

Jerusalem reste pour eux un lieu emblématique à la fois dur et vivant fait d'une diversité plus visible qu'ailleurs entre Juifs, Musulmans, Chrétiens, non religieux, orthodoxes ou libertaires.

Leur art est fondé sur un message pacifié au sein de ce multing-pot culturel. La vie peut sortir d'un cercle vicieux afin que chacun trouve sa place. En ce sens les deux artistes cultivent divers projets de constructions dont un avec le Ministère Isaréalien du travail intitulé " Wake the City: We’re High-Tech and Skyscrapers Are Evolving and Spreading. Et à ce titre ils ot déjà commencé un petit jardin mais "dont le ciel est la limite".

Artiste juif : Ron Amir le radical

Ron Amir le radical
Gallerie Ezi Cohen, Tel Aviv

Ron Amir le radical Gallerie Ezi Cohen, Tel Aviv

Dans son travail Ron Amir s'intéresse souvent aux groupes en marge. Il travaille en étroite collaboration avec ceux qu'il photographie dans des projets à long terme. Par exemple dans des communautés marginalisées en Israël en observant comment elles réagissent au système économique, politique et social.

Ron Amir le radical Gallerie Ezi Cohen, Tel Aviv

Ron Amir le radical
Gallerie Ezi Cohen, Tel Aviv

Au centre de rassemblement de migrants à Holot (fermé en 2018) il a passé beaucoup de temps avec eux en ne photographiant que les lieux d'existence dans le désert. Surgit un arbre perdu au milieu d'une étendue désertique : sur ses branches sont rangées des couvertures et des nattes soigneusement roulées. A son pied, tout autour du tronc, une guirlande constituée de bouteilles en plastique décore le sol. Parfois quelques pierres, une vague charpente délimitent des abris.

Ron Amir le radical Gallerie Ezi Cohen, Tel Aviv

Ron Amir le radical
Gallerie Ezi Cohen, Tel Aviv

C'est pour Ron Amir una manière de nous faire sortir de notre "luxe", nos assises. L'objectif est aussi de montrer, qu'au delà des différences, nous sommes tous en potentialité d'éxil. Il a ainsi rappelée comment des Erithréens et des Soudanais ont constitué des espaces de vie et de convivialité qui nous ramène à une vue radicale de la réalité.

Artiste juive : Katharina Gaenssler, poétique de l'espace

Katharina Gaenssler : poétique de l'espace

Katharina Gaenssler : poétique de l'espace
Katharina Gaenssler, galerie Braveman, Tel-Aviv, 2019,

Katharina Gaenssler vit et travaille à Munich. L'objectif - par ses photographies de base - a pour objet de découvrir des détails picturaux capables d'offrir une expérience sophistiquée de l'espace. Elle utilise le collage photographique pour créer des sortes de fractures visuelles par divers types d'agrandissements et de mises en scène afin de créer des expériences spatiales inédites.

Ocean of Images: New Photography 2015

Ocean of Images: New Photography 2015

Chaque épreuve capte « du » semblable dans sa différence. Le visiteur est saisi par les noirs ou gris feutrés d’une élégance rare. S’y rencontrent la grande esthétique de la photographique et celle de la peinture.

Katharina Gaenssler reste la maîtresse des contours afin de porter une étrange clarté psur les identités humaines. Existent des processus d’atténuation comme d’incision. Son langage iconographique témoigne d’un extrême souci de la précision : elle donne à la photographie son rythme et sa respiration. C’est pourquoi on peut définir sa pratique comme une poésie de l'espace.

Artiste juif : Oded Balilty, puissance poétique de l'image

Oded Balilty, puissance poétique de l'image

Oded Balilty : puissance poétique de l'image
Oded Nalilty, "White Noise", Semack Gallery, Tel Aviv, du 27 décembre 2018 au 2 février 2019

Oded Balilty est né à Jérusalem. Le photographe vit à Tel-Aviv, il couvre les évènements et l'actualité d'Israël, des territoires palestiniens mais aussi du monde. Il crée aussi des dossiers photographiques spéciaux pour Time Magazine, National Geographic et bien d'autres supports.

De plus en plus l'artiste travaille pour lui-même à la jonction du photo-journalisme et de la phptographie d'art. Chez lui les deux approches ne se contredisent en rien mais se complètent. Pour preuves ses oeuvres ont recu de nombreuc prix (Pulitzer Prize (2007), World Press Photo (2008, 2007), Picture of the Year International (2014, 2012) par exemple).

Elles sont présentées dans des musées etr galleries du monde entier.

Oded Balilty, puissance poétique de l'image

Oded Balilty, puissance poétique de l'image

L'engagement de l'artiste passe avant tout par la puissance poétique de son travail souvent en épure. A l’expansion d’un imaginaire apparemment disparate fait place d’évidentes associations susceptibles de faire resurgir dans la mémoire l’impulsion d’un écho, d’une ressemblance. C’est ainsi que les images se dédoublent, se multiplient mais aussi s’unissent.

Dans la diversité s’inscrivent alors des résonances insoupçonnées.

Les relations suggèrent des tensions entre plusieurs modalités temporelles et géographiques. Le fil de l’oeuvre se déroule sur le fond de permanence d’une image intérieure et en marque les strates. Les divers surfaces changeantes donnent vue à de l’inexprimable, de l’invisible. L’œuvre incruste dans le langage plastique une vision lucide et une constat de solitude. Bref Oded Balilty sait tirer des images autre chose que la nostalgie de l’éphémère.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Photographe juif : Daniel Aron effets de suspens

Daniel Aron voitures volées

Effets de suspens : Daniel Aron

Daniel Aron, "Voitures Voilées", Photo12 Galerie, 14 rue des Jardins Saint-Paul, Paris 4eme, du 24 novembre 2018 au 26 janvier 2019

Daniel Aron voitures volées

Daniel Aron voitures volées

Daniel Aron choisit toujours pour proie l'ombre en ses narrations du réel. Elles questionnent le regard. Il enveloppe le monde à travers les voitures préservées sous une carapace bâchée en lieu et place d'un garage.

Cette série est dans la suite de ses travaux. Tous cherchent à capter le beauté de manière insolite là où le voile questionne l'identité des propriétaires des véhicule.

Tout semble anodin mais ce n'est là qu'une impression première. Elle raconte la vie par les objets et leur décor comme le photographe l'avait proposé dans sa série "Illusion" où le monde de l'artifice et du réel au cinéma et dans "Intéreieurs Simples" consacré à la réappropriations de lieux par les Marocains à Tanger.

Passé l’étonnement premier, Aron rend l'évidence troublante dans des postulations aussi simples que paradoxales. La poésie visuelle joue à plein dans des prises qui concentrent seulement quelques éléments visuels.

La voiture voilée devient un bloc référentiel autour duquel peuvent se développer bien des commentaires. Le photographe parvient à sublimer le sans grâce et le presque informe. Ils forcent le regardeur à revenir sur chaque cliché pour comprendre leur poétique de l'espace.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juif : Ben-Zion le sculpteur emblématique d'Israël

Redécouvrir Ben-Zion

Redécouvrir Ben-Zion

Ben-Zion (1897-1987) est connu aujourd'hui pour ses sculptures. Il fut aussi écrivain et musicien. Passionné par l'hébreu, il l'enseigna et écrivit des contes, pièces de théâtre, poèmes dans ce langage premier. En 1920 il quitte l'Ukraine pour les Etats Unis où il rejoint à New York la communauté des écrivains yiddish.

Désespéré par la propagande de la Seconde Guerre mondiale et la disparition de la voix juive européenne pendant l’Holocauste, Ben-Zion abandonne presque définitivement la littérature pour l'art (dessin, peinture et sculpture).

En 1936 il expose pour la première fois en solo. Sa première rétrospective a lieu dès 1959 au Jewish Museum de New-York. Il fut le fondateut (avec entre autres Rothko) du groupe "des Dix". Ils s'opposèrent par leur expressionnisme contre l'académisme qui régnait avant guerre à New-York.

L'oeuvre de Ben-Zion fut largement éclipsé par l'Expressionnisme Abstrait et le formalisme critique. Néanmoins il poursuivit sa propre vision largement imprégné de la culture hébraïque dont ses sculptures - qui retrouvent un succès populaire - deviennent des visions symboliques ou drôles.

Redécouvrir Ben-Zion

Redécouvrir Ben-Zion

Le créateur reste un des artistes juifs les plus significatifs de son époque. Son oeuvre a retrouvé une racine en Israël où elle est promue.
Certainement trop méprisé par les critiques officiels le sculpteur revendique par sa pratique un art de saltimbanques et d'enluminures populaires plus significatif que bien des narrations prétentieuses.

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juive : Orly Maiberg le distinct et l'indistinct

Orly Maiberg : le distinct et l'indistinct

Orly Maiberg : le distinct et l'indistinct

Les effets de réalité et le présence des corps ne limitent pas l'esthétique d'Orly Maiberg à un néo-réalisme. En couleurs ou en noir et blanc, le réel acquiert chez elle une autre dimension. Et c'est en quoi, bien sûr, l'art est nécessaire puisque son langage dépose sur les surfaces une distinction, une inlassable intimité mais aussi son délié et son seuil entre être là et ailleurs ou , si l'on préfère, une présence "in asbtentia".

Orly Maiberg : le distinct et l'indistinct

Orly Maiberg : le distinct et l'indistinct

L'artiste de Tel Aviv suggère l'expresson d'une désillusion existentielle, chaque toile en devient une variation. Nul pathos cependant. Juste un constat. Un fond monte à nous dans de telles intimités révélées à la fois comme menaçantes et captivantes dans l'éloignement où chacun se retire.

Orly Maiberg : le distinct et l'indistinct

Orly Maiberg : le distinct et l'indistinct

La tension d'un élan est toujours remisée pour donner plus de force à une peinture où la figuration des nudités n'a rien d'une fabrique aux fantasmes. Elles indiquent une dissonnance existentielle là où le corps quitte son statut d'intimité et devient une "chose". Il rasemble un sens sans signification. L'image suspend le cours du monde en devenant "insensible" et ce à même ce qu'elle fait sentir. Existe un sens non signifiant mais pas insignifiant là où la peinture est aussi sûre de sa force que de sa forme.

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Noga Gallery, Tet Aviv