Les articles de Jean-Paul Gavard-Perret

Photographe israélien : Efrat Shvily , le chant et le récit

Efrat Shvily , le chant et le récit

Efrat Shvily : le chant et le récit

Efrat Shvily, Sommer Contemporay Art, Tel-Aviv.

Le monde reste une obscurité. Le verbe lui donne sens. Mais l'art aussi. En particulier lorsque le photographe israélien Efrat Shvily le fait entrer dans sa chambre noire Son "Jerusalem expérience" entre autres permet de comprendre que la carte n’est pas le territoire. C'est pourquoi le photographie témoigne d’un état de fait et d’un espoir pour peu qu’elle ne se veuille ni colonialiste ni voyeuriste.

Efrat Shvily , le chant et le récit

Efrat Shvily , le chant et le récit

Chez le plasticien, à travers ses paysages comme ses portraits, le corps du récit devient un chant aussi religieux que laïque. La ville et ceux qui y vivent ou la visitent bouge et il ne faut plus considérer l’autre dans le sérail des enfermements.

Les photographies de Shvily donnent la possibilité au corps miroir de devenir réflexible. Car il est celui de la pluralité des individus à travers le réseau des images choisies. Tout se passe comme s’il n’existait pas de vie sans des regards qui tirent le monde hors de l’obscurité. La condition de clarté survient par ces corps de récit qui la réfléchissent selon de nouvelles propositions engagées mais non exclusives.

Efrat Shvily , le chant et le récit

Efrat Shvily , le chant et le récit

La narration visuelle oriente dans un dédale, et le désoriente en plusieurs lieux d'Israël. Mais ces récits augmentent le lumineux dans le visible le plus sombre. Ils cassent l’indifférence avec un art qui refuse le pathos, revendique une appartenance sans pour autant réduire celle des autres. C’est là agrandir le paysage.

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Artiste juif : les équilibres instables de Yuval Yairi

Yuval-Yairi Gallery Zemack Contemporary, Jérusalem.

Les équilibres instables de Yuval Yairi

Yuval Yairi, né Jérusalem,  est principalement photographe et vidéaste.
Il possède un don particulier dans la mise en scène et la scénarisation des espaces au sein de diverses techniques.

Son travail se fonde sur les processus de la mémoire ausi bien personnel que politique, généralement dans des cadres panoramiques non dénués parfois d'humour et d'effets de distance.

L'artiste ne cesse d’ouvrir l’espace clos pour libérer une vision enfermée .

Yuval-Yairi Gallery Zemack Contemporary, Jérusalem.

Yuval-Yairi Gallery Zemack Contemporary, Jérusalem.

Toutes les œuvres sont autant des marges que des plein. Et pour donner de l’émotion et un plaisir l’artiste la transforme en danse des signes où tout reste entre suspens et reflets. Ce que l’oeil perçoit renvoie à une sorte d’imagerie mentale.

Existe une perturbation des lignes en un jeu d'équilibres. Tout revient à une histoire de déstabilisation propre à créer une forme de métaphore postmoderne en notre période de crise de civilisations.

Yuyal Yairi réinventent des profondeurs cachées qui échappent à la pesanteur et l'immobilité générale.L’image se sépare de ses ronces devient une fleur étrange. Jaillissent une flamme inédite et un éveil paradoxal.

Yuval-Yairi Gallery Zemack Contemporary, Jérusalem.

Yuval-Yairi Gallery Zemack Contemporary, Jérusalem.

Gallery Zemack Contemporary, Jérusalem.

Peintre Israélien : Yossi Mark, sans Concessions.

Yossi Mark, Chelouche Gallery, Tel-Aviv

Peintre Israélien. Yossi Mark : sans Concessions.

Yossi Mark, Chelouche Gallery, Tel-Aviv

L'œuvre de Yossi Mark est l'aboutissement d'un lent travail d'approches et de révisions.
Il s'agit de dégager des constantes, de laisser des traces visibles de l'invisible.

Yossi Mark, Chelouche Gallery, Tel-Aviv

Yossi Mark, Chelouche Gallery, Tel-Aviv

Le portrait s'ouvre à travers divers bains de lumière et reprises. Tout  joue sur une ambiguïté ou plutôt une gravité.
Car même lorsqu'elle le coeur devrait être à la fête elle demeure omniprésente.

Sans indice de véritables contextualisations, l'artiste témoigne plus fortement que bien d'autres de la société où il vit.
Libre à chacun de faire sa propre interprétation.
Mais lorsque les paupières des visages de ses portraitts se ferment, d'autres se soulèvent dans la mémoire.
La femme s'expose non comme photo-copie.
Une pulsation à peine perceptible sourd néanmoins de son sommeil. Si bien que l'artiste éclaire ce qui brouille usuellement l'identité au nom d'un conformisme aux valeurs.

Yossi Mark, Chelouche Gallery, Tel-Aviv

Yossi Mark, Chelouche Gallery, Tel-Aviv

Chez lui l'enfant n'est jamais insouciant, la femme demeure empreinte de gravité. Sa nudité n'a jamais pour but de faire lever du fantasme. Et certains corps aux yeux fermés ou d'autres dont ne se découvrent que les pieds comme dans une morgue pour exprimer la fragilité de l'existence. Un tel art est sans doute frugal mais c'est ce qui lui donne toute son importance.

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Photographe israélienne : le monde étrange d’Angelika Sher

Angelika Sher

Le monde étrange d’Angelika Sher

"Fifth Column", Zemack Contemporary Art, Tel-Aviv, 2018.

Avec Angelika Sher le monde perd de ses assises. Dans ses œuvres la femme  devient  louve noire, sultane ou gamine qui n’a pas toute sa raison – même si parfois elle semble sage… Mais là n’est pas la question. Et qu’importe si un jour une pomme tomba de l’arbre d’Eden.

Depuis ce temps,  la vie avance et s’enfonce. Les paysages changent. Mais pas tant que ça. Ils étouffent certaines flammes en raniment d’autres. Angelika Sher leur donne un étrange visage qui n’est pas toujours en fusion avec le réel – du moins tel qu’on le conçoit.

Cela n’empêche pas de marcher la nuit, comme Tintin sur la lune, dans d’étranges lieux où  les champs se couvrent d’arbres blancs,  ils remplissent tout l’espace  et cela semble
avoir un nom  : existence.

 Angelika Sher photographe juive

Angelika Sher photographe juive

Avec la photographe le monde est une décoction fantastique. Les êtres y conservent un certain sens du rite mais qu’ils inventent à leurs mains.
Il y a des zones d’ombre, des zones claires. Des chaleurs d’été mais aussi celles d'hiver.
Les êtres sont giflés de silence.
L’artiste en dresse un constat poétique prégnant, énigmatique. Ses femmes demeurent elles-mêmes mystérieuses et sont capables d’inverser le monde. Angelika Sher les fait dériver ou les embaume.

 Angelika Sher photographe juive

Angelika Sher photographe juive

Son père lui disait que les autres ne t’arriveraient pas à la cheville. Il avait raison. Son œuvre avance à mesure qu’elle dicte la courbe de divers horizons en son parcours.

Artiste peintre israélien: Matan Ben Cnaan peintre de l’empêchement

Matan Ben Cnaan peintre de l’empêchement

Matan Ben Cnaan peintre de l’empêchement

Matan Ben Cnaan, Zemack Contemporary art, Tel Aviv, 2018.

Dans les peintures où Matan Ben Cnaan scénarise des groupes en principe amicaux.
Demeurent toujours des ombres qui planent. Le plaisir de se retrouver semble toujours en suspens comme si en de tels rencontres tout est moins idyllique qu’on voudrait l’espérer.

La cause de ce malaise est-il individuelle ou plus général e? Là encore l’artiste laisse glisser un doute. Au seins même des rapprochements l’errance est  tenace.  Mais Matan Ben Cnaan introduit par de tels ensemble une méditation sur les êtres, les lieux et  le temps.

Matan Ben Cnaan peintre de l’empêchement

Matan Ben Cnaan peintre de l’empêchement

Il propose des perspectives abyssales mais de manière aussi réaliste dans leur forme qu’ insidieuse par la narration. La peinture introduit un mal être sans sujet identifiable mais qui sépare l’être de lui-même et de groupe.

Un manque rampe au moment où les personnages réduit à leur plus simple expression  ouvrent  une voie vers le fond obscur de leur être. La peinture suggère une  musique du silence où l’être semble soumis à sa  propre impossibilité dans un sentiment d'angoisse  que l’autre tente parfois d’apaiser sous une lumière qui fait toute chose se déployer.

Matan Ben Cnaan peintre de l’empêchement

Matan Ben Cnaan peintre de l’empêchement

Dans chacune de ses oeuvres, demeure un empêchement indicible et prégnant. Il donne à l’œuvre sa puissance et une forme de paradoxal merveilleux là où la douleur reste plus suggérée qu’émise au moment – et en dépit de la sollicitude mais parfois à cause de l’indifférence des autres – la femme reste celle qui subit le poids d’un « couvercle » (Baudelaire) qui l’écrase : celui du poids de la société ou celui d’une société patriarcale.

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Artiste israélien : Nir Alon, mesure du chaos Chelouche Gallery

Nir Alon : mesures du chaos Chelouche Gallery, Tel Aviv, 2018.

Nir Alon : mesures du chaos Chelouche Gallery, Tel Aviv, 2018.

Nir Alon crée des empilements chaotiques afin de souligner un monde qui a du mal à tenir debout. Les installations et leurs objets témoignent d’une labyrinthe où la beauté prend un nouveau sens.

Les dédales plaqués au sol et sur les murs où se mixent divers techniques montrent combien l’art se retire de l’absolu ou de la mystique. Il se rapproche d’entrailles vives où tout est affaire de matière là où la mémoire comme l’intelligence tentent de relever un sens dans un tel chaos.

Nir Alon : mesures du chaos Chelouche Gallery, Tel Aviv, 2018.

Nir Alon : mesures du chaos Chelouche Gallery, Tel Aviv, 2018.

 

Aucun ordre ne se justifie plus. Inutile par conséquent de vouloir enfermer le monde dans des cases ou de les cataloguer. Tout devient incompréhensible au regard qui cherche à classer et hiérarchiser.

Difficile de se raccrocher à la vieille histoire de l'art. L’émotion provoquée est d’un autre ordre. L’art se réactualiser dans une ouverture et une intention nouvelle à l’interprétation.

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Artiste juive : Bettina Rheims , révision des fondamentaux

Bettina Rheims : révision des fondamentaux

Bettina Rheims : révision des fondamentaux Bettina Rheims, Galerie XPPAS Genève, du 17 novembre 2018 au 12 lanvier 2019.

Bettina Rheims photographe juive

Bettina Rheims photographe juive

Qu’elle capte par ses portraits  des vies défaites et douloureuses (comme récemment avec « Les détenues", Editions Gallimard), ou des trajectoires stellaires Bettina Rheims ne néglige jamais  et en chaque existence les part d’ombres et de lumières.

L’artiste est capable de suggérer en outre l’ascétisme comme la gourmandise et le manichéiste n’est pas dans sa manière d’aborder le monde.

En ses œuvres elle fait preuve d’affection (sans pathos), d’ironie et d’intelligence. Les exercices préparatoires et les objectifs ont mûrement réfléchi mais au moment de la réalisation cela permet à l’imagination de devenir plus librement encore la maîtresse du logis.

Bettina Rheims contrairement à ses consoeurs et confrères possède une liberté « coupable » : elle s’amuse avec le sérieux pour souligner des incertitudes  de qui est donné pour vérités acquises. C’est pourquoi elle a toujours une longueur d’avance  - qui ne se dément jamais – sur les autres. Ce n’est pas pour elle un objectif, mais la créatrice reste vigilante, elle veille sur le monde dans une saisit ce qui va de traviole.

Elle vit de biais et fait sentir de la même façon. Elle montre parfois que les méchants doivent être pardonnés car les innocents ont eux même ce pardon. Pour autant en un tel réflexe elle ne s’approuve pas forcément elle-même et refuse toute conception érigée en principe.

Mais elle fait sinon mieux du moins bien à savoir l’impossible pour s’affranchir d’elle-même. Non pour atteindre la béatitude mais pour savoir ce que la photographie peut comprendre et qui échappe à tout autre discours ou medium. Et par exemple à travers ce qu’une robe longue diaprée de vert émeraude, de rouge écarlate, de bleu roi ou de jaune fou fait éprouver et qui n’est pas forcément frivole ou surjoué.

monica belluci prographiée par Bettina Rheims

monica belluci prographiée par Bettina Rheims

 

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Auteur juif : Kafka plus proche, Œuvres complètes

kafka  plus proche

KAFKA PLUS PROCHE

Franz Kafka, « Œuvres complètes » Tome I et II, Trad. de l'allemand (Autriche) par Isabelle Kalinowski, Jean-Pierre Lefebvre, Bernard Lortholary et Stéphane Pesnel.
Édition publiée sous la direction de Jean-Pierre Lefebvre, La Pléiade, Gallimard, 2018, 1392 p. et 1072 p., 55 et 60 E..

Les précédentes traductions de l’œuvre de Kafka ne rendait pas toujours à cru la puissance des déchéances qui parsèment les œuvres. Elles gardent ici une sorte d'alacrité. N'existe jamais  de place pour les lamentations : certes l'"optimisme" de certains héros - en particulier celui de « Amerika » - fait sans doute peine à voir, mais il n'en demeure pas moins que l’œuvre crée toujours des suites de décalages. Elles ont souvent ont bénéficié - comme le texte cité - des « chances » de l'inachèvement.

Le nettoyage proposé pour le Pléiade par Jean-Pierre Lefebvre s’incarne  en deux corpus. Le premier réunit d’une part les textes publiés par Kafka en librairie ou dans la presse (entre autres  Observation - La Sentence - La Métamorphose - Dans la colonie pénitentiaire). Le second rassemble les « testaments trahis » que  Max Brod devait détruire ( « vernichten » «anéantir» écrivit Kafka). Les avis divergent sur une telle trahison. Mais il faut rendre grâce à Brod d’avoir sauvé par son « viol » nécessaire des chefs d’œuvre.

Ces nouvelles traductions se signalent aussi par une précision plus forte. Et si chez l’écrivain les textes à caractère narratif et ceux à caractère vécu sont souvent étroitement liés, tous ces éléments épars et disjoints agencés par Lefebvre et son équipe forment à eux seuls non une marginaglia mais un tout. Existe là  - et même si ce n’était pas le souhait de leur auteur - une  mise en abîme et d’approfondissement.

L’écriture possède chez Kafka un caractère ambigu (bien plus que chez un Flaubert par exemple). A la fois elle dénude et recouvre, « sauve » et enfonce, justifie mais laisse l’auteur en perpétuel état d’errance. Il ne peut dès lors que demander à d’autres voyageurs - un peu moins errants que lui si - comme cela a lieu en un fragment lui même inachevé en plein milieu de phrase  - derrière les « sept mers il y avait les sept déserts » . Le fait que ce texte soit lui-même laissé en déshérence au coeur d’une proposition en dit long sur la volonté de vision comme apeurée d’elle-même de l’auteur. Elle témoigne tout autant de la puissance de l’œuvre incontornable.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juive : Maya Attoun les charmes de Frankenstein

"The Charms of Frankenstein"

Maya Attoun sur les traces de Mary Shelley

Maya Attoun, "The Charms of Frankenstein", Jewish Museum, Londres, septembre-novembre 2018.

The Charms of Frankenstein est une nouvelle installation spécifique au site et au contexte créée par l'artiste Maya Attoun, spécialement pour le Jewish Museum London.
Cette exposition est basée sur le projet récent de l'artiste '2018' et célèbre le bicentenaire du roman emblématique de Mary Shelley 'Frankenstein'. 2018' est à la fois un agenda hebdomadaire et un livre d'artiste qui retrace l'année 1818 à travers le calendrier 2018. Le planificateur sera réinterprété en une expérience immersive tridimensionnelle et fera appel à des objets soigneusement sélectionnés de la collection du Musée juif.
Traduit avec www.DeepL.com/Translator

Maya Attoun propose l’installation « The Charms of Frankenstein » pour célébrer un bicentenaire du livre culte de Mary Shelley . L’artiste a créé une œuvre d’art originale et a aussi choisi pour son installation certains trésors historiques (jamais montrés jusque là) des réserves du musée afin de peaufiner ses propres visions à travers différents médiums.

Se mêlent - dans un bric à brac savamment présenté - des indices d’alchimie et de numérologie au milieu d’autres objets qui ont stimulés la créativité de l’auteur le long de sa vie -  le tout dans une mise en scène des plus inattendues riche en découvertes et jeux d'esprit.

"The Charms of Frankenstein"

"The Charms of Frankenstein"

Preuve - en filigrane - que Mary Shelley n’était pas un sainte mais un tel arsenal aiguise la curiosité et donne envie de revenir à  un livre qui magnétisa et fascine encore ses lecteurs.

Ce que personne n’aurait osé lui demander, l’exposition y répond. Et la descente dans l’horreur de l’univers de la post-romantique s’offre à une remonté à travers ce pilori mécanique ancêtre du post humaniste que symbolise son héros le plus célèbre.

Bob Dylan tel qu'il fût par Schatzberg

Bob Dylan tel qu'il fut

Bob Dylan tel qu'il fut

Dylan by Schatzberg, ACC Editions, 264 pages, 100 col, 2018.

Attribuer le Nobel à Dylan plutôt qu'à Roth reste une pilule amère.
Preuve que certains jurys préfèrent les albums aux livres.
Ce qui n'empêche en rien Schwartzberg d'ajouter sa propre pierre au mythe.
Mais celle-ci ne date pas d'aujourd'hui ni  même d'hier. Elle remonte au début de la carrière de folk writer et singer.

Attribuer le Nobel à Dylan plutôt qu'à Roth reste une pilule amère

Attribuer le Nobel à Dylan plutôt qu'à Roth reste une pilule amère

Schatzberg n'est en rien des afficionados de la dernière heure. Dès "Magic Skyline" - et même avant au milieu des années 60 - il était là avec lui pour "dessiner" l'image de Dylan et le faire découvrir. Restaient de ce corpus d'époque des images inédites. Ce projet éditorial permet de les découvrir.
Manière aussi de rappeler que le cinéaste était un photographe et pas des moindres. Toutes ses images sont d'une impeccabilité rare quel qu'en soit l'objet ou l'objectif. Le photographe  - comme on dit maintenant -  est "focus" sur son sujet et rien ne l'en détourne. Il se met à son service et révèle  chez l'artiste une beauté quasi méconnue.

Dylan ne s'est jamais complu dans les portraits de complaisance. Et c'est peut-être pour cela que de tels clichés prennent encore plus de valeur. Il apparait  comme on ne l'a presque jamais vu. Il se fait souple et attentif à l'objectif.  Preuve qu'il existait entre les deux créateurs une complicité sans déférence. Le photographe était à la recherche d'une vérité d'incorporation. Dylan accepta ce pari. Son  visage est remplacé par ce que Beckett nomme "la visagéïté". Elle donne à Dyllan une autre aura. A l'oeuvre de Schatzberg aussi.

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