Les articles de Jean-Paul Gavard-Perret

Photographe juif : Eduard Isaac Asser pionnier de la photographie

Asser photographe juif pionnier

Eduard Isaac Asser pionnier de la photographie

Eduard Isaac Asser était le fils d'un juriste célèbre de Hollande. Il étudia le droit à Amsterdam pour suivre les traces de son père. Mais grand amateur d'art il s'essaie d'abord au daguerréotype . De passage à Paris plusieurs fois il se lance dans la photograpie et approfondir la connaissance des techniques de cette nouvelle expression plastique.

Avec l'aide de livres techniques en français, des produits chimiques dangereux, des papiers de tirage préparés par lui-même, il produisit patiemment ses premières photos. En 1857, il développe un procédé de photo-lithographie qui permet de produire des photos peu chers. Il brevète cette tecnique appelée "procédé Asser" et elle est pour beaucoup dans sa renomée et son succès d'alors.

Comme beaucoup de pionniers de la photo Eduard Isaac Asser effectue avant tout des portraits de sa famille et de ses amis. Il passe ensuite, en revisitant les grands genres picturaux, aux autoportraits, natures mortes et paysages urbains dans l'esprit de la grande peinture hollandaise du XVIIème siècle.Ses photos gardent d'une part un intérêt historique et on lui doit les plus vieilles photographies de sa ville . Mais d'autre part et parce qu'il fait preuve d'un regard, ses clichés doivent être comprise comme des oeuvres d'art à part entière. Sans le savoir le Hollandais ouvre déjà la voie à une maîtrise orginale du langage photographique.

Artiste juive : Carole Bellaiche, jeunes filles en fleurs

Carole Bellaïche, "Entre jeunes filles", texte d'Alain Bergala, Editions Yellow Now.

Jeunes filles en fleurs : Carole Bellaiche

Carole Bellaïche est en seconde lorsqu'elle décide de photographier certaines filles de sa classe. Elle agit à la fois pour les séduire : elle les maquille, scénarise, déguise, dans la grande maison familiale.

Ce "travail" ressemble à un jeu aussi étrange que léger et sérieux. Pour autant la créatrice ne se prend pas pour une photographe. Elle le deviendra très vite, après le lycée.

Elle réalise des books de portraits d’acteurs et d’actrices mais abandonne et oublie ses premières photographies et ses pellicules dorment des années, et s'altèrent.

Bien plus tard elle y repense et elle les exhume de son passé d'adolescente. Mais elles ont été modifiées à l'épreuve du temps. La plupart d'entre elles sont rongées, partiellement effacées ou redessinées par le travail chimique et inconscient du temps.

Elles gardent néanmoins une beauté formelle particulière. Existent un cadrage et une vision d'une fraîcheur rare et à une sensualité très particulière. La jeune fille en fleurs semblent en repos absolu à ses modèles puisqu'elles partagent le même âge.. Le trouble est souvent présent dans ce jeu que l'artiste fomente en innocence avec ses copines.

Jean-Paul Gavard-Perret

Carole Bellaïche, "Entre jeunes filles", texte d'Alain Bergala, Editions Yellow Now.

Carole Bellaïche, "Entre jeunes filles", texte d'Alain Bergala, Editions Yellow Now.

Carole Bellaïche, "Entre jeunes filles", texte d'Alain Bergala, Editions Yellow Now.

Artiste juif : Disparition de Larry Siegel photographe des rues

Disparition de Larry Siegel photographe des rues

Disparition de Larry Siegel photographe des rues

Larry Siegel, restera comme un célèbre photographe (entre autre de la rue) et un galeriste de New York qui a beaucoup contribué à l'accession de la photographie au rang d'oeuvre d'art puisqu'à la fin des années 50 il s'agit de la seule galerie du genre dans la métropole.

Dès l’âge de 12 ans avec un appareil photo faucon miniature il prend et développe ses premières photographies avec comme bacs les assiettes à soupe de sa mère. Puis il étudie la photographie commerciale à New York. Il est d'abord employé chez un photographe juridique et plus tard fait des tirages pour le photographe Jerry Schatzberg.

Il enseigne la photographie dans les centres communautaires et devient assistant pendant deux ans de Robert Franck. Parallèlement il présente dans sa galerie les photographies de Atget et les premières expositions individuelles de Gary Winogrand et Duane Michals. Il expose pour la première fois en 1960 et le MOMA lui achète une photo pour 10 $..

En 1966, il part vivre à Mexico, travaille pour des magazines en indépendant, enseigne la photographie et devient l'ami de deux grands photographes mmexicains : Manuel Alvarez Bravo et Graciela Iturbide qui étudie dans son atelier. éSes travaux sont publiés entre autre dans le magazine de photographie mexicain Fotomundo et connaît de grandes expositions pour ses photographies américaines et mexicaine.

De retour à New York en 1970 il fonde "la Midtown Y Gallery" et se donne pour but d’exposer de nouveaux talents en de nombreuses expositions thématiques de groupe, dont «The Jew In New York». Ses tirages personnels se vendent alors dans le monde entier. Et ses photos de rue deviennent des "musts". Certaines sont publiés dans le livre "14th Street" (1980) .

Il voyage ensuite beaucoup au Maroc, en Égypte et en Turquie et vit plusieurs années en Italie. Il enseigne à Milan et travaille pour "Epoca" et "Genius". De retour aux USA il poursuit son travail "de rues" jusqu'à ce qu'un grave l'accident l'en empêche pendant 20 ans. Il ne peut reprendre ses pérégrinations dans la ville que quelques années avant se disparition. Il restera un des grands photographes américains pour sa poétique visuelle de la ville.

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Artiste juif : La Saint Valentin selon Ari Rossner

Artiste juive Aro Rossner la saint valentin

La Saint Valentin selon Ari Rossner

Installé à Paris Ari Rosner s'intéresse avant tout au portrait. Il travaille pour des magazines et des agences de publicité. Il a créé des campagnes pour l'Oréal, Bourjois, T.Leclerc, Sephora, Nina Ricci, Natura Brasil ainsi que des catalogues de mode pour des marques moins connues

La perception chez lui est là pour suggérer des émotions. Et traversant le monde, à côté de ses travaux professionnels, Aro Rossner crée des portraits moins exotiques que fondateurs de la réalité des êtres humains dans leur différence et leur universalité.

L'expérience esthétique est originale, parfois drôle, parfois ouvertement théâtrale et  toujours créatrice de beauté mais aussi de vérité. Le photographe s'émancipe souvent des règles pour un devenir à la fois simple ou sophistiqué de l'image. Peut se trouver chez lui une manière particulière de saluer les amoureux de la Saint Valentin de tout âge et loin de tout effet.

Artistes juifs : Rani Sasson et Dror Ben Ami, les mystères de la création

Rani Sasson et Dror Ben Ami, les mystères de la création

Rani Sasson et Dror Ben Ami et les mystères de la création

Rani Sasson et Dror Ben Ami "Rebirth", On The Seam - Socio Politico Art Museum Jérusalem, février 2020.

Rani Sasson et Dror Ben Ami, les mystères de la création

Rani Sasson et Dror Ben Ami, les mystères de la création

Rani Sasson et Dror Ben Ami explorent les forces de la nature et donne un aspect fractal des mouvements de la création terrestre pour souligner une spiritualité. Elle passe par les forces agissante d'une complexité nourrie par des mises en formes qui deviennent la démonstrations éclatantes du vivant.. Cette exposition permet la rencontre de la féminité maternelle de Rani Sasso et de Dror Ben Ami qui transporte dans d'étranges paysages.

Les deux artistes explorent la profondeur autant de l'existence que des matériaux qu'ils utilisent. Rani Sassoon revient à des sculptures ou structures où le montage d'objets ou de sortes de germes joue un grand rôle. Dror Ben Ami poursuit ses oeuvres au noir où le charbon et des encres créent des peintures géante par effet de pans. S'y mêlent abstraction et figuration là où un paysage de recommencement du monde apparaît. Existent dans les deux cas une mise en exergue de ce qui "tient" face à ce qu'on espère sera une catastrophe inévitable mais qui ne se produira pas.

Artiste juive : Hedy Lamarr la belle et la tête ou Lady Bluetooh

Artiste juive : Hedy Lamarr  la belle et la tête ou Lady Bluetooh

Hedy Lamarr : la belle et la tête

"Lady Bluetooth. Hedy Lamarr", Musée juif de Vienne, du 27 novembre 2019 au 10 Mai 2020.

Née à Vienne en 1914 et de son vrai nom Hedwig Kiesler, Hedy Lamarr est la fille d'un directeur de banque et d'une concertiste pianiste. Surdouée elle apprend plusieurs langues et l’ingénierie. Mais elle délaisse les études. Très belle, elle est vite repérée par des réalisateurs de l'époque, se retrouve épinglée sous l’étiquette de « la plus belle fille du cinéma ».

Elle devient une star dans son pays puis à Berlin, capitale européenne du cinéma. En jouant dans le film tchèque « Extase », elle incarne l’orgasme féminin pour la première fois à l'écran.

Le pape Pie XI la condamne, le monde du cinéma parle d’elle. Mais elle se retrouve enfermée dans cette vie d’apparats. De confession juive, elle se retrouve plusieurs fois à table avec Adolphe Hitler et Benito Mussolini et comprend vite ce qui se fomente.

Elle craint pour sa vie, vole ses propres bijoux pour s'extraire de l'emprise d'un mari jalou, se déguise en servante et s’enfuit.

Elle rejoint Londres puis décroche un contrat avec la MGM. Elle devient la pin-up la plus désirable de la seconde guerre mondiale. Mais l’actrice autrichienne était bien plus qu'un corps. Elle rencontre lors d’une soirée mondaine le pianiste George Antheil. Il va devenir son partenaire scientifique et il la nommera plus tard « géant intellectuel comparée aux autres actrices de Hollywood ».

Les deux s'y connaisse en armement. Et lors de la Seconde Guerre mondiale lorsque l'armée US envoie des torpilles radioguidées pour détruire les sous-marins allemands les missiles sont souvent repérés. Hedy Lamarr et George Antheil inventent un système de codage des transmissions qui permet de tromper l’ennemi. Cette technique de radio guidage est l’ancêtre de la technologie du Wifi, de la géolocalisation, de la téléphonie mobile ou encore, du Bluetooth.

Cette partie de la vie de l'actrice est restée bien occcultée.
L'exposition permet de remettre en perspective l'ensemble de la vie de l'artiste. Aujourd'hui cette existence serait moins tragique mais tout aussi brillante car une telle femme aurait pu s'émanciper de son statut d'icone et d'actrice soumise aux stéréotypes où on l'enferma.

En dépit de ses désirs de revenir en Autriche elle n'y parvint jamais. Mais l'exposition signe une sorte d'éternel retour en mettant en exergue les différents pans de sa vie à l'étranger comme dans l'épisode viennois qui se taille ici et forcément la part du lion. ou de la lionne suave et savante.

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Photographe juif : Lee Friedlander, les livres d'images

Lee Friedlander,  les livres d'images

Lee Friedlander : les livres d'images

Lee Friedlander, Friedlander First Fifty", Introduction par Giancarlo T. Roma. PowerHouse Books, New-York, 2020

Lee Friedlander est né en 1934, à Aberdee (Etat de Washington) dans une famille dont la branche paternelle a fui les persécutions antisémites de l’Allemagne nazie, et la branche maternelle est originaire de Finlande. A la mort de sa mère, Lee Friedlander est accueilli par une famille de fermiers près de sa ville natale, pendant sept ans. Il retrouve sa famille, dont son père agent de change, pendant les vacances.

Sa passion pour la photographie remonte à l’enfance quand, à cinq ans, il découvre la chambre noire et le développement de la photographie jusqu’à sa révélation progressive sur une feuille de papier. Cet ouvrage contient des photographies de chacun des cinquante premiers livres ainsi que des descriptions, des informations sur leur publication avec des interviews de Friedlander et de sa femme.  D'où un regard multiple et un mais aussi le plus personnel et le plus sincère sur la vie et la carrière du photographe.

Au cours de sa carrière sur sept décennies, Friedlander a produit une oeuvre photographique inégalée documentant apparemment tous les aspects du «paysage social» américain par la production de livres qui pour lui sont plus importants que les expositions. "Les livres sont mon médium", a déclaré Friedlander. Et se retrouvent ici l’intégralité des sujets : musiciens de jazz, ouvriers d’usine, monuments, écrans de télévision, autoportraits, nus, photographies de rue et paysages. Il saisit l'Amérique de manière aussi large que le fit en France Eugène Atget. Friedlander lui vous une admiration pour sa vision émerveillée du monde.

Jean-Paul Gavard-Perret

Lee Friedlander,  les livres d'images

Lee Friedlander, les livres d'images

Artiste juif : Le futurisme particulier de Hans Gunter Flieg

Le futurisme particulier de Hans Gunter Flieg

Le futurisme particulier de Hans Gunter Flieg

D'origine allemande Hanz Hunter Flieg a fui la nazisme et s'est installé au Brésil. Il est devenu "l'imagier" de l'essor industriel de son pays d'adoption. Il n'a cessé de prendre en photo  les usines, machines,  les objets manufacturés et pièces de décolletage un regard particulier afin de les promouvoir, certes, mais en leur donnant une poésie de la modernité.

Ses jeux de lumière et ses cadrages créent des ombres et des perspectives sculpturales que l'on retrouve jusque dans sa saisie et mise en exergue des choses les plus simples dans le refus de tout exotisme ou d'aspects superfétatoires. Flieg s'intéresse uniquement à son sujet, à l'impression qu'il veut produire et ne se perd pas dans les détails.

 

Le paysage industriel ou la "nature morte" technique deviennent l'approfondissement d'une esthétique majeure même si tout l'intérêt de la photographe demeure dirigé vers l’homme et son envirennement futuriste.

Son travail se situe moins en référence au Bauhaus et à l'expressionniste allemand que vers un constructivisme qui lui permet de jouer avec différentes perspectives ou des vues en gros plan. Le monde moderne de la seconde moitié de XXème siècle lui a donc permis d'approfondir son langage formel et a ouvert bien des perspectives à la photographie.

 Le futurisme particulier de Hans Gunter Flieg

Le futurisme particulier de Hans Gunter Flieg

Photographe juive : Eve Arnold dialogue avec le monde

Quel effet cela faisait-il de photographier Marilyn ? C'était comme quand on voit une photographie apparaître dans un bac de révélateur. L'image latente était là, le moment et les conditions de sa révélation dépendaient de Marilyn. L'effet était stroboscopique, et le photographe n'avait qu'à suspendre le temps un instant pour avoir une nouvelle image de Marilyn.

Eve Arnold dialogue avec le monde

Eve Arnold, Self-Portrait in a Distorted Mirror, , New York, 1950

Eve Arnold, Self-Portrait in a Distorted Mirror, , New York, 1950

 

Eve Arnold est née à Philadelphie en Pennsylvanie, ses parents sont des immigrants russes-juifs, William (Velvel né Sklarski), rabbin, et Bessie Cohen (Bosya né Laschiner). Elle vient d'une famille de neuf enfants

La photographe juive Eve Arnold est célèbre pour ses photographies de Marilyn Monroe. Elle en a - d'une certaine manière - réinventé l'image en lui accordant une vision intime mais sans aucun voyeurisme.

Elle ne s'est pas contentée de fixer la star hollywoodienne. Et il y existe peut-être deux Eve Arnold comme deux Marylin, chacune dans leur propre complexité : celle qui ne sait pas trop bien ce qu’il en est de l’identité et de l'image et celle qui donne sens à ses doutes au sujet de l'être et de son aura.

Quel effet cela faisait-il de photographier Marilyn ? C'était comme quand on voit une photographie apparaître dans un bac de révélateur. L'image latente était là, le moment et les conditions de sa révélation dépendaient de Marilyn. L'effet était stroboscopique, et le photographe n'avait qu'à suspendre le temps un instant pour avoir une nouvelle image de Marilyn.

La photographe a parcouru le monde pour l'Agence Magnum puis pour le Sunday Times lorsqu'elle s'installe à Londres. Elle aura photographié tout au long de sa vie un éventail de personnalités diverses - de Malcolm X à la reine Elisabeth II.

Elle sait toujours, hors artifice, donner sa vision non seulement des corps mais des êtres et ce qu'ils représentent dans l'imaginaire collectif sans se soucier des idéologies qu'ils incarnent. Elle sait que la photographie ne se fait pas avec des a-priori mais par attention au "motif" qui est chez elle l'humain. Elle a d'ailleurs écrit et réalise Behind the Veil en 1971, un film sur les femmes voilées au Moyen-Orient qui prend aujourd'hui toute une acuité.

Celle qui naquit à Philadelphie et mourut 100 ans plus tard à Londres (preuve que la photographie conserve) a toujours créé avec scrupule et le souci de l'autre. Elle ne chercha jamais une solarité factice ni à l'inverse des ombres réelles ou supposées. La sincérité reste la base de son regard habité.

 

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Musée juif de Bruxelles : L'autre c'est moi

Musée juif de Bruxelles : L'autre c'est moi

Le multiple plus que l'un "L'autre c'est moi", Musée Juif de Bruxelles.

Contrairement au "Je est un autre" de Rimbaud, le musée juif de Bruxelle donne, à travers l’exemple des communautés juives et musulmanes du Maroc, la preuve que
« L’ Autre, C’est Moi ».
L'exposition organisée par le Centre de la Culture Judeo-Marocaine met en exergue la cohabitation millénaire et les interactions entre les communautés juive et musulmane dans le Royaume de Mohammed VI.

Il est vrai que le pays a toujours été ouvert à toutes les influences dès le temps des phéniciens. Le Maroc garde une forte autonomie par rapport à tout radicalisme dogmatique.
Et l'histoire du Maroc est marquée par la présence de plusieurs cultures qui plutôt que s'accaparer les unes aux autres ont su créer un vivre ensemble dans tout un système d'échos.

L'exposition est une réussite subtile et éclairante. L'échange du lien social se traduit à travers des objets rituels et une importante iconographie qui illustrent la convergence des deux cultures et traditions. Ils et elle proviennent de la collection Dahan-Hirsch, la plus importante sur l’histoire et la culture des juifs du Maroc. Et soudain un monde s'écarte des poisons des ostracismes et des marchés de la peur.

Se découvrent des vues qui sans être forcément identiques restent semblables là où les situations des deux communautés ainsi que leurs symboles se rapprochent quant à l'appréhension des moments essentiels de la vie : naissance, passage à la vie adulte, mariage, la mort.
A des époques où le chemin était plus constant peut-être qu'aujourd'hui. Preuve que le Maroc a toujours su vivre l'harmonie entre diverses cultures qui ne s'ouvrent pas à des dilemmes insurmontables.

Les différences dans l’éducation des filles et des garçons ne sont pas écartées mais à travers cette histoire commune, l’exposition montre comment chaque communauté a eu à coeur de souligner par ses rites et ses traditions, des marques d’intégration partagées.

Elle restent souvent inspirées les unes des autres et mettent à mal certains diktats que les extrémistes veulent monter en épingle en voulant faire croire que les normes des uns s'opposent forcément à celles des autres.