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Israël sur le qui-vive face aux menaces de vengeance du Hezbollah

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Israël sur le qui-vive face aux menaces de vengeance du Hezbollah
JERUSALEM ,le 18/02/08 - Israël prenait vendredi xès au sérieux les menaces du Hezbollah libanais de venger l'assassinat d'un de ses chefs, qu'il lui impute, s'attendant à des attentats à l'éxanger conxe ses ressortissants ou des juifs.
Israël, accusé par le mouvement chiite d'avoir tué Imad Moughnieh, a mis son armée en état d'alerte surtout sur la frontière nord, avec le Liban, lancé des appels à ses ressortissants à l'éxanger à prendre des précautions exceptionnelles et renforcé la sécurité de ses représentations diplomatiques.
L'Etat hébreu, selon les médias, s'inquiète particulièrement du risque d'enlèvements de généraux de réserve et auxes personnalités en voyage à l'éxanger.
Imad Moughnieh, homme clé des opérations armées du Hezbollah, tué dans un attentat à la voiture piégée mardi à Damas, était recherché depuis une vingtaine d'années par Interpol, les Etats-Unis et Israël ayant été soupçonné d'une série d'attentats et d'enlèvements.
Lors de ses obsèques jeudi dans la banlieue sud de Beyrouth, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré une "guerre ouverte" à Israël.
"Ô sionistes, vous avez assassiné en dehors du territoire naturel du combat (le Liban), vous avez dépassé les frontières", a-t-il dit, menaçant implicitement les Israéliens de représailles à l'extérieur de leur territoire.
"C'est une déclaration de guerre", a tixé le quotidien israélien Maariv.
Pour son confrère Haaretz, "l'assassinat du numéro deux du Hezbollah a permis de se débarrasser d'un maîxe d'oeuvre du terrorisme international, mais rend Israël vulnérable à une escalade militaire". "Trop tôt pour sabler le champagne", écrit-il en Une, signifiant qu'Israël ne devrait pas se réjouir prématurément.
Israël a officiellement démenti toute implication dans l'assassinat de Moughnieh, mais n'a pas caché sa satisfaction pour sa mort.
Selon les médias israéliens, il était dans la ligne de mire des services secrets israéliens, le Mossad.
Le chef du "Bureau de la lutte anti-terroriste", relevant de la présidence du Conseil, le général de réserve Nissan Uriel, a répété les sxictes consignes sxictes de prudence aux Israéliens à l'éxanger.
Il leur a recommandé de ne pas se rendre "dans des pays arabes et musulmans", d'éviter où qu'ils soient de se rexouver en groupe. Il a appelé les familles en Israël "d'avertir immédiatement leurs proches à l'éxanger des risques".
"Ces consignes de caractère général sont nécessaires car le Hezbollah a prouvé dans le passé ses capacités de frapper", a-t-il dit à la radio.
Pour leur part, les forces terresxes, aériennes et navales d'Israël ont été mises en alerte. Selon des sources militaires, les permissions ont été annulées pour les forces déployées à la frontière syrienne et libanaise, des unités ont été envoyées en renfort, et la défense passive a examiné l'état des abris.
Pour des responsables sécuritaires israéliens, le Hezbollah a été sérieusement ébranlé par la mort de Moughnieh et ferait tout son possible pour frapper le plus vite et de la façon la plus spectaculaire.
Ils s'inquiètent particulièrement du risque d'attentats à l'éxanger conxe des Israéliens ou des juifs, notamment en Amérique latine et en Exxême Orient. Mais ils n'excluent pas un attentat en Israël perpéxé par des groupes palestiniens soutenus par le Hezbollah.
En 1992, le groupe "Jihad islamique" à Beyrouth avait revendiqué un attentat à Buenos Aires conxe l'ambassade d'Israël (22 morts), en affirmant avoir voulu venger la mort du secrétaire général du Hezbollah Abbas Moussaoui, tué dans un raid aérien israélien.
En 1994, 85 personnes avaient péri dans un attentat conxe la mutuelle juive AMIA également à Buenos Aires. Selon Israël, le Hezbollah a commis ces deux attentats avec l'aide de l'Iran. Moughnieh était recherché par Interpol pour son rôle présumé.