La véritable histoire de Moïse documentaire sur Arte

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Un film à ne pas manquer "La véritable histoire de Moïse"

Yona Dureau: Un film à ne pas manquer "La véritable histoire de Moïse": rediffusion Arte

 


La vague de désinformation orchestrée depuis cinq ans par les sources palestiniennes, les nouveaux chercheurs israëliens, et la presse allemande (Spiegel), a tenté de montrer l'histoire de la sortie d'Egypte, et par conséquent les sources bibliques elles-mêmes comme des sources erronées, voire imaginaires.

Le Spiegel parlait l'an dernier de l'invention de Moïse, et de la falsification de l'histoire avec ladite période d'esclavage des Hébreux en Egypte.

Ces déclarations se fondaient d'une part sur les recherches a priori opposées à la Torah dirigées en Israël par un groupe d'archéologues cherchant à prouver le peu de fiabilité de la Torah comme source historique, et de là à justifier le point de vue de la gauche israëlienne sur la rétrocession de territoires israëliens en dénigrant toute légitimité historique sur la terre d'Israël. Ce groupe d'archéologues et d'historiens trouva un public idéal parmi les écrivains de la propagande palestinienne qui étaient en quête d'argument pour réécrire l'histoire et nier la présence des Juifs en Israël dans l'Antiquité.

Or le programme diffusé par Arte nous semble un document d'une importance vitale à plus d'un titre.

D'une part il s'agit d'un documentaire faisant le point sur toutes les découvertes historiques et archéologiques les plus récentes concernant la sortie d'Egypte et la présence des Hébreux parmi les esclaves en Egypte. D'autre part, ce documentaire montre que toutes les données bibliques se vérifient actuellement à la lumière de ces dernières découvertes.

Ainsi, Daniel Stanley, du Smithsonian Institute, à new York, explique que l'épisode de la plaie de l'obscurité en Egypte s'explique parfaitement par le fait qu'un volcan grec, à une prtée de 200 kms à vol d'oiseau de l'Egypte, a connu une explosion et une irruption d'une intensité si vive à la même période que ses cendres ont dû, à l'instar de ce qui s'est passé pour la ville de Pompeï dont les cendres ont voyagé avec le vent sur des centaines de kilomètres, atteindre l'Egypte et obscurcir le ciel.

Son explosion a produit récemment une colonne de fumée s'élevant à plusieurs kilomètres au dessus de la mer, visibles donc depuis des kilomètres, bien que la lave en dessous ne soit pas visible, créant ainsi un phénomène inexplicale à l'observateur lointain, et expliquant que les Hébreux l'aient interprété comme une colonne divine protectrice de leur sortie d'Egypte.

L'histoire de Moïse, souvent reléguée à une réécriture d'une légende babylonienne d'un prince abandonné sur le fleuve et sauvé par une princesse, ne peut, selon les chercheurs actuels, s'apparenter à une reprise pure et simple. En effet, l'orsqu'une légende est importée d'une culture à une autre, on retrouve de nombreux mots de la langue d'origine dans le texte de la culture qui l'a adoptée. Ce n'est absolument pas le cas dans le texte biblique, où on ne retrouve pas un seul mot babylonien.

Or si on procède à l'exament inverse, c'est-à-dire à la vérification du texte hébraïque vis-à-vis de son origine égyptienne qu'il affiche et revendique, on constate que tous les mots clés de l'histoire biblique sont d'origine égyptienne et on pû être retrouvé en égyptien ancien grâce aux hiéroglypghes (les hiéroglyphes fonctionnent selon deux systèmes, indiqués précisément au bas de chaque cartouche:

1) le système d'idéograme, c'est à dire  lorsqu'un idéograme représente le pharaon, il est un mot de la phrase et on le prononce pharaon en égyptien
2) le système syllabique: l'idéograme "pharaon" est par exemple utilisé pour constituer la premier syllabe d'un mot par sa première syllabe, soit "pha", et un signe à la fin du cartouche permet de savoir qu'il ne faut lire que la première syllabe de chaque mot.

C'est ce système qui a permis de rapprocher l'Egyptien ancien d'une phase intermédiaire de la langue, le Copte, et de savoir comment on prononçait les mots). Ainsi, le mot clé Moshé signifie en Egyptien "nouveau-né". Les mots clés de "roseau", "corbeille" "berceau" "jonc" sont tous des mots égyptiens, comme par exemple "souf" qui se disait exactement de la même façon en Egyptien. Pour les archéologues, c'est une preuve supplémentaire de l'origine égyptienne des événements décrits.

De plus, poursuit un des archéologues, on constate que certains éléments du texte n'auraient pas pû être connu d'un scribe habitant Israël et non l'Egypte: en Israël, et à Jérusalem, on construisait les maisons en pierre. En Egypte, jusqu'à aujourd'hui, les maisons étaient construites à l'aide de paille et de boue, exactement comme le décrit le texte biblique, lorsque les hébreux se plaignent à Moïse en disant qu'il leur faut à présent aller chercher la paille en plus de leur labeur pour fabriquer les briques.

Autre point majeur du texte, longtemps dénigré: la ville de Ramsès, située sur le Nil, ancienne capitale de l'Egypte. On a souvent identifié cette ville à Tanis, et toutes les descriptions bibliques paraissaient alors exaggérés et erronées.

Les 500 chars décrits par le midrash paraissaient un délire collectif, aucun archéologue n'ayant jamais trouvé plus de un ou deux chars dans les villes explorées, aucune peinture ancienne ne décrivant d'armées de chars égyptiens. Puis, récemment, des chercheurs se sont aperçus que l'un des affluents du Nil, sur la branche Est du fleuve, s'était asséché au cours des siècles. Ils ont alors porté leur recherche sur le lit de cet affluent, et ont effectivement trouvé une ville oubliée, où se trouvait dressée une immense statue de Ramsès, ce qui laisse à penser que tel était effectivement le nom de la ville, portant le nom du Pharaon comme cette statue.

Or dans cette ville, on trouve des écuries pouvant abriter 600 chevaux, avec dans chacune des écuries, un char...

Les mines de Topaz et les bâtiments proches portent des inscriptions en hébreu anciens qui témoignent de la présence d'esclaves hébreux, mais qui de plus remettent totalement en question l'image stéréotypée des archéologues qui voyaient en eux une population ignare: on découvre que les esclaves hébreux étaient lettrés, qu'ils savaient lire et écrire...

Enfin, une pierre découverte par Daniel Stanley dans le désert porte un dessin des tables de la loi avec des caractères hébraïques anciens...

Bref, la recherche n'est pas terminée, et nous permet aussi de redécouvrir avec émotion que le texte de notre tradition était bien plus précis que ne voulaient le croire les historiens.

YONA DUREAU

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