Un été à Tel Aviv en 2020 est-ce possible ? De Marine Nicolau

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L'expérience israel pour Marine Nicolau

Le challenge de mon été en Israël. Un été à Tel Aviv en 2020 est ce  possible ? 

Onward Expérience Israélienne qu’est-ce que c’est ?

Programme Aviv Up

Il s’agit d’un programme d’été de deux mois offrant la possibilité à des jeunes francophones juifs de vivre un stage dans une entreprise israélienne.

Le stage est fait sur mesure, c’est-à-dire, en adéquation avec les domaines de compétences et les intérêts communs de chacun. Cette immersion totale dans la vie israélienne s’accompagne d’échanges et de découvertes.

Pour ma part, je suis passionnée d’histoire ainsi que tout ce qui s’en approche. Actuellement en Licence d’histoire spécialisée en société juive à la Sorbonne. J’ai entrepris en parallèle une formation d’architecte d’intérieur en plus de mon désir de devenir journaliste depuis ma tendre enfance.

Le coronavirus fût une période de doute pour chacun, une période de remise en question et surtout de nouveauté et de changement.

L’envie de partir et de goûter à ce métier fascinant est devenu plus qu’une priorité.

Après quelques recherches, j’ai eu la chance de découvrir ce programme qui m’offrait la possibilité ainsi qu’à ceux de mon programme de mêler l’utile et l’agréable, mais surtout de devenir les chanceux de cet été.

Un été professionnel tout en profitant d’un cadre idyllique. Celui de la plage, de la fête et des rencontres malgré les circonstances dû au virus, si envahissant dont on ne cesse d’entendre parler et d’évoluer avec. Un été remplis de "chabbatot" et d’expéditions incroyables aux quatre coins d’Israël.

Cet été en Israël, c’est le nôtre, celui de jeunes français qui ne sont pour une fois pas mêlés aux touristes qu’ils incarnent habituellement.

Je vais vous partager mon histoire, l’histoire d’une jeune française vivant cette expérience tout en s’adaptant aux règles et aux contraintes.

J’ai eu la chance d’être suivis par la directrice des ressources humaines qui, je me souviens, après avoir bien compris mes atouts et intérêts, m’a trouvé ce stage chez Alliance auprès de Claudine Douillet. J’ai émis selon une liste de partenariat, un ordre de préférence. Le lendemain même après l’envois de son mail, la réponse était favorable dans les heures qui ont suivi. Le rêve que je vie aujourd’hui commençait.

La rencontre avec mon employeur a été plus que satisfaisante, on ne me proposait pas un simple stage où j’aurai été responsable de la machine à café ou des photocopies. Ceci, je l’ai bien compris dès notre première prise de contact. Puis, tout s’est enchaîné. Claudine à su comprendre mes centres d’intérêt et mes passions. Les interrogations, les doutes et l’appréhension concernant ce domaine que j’avais, se sont presque envolés.

Les portes semblent s’ouvrir en me laissant la liberté d’être moi-même avec mes idées, mes opinions et mes affections de l’histoire et de l’aventure. On ne peut pas dire qu’Israël ne regorge pas de sites et d’histoire.

J’aurai donc l’immense honneur, en plus du programme de pouvoir parcourir ces lieux marqués par le temps tout en y expliquant et en les rapprochant aux faits présents. Pour cela, Claudine et son ami guide m’accompagneront dans cette folle expérience.

Une arrivée possible mais difficile.

Le programme n’a pas su me décourager. Chacun a mis tout en œuvre pour le rendre possible et nous rendre, comme je le disais, de véritable chanceux.

Chaque appel durant les semaines qui ont précédé le départ n’étaient que soulagement et victoire. La mise en place des autorisations d’entrées dans les territoires n’a pas été chose simple, mais ils y sont parvenus. En accord avec l’état, nous obtenons un visa d’entrée à un jour du départ.

Un période générant énormément de stress car disposant de mon stage depuis quelque mois et l’attendant avec impatience, les jours étaient comptés.

Hier, le 1 juillet était un jour important politiquement pour Israël et le sort des territoires Palestiniens. Mais il était surtout le jour de notre arrivée.

Dans la continuité d’une épopée plus que spéciale ce voyage s’est passé, pour ma par,t dans de très bonnes conditions.

Bien que les aéroports parisiens soient encombrés et victimes de mesures particulières, nous sommes passés sans problème. Il était obligatoire de faire une escale en Allemagne.
À mon grand étonnement, le vol était rempli de personnes allant de partout, c’est pour cela qu’il était demandé, si on le souhaitait, de passer sur d’autres vols. Les hôtesses n’étaient pas forcément attentives sur le poids des valises. Le mot d’ordre était celui de l’hygiène.

Les policiers sont extrêmement présents afin de s’assurer que chacun porte bien son masque sous peine d’amende. On était bien loin de ce qu’on rencontre dans la capitale.

Durant l’escale en Allemagne, on se rendit compte de la discipline allemande. Nous étions classés par groupes afin que chacun ne sorte pas en même temps. Les escales sont déjà assez courtes et les mesures de sécurités rendent le voyage quelque peu sportif.

Concernant l’arrivée en Israël, aucun test ne nous a été proposé à moins qu’on évoque certains symptômes ou le contact avec des personnes contaminées.

Nous étions ensuite dans les couloirs assis sur des chaises attendant, pour la plupart, un interrogatoire ainsi que la restitution du passeport.

Pour ma part, cela a été très rapide j’ai aussitôt été appelée tout en échappant aux questions.

Puis la fameuse descente avec les escalators, tout était vide, la fontaine et les Duty free fermés. On pouvait voir les pistes vides marquées par l’absence de ces hommes qui s’agitent pour réceptionner les valises.

L’ambiance de Ben Gourion était loin de celle à laquelle on est habitué.

Au niveau de la douane, ce fut à nouveau une énorme surprise. Je suis sortie directement épargnée du dernier contrôle. J’ai donc attendu pendant moins d’une heure la sortie du groupe qui était bloqué avec la sécurité au différents post de contrôle.

L’arrivée à Beit Leni fut un peu plus radicale. On a tout de suite compris ce qui allait nous attendre durant ces quatorze jours d’isolement. Une fois les valises montées dans notre chambre, chambre qui se tient au  troisième étage du bâtiment, il était temps de prendre nos marques et de dire physiquement au revoir aux restes du programme.

Accompagnée de ma colocataire, nous ne risquons pas forcément de nous ennuyer. J’ose espérer que chacun va bien s’entendre durant cette période. Le stage nous occupe et nous motive. L’encadrement est assez présent mais l’ambiance qui règne dans les rues surtout le soir, nous appelle par la fenêtre.

On a hâte de sortir et de courir piquer une tête dans la mer mais surtout je suis impatiente de découvrir toutes ces choses pour lesquelles je suis venue et de vous les partager.

 

 

 

 

 

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