Un David israèlien triomphe des Goliath de l'antisionisme

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contre l'antisionisme la persévérance

ALLIANCE s’associe à la douleur des familles ayant perdu des proches dans les sanglantes attaques terroristes du 13 novembre 15

Combattre l'antisionisme sur les réseaux sociaux. Il a réussi à fermer plus de 100 pages et vous ?

Combattre l'antisionisme sur les réseaux sociaux. Il a réussi à fermer plus de 100 pages et vous ?

attaques djihadistes du 13 novembre, à RESEAUX SOCIAUX : UN « DAVID » ISRAELIEN TRIOMPHE DES GOLIATH DE L’ANTISIONISME !

Les Juifs, une race mentale proche du cafard - La pourriture du monde c’est les Juifs : deux insultes relevées au hasard sur YouTube.
Au-delà de cette haine « ordinaire », des formules se réclamant de l’analyse fleurissent chaque jour davantage sur la toile :
Israël pays d’apartheid - Sionistes assassins, voleurs de terre

Or les réseaux sociaux constituent la principale voie de recrutement djihadiste, notamment de l’EI : happés via un vecteur émotionnel, coupés de leur milieu familial puis endoctrinés et embrigadés, les jeunes se transforment en armes vivantes.

Israël fait face à ce phénomène de façon quasi quotidienne, avec des pics de violence incontrôlable… La France vient de l’éprouver de nouveau au plus profond de sa chair, attaquée en plusieurs lieux de l’agglomération parisienne, meurtrie comme rarement dans son histoire.

Comment lutter contre les terroristes du social media ?

En dépit de l’arsenal législatif déployé par les états [en France, les lois antiterroristes de 2012 et 2014 et la loi sur le renseignement de 2015 ndlr] et du démantèlement de cellules djihadistes par des unités comme Eurojust2, sommes-nous condamnés à subir cette folie meurtrière ? A une autre échelle - mais tout est lié, devons-nous nous résigner à voir les appels au boycott des produits israéliens, se multiplier ?

Existe-t-il des moyens, accessibles à tous, de désamorcer cette violence avant qu’elle ne devienne sanguinaire ?

Un citoyen israélien anonyme, a choisi de s’engager. Avec une détermination sans failles et deux objectifs : la lutte contre la désinformation, l’antisionisme et l’antisémitisme ; le combat pour la liberté du peuple juif et de l’humanité.

ALLIANCE : Pourriez-vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

David1 : Je suis quelqu’un d’ordinaire, avec une famille, aimant la démocratie et respectant la loi. Je travaille depuis dix-huit ans dans le web (communication B2B, B2C, C2C). Né en Israël, j’ai vécu en France avant de revenir m’installer ici. La lutte contre la désinformation visant mon pays, me tient particulièrement à cœur…

ALLIANCE : Quel est le déclic qui vous a poussé à fermer des pages Facebook pro-palestiniennes - provocatrices ou ouvertement antisémites, et des pages européennes appelant au boycott des produits israéliens [à ce jour, plus de cent ndlr] ?

David : Je me suis lancé dans cette entreprise le 1er août 2015, en raison de la période difficile que traverse Israël avec cette Intifada des couteaux et les attaques à la voiture-bélier…

La déclaration publique d’Abou Mazen dans les médias israéliens, selon laquelle nous tuerions volontairement de jeunes Palestiniens innocents - déclaration accompagnée de la présentation d’une photo d’enfant assassiné, a aussi constitué un déclic : il s’agissait en réalité d’un jeune terroriste qui avait commis un attentat et il était toujours vivant, soigné dans un hôpital israélien !

J’ai rapproché cette falsification de la vérité, de celles que l’on trouve sur les sites du BDS notamment : je comprends tout-à-fait qu’une personne « normale », qui ne connaît ni Israël ni les Palestiniens, soit extrêmement choquée… Cette manipulation de l’information, a des conséquences dramatiques y compris en Europe, avec les attentats qui ont visé la communauté juive.

ALLIANCE : Concrètement, comment procédez-vous ?

David : J’utilise les outils proposés par Facebook - qui ne peut suivre chaque jour toutes les pages qui s’ouvrent, les forums, les commentaires… Le réseau social a donc initié un système de signalement participatif, qui fonctionne parfaitement. Il faut juste persévérer, lorsqu’on signale pour la première fois un contenu inapproprié : on reçoit alors un message automatique indiquant que Facebook n’a détecté aucun contenu illicite. Il suffit de réitérer le signalement - et les contenus sont vérifiés, puis supprimés.

ALLIANCE : Y consacrez-vous beaucoup de temps ?

David : J’y passe de cinq à six heures par jour après mon travail, quatre fois par semaine. La tâche est immense : ces pages « d’information » ne correspondent pas à des initiatives individuelles, elles sont financées.

ALLIANCE : Quelles observations avez-vous effectuées en parcourant ces pages discriminatoires ?

David : Un certain nombre de gens font des like ou des forward simplement parce qu’ils ont visionné la vidéo d’un enfant palestinien blessé ; ils ignorent tout du BDS et des Palestiniens. Mais la majorité des personnes qui likent, se cachent derrière de faux comptes. Là aussi, on peut agir : il suffit de signaler que ces comptes ne sont pas réels. Facebook va alors identifier les mots-clés, le nombre d’abonnés, les articles qui y figurent et demander des informations précises à leurs titulaires (une preuve d’identité notamment).

ALLIANCE : Que pensez-vous des procédures de signalement instaurées par la France via le site Pharos3 ?

David : Honnêtement, je ne connaissais pas ce dispositif mais, s’il est fonctionnel, alors bien sûr c’est une excellente initiative !

ALLIANCE : En France, la Cour de cassation4 a confirmé par deux arrêts du 20 octobre 2015, que l’appel au boycott constitue une provocation à la discrimination raciale. Les sanctions encourues sont un an d’emprisonnement et/ou 45 000€ d’amende.

Cela vous paraît-il satisfaisant ?

David : C’est très positif, même si l’Europe ou les Etats-Unis ont tardé à prendre la juste mesure de ce phénomène…

D’autre part, il existe aujourd’hui un déséquilibre économique dans les échanges entre l’Europe et le Koweït, l’Arabie saoudite voire l’Iran, et ceux de l’Europe avec Israël : en dépit de nos ressources, de notre stratégie de recherche et d’innovation, de nos exportations, nous ne « pesons » pas très lourd.

ALLIANCE : Face à la facilité de publication régnant sur le web (hébergement des sites à l’étranger, adresses IP « gigognes », fausses identités, blogs fermés puis rouverts avec une autre URL), tous les efforts que l’on entreprend ne sont-ils pas vains ?

David : Absolument pas ! Tout est question de volonté : quand un blog génère du trafic, on le repère tout de suite ; on peut suivre très facilement des mots-clés avec Google.

ALLIANCE : Chacun d’entre nous peut donc AGIR à son échelle ?

David : Tout-à-fait ! Facebook fournit tous les éléments nécessaires. Ce réseau social se doit d’apporter du bien-être et d’avoir une image positive. Le problème est que les utilisateurs manquent de vigilance quant aux paramètres de sécurité de leurs comptes : il y a toute une éducation à faire autour d’un outil qui s’est imposé à une vitesse exponentielle…

Et puis les gens redoutent d’être identifiés s’ils « dénoncent » un groupe terroriste par exemple - alors que les signalements restent anonymes ! Une personne à qui l’on a fermé ou limité sa page, n’a aucun moyen de savoir combien de gens ont fait cette demande ni de qui il s’agit.

ALLIANCE : Vous êtes donc en désaccord avec l’initiative de l’ONG Shurat HaDin, qui souhaite obtenir de la justice une injonction contre Facebook l’obligeant à fermer les pages incitant à la haine ?

David : Le groupe financier Facebook n’a aucun intérêt à se positionner contre un peuple ou une religion, ni à se laisser imposer une direction par des terroristes du social media ! Vraiment, je ne vois pas au nom de quoi on l’attaquerait...

ALLIANCE : La haine répandue sur les réseaux sociaux et la désinformation de la part de certains médias, constituent-elles une menace cruciale pour la communauté juive et Israël ?

David : Il faut savoir que la majorité des habitants d’un pays donné, ne se soucient pas d’Israël ! Les médias leur imposent une information quasi quotidienne sur le « conflit israélo-palestinien » : cela a des effets désastreux, surtout si ces mêmes médias distillent des informations tronquées ! Ce « bourrage de crâne » infiltre lentement les consciences…

ALLIANCE : Quel message souhaitez-vous adresser à vos compatriotes israéliens et aux Juifs français ?

David : J’appelle toutes les personnes de bonne volonté à agir comme moi : à mon échelle, j’ai déjà fermé des pages en italien, en arabe, aux Etats-Unis, en Espagne, en France…

Récemment, j’ai repéré le compte extrêmement populaire d’une femme diffusant des reportages photos sur les Palestiniens : ce n’était que de l’horreur… Après signalement, Facebook ne lui a laissé que trois photos, de chats !

En réalité, il suffirait d’une centaine de personnes extrêmement déterminées et méthodiques, pour réussir à fermer TOUTES les pages Facebook appelant au boycott et incitant à la haine, en moins d’une semaine ! Je serais d’accord pour former ces gens…

Le Talmud enseigne qu’en sauvant la vie d’un seul individu, on sauve l’humanité tout entière.

Première cible des djihadistes mais loin d’en être l’unique victime, le peuple juif dispose des ressources nécessaires à un combat de chaque instant.

En tant que « sur-vivants », nos actes de vigilance - en apparence mineurs, peuvent nous éviter à l’avenir d’avoir à déposer des petits cailloux sur les tombes… et, à d’autres, de devoir fleurir leurs cimetières.

La présumée force de l’adversaire, se nourrit de notre propre sentiment d’impuissance : aujourd’hui plus que jamais, nous avons les moyens - et le devoir - d’agir.

Les propos de notre témoin ont été recueillis le 13 novembre, plusieurs heures avant les terribles attaques djihadistes qui ont visé l’agglomération parisienne.

Lydie Levine - pour ALLIANCE

1 - David est le nom que nous avons choisi pour notre témoin, qui souhaite garder l’anonymat.

2 - Eurojust : unité européenne de coopération judiciaire contre le crime organisé.

Début novembre, Eurojust a démantelé un réseau djihadiste opérant en Italie, Norvège, Suisse, Finlande, Allemagne et au Royaume-Uni via des « procédures noires » - des plates-formes web peu connues.

3 - Géré par des policiers et gendarmes spécialisés, le site Pharos permet de signaler les contenus illicites se trouvant sur Internet, de façon anonyme si on le souhaite. Les fournisseurs d'accès et les hébergeurs doivent par ailleurs posséder un dispositif spécifique de signalement des contenus illicites.

4 - Haute juridiction française.

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