Israël: la nouvelle application de Tsahal pour lancer un signal de détresse

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Israël: la nouvelle application de Tsahal pour lancer un signal de détresse

Une application cellulaire, mise à jour par une société civile sous le nom de "signal de détresse", sera opérationnelle la semaine prochaine. De cette façon, tout soldat ou soldate en détresse pourra l'activer immédiatement.

L'appel passé en un seul clic sur l'application sera immédiatement transféré à trois quartiers généraux de l'IDF: une salle des opérations spéciales et les directeur généraux au Kirya de Tel Aviv, une salle d'urgence de l'IDF la plus proche géographiquement du soldat et la base où le soldat sert. Le fonctionnement du signal de détresse à travers l'application sera général et adapté à tout type de danger – depuis un accident de la circulation, en passant  par un problème pendant le week-end jusqu’à un attentat ou un enlèvement.

L'application diffusera un emplacement précis grâce au GPS de l'appareil. L’appel sera activé au quartier général par une sirène et clignotera sur les écrans d'ordinateur dans la salle des opérations.

L'application peut être téléchargée sur n'importe quel smartphone, mais elle ne sera pas obligatoire. Après un examen légal dans l'armée israélienne, il a été décidé que l'armée ne devrait pas forcer ses soldats à télécharger l’application sur leur téléphone privé, mais que les commandants encourageraient leurs soldats à le faire et à l’utiliser si nécessaire.

"L'armée ne suivra pas la position des soldats"

"Nous allons demander aux commandants de ne pas punir les soldats qui n'ont pas téléchargé l'application ni de les menacer", a déclaré à Ynet un officier impliqué dans le projet. "Ce n'est pas « Big Brother », l'application ne suivra pas les soldats, seulement à partir du moment où ils activent le signal de détresse.

D'ailleurs, l'application est complètement passive: l'armée ne vérifiera pas à travers elle l'emplacement des soldats, n’enquêtera pas sur leurs fréquentations et ne l'utilisera pas contre les absents. "Nous ne mobiliserons pas non plus de soldats par ce biais, tels que des combattants ou des ambulanciers paramédicaux, qui se trouvent à proximité d'une situation d'urgence et peuvent fournir une réponse rapide. Cette option a été envisagée, mais elle nécessitait une surveillance des emplacements des téléphones, de sorte qu'elle a été retirée du chapitre afin de protéger la vie privée des soldats. "

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Les données sur l'emplacement et les informations relatives au soldat seront transmises aux commandants militaires qui le contacteront pour comprendre le sens de la détresse dans laquelle il se trouve. En conséquence, l'armée emploiera immédiatement d'autres corps d'urgence tels que la police, le MDA, les pompiers ou le chabak. Si un soldat active le signal de détresse par erreur, il pourra l'annuler

L'application fonctionnera dans tout le pays, qu'un soldat soit de service ou en vacances, et même s'il est à l'étranger  ou dans le cadre de son travail. L'idée de développer l'application est née dans l'armée israélienne suite à l'enlèvement et au meurtre des trois garçons - Naftali Frenkel, Gil-Ad Sha'ar et Eyal Yifrach dans le Gush Etzion en 2014.

Au cours des deux dernières années, l'armée a travaillé à adapter l'application qui existait déjà dans la vie civile, comme à la mairie de Tel-Aviv-Jaffa, à ses besoins.

"La plupart des ajustements concernaient la sécurité des informations de l’application, l'absence d’utilisation par les personnes qui ne sont pas soldats et les cyber-attaques", a ajouté l'officier.

"L'application est basée sur notre base de données, qui est stockée sur des serveurs en Israël et non sur les serveurs américains. L'entreprise ne possédera pas de données qui seront en mesure de lier les noms d'utilisateur de l'application à l'identité des soldats. Ce n'est qu'avec une double identification et un numéro de matricule spécifique que l'application peut être lancée.

Immédiatement après la libération du soldat de ses obligations militaires, ses informations personnelles sont supprimées du système et il ne pourra plus activer l'appli. À ce stade, l'application est destinée aux soldats durant leur service et aux soldats engagés, et peut également être utilisée pour les soldats réservistes. "

Source : Ynet

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