La reconnaissance de Jérusalem par Trump dictée par les évangélistes

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La reconnaissance de Jérusalem par Trump dictée par les évangélistes

La droite évangélique américaine, qui constitue une part importante de l’électorat du Président Donald Trump (elle lui a accordé plus de 81 % de ses voix à la présidentielle), réclamait haut et fort et ce, depuis plusieurs dizaines d’années, le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Selon Mokhtar Ben Barka, professeur de civilisation américaine à l’université de Valenciennes et spécialiste du protestantisme évangélique nord-américain : « Ce projet a été soutenu par la droite chrétienne dès les années 1980. Elle avait notamment tenté de l’imposer à Ronald Reagan puis, plus tard à George Bush : tous deux avaient refusé, conscients de la dangerosité qu’aurait une telle décision sur l’équilibre de la région. »

Jérusalem enfin reconnue capitale d’Israël en 2017, c’est merveilleux, mais se pourrait-il vraiment que les évangélistes aient davantage de poids que les Juifs dans la balance, jusqu’à persuader le président Trump d'accepter de prendre une décision que ses prédécesseurs repoussaient depuis 30 ans ?

Le militantisme évangélique s’appuie aussi sur une profonde adhésion au projet politique israélien, défendu par le premier ministre, Benyamin Netanyahou. Anticommunistes, défenseurs de l’économie de marché, les protestants évangéliques ont naturellement développé une inclination particulière pour Israël à la fin du XXe siècle, pendant la guerre froide. Aujourd’hui, les liens semblent encore plus resserrés.

Le leader évangélique Mike Evans responsable d’avoir, durant la visite de Trump en mai dernier, couvert Jérusalem de panneaux publicitaires invitant le président américain à respecter sa promesse de déplacer l'ambassade des Etats-Unis, a félicité M. Trump pour sa décision. "Et je vais lui dire qu'il est Cyrus le Grand," il a dit, "tout juste comme Truman."

L'ancien président américain Harry Truman était au pouvoir en 1948 et a reconnu l'État d'Israël quelques minutes après sa proclamation.

Le président américain Donald Trump (C-L) et la première dame Melania Trump (C-R) visitent l'église du Saint-Sépulcre dans la vieille ville de Jérusalem le 22 mai 2017. / AFP PHOTO / POOL / STRINGER / STRINGER / AFP

Le président américain Donald Trump (C-L) et la première dame Melania Trump (C-R) visitent l'église du Saint-Sépulcre dans la vieille ville de Jérusalem le 22 mai 2017. / AFP PHOTO / POOL / STRINGER / STRINGER / AFP

Evans a également lancé une nouvelle campagne après l'annonce de Trump du déménagement de l'ambassade - avec un énorme "God Bless Trump" étalé sur des panneaux d'affichage aussi haut que des immeubles de quatre étages depuis le pont devant la Knesset jusqu’au centre-ville de Jérusalem.

Après avoir quitté ses fonctions en 1953, Truman a été honoré par le Jewish Theological Seminary à New York. Lorsque son bon ami et ex-partenaire d'affaires Eddie Jacobson l'a présenté comme une personne ayant «aidé à créer l'État d'Israël», Truman l'a corrigé et a dit: «Que voulez-vous dire par "aidé à créer", je suis Cyrus".  Sa référence se rapportait au roi perse Cyrus le Grand qui a permis aux Juifs - exilés à Babylone après la destruction du Premier Temple - de retourner dans la ville pour la reconstruire.

"Trump est le premier président américain à déclarer publiquement que Jérusalem est la capitale d'Israël et à dire au département d'Etat de faire des plans pour déplacer l'ambassade", a noté Evans avec enthousiasme". "En tant que tel", a-il- ajouté, "Trump est aussi Cyrus".

Evans a nié être surpris par l'annonce. "Non, nous avions connaissance de son plan", a-t-il dit. "Je savais qu'il ferait un discours et reconnaîtrait Jérusalem - il fait ce dont Israël a besoin."

Parmi les raisons souvent invoquées pour la décision de Trump de prendre ces mesures maintenant, il y a le désir de faire appel à sa base électorale, qui comprend des millions d'évangélistes pour qui cette question est donc importante.

Un journaliste a posé à Evans la question suivante :  « Si Trump n'avait pas rempli son engagement de reconnaître Jérusalem et de déplacer l'ambassade, aurait-il perdu ces électeurs à l'avenir?

"Oui, peut-être, mais une promesse est une promesse, et nous croyons en lui."

"Le président", a déclaré Evans, "a été élu grâce au vote évangélique. Sans lui, il n'aurait pas gagné la présidence - nous lui avons donné la présidence. Il nous a fait une promesse, et nous savions qu'il la tiendrait. "

"Trump", a-t-il déclaré, "aime les évangéliques, aime Dieu et aime Israël".

Selon Evans, "Aucun président dans l'histoire n'a jamais bâti une telle alliance avec l'Etat d'Israël et le peuple juif comme l'a fait le président Trump. Aucun président n'a pris de position aussi courageuse que Trump. L'annonce par le président de sa reconnaissance historique de Jérusalem assurera sa place dans l'histoire en tant que premier président américain à franchir cette étape depuis la fondation de l'Etat juif en 1948. Ses efforts révolutionnaires pour faire la paix au Moyen-Orient transformeront le destin de la nation d'Israël. "

Source : La Croix - Jpost

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