Sept écrivaines israéliennes que vous devriez lire

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Sept écrivaines israéliennes que vous devriez lire

Si vous n'avez jamais appris l'hébreu au-delà de ce que vous aviez à savoir pour votre bar/bat mitzvah mais que vous avez toujours voulu connaitre la littérature israélienne, cette liste est pour vous.

Vous n'y trouverez pas les géants littéraires israéliens Amos Oz, Meir Shalev, David Grossman ou A.B. Yehoshua ci-dessous, car de nombreuses critiques ont tendance à mettre en avant ces célèbres plumes masculines. Nous mettons ici l'accent sur certaines israéliennes extrêmement talentueuses:

  1. Ayelet Gundar-Goshen

Gundar-Goshen est une force à prendre en compte. Elle a publié deux romans: "Une nuit, Markovitch" et "Waking Lions" (qui n’est pas encore traduit en français), chacun se concentrant sur des hommes moralement ambigus dans des histoires qui semblent inconfortablement réelles. L'intrigue de "Waking Lions" s'articule autour d'un médecin israélien qui commet un accident avec délit de fuite provoquant la mort d’un immigrant illégal érythréen dans le désert du Néguev. "One Night, Markovitch" est basé sur l'histoire vraie des Juifs qui ont voyagé en Europe nazie pendant les années 1940 pour épouser des femmes et les ramener légalement en Palestine.  L'intrigue commence alors qu’un des hommes refuse d'accorder le divorce à sa fausse épouse. Les deux romans traitent de questions de privilège, d'altérité, de préjugés et de misogynie. Commencez à lire, vous n’arriverez plus à vous arrêter.

  1. Dorit Rabinyan

Rabiyan, une femme juive iranienne, est connue pour son roman "Sous la même étoile". Le roman relate l'histoire d'une femme israélienne et d'un Palestinien qui tombent amoureux un hiver à New York. Un an après sa publication, le ministère israélien de l'Education a retiré le roman des listes de lecture du lycée. Cette controverse a poussé Rabinyan a écrire dans le Time Magazine : "le livre tente de remédier à la peur juive de perdre notre identité au Moyen-Orient. Et pourtant, cette crainte même l'a condamné au rejet officiel. Ne lisez pas " Sous la même étoile" comme une rébellion en raison de son statut de livre banni mais lisez-le pour un portrait déchirant d'une relation condamnée (Le livre est d'autant plus puissant que vous découvrez que l'histoire est basée sur sa relation réelle avec l'artiste palestinien Hassan Hourani).

  1. Ayelet Tsabari

"Je suis sur le point de traverser la rue vers le Café Rimon quand je vois Natalie assis sur le patio ombragé et mon cœur saute, danse et s’affale ..." C’est ainsi que commence la première histoire de Tsabari, "The Best Place on Earth ", qui met l'accent sur la communauté juive mizrahi (ou séfarade). En se concentrant sur les Juifs Mizrahi, Tsabari saisit habilement les voix de cette communauté souvent sous-représentée. Contrairement à d'autres personnes sur cette liste, elle s'inspire habilement de la scission en Israël entre les Mizrahi (juifs du Moyen-Orient, ascendance nord-africaine) et la communauté Ashkenaze (juifs d'ascendance européenne). Tsabari vit maintenant au Canada, déclarant au Times of Israel que c’est un «exil par choix». Exil ou non, les histoires de Tsabari montrent qu'elle a son doigt fermement pressé sur le pouls de la vie juive israélienne.

  1. Orly Castel-Bloom

Orly Castel-Bloom

Orly Castel-Bloom

En 2015, Castel-Bloom a remporté le prix littéraire le plus élevé d'Israël - le prix Sapir - pour son dernier roman, "Le Roman égyptien". Traduit en français en 2016, les lecteurs peuvent  se régaler des contes d'une famille juive –égyptienne tout au long des générations. Castel-Bloom, actuellement professeur d'écriture créative à l'Université de Tel Aviv, a écrit 11 livres au cours des trois dernières décennies, presque tous disponibles en français. "Dolly City", son roman le plus célèbre, est considéré comme l'une des œuvres les plus importantes de la littérature hébraïque postmoderne.

  1. Judith Katzir

Combinez "Le journal d’Anne Frank" avec "Lolita" et vous obtenez "Chère Anne " de Katzir. "Chère Anne" est une histoire d'amour interdite entre Rivi, une adolescente de 14 ans, et Michaela, son professeur mariée de 28 ans. Inspiré par Anne Frank, Rivi commence à tenir un journal. La version hébraïque, intitulée "Hineh Ani Matkḥilah" a fait du bruit en Israël. De plus, l'histoire a été presque rejetée par la communauté gay. Si vous cherchez quelque chose de moins chaotique, l'autre ouvrage traduit (en anglais) de Judith Katzir, "Closing the Sea", est un recueil de quatre histoires.

  1. Shanji Boianjiu

Boianjiu a écrit son premier roman, "Nous faisions semblant d’être quelqu’un d’autre", en anglais et non en hébreu. Elle a déclaré au New York Times : «l'écriture en anglais m'a obligé à réfléchir soigneusement à chaque mot que j'ai utilisé». Pourtant, l'histoire est encore une histoire profondément israélienne. Boinanjiu se concentre sur trois femmes israéliennes dans les forces de défense israéliennes et sur la façon dont elles survivent au milieu de la violence. En se concentrant sur l'expérience féminine de la guerre, elle renverse puissamment les romans traditionnellement masculins sur la guerre.

  1. Shelly Oria

D'accord, alors Shelly Oria est née à Los Angeles, pas en Israël. Mais elle a été élevée en Israël, l'hébreu est sa langue maternelle, et elle s’identifie comme une auteure israélo-américaine. Sa première collection d’histoires, "New York 1, Tel Aviv 0", est un recueil de 18 contes fantastiques d'amour, de relations et de sexe. As Out Magazine a écrit: "C'est sérieux et sarcastique; innocent et calculateur; droit et étrange; linéairement narratif et expérimental et parfois de science-fiction; israélien et américain".

Source : heyalma.com

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