Recherche médicale israélienne :La résistance aux antibiotiques n'est plus irréversible

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Le 30 avril 2014 à Genève, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) fournissait le premier rapport portant sur la résistance aux antimicrobiens, dont la résistance aux antibiotiques, à l’échelle mondiale, et révèle que cette grave menace est une réalité dans chaque région du monde, et que tout un chacun, quels que soient son âge et son pays, peut être touché.

La résistance aux antibiotiques - phénomène par lequel l’évolution des bactéries rend les antibiotiques inefficaces chez les personnes qui en ont besoin pour traiter une infection - est désormais une grave menace pour la santé publique.

Jusqu’ici considérées comme bénignes car soignées par les antibiotiques, certaines infections pourraient de nouveau être mortelles…

Durant son assemblée annuelle à Genève la semaine dernière, l’OMS a approuvé un plan radical et à longue portée pour ralentir la propagation extensive et de plus en plus rapide de la résistance aux antibiotiques à travers le monde.

Le plan a pour but de réduire ce fléau causé par l’utilisation incontrôlée d’antibiotiques et l’absence de nouveaux antibiotiques sur le marché.

Aujourd’hui, une recherche de l’Université de Tel Aviv a été publiée dans le PNAS et a introduit un nouvel outil prometteur: un système à deux volets pour combattre cette situation dangereuse.

Ce système efface littéralement la résistance antibiotique dans une bactérie sélectionnée et rend une autre bactérie plus sensible aux antibiotiques.

La recherche, menée par le Professeur Udi Qimron, est fondée sur des virus bactériologiques appelés « phages » qui transforme l’ADN « modifié » en bactérie résistante pour tuer les souches et rendre les autres plus sensibles aux antibiotiques.

D’après les chercheurs, le système, s’il est appliqué aux agents pathogènes sur les surfaces hospitalières ou sur les mains du personnel médical, pourra faire reculer l’expansion des infections bactériennes, souvent mortelles.

« Comme il y a seulement quelques agents pathogènes dans les hôpitaux qui causent la plupart des infections résistantes aux antibiotiques, nous souhaitons élaborer des traitements de sensibilisation pour chacun d’entre eux », déclare le professeur Qimron.

« Les agents pathogènes résistants aux antibiotiques constituent une menace grandissante car les antibiotiques sont crées pour sélectionner les cellules pathogènes résistantes plutôt que les sensibles ».

« L’ADN injecté fait deux choses: il élimine les gènes à l’origine de la résistance antibiotique et procure une protection contre les phages mortels. »

« Nous avons réussi à concevoir un moyen de restaurer la sensibilité aux antibiotiques des bactéries qui résistent aux médicaments, mais également à empêcher le transfert des gènes qui créent cette résistance dans la bactérie. »

Des recherches précédentes, menées par le professeur Qimron, avaient révélé que la bactérie pouvait être sensibilisée à certains antibiotiques et que des agents chimiques spécifiques pouvaient « choisir » cette bactérie plus vulnérable aux antibiotiques.

« Nous croyons que cette stratégie, en plus de la désinfection, pourrait significativement rendre les infections de nouveau traitables par les antibiotiques ».

Le professeur Qimron est un membre du Département de Microbiologie Clinique et d’Immunologie à la faculté de médecine Sackler de l’Université de Tel Aviv.

Sources: OMS et NoCamels


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