Proche-Orient: Condoleezza Rice à la Basilique de la Nativité à Bethléem

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  Proche-Orient: Condoleezza Rice à la Basilique de la Nativité à Bethléem

JERUSALEM, le 17/10/07 - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice en tournée dans la région, s'est recueillie mercredi dans la Basilique de la Nativité à Bethléem, la ville natale du Christ en Cisjordanie.

Mme Rice, vêtue d'un tailleur vert pâle, a commencé sa visite dans la Basilique par la partie réservée aux Grecs-orthodoxes et devait ensuite se rendre dans la partie arménienne puis catholique, selon son entourage.

Il s'agit de la première visite à Bethléem, au sud de Jérusalem, d'un chef de la diplomatie américaine depuis celle effectuée par Madeleine Albright en 1999. Des mesures de sécurité draconiennes ont été imposées autour de la Basilique et sur le chemin emprunté par le convoi de Mme Rice pour y arriver.

Mme Rice, dont le père et le grand-père étaient des pasteurs presbytériens, est très religieuse. Elle a indiqué lundi se réjouir de pouvoir se recueillir sur le site présumé de la naissance du Christ. "Je pense que cela va représenter une grosse émotion pour moi (...) Je commence à connaître cette route de Ramallah par coeur, et cela me donne l'occasion d'aller dans une autre partie des Territoires (palestiniens), et de rencontrer la société civile", a-t-elle déclaré.

Alors qu'elle visitait la Basilique, des dizaines de Palestiniennes, mères de prisonniers détenus en Israël, se sont rassemblées à l'extérieur pour exiger leur libération.

Outre la visite dans l'église, Mme Rice doit rencontrer à Bethléem des membres du gouvernement palestinien et des hommes d'affaires.

Elle se rendra ensuite à Ramallah pour une nouvelle rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas avant un entretien à Jérusalem avec son homologue israélienne Tzipi Livni puis un dîner de travail avec le Premier ministre Ehud Olmert.

La visite de Mme Rice, sa septième dans la région depuis le début de l'année, est axée sur les préparatifs d'une réunion très attendue sur le Proche-Orient que les Etats-Unis vont accueillir avant la fin de l'année. Elle s'est lancée cette semaine dans un travail de persuasion tous azimuts avant la réunion internationale de paix prévue en fin novembre aux Etats-Unis, multipliant les entretiens avec Palestiniens et Israéliens.

Depuis son arrivée en Israël dimanche, Mme Rice a rencontré les dirigeants de tous les principaux partis politiques israéliens, des Travaillistes aux ultra-orthodoxes du Shass en passant par le parti d'extrême droite Israël Beiténou, mais aussi des chefs d'entreprises, des groupes religieux et des militants.

Normalement, nous venons et n'avons que des rencontres officielles", a précisé à quelques journalistes ce haut responsable qui a requis l'anonymat. Mme Rice, dont la marge de manoeuvre sur le terrain est sévèrement limitée par les contraintes de sécurité, se plaignait depuis plusieurs mois que ses tournées au Proche-Orient la tenaient éloignée de ce qu'elle aime à appeler "la société civile", a-t-il expliqué.

"Nous devons communiquer. Nous devons écouter aussi. Nous voulons que les gens comprennent que nous pouvons démystifier certains mythes et que nous devons aussi être réceptifs à leurs signaux", a poursuivi ce responsable, tout en reconnaissant que l'opinion publique arabe était généralement "sceptique" sur les chances de succès de la réunion internationale de l'automne.

Mardi au Caire, Mme Rice a cependant réussi à convaincre le gouvernement égyptien. "Elle nous a aidés aujourd'hui à comprendre la position américaine et a beaucoup éclairé les efforts américains entre la partie israélienne et la partie palestinienne", a déclaré le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit.

La délégation américaine s'est aussitôt réjouie de ce premier succès: "Nous avons fait des progrès ici, cela ne fait pas de doute", s'est ainsi félicité le haut responsable américain. Washington tenait au soutien de l'Egypte "parce que sans lui, on n'aura jamais celui du reste du monde arabe", a-t-il ajouté.

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