Procès: des Israéliens falsifient des documents pour obtenir la nationalité marocaine

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des Israéliens falsifient des documents pour obtenir la nationalité marocaine

Le nombre de personnes arrêtées par la police judiciaire et déférées devant le procureur général du roi près la cour d’appel de Casablanca dans le cadre de l’affaire de « naturalisation d’Israéliens » par la falsification de documents officiels a atteint 19 personnes.

Parmi les prévenus figure le chef du réseau, un Marocain de confession juive, 5 complices impliqués directement dans des opérations de falsification, en plus de 13 fonctionnaires soupçonnés d’avoir facilité ces actes criminels.

Selon le site arabophone Hespress, une source proche de l’enquête a indiqué que les investigations devront mener à identifier et à poursuivre en justice tous les étrangers qui ont bénéficié des services de ce réseau criminel et qui ont ainsi obtenu des passeports marocains et autres pièces d’identités marocaines.

Pour rappel, le procédé criminel suivi par ce réseau consiste à falsifier les actes de naissance au profit de citoyens portant la nationalité israélienne qui ne sont pas d’origine marocaine.

Le but serait de les aider à obtenir des attestations falsifiées de non enregistrement à l’état civil pour les inclure dans des dossiers de procès judiciaires en réclamant l’autorisation d’enregistrement dans l’état civil, et par la suite obtenir des actes de naissance avec des identités de Marocains de confession juive puis des passeports marocains contre le paiement de sommes d’argent allant de 5.000 à 7.000 dollars US, selon la même source.

L’audience de jeudi du procès du « réseau de naturalisation d’Israéliens » devant la cour d’appel de Casablanca a été marquée par un vif échange entre le représentant du ministère public et la défense des accusés à propos de l’absence d’interprète en hébreu, d’autant plus que certains des mis en cause ont été auditionnés sans la présence d’un traducteur spécialisé.

Pour sa part, le représentant du ministère public, Hakim Ouardi, a précisé que lesdits accusés ont été auditionnés en présence d’un interprète.

Les avocats de la défense ont, par ailleurs, critiqué les perquisitions effectuées par les éléments de la police judiciaire qui n’ont pas fait appel à un interprète.

« Mon client ne comprend ni l’Arabe ni le Français et n’a pas été informé des causes de la perquisition à son domicile, ce qui constitue une violation de la loi », s’est insurgé un avocat de la défense.

Me Abdelouahed El Youssoufi, avocat de l’un des accusés, a affirmé que son client est un Juif marocain, détenteur d’un passeport et d’une carte d’identité nationale marocains et que sa mère était une Juive marocaine, « ce qui prouve l’absence de toute fraude ».

De son côté, le représentant du ministère public a indiqué que les personnes ne parlant pas l’Arabe ont été entendues au cours de la phase d’enquête en présence d’un juge parlant hébreu et d’un interprète spécialisé.

Pour rappel, 28 personnes impliquées dans cette affaire de réseau criminel adoptait une « méthode unique en son genre », selon la police, et qui consistait à « falsifier des actes de naissance » à des Israéliens comme s’ils étaient nés au Maroc, et ce, afin d’obtenir des passeports marocains en toute légalité.

Sur le plan juridique, le Royaume du Maroc autorise les juifs d’origine marocaine à obtenir des passeports marocains s’ils justifient de documents prouvant leurs liens de parenté avec des personnes nées au Maroc, y compris ceux qui ont émigrées depuis longtemps en Israël.

De même des enquêtes policières ont révélé qu’un certain nombre d’Israéliens avaient obtenu récemment des documents d’identité marocains de « manière frauduleuse », en échange de sommes d’argent considérables.

Les investigations ont également révélé que les bénéficiaires arrêtés étaient des personnes impliquées dans « des activités criminelles transnationales ».

 

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