Neuf choses que vous ne saviez pas sur la Pâque juive

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Neuf choses que vous ne saviez pas sur la Pâque juive

Pourquoi les Israéliens n'ont qu'un seul seder, comment Gibraltar fait son charoset et autres curiosités de ces 8 jours de fête.

1) A Gibraltar, il y a de la poussière dans le Charoset.

Le charoset traditionnel est une pâte sucrée dont la texture est conçue comme un rappel du mortier que les Juifs asservis avaient l'habitude de fabriquer dans l'Egypte ancienne. Le nom lui-même est lié au mot hébreu pour argile. Dans la tradition ashkénaze, il est fabriqué à partir de noix broyées, de pommes et de vin rouge doux, tandis que les juifs séfarades utilisent des figues ou des dattes. Mais la petite communauté juive de ce modeste territoire britannique à la pointe de la péninsule ibérique porte le symbolisme de la brique à un autre niveau, en utilisant de la poussière de briques réelles dans sa recette.

2) Abraham Lincoln est décédé pendant la Pâque juive.

Le 16e président américain a été abattu au Ford Theatre le vendredi 14 avril 1865, ce qui coïncidait avec la quatrième nuit de Pessah. Le lendemain matin, les Juifs qui n'auraient normalement pas assisté à l’office religieux de la fête furent si émus par la mort de Lincoln qu'ils se dirigèrent vers les synagogues, où les célébrations de la Pâque furent plutôt marquées par des actes de deuil et le chant des hymnes de Yom Kippour. Les Juifs américains ont été tellement touchés par la mort du président que la congrégation Shearith Israel à New York a récité la prière pour les morts - habituellement réservée aux Juifs - au nom de Lincoln.

3) L'Arizona est une plaque tournante pour le blé de la Matza.

Les juifs hassidiques de Brooklyn s'approvisionnent de plus en plus en blé pour leur matzah de la Pâque auprès des fermiers de l'Arizona. Une humidité excessive dans les grains de blé peut entraîner une fermentation, rendant la récolte impropre à l'utilisation pour la Pâque. Mais la pluie est rare en Arizona, ce qui permet une production de matza plus strictement kasher. Les rabbins de New York se rendent en Arizona dans les jours précédant la récolte, où ils inspectent méticuleusement les grains pour s'assurer qu'ils sont coupés à des niveaux d'humidité précis.

4) Au Seder, les Juifs perses se frappent mutuellement avec des oignons verts.

Beaucoup des rituels de Seder de Pessah ont pour but de recréer l'expérience sensorielle de l'esclavage égyptien, depuis la consommation d'herbes amères et de matsa à l'immersion du légume vert dans l'eau salée, qui symbolise les larmes versées par les Israélites opprimés. Certains juifs d'Iran et d'Afghanistan ont la tradition de se fouetter l'un l'autre avec des oignons verts avant de chanter "Dayenu".

Au Seder, les Juifs perses se frappent mutuellement avec des oignons verts

Au Seder, les Juifs perses se frappent mutuellement avec des oignons verts

5) Les Juifs karaïtes font l’impasse sur le vin.

Les Juifs karaïtes rejettent le judaïsme rabbinique, observant seulement les lois détaillées dans la Torah. C'est pourquoi ils ne boivent pas les quatre coupes de vin traditionnelles au seder. Le vin est fermenté, et les aliments fermentés sont interdits à la Pâque, donc ils boivent du jus de fruit à la place. (Le courant dominant soutient que seuls les grains fermentés sont interdits.) Les Karaites évitent également d'autres acessoires du seder traditionnel, y compris le plateau du seder, l'afikoman et le charoset. Leur maror (herbes amères) est un mélange de zeste de citron, de laitue amère et d'un assortiment d'autres herbes.

6) Les Juifs israéliens n'ont qu'un seul Seder.

Les Juifs israéliens n'observent qu'un seul seder de la Pâque, contrairement à ce qui se passe partout ailleurs où, traditionnellement, deux sont organisés, un pour chacune des deux premières nuits de la fête. Connue sous le nom de "yom tov sheni shel galouyot", littéralement "le deuxième jour de fête de la diaspora", cette pratique a débuté il y a 2000 ans lorsque les Juifs ont été informés du début d'un nouveau mois lunaire seulement après sa confirmation par des témoins à Jérusalem. Parce que les communautés juives à l'extérieur d'Israël étaient souvent informés tardivement des nouvelles, elles ne pouvaient donc pas savoir avec précision quels jours les fêtes devaient être observés. En conséquence, la pratique d'observer deux jours de seder a été instituée par sécurité.

7) Vous avez tort à propos de l'orange sur le plateau du Seder.

Certains juifs progressistes ont adopté la pratique d'inclure une orange sur le plateau du Seder comme un symbole de l'inclusion des homosexuels, des lesbiennes et d'autres groupes marginalisés dans la communauté juive. L'histoire raconte que la pratique a été instituée par l'érudite féministe Susannah Heschel après qu'on lui ait dit qu'une femme appartient à la bimah (podium de prière) de la synagogue comme une orange appartient à un plateau du seder. Mais selon Heschel, cette histoire est fausse. Dans cette version apocryphe, dit-elle, "les mots « une femme » sont attribués à un homme, et l'affirmation des lesbiennes et des homosexuels est effacée. N'est-ce pas précisément ce qui est arrivé au cours des siècles aux idées des femmes? "

8) "Afikoman" n'est pas un mot hébreu.

Pour beaucoup de participants au Seder, le point culminant du repas est l'afikoman - un morceau de matza cassé que le père de famille cache et que les enfants présents recherchent; la personne qui trouve l'afikoman reçoit généralement une petite récompense. La plupart des érudits pensent que le mot "afikoman" dérive du mot grec signifiant dessert. D'autres disent qu'il se réfère à une sorte de réjouissances post-repas commune chez les Grecs. L'une ou l'autre théorie expliquerait pourquoi l'afikoman est traditionnellement la dernière chose mangée au seder.

9) Pour les Juifs d’Afrique du nord, après la Pâque vient la Mimouna

La plupart des gens sont impatients de prendre une pause dans les repas de fête lorsque les huit jours de la Pâque s’achèvent. Mais pour les Juifs d'Afrique du Nord, la fin des vacances est le moment idéal pour une autre fête, la Mimouna, marquant le début du printemps. Célébrée après la tombée de la nuit le dernier jour de la Pâque, la Mimouna est marquée par une grande variété de mets et l'ouverture des maisons aux invités. La célébration est souvent chargée de symbolisme, y compris le poisson pour la fertilité et les anneaux d'or pour la richesse.

Source : myjewishlearning.com

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