Pâque juive : le cinquième enfant de la Haggadah de Pessah

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le cinquième enfant de la Haggadah de Pessah

                    QUE AVIA

Es vengu « Hakkados Baruch hu »

Qué avia « sahat » lou « Sohet »

Qué a sahata l’ange de la Mort,

Qué avia « sahata » lou biaou

Qué avia bégu l’aïga,

Qué avia amoussa lou fiaun,

Qué avia brula lou bastoun,

Qué avia battu lou cin,

Qué avia mangia lou cabri, Qué avié aciéta moun païré,

Un escu, douz escu....

Mais oui, bien sûr, c’est le ‘Had gadia de la Haggadah , en nissart. Nissart ? Enfin, ami lecteur, c’est le patois niçois.

le cinquième enfant de la Haggadah de Pessah

le cinquième enfant de la Haggadah de Pessah

LE « CINQUIEME » ENFANT.... (pas paru)

La Haggadah  nous a habitués par le texte et par l’image aux « quatre enfants type », dont le portrait nous est dépeint avec un don d’observation remarquable.

Le Sage a sa façon de poser une question, laquelle ressemble d’ailleurs étrangement à celle du Méchant ; seule une nuance grammaticale subtile la distingue: Et’hem et La’hem.

Le Simple, incapable d’approfondir la signification de la fête, demande tout simplement: « Qu’est-ce que c’est « , témoignant malgrè tout de l’intérêt pour ce qui se passe autour de lui.

Puis, le quatrième enfant, celui qui ne peut même pas formuler une question, complète le tableau de famille autour du plat du Séder et manifeste son intérêt par sa présence même.

D’année en année, en lisant la Haggadah, on remarquera qu’il existe un  cinquième enfant, l’indifférent, qui lui, absent du Séder, ne s’intéresse en aucune manière à l’histoire de Pessa’h.

C’est ce « cinquième enfant » qui devrait avant tout inquiéter les parents ainsi que les rabbins et les instructeurs religieux.

Pour Rav Shlomo Riskin « La cinquième coupe est pour le fils absent. Il s’est tellement éloigné de son père qu’il n’assiste plus au Séder de Pessa’h »

Tant que l’enfant pose une question, même si la formule est « méchante », il manifeste en même temps un désir de savoir, une volonté de s’instruire. C’est pourquoi que le Méchant est préférable à l’Indifférent car, se trouvant avec sa famille à la table du Séder, son père a la possibilité de l’éclairer et de le rendre moins « méchant »

Une leçon à méditer car malheureusement ils sont trop nombreux les « cinquième » fils au sein du peuple d’Israël !!!

Claude Layani

 

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