Surpoids en Israël: Une personne sur deux serait en surpoids en Israël

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Obésité/Surpoids en Israël

L’obésité est de l’avis de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) le mal de notre époque. Il s’agit d’une maladie voire d’une épidémie qui n’avait jamais été expérimentée par les générations précédentes de la terre. L’obésité est le pendant le plus grave du surpoids.

Si on soupçonne l’hérédité d’accroître la prédisposition au surpoids et à l’obésité, ces maladies restent largement tributaires de nos comportements alimentaires. Le surpoids voire l’obésité découle d’une suralimentation, une consommation excessive de calories, au-delà de la quantité qui peut être brûlée par l’organisme.

Israël dans le concert des nations, expérimente avec une constante hausse depuis 1980, année des premières enquêtes formelles sur la question, ce changement social.
La prévalence de l’obésité aura plus que doublé depuis. En Israël en particulier, la prévalence de l’obésité chez les hommes aurait gagné plus de 5 points passant de 11,2 % en 1980 à 16,57 % en 2015. S’agissant des femmes, l’obésité aurait gagné plus de 6 points passant de 17,84 en 1980 à 24 % en 2015.

Globalement, l’OCDE estime à 17,8 % la prévalence de l’obésité dans les rangs des adultes de plus de 15 ans en Israël. Dans les rangs des plus jeunes, le constat reste le même avec des progressions plus conséquentes et alarmantes. Ces tendances ont contraint le ministre de la Santé à se fendre d’une sérieuse mise en garde « nous élevons actuellement une génération d’enfants malades souffrant d’obésité et de surpoids mille fois trop important ».

Au-delà des individus, c’est bien la sécurité tout entière d’une nation qui à terme pourrait être engagée par nos choix alimentaires.

À quoi reconnaît-on le surpoids/l’obésité

Afin de comprendre la substance du mal dont il est question ici, il est important de montrer à quoi on le reconnaît. Il existe plusieurs méthodes pour établir la condition de surpoids d’un individu. Quelles qu’elles soient, elles se basent sur les mensurations de l’individu (poids, taille). L’une d’elles, la plus utilisée et celle retenue par l’OMS, définit le surpoids comme étant l’état d’un individu qui présente un indice de masse corporel (IMC) au-dessus d’une norme admise. L’IMC permet donc d’établir le surpoids suivant la corpulence de l’individu.Le calcul de l’IMC intègre simultanément le poids et la taille, ce qui n’est pas le cas de tous les indices permettant d’établir le surpoids.

L’IMC correspond au produit de l’inverse du carré de la taille de l’individu par son poids.
IMC = Poids/(taille*taille).
Selon le résultat que l’on en vient à trouver, figure la classe du poids idéal.
Le poids idéal correspond à un IMC compris entre 18,5 et 25.
Un individu est déclaré en surpoids lorsque son IMC est plutôt compris entre 25 et 30.
L’obésité qui est la forme la plus aiguë du surpoids correspond à un IMC supérieur à 30.

Hormis la corpulence de l’individu, il existe de nombreux autres facteurs physiologiques notamment, qui permettent d’établir la qualité d’un individu en surpoids. Il est impératif, eu égard au cortège de maladies qui accompagnent le surpoids et surtout l’obésité, de formellement calculer son poids idéalen tenant compte de sa taille uniquement. Vous pourrez ainsi engager des réformes dans votre gestion du poids et de votre alimentation.

Les chiffres qui effraient

Les chiffres de l’OCDE sur l’obésité en Israël et son rang de 15e nation au plus faible taux sont peut-être les arbres qui cachent la forêt d’un problème plus grave.

Prévalence obésité dans l’OCDE

 En effet, une personne sur deux serait en surpoids en Israël. Et même si le pays a gagné globalement jusqu’à 10 ans d’espérance de vie en plus depuis 1970, les chiffres relatifs aux maladies liées au poids ne manquent pas de préoccuper.

L’OCDE classe Israël au 2erang des pays avec un fort taux de mortalité par maladies liées au diabète après le Mexique (2017), alors qu’il occupait la 3e place deux ans plutôt.
600 000 personnes souffriraient d’un diabète de type 2 aujourd’hui, c’est dire que les choses sont loin de s’améliorer.

Globalement, les adultes et seniors seraient les personnes les plus touchées par le surpoids, mais ce sont les couches juvéniles qui enregistrent la croissance la plus forte.

En effet, on compterait jusqu’à 7 personnes sur 10 en surpoids dans les rangs des personnes âgées de 45 à 64 ans et 64 % des femmes juives de plus de 65 ans seraient en surpoids.

Chez les plus jeunes, le surpoids atteindrait jusqu’à 30 % des populations de 13 à 15 ans.

De façon globale, l’obésité a progressé dans les rangs des mineurs,passant de 3 % à près de 7 % chez les jeunes filles et de 2,36 % à 4,54 % chez les garçons.

Les comportements alimentaires qui nourrissent le mal

Le surpoids et l’obésité sont des maux qui ont des origines multiples, et pour une même origine, on peut distinguer plusieurs facteurs de survenance. De ce fait, pour la seule alimentation, les techniques culturales, les techniques publicitaires, l’industrie de la chimie alimentaire sont autant de facteurs qui influent et conduisent au mal.

Le surpoids a longtemps été identifié aux pays riches en raison de leur fort pouvoir d’achat. Celui-ci leur garantirait en effet une alimentation plus que complète et aussi un minimum d’activités physiques puisque pouvant délocaliser ou sous-traiter les tâches les plus besogneuses. Toutefois, ces dernières décennies, la forte progression de la prévalence du surpoids, mais aussi de l’obésité, a poussé à rechercher de nouvelles pistes d’explication.

Au regard de la grande disparité des causes, mais aussi des populations touchées par le fléau du surpoids, il convient d’identifier les grandes lignes d’occurrence selon le milieu social.
Les raisons de la prévalence ne seront pas forcément les mêmes en Israël qu’en Afrique du Sud ou au Togo.

  • Dans les populations les plus pauvres

Les populations les plus pauvres en Israël se distinguent par la qualité des aliments qu’ils ne  peuvent s’offrir. En effet, ils sont plus friands des importations à bas coût et de très mauvaise qualité nutritionnelle. Leur bourse ne les autorise pas non plus à une très grande diversification alimentaire. Le pain, les pâtes, malawah, riz, haricots blancs, pois chiches, fèves borekas, constituent le gros de leurs repas. À tout ceci, il faut ajouter les aliments en conserve aux conservateurs obésogènes (qui font grossir) et donnent davantage faim.

Dans les couches plus jeunes, les sucreries de mauvaise qualité, composées de calories vides, de colorants et de conservateurs, tiennent une importante place dans l’alimentation.

  • Dans les classes aisées

Celles-ci souffrent des mêmes types de surpoids et d’obésité que dans les pays développés et ci-dessus mentionnés. Il s’agit d’un recours systématique et intempestif aux repas de la grande distribution. En effet, la recherche du profit pousse les chaînes de restauration vers les légumes et autres ingrédients de moindre qualité, cultivés avec des pesticides obésogènes. Le manque d’activité physique tient aussi une place importante au sein d’une population qui a les moyens de faire faire par autrui les tâches quotidiennes les plus fastidieuses. La mobilité motorisée est à tout ceci un des facteurs aggravants de la situation.

Israël, en pointe des solutions anti-poids

La force d’Israël réside dans la qualité de ses intellectuels et scientifiques. En effet, le surpoids et l’obésité ne sont pas des maux trop grands pour notre génie.

Le pays commence à foisonner d’initiatives pour endiguer le mal. Des solutions nutritionnelles telles que des repas à base de sauterelles ou encore la livraison à domicile de mets au menu de régime pour maigrir tel que Plate my Meal, sont développées.

La plus innovante de toutes est celle d’une injection de fonte de graisses, une solution plus efficace que la chirurgie de l’avis de ses concepteurs, mais qui comme toutes les autres, devra rentrer dans un programme plus complet de changement comportemental.

 

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