La loi sur l'interdiction de l'usage du surnom nazi de retour en Israël

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La loi sur l'interdiction de l'usage du mot nazi de retour en Israël

Une projet de loi qui interdirait de qualifier quelqu'un de nazi est de retour à l'ordre du jour de la Knesset et sera prochainement soumis par le député Oded Forer du parti Yisrael Beytenu. 

L'amendement de Forer à la loi contre la négation de l'Holocauste instituerait une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 NIS sans preuve de dommages contre toute personne utilisant le mot «nazi» ou des symboles nazis dans son discours ou par écrit.

Un symbole nazi est défini comme une croix gammée ou "tout autre symbole qui montre clairement un lien avec le régime nazi".

Cependant, les utilisations du mot nazi ou de symboles nazis «à des fins d'étude, de documentation, de travail scientifique ou de reportage historique» ne seront pas considérées comme une infraction civile.

Une législation similaire avait été proposée à la 18ème Knesset, par l’homme qui est à présent ministre de l'Agriculture, Uri Ariel, et le député Yoel Hasson, aujourd’hui du parti "Union Sioniste", et à la 19ème par Shimon Ohayon. Toutes deux ont été votées par anticipation, mais elles n'ont pas été adoptées, des élections ayant été déclenchées avant que la loi puisse être complétée.

le député Oded Forer

le député Oded Forer

En outre, le projet de loi de Forer ferait de l'expression d'admiration ou d'identification avec le régime nazi un crime égal à la négation de l'Holocauste, passible de trois ans de prison, tout comme l’utilisation de symboles nazis "en public, en réunion, lors d'une manifestation ou dans d'autres situations bénéficiant d’une large publicité dans le but d'exprimer son admiration pour le régime nazi ou ses principes. "

Forer a déclaré :"récemment, nous voyons une détérioration du discours par les politiciens, les personnalités publiques et les amateurs de sport. Nous ne pouvons pas comparer les horreurs de la Seconde Guerre mondiale aux incidents quotidiens qui surviennent dans l'État d'Israël.

"Quand les députés, les écrivains et les leaders d'opinion publique se permettent de parler d'une manière qui fait honte aux millions de personnes assassinées et aux milliers de survivants qui vivent en Israël, nous ne pouvons pas laisser passer cela", a-t-il ajouté.

Le projet de loi intervient plusieurs jours après que la députée du Meretz, Tamar Zandberg, ait qualifié les membres de la coalition de «sympathisants des nazis» dans une discussion du Comité de l'Intérieur de la Knesset sur la déportation imminente des migrants africains.

En outre, au cours des 10 derniers jours, les deux chambres du parlement polonais ont approuvé un projet de loi rendant illégal le fait que le peuple polonais était complice des crimes nazis, provoquant un tollé en Israël et des condamnations de la part des politiciens israéliens.

L'historien Jan Grabowski estime que 200 000 juifs ont été tués par des Polonais pendant l'Holocauste.

Un projet de loi israélien répondant à la proposition polonaise, qui permettrait de nier ou de minimiser l'implication des aides et collaborateurs nazis, tombe sous le coup de la négation de l'Holocauste et a été signé par 61 députés, la majorité des législateurs.

Source : Jpost

Copyright: Alliance

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