La Nakba en chiffres, les Arabes israéliens prospèrent

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La Nakba en chiffres, les Arabes israéliens prospèrent

Le niveau de vie et le statut des Arabes israéliens sont un sujet de débat constant dans le discours public israélien, surtout au printemps, lorsque les militants nationalistes arabes et l'extrême gauche juive marquent le jour de la Nakba - la "catastrophe" qui se produisit, selon eux, pour les Arabes d'Israël, avec la victoire de Tsahal dans la Guerre d'Indépendance et l'établissement de l'Etat Juif.

A côté de la propagande régulière, il n'y a pas de discussion factuelle sur la situation économique réelle des Arabes israéliens. Il est difficile de mener une telle discussion sur la base des données régulières publiées par la SCS et l'Institut national d'assurance, qui sont basées sur les revenus déclarés, alors que parmi les différents groupes de population, il y a des revenus non déclarés.

Le principal outil pour surmonter cet écart est l'enquête sur les dépenses des ménages publiée par le Bureau central des statistiques, basé sur un questionnaire envoyé à environ 6000 ménages en Israël, qui constituent un échantillon représentatif de la population. Les résultats de l'enquête reflètent le véritable niveau de vie, en fonction des sommes d'argent allouées aux différentes catégories de consommation.

Un examen des habitudes de consommation des Arabes israéliens est un bon indicateur de leur niveau de vie. Il existe un écart entre le niveau moyen des revenus dans le secteur arabe et les dépenses moyennes: alors que le revenu financier par ménage tourne autour de 10 877 shekels, les dépenses s'élèvent à 13 500 shekels, un écart apparemment expliqué par les revenus non déclarés.

La famille arabe dépense plus pour l'eau et l'électricité

Les dépenses des familles juives sont en moyenne de 2000 NIS plus élevées que celles des familles arabes, un écart largement compensé par les dépenses de logement. Alors que la famille arabe dépense 2 552 NIS pour le logement, une famille juive dépense 4 069 NIS par mois, apparemment en raison des coûts élevés du logement dans les communautés juives, en partie à cause des coûts fonciers et de l'application des lois de planification et de construction.

Des étudiants arabes

Des étudiants arabes

La famille arabe dépense davantage pour l'eau et l'électricité (712 NIS) que la famille juive (582 NIS ), mais moins pour la Arnona (taxe d’habitation) (240 NIS contre 385). En outre, la famille arabe dépense davantage pour les meubles et l'équipement ménager, tels que les serviettes et les appareils électroménagers, que la famille juive (635 NIS contre 557).

Dans d'autres sections, il existe des différences en ce qui concerne les priorités et les préférences culturelles. Par exemple, la famille arabe dépense davantage pour les vêtements et les chaussures (671 shekels contre 463 shekels), mais la communauté juive consacre plus d'argent à la santé (935 shekels contre 572 shekels). L'écart le plus frappant est celui des dépenses d'assurance maladie: une famille juive moyenne dépense 370 NIS par mois, contre 104 NIS dépensés par une famille arabe.

L'éducation, la culture et le logement montrent également des différences: la famille juive dépense près de deux fois plus: 1 958 NIS par mois, contre 1 187. La famille juive dépense également plus pour le transport et les communications - 3 194 NIS contre 2735 NIS.

Les Juifs dépensent davantage pour le logement

Dans l'examen des dépenses en biens de consommation, d'autres différences intéressantes sont évidentes. Les familles arabes dépensent plus pour la nourriture que les juives (2 404 shekels contre 1 990 shekels), et les différences les plus importantes concernent les produits tels que la viande et la volaille (835 shekels contre 329 shekels), les boissons non alcoolisées (126 NIS contre 70) et les fruits et légumes (590 NIS contre 475). Les familles arabes dépensent également plus pour les cigarettes et le tabac (269 shekels contre 95). D'un autre côté, les familles juives dépensaient davantage pour les repas à l’extérieur (471 NIS contre 280).

Comme le montrent les données, les écarts de niveau de vie entre Arabes et Juifs ne sont pas très importants et, compte tenu des différences de dépenses de logement, ils sont presque entièrement compensés. Les Arabes israéliens apprécient un large éventail de produits de luxe au même niveau que les familles juives. Les différences se reflètent dans les dépenses d'éducation et de santé, ce qui peut expliquer les plaintes concernant les écarts entre Juifs et Arabes dans ces domaines.

Il n'est pas nécessaire de comparer ces chiffres à la situation en Jordanie (PIB annuel par habitant: 12 000 dollars, selon le site Internet de la CIA), en Syrie (PIB annuel par habitant: 2 900 dollars), en Égypte (PIB annuel par habitant: 13 000 dollars)ou au Liban (PIB annuel par habitant: 19 500 $) - pour savoir que pour les Arabes israéliens, vivre dans l'État juif (PIB annuel par habitant: 36 000 $) est beaucoup mieux que toute autre solution réaliste.

Source : Israel HaYom

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