Musicien juif : Steve Reich tel qu’en lui-même

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Steve Reich

Steve Reich tel qu’en lui-même

Steve Reich, « Pulse, Quartet », Nonesuch, 2018

Avec ces deux nouveaux opus Steve Reich poursuit sa route dans le champ du minimalisme le plus exigeant. Pas de nouveauté d’écriture mais l’approfondissement de ses boucles et séquences de répétitions ou plutôt de variations où se perçoivent les influences de Radiohead, Giorgio Moroder et Daft Punk, au moment où, dans « Pulse » apparaissent les chœurs de l’ « International Contemporary Ensemble » et une nappe de cordes propres à suggérer un son quasiment électro. « Quartet » est moins complexe, plus « jazzy » dans un jeu de piano et de vibraphone écrit pour les percussionnistes préférés du créateur, le « Colin Currie Group ».

Steve Reich, « Pulse, Quartet », Nonesuch, 2018

Steve Reich, « Pulse, Quartet », Nonesuch, 2018

S'inscrit la traversée des ombres et du silence, du premier éveil, du premier endormissement jusqu'à l’apparition d’un monde cosmique et vide. Se retrouve chez le créateur son acharnement à la rigueur pour libérer le son des vieilles rhétoriques au moyen des digressions sonores les plus simples, entre temps et espace, entre poésie et musique, entre la construction d'une pièce  et sa surface.

Il n'est pas de sommeil assez profond qui empêcherait d'entendre les dynamiques d’un tel rêve de musique aux fêlures sonores litaniques dans le ressassement, jusqu'à l'épuisement et en ce qui semble statique mais qui est énigmatique et renvoie l'écho de la quête des rêveurs insomniaques et aphasiques de Beckett.

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