Musée juif de Bruxelles : L'autre c'est moi

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Musée juif de Bruxelles : L'autre c'est moi

Le multiple plus que l'un "L'autre c'est moi", Musée Juif de Bruxelles.

Contrairement au "Je est un autre" de Rimbaud, le musée juif de Bruxelle donne, à travers l’exemple des communautés juives et musulmanes du Maroc, la preuve que
« L’ Autre, C’est Moi ».
L'exposition organisée par le Centre de la Culture Judeo-Marocaine met en exergue la cohabitation millénaire et les interactions entre les communautés juive et musulmane dans le Royaume de Mohammed VI.

Il est vrai que le pays a toujours été ouvert à toutes les influences dès le temps des phéniciens. Le Maroc garde une forte autonomie par rapport à tout radicalisme dogmatique.
Et l'histoire du Maroc est marquée par la présence de plusieurs cultures qui plutôt que s'accaparer les unes aux autres ont su créer un vivre ensemble dans tout un système d'échos.

L'exposition est une réussite subtile et éclairante. L'échange du lien social se traduit à travers des objets rituels et une importante iconographie qui illustrent la convergence des deux cultures et traditions. Ils et elle proviennent de la collection Dahan-Hirsch, la plus importante sur l’histoire et la culture des juifs du Maroc. Et soudain un monde s'écarte des poisons des ostracismes et des marchés de la peur.

Se découvrent des vues qui sans être forcément identiques restent semblables là où les situations des deux communautés ainsi que leurs symboles se rapprochent quant à l'appréhension des moments essentiels de la vie : naissance, passage à la vie adulte, mariage, la mort.
A des époques où le chemin était plus constant peut-être qu'aujourd'hui. Preuve que le Maroc a toujours su vivre l'harmonie entre diverses cultures qui ne s'ouvrent pas à des dilemmes insurmontables.

Les différences dans l’éducation des filles et des garçons ne sont pas écartées mais à travers cette histoire commune, l’exposition montre comment chaque communauté a eu à coeur de souligner par ses rites et ses traditions, des marques d’intégration partagées.

Elle restent souvent inspirées les unes des autres et mettent à mal certains diktats que les extrémistes veulent monter en épingle en voulant faire croire que les normes des uns s'opposent forcément à celles des autres.

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