Le meilleur de la médecine israélienne

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Le meilleur de la médecine israélienne

En l'honneur de la journée du médecin israélien, 3 médecins se confient sur le moment où ils ont pris la décision de sauver des vies

"J'ai choisi d'être du côté du sauveteur" // Dr Ehud Rosenblum (46 ans), directeur des urgences pédiatriques

Il pensait à une carrière militaire, puis a travaillé dans la menuiserie et a voulu étudier le design industriel. Il a été serveur dans des restaurants de luxe - mais a finalement terminé ses études de médecine et s'est spécialisé en pédiatrie. Aujourd'hui, le Dr Ehud Rosenblum (46 ans), marié et père de trois enfants, est directeur du Département de médecine d'urgence pour les enfants au Meir Hospital à Kfar Saba - et ne regrette pas son choix.

"Dans l'armée, j’étais officier Givati, et j'ai beaucoup aimé cela, et j'ai même pensé à continuer dans l'armée en tant que commandant. En 1991, nous sommes tombés dans une embuscade préparée par sept terroristes. Deux soldats sont morts et nous avons dû faire face aux blessés et poursuivre les terroristes. J'ai été très choqué de voir mes soldat tués sous mes yeux, et ensuite j'ai réalisé que je préférais être du côté des sauveteurs que du côté des combattants », dit-il.

«J'ai un métier vivant, plein d'espoir. La pédiatrie parle de qui je suis et de ce que je suis. J'ai ressenti le besoin d'être formel et d’avoir un langage respectueux. Les médecins et les patients m'appellent Udi.  Avec les enfants, vous pouvez être drôle et vous habiller de façon créative. La capacité d’approcher un enfant est un art. » Après avoir travaillé au Canada, le Dr Rosenblum est revenu en Israël y a environ trois ans et demi et a commencé à travailler comme directeur des urgences pédiatrique de Meir.

« Il n’y a pas plus grande récompense pour un médecin que de voir qu’il a aidé son patient » / Prof. Moshe Hersh, 65 ans, médecin senior - ancien directeur du département des soins intensifs de Shaare Zedek

Le professeur Hersch et Michal

Le professeur Hersch et Michal

Le Professeur Moshe Hersh (65 ans) a dirigé le Département des Soins Intensifs Généraux au Centre Médical Shaare Zedek à Jérusalem pendant 20 ans et est actuellement médecin senior au Leumit Health Fund. Il a traité et sauvé des milliers de patients, mais l'un d'entre eux, Michal Harris-Halevy, est devenu un membre de sa famille - et il est pour elle son deuxième père.

"Pendant la période des attentats, dans les années 1990, le travail était très intense. A chaque sirène que j'entendais, avant même qu'ils ne m'appellent, j'allais à l'hôpital. L'une des blessées est restée en contact avec lui jusqu'à ce jour: Michal Harris-Halevi, alors soldate, blessée lors d'un attentat terroriste sur la ligne 18 en 1996.

«Michal a été gravement blessée et a été opérée 3 fois. On nous a demandé de l'emmener à l'Unité de Soins Intensifs puis la demande a été annulée parce qu'ils pensaient qu'elle ne survivrait pas. J'ai été invité à son mariage et aux fêtes en l'honneur de la naissance de ses enfants. "

Michal Harris-Halevi souffrait de blessures au ventre et à la poitrine et son corps était truffé de fragments de métal. Elle a souffert d’hémorragies et a reçu environ 30 doses de sang. «Dans un langage simple, elle était plus morte que vivante, et personne ne croyait qu'elle s'en sortirait... ».

"Chaque médecin a des patients gravés dans son cœur, mais Michal est la plus importante pour moi. Quand elle s'est réveillée, soldate de 18 ans, elle était charmante et a conquis le cœur de toute l’équipe. Cela donne simplement de la force pour continuer. »

"C’est un mérite de s’occuper des patients" Dr May Nitzan, 35 ans, médecin de famille

Si la seconde guerre du Liban n’avait pas eu lieu, le docteur May Nitzan, 35 ans, mariée et mère de deux enfants, aurait pu être avocate, mais les blessés qu'elle a vus là-bas quand elle servait en tant que réserviste dans les services de secours aériens lui ont fait choisir la médecine.

"Quand j'étais en 4ème , j'ai dit à mes parents que je serais la première fille de la 669, l'unité de sauvetage et d'évacuation aérienne. C’était mon rêve". Shaul Mofaz, le chef d'état-major de l'époque a ouvert toutes les unités des forces aériennes aux filles. Cependant, à l'époque, il était impossible pour nous d'être des combattantes, mais nous pouvions devenir ambulancière paramédicales aériennes. Je ne savais pas ce qu'était un ambulancier paramédical, mais je voulais être dans les airs », rit-elle.

«J'ai été libérée de mes obligations militaires en 2003. J'avais un appartement et un contrat de travail et j'étais inscrite dans un programme de droit économique. Pendant trois ans et demi, j’ai pensé que je serais heureuse sans devenir médecin, mais mon service en tant que réserviste et la guerre m'ont fait comprendre que la chose la plus importante à mes yeux était de soigner. En théorie, s'il n'y avait pas eu la deuxième guerre du Liban, je serais avocate aujourd'hui. Mais je veux continuer à croire que je serais devenue médecin de toute façon ».

Elle termine actuellement son internat en médecine familiale et travaille comme médecin de famille au Maccabi Health Services.

«Malgré mes antécédents en médecine d'urgence, j'ai choisi la médecine familiale. A mon avis, la médecine d'urgence est essentielle, mais ce n'est pas suffisant, car rien ne remplace la relation à long terme avec le patient».

«J’ai beaucoup de patients. Une patiente de mon âge qui lutte contre un cancer du sein métastatique, un patient de 90 ans qui lutte contre l’âge, etc.  Tout comme j'ai en moi les blessés que j’ai soignés pendant la guerre du Liban, j'ai aussi ceux de la clinique. J’ai le mérite de soigner mes patients ».

Source : Israel HaYom

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