Un manuscrit insolite écrit par un Juif en 1808

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Un manuscrit insolite écrit par un Juif en 1808

Journal de guerre : En 1808, un mari en a eu assez de subir la colère de sa femme au quotidien, et il a décidé de noter méticuleusement, prenant D.ieu à témoin, les misères qu'elle lui faisait.

Il y a des moments où vous devez lire quelque chose une deuxième, troisième et quatrième fois pour vous assurer que vous avez bien compris. Un exemple de ce phénomène se trouve sur l'une des pages blanches d'un livre imprimé provenant de la collection de la Bibliothèque bulgare. La photocopie est arrivée au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale dans le cadre de la coopération entre les institutions. Le but : aider à déchiffrer les manuscrits.

Le propriétaire du livre a décidé de profiter de l'une des premières pages blanches pour énumérer devant le Tout-Puissant une liste de choses terribles que sa femme lui avait faites récemment. La liste occupe une page entière, présentée ainsi: la date de l'événement, les détails du harcèlement spécifique, et parfois la raison de celui-ci.

Le mari commence sa liste avec une demande adressée au bon Dieu de le soutenir car il se déclare victime (à ses propres yeux): "Souviens-toi pour toujours de te souvenir de ton ennemi et de mon ennemi qui a mal agi contre toi et contre moi". (Sans aucune faute de ma part) (5568, qui correspond à l'année 1808).

Le manuscrit écrit en hébreu

Le manuscrit écrit en hébreu

De là, il va énumérer ses récréminations. Voici certaines d'entre eux:

Le jour de Chol Hamoed, fête des Matzot: elle m'a maudit pour un peu de cendres renversée.

Elle m'a maudit pour un peu de vin renversé.

Elle a maudit sa fille qui a bougé.

Pendant les sept jours de la fête des Matzot - à chaque repas elle s’est mise en colère contre moi.

 Le premier jour de Pessah: elle a revêtu un vêtement de semaine, la seconde nuit, elle s’est enfermée dans une chambre et a fermé la porte dans l'obscurité. Elle a allaité sa fille dehors, et ne s’est pas assise à table parce que je ne lui avais pas acheté les bijoux qu’elle voulait.

Elle m'a maudit sans raison.

Elle s’est énervée parce que j'ai crié quand elle m'a secoué.

Elle m’a crié dessus avec une grande colère impossible à décrire.

Elle m'a maudit parce que j'ai pris le pain qui était loin, elle ne m'a pas donné à manger et a jeté mon repas hors de la table.

Elle m'a maudit parce que j'avais perdu un peu de sang.

La veille de Yom Kippour, durant le repas avant le jeûne: elle m'a maudit car j’ai demandé de quoi écrire.

La nuit de Hoshana Rabbah: elle m'a maudit parce que j'ai demandé une bougie pour étudier.

Le premier jour de Pessa'h: elle m'a maudit pour avoir renversé un peu d’eau en me lavant les mains

Merci au Dr Jacob Fuchs du Département des manuscrits de la Bibliothèque nationale pour son aide.

Source : Ynet

Copyright: Alliance

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