L'université israélienne Bar-Ilan souhaite rapatrier 150 scientifiques

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Université bar-Ilan

Afin de rapatrier 150 scientifiques, l’université israélienne a une enveloppe de 150 millions de dollars.

C’est ce qui s’appelle mettre les bouchées doubles. L'université Bar-Ilan et ScienceAbroad, une organisation de scientifiques vivant à l’étranger, se sont donné un budget de 150 millions de dollars pour rapatrier 150 scientifiques en Israël, spécialisé dans l’ingénierie, d’ici les prochaines années.

Le coût estimé peut s’avérer élevé, mais il est basé sur un calcul simple. Un million d’euros est nécessaire pour un scientifique. Le salaire, le laboratoire, l’équipement et l’équipe pour encadrer le chercheur sont compris dans ce chiffre. Selon l’université, le budget, provenant de ses propres ressources, est déjà disponible. Des fonds qui proviennent du ministère de l'Éducation, des frais de scolarité et les dons.

C'est la première fois qu'une institution académique israélienne annonce une campagne de cette ampleur. D'autres grandes universités de recherche recrutent également, mais pas à ce niveau-là.

Le président de l’université dirige ce projet de grande envergure avec la professeure Shulamit Michaeli, vice-présidente chargée de la recherche. L'université Bar-Ilan compte actuellement 700 chercheurs.

Dans une première étape, afin d'encourager les scientifiques à rentrer au pays, l'université organisera des expositions d’opportunités en Israël, en coopération avec ScienceAbroad et le Ministère de l'Alya. Des salons de l'emploi sont organisés dans les centres ScienceAbroad de Boston, New York, Washington DC, Los Angeles, San Diego, l'Université de Californie à Berkeley et l'Université de Stanford.

ScienceAbroad, une organisation à but non lucrative fondée en 2006, a pour objectif de renforcer ses liens avec les scientifiques israéliens du monde entier et de les ramener en Israël après leur formation à l'étranger. En coopération avec le ministère de l'Alya, l'organisation subventionne les billets d'avion pour les scientifiques qui viennent en Israël pour des entretiens d'embauche.

Michaeli, une des reponsables du projet, a déclaré : « Nous voulons dire à tous les scientifiques israéliens à l’étranger, que l'université Bar-Ilan est prête à les accueillir et que nous sommes actuellement au milieu d'une croissance sans précédent. »

Shulamit Michaeli est l'une des responsables dans l'aboutissement de ce projet.

Shulamit Michaeli est l'une des responsables dans l'aboutissement de ce projet.

Une annonce qui va dans le sens de la politique gouvernementale israélienne et qui rentre dans le programme « retour des cerveaux ».

En 2010, le Conseil israélien de l'enseignement supérieur avait créé 30 centres d'excellence dans les institutions académiques. Dans le prolongement de ce projet, le ministère de l'Alya, le ministère de l'Économie et de l'Industrie, le Conseil de l'enseignement supérieur et le ministère des Finances ont lancé un programme national pour ramener les diplômés de l'enseignement supérieur en Israël.

Expert pour dénicher les plus grands esprits, Israël les a vu s’exiler. En effet, les emplois pour les chercheurs dans les universités n'étaient souvent pas budgétisés du tout. Résultat, les scientifiques qui allaient à l'étranger pour des post-doctorats étaient incapables d'obtenir un emploi universitaire en Israël. Engendrant par la même occasion une fuite de nombreux scientifiques israéliens.

Depuis 2009, le Ministre de l’économie a essayé de changer la donne et a instauré un budget dans l'enseignement supérieur, ainsi que des salaires pour les chercheurs.

Le budget de l'enseignement supérieur israélien pour 2018 est de 10,8 milliards de shekels. Un chiffre à la hausse depuis l’année dernière et qui servira au recrutement de scientifiques. Le programme indique explicitement que l'accent est mis sur les chercheurs en ingénierie et en informatique, car ces domaines sont nécessaires pour l'économie et l'emploi israéliens. Pour les autres scientifiques, dans des domaines « moins pratiques », ils devront patienter à l'étranger jusqu'à ce qu'un programme similaire soit développé pour eux.

Selon les chiffres, 2000 scientifiques israéliens travailleraient dans des établissements d'enseignement supérieur à l'étranger, principalement aux États-Unis et en Europe.

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