L'existence de l'au-delà est une croyance récente dans le judaïsme

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« Le Cosmos de l'Ancien Testament  » - Ralph V. Chamberlin. "The Early Hebrew Conception of the Universe". The White and Blue. Vol XIII no. 11, Dec. 24 1909. pp. 84-88 - 01 jan. 1909 (source : commons.wikimedia.org)

Contrairement à certaines idées répandues, la croyance en un Au-delà n'est pas une ''invention'' des grands monothéismes. Il semble au contraire qu’Israël a été bien plus lente que d'autres peuples à élaborer une théologie de l'Au-delà.

Il en va de même pour la résurrection qui est une croyance relativement récente. Elle s’enracine dans l’histoire juive et apparaît seulement 150 ans av. J.-C.

L'Egypte fondateur de la métaphysique 

« Les rapports constants de l’Égypte avec les royaumes de Juda et d’Israël et les colonies de la Diaspora, installées au bord du Nil, expliquent l'action profonde qu'elle exerça sur la pensée biblique.
Si les écrivains de Jérusalem ou de Samarie empruntèrent à Babylone toute une imagerie immédiatement apparente, les impressions qu'ils reçurent de l’Égypte, moins repérables au premier abord, sont peut-être plus importantes parce que d'ordre éthique ou métaphysique. »

L'Ancien Testament est clair : c'est sur terre que Dieu punit les méchants et récompense les justes par la prospérité et la descendance. Cette ''théologie de la rétribution'' ne considérait que la vie terrestre, durant laquelle Dieu attribuait les récompenses et punitions. « Abraham est un bon exemple de juste. Dieu lui donne une grande descendance, une terre, des troupeaux, femmes et concubines, et, il vit jusqu’à 175 ans. »

Ainsi, du temps de d'Abraham, de Moïse, de David et des Prophètes, au-delà de la vie, il n'y avait que la tombe : les morts étaient au shéol.

Cependant, l'idée qu'il puisse y avoir une ''rétribution'' post-mortem fait progressivement son chemin.

Le Livre de Job pose bien des questions. Vers 250 ans avant J-C, le Livre de l'Ecclésiaste conteste cette théologie de la rétribution puisque l'on voit des méchants qui prospèrent et des justes qui souffrent. Un siècle plus tard, les persécutions (frères Macchabée) renforcent encore l'idée.

Vers l'an 70, après la catastrophe de la prise de Jérusalem par les Romains, «  naîtra la croyance en la résurrection au sein du judaïsme », la croyance en un ''après''. Ainsi, « le juste est assuré de l'immortalité par une vie conforme à la volonté de Dieu » (2). Cette croyance est alors encore bien loin d'être unanime.

Ainsi, le shéol est dès lors peu à peu considéré comme un 'lieu' de séjour des morts, en attente du jugement de Dieu. C'est un 'lieu' dont on ne peut sortir... Mais il y a quelques exceptions de ''sortie'' temporaire : la Bible parle par exemple de Samuel.

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