Les survivants de la Shoah plus résistants que les Israéliens face à la maladie

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Les survivants de la Shoah plus résistants que les Israéliens face à la maladie

LES SURVIVANTS DE L'HOLOCAUSTE SONT PLUS MALADES MAIS SURVIVENT PLUS LONGTEMPS QUE LES AUTRES ISRAÉLIENS, RÉVÈLE UNE ÉTUDE

Le taux de mortalité global des survivants de l'Holocauste est considérablement plus faible (25,3%) que celui de la population israélienne en général (41,1%).

Les survivants de l'Holocauste souffrent davantage de maladies chroniques mais survivent en moyenne sept ans de plus que la population israélienne en général, selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American Medical Association.

Dirigée par le Maccabi Kahn Institut de Recherches  et de l'innovation de Tel-Aviv, l'étude a révélé que si des taux excessifs de comorbidités chroniques étaient signalés parmi les survivants de l'Holocauste, leur taux de mortalité global était considérablement inférieur à celui de la population israélienne générale.

Cela peut être associé, selon les chercheurs, à " une meilleure connaissance de la santé et à des caractéristiques uniques de résilience chez les survivants de l'Holocauste ", notamment des caractéristiques génétiques, physiques et émotionnelles plus favorables.

L'étude a évalué environ 38 500 survivants de l'Holocauste nés entre 1911 et 1945 en Europe et 35 000 individus témoins nés en Israël avant l'État entre les mêmes années, tous assurés par Maccabi Healthcare Services.

Les survivants de l'Holocauste présentaient des taux beaucoup plus élevés de maladies chroniques, notamment l'hypertension, l'obésité, les maladies rénales chroniques, le cancer et la démence.

Si l'on compare l'âge moyen de la mort, les survivants de l'Holocauste ont vécu en moyenne jusqu'à 84,8 ans, soit presque sept ans de plus que la moyenne de la population générale de 77,7 ans.

Le taux plus élevé de maladies chroniques chez les survivants de l'Holocauste s'explique par le fait qu' un génocide subi pendant cinq ans a des effets gravement préjudiciables sur "le bien-être psychologique et physique des individus en raison de traumatismes psychosociaux, de blessures post-traumatiques, de mauvaise hygiène, de malnutrition prolongée et de moyens de prévention sous-optimaux".
Le paradoxe apparent entre des taux de maladie plus élevés et des taux de morbidité plus faibles pourrait s'expliquer en partie, selon les chercheurs, par une meilleure connaissance de la santé chez les survivants de l'Holocauste.

Une étude menée en octobre 2018 par le Dr Roni Elran-Barak de l'Université de Haïfa a révélé que plus de survivants de l'Holocauste (39%) que d'autres immigrants d'après-guerre (27,9%) et d'avant-guerre (21,6%) en Israël ont cité le "maintien de la bonne santé" comme méthode pour maintenir la meilleure vie possible pendant leur vieillesse.

Les personnes ayant un niveau élevé de littératie (compétences littérales) en matière de santé sont plus susceptibles, selon la recherche, d'utiliser des méthodes préventives et de participer à des dépistages médicaux, ce qui mène à un diagnostic et à un traitement plus précoces et, par conséquent, à une espérance de vie plus longue.

Les chercheurs ont dit qu'il est également concevable que " la capacité darwiniste de survivre parmi les survivants de l'Holocauste qui sont venus s'installer en Israël est associée à une résilience favorable malgré les conséquences durables de graves comorbidités ".

Cette résilience favorable, selon l'étude, pourrait être due aux capacités d'adaptation qui les ont amenés à survivre aux conditions extrêmes auxquelles ils ont été confrontés pendant l'Holocauste.

Des survivants de l'Holocauste dans une maison de retraite qui leur est dédiée

Des survivants de l'Holocauste dans une maison de retraite qui leur est dédiée

Les capacités d'adaptation pourraient inclure différentes réactions au stress rendant les survivants de l'Holocauste moins sensibles aux conséquences de certaines comorbidités, ainsi que l'optimisme, la flexibilité cognitive, le maintien d'un réseau social de soutien, le souci du bien-être physique personnel et l'adoption d'une orientation morale personnelle.

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