Les négociateurs israéliens et palestiniens s'attellent aux sujets-clé du processus de paix

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Les négociateurs israéliens et palestiniens s'attellent aux sujets-clé du processus de paix

JERUSALEM,le 15/01/08 - Les négociateurs israéliens et palestiniens ont commencé à s'atteler lundi aux sujets sur lesquels ils sont le plus en conflit, avec pour objectif de conclure d'ici la fin de l'année un accord de paix final.

La nouvelle direction que prennent les pourparlers menace de provoquer une crise au sein de la coalition du Premier ministre israélien Ehoud Olmert. Un "faucon", Avigdor Lieberman, d'Israël Beitenou, petit parti extrémiste, a menacé de quitter la coalition -constituée de cinq partis- si le gouvernement aborde les sujets ultra-sensibles, en l'occurrence la souveraineté partagée de Jérusalem, les frontières définitives et la question des réfugiés palestiniens.

Ahmed Qoreï, côté palestinien, et la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, côté israélien, se sont rencontrés lundi pendant deux heures dans un hôtel de Jérusalem, et les autorités israéliennes ont affirmé que de tels entretiens devraient se poursuivre sur une base plus ou moins hebdomadaire.

"Ils ont commencé à parler des sujets-clé", a affirmé un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Arye Mekel, faisant référence aux questions des frontières d'un Etat palestinien, du statut de Jérusalem et de l'avenir des réfugiés palestiniens.

"C'était une session exploratoire, et nous avons échangé nos opinions sur la manière d'aborder les sujets-clé", a ensuite déclaré Ahmed Qoreï.

Après la conférence d'Annapolis organisée en novembre, dans un contexte de sept ans de violences presque ininterrompues, Israéliens et Palestiniens ont relancé les négociations, s'engageant à essayer de conclure un accord de paix avant la fin du mandat du président américain George W. Bush, dans un an.

Le gouvernement d'Ehoud Olmert continuerait à avoir une majorité à la Knesset, avec 67 parlementaires sur 120 si Israël Beitenou, qui compte 11 sièges, quitte la coalition. Mais le parti ultra-orthodoxe du Shas, qui dispose de 12 sièges, a aussi menacé de faire de même si Jérusalem est évoqué dans les négociations. Le Shas rejette tout compromis sur Jérusalem, alors que les Palestiniens revendiquent la partie est de la ville comme la capitale de l'Etat qu'ils veulent créer.

Un départ d'Israël Beitenou et du Shas obligerait Ehoud Olmert à reconstruire une majorité parlementaire, probablement en courtisant un autre parti ultra-orthodoxe et le Meretz, parti "colombe" de gauche.

M. Lieberman doit rencontrer M. Olmert mardi pour interroger le Premier ministre sur ses intentions. Après l'entretien, M. Lieberman et les responsables de son parti décideront s'ils restent au gouvernement, a expliqué Irena Etinger, porte-parole d'Israël Beitenou.

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