Le procès des voyous de la mairie de Bobigny : "Je suis l'ami du mari de Lynda Benakouche" déclarera un élu

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le procès des voyous de Bobigny le 17 septembre 2015

Alliance en Juin 2014 révélait l'affaire de la mairie de Bobigny :
Le  maire adjoint a embauché, malgré un casier judiciaire chargé, une certaine Lynda Benakouche condamnée pour violence en 2005 sur une femme, et  qui s'avère  être la femme du bras droit du gang des Barbares, surnommé SOUMBOU, coupable de l'assassinat d'Ilan Halimi en février 2006.

Nous avons mené notre enquête et retrouvé la victime de Lynda Benakouche qui a accepté de nous raconter son calvaire et nous confier le minute du Tribunal confirmant que Linda Benakouche  a bien été condamnée en 2005,pour violence sur cette jeune femme alors enceinte. Un an avant l'affaire d'Ilan Halimi. (le témoignage de sa victime ).

Rappelons que le premier maire adjoint Christian Bartholmé questionné à ce propos, au téléphone en juin 2014 nous a affirmé qu'il n'en était rien que Lynda Benakouche n'a jamais été condamnée sinon elle n'aurait jamais pu exercée sa mission à la Mairie.

Nos articles ont évidemment bouleversés la joyeuse équipe de cette mairie constituée pour la plupart de personnes au casier passé chargé,ce qui nous a valu des menaces de toute sorte et intimidations.

Mais l'affaire ne s'arrête pas là .

tract de Bobigny l'affaire de Linda Benakouche

tract de Bobigny l'affaire de Linda Benakouche

Sabrina Saide  soupçonnée d'avoir rédigé et distribué ce fameux tract a été séquestrée, en réunion ,dans le bureau de Christian Bartholmé premier maire adjoint, et collaborateur du président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, avec menaces , insultes violences.
Elle a eu l'intelligence de porter sur elle un Dictaphone afin d'enregistrer cette étrange réunion entre "charmants collaborateurs."

La bande sonore fut ainsi partagée sur la plupart des médias , Alliance, Canal +, BFM TV, Marianne.

C'est sur ces insultes que s'est ouvert  le procès des "voyous de Bobigny" le 17 septembre 2015 à Bobigny

Ferme ta gueule", "Tu crois que tu parles à qui ? Y'a personne qui me parle comme ça dans cette ville !". A Bobigny, le procès d'élus aux "propos de voyous".

Le premier adjoint au marie de Bobigny  Christian Bartholmé et un proche collaborateur, qui comparaissaient jeudi pour "violences en réunion" sur une élue, Sabrina Saidi,  soupçonnée d'être l'auteur d'un tract jugé diffamatoire, se sont posés en victimes d'une femme "irresponsable" décidée à jeter l'opprobre sur la nouvelle équipe UDI au pouvoir. "Arrête de faire ton ancienne, je vais te mettre une tarte dans la gueule", "Ferme ta gueule", "Tu crois que tu parles à qui ? Y'a personne qui me parle comme ça dans cette ville !"

Comme l'a relevé le procureur, ces propos n'ont pas été tenus "sur la voie publique ou dans une cité", mais dans le bureau du premier adjoint Christian Bartholmé, par son plus proche collaborateur, Kianoush Moghadam.

Ce 8 juillet 2014 au soir, ils sont "quatre hommes face à une femme seule": Sabrina Saïdi, adjointe chargée de la petite enfance, qu'ils accusent, dans une "parodie de procès", d'être l'auteur d'un tract mettant en cause une femme cadre de la mairie, Lynda Benakouche.

Le tract anonyme, pour lequel cette femme de 34 ans comparaissait de son côté pour diffamation, accusait la nouvelle municipalité, qui avait mis fin en mars à près d'un siècle de gestion communiste, d'avoir embauché comme chargée de mission Mme Benakouche, qualifiée de "racaille".

Il rappelait qu'elle était mariée à un membre du "gang des barbares", Soumbou,  condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour sa participation au meurtre d'Ilan Halimi, et qu'elle-même avait été condamnée par le passé pour l'agression sordide d'une femme enceinte.
Témoignage de la victime sur Alliance

Avant de conclure: "Réveillez-vous, les Balbygniens, la mairie de Bobigny a embauché Al-Qaïda".
"Basses œuvres"

Sabrina Saïdi, qui se sait soupçonnée, mais qu'on attire dans un "guet-apens" selon elle en lui faisant croire qu'il sera question de sa demande de logement social, a pris la précaution d'emporter un dictaphone.

Elle enregistrera l'intégralité de cet "interrogatoire d'intimidation" de près de deux heures pendant lequel on l'entend sangloter, "tétanisée".

A l'audience, Mme Saïdi a nié être l'auteur du tract, malgré trois témoignages en sa défaveur.

Le procureur a dit "s'en remettre à l'appréciation du tribunal" quant à l'opportunité de la condamner pour diffamation.

En revanche, il a estimé que Christian Bartholmé, par ailleurs collaborateur de cabinet du patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, et Kianoush Moghadam s'étaient bien rendus coupables de "violences en réunion" et a requis contre eux une amende et, au choix, une peine de sursis avec mise à l'épreuve ou un "stage de citoyenneté".

A la barre, M. Bartholmé a expliqué ne pas avoir supporté que Sabrina Saïdi "trahisse de manière aussi irresponsable" la "solidarité" qui prévalait au sein de la "famille" politique centriste.

"Il ne s'agissait pas seulement de déstabiliser la municipalité: ce tract risquait aussi de raviver les tensions entre communautés", a-t-il argué.

"Pourquoi n'intervenez-vous pas avec votre imperium de premier adjoint pour dire: +maintenant, ça suffit, je n'admets pas que de telles menaces soient proférées+", l'interroge la présidente, qualifiant par ailleurs Kianoush Moghadan d'"exécuteur des basses oeuvres".

En costume-cravate, ce dernier, déjà condamné pour le même motif en 2012, dit qu'il se sentait investi d'une responsabilité envers Mme Benakouche. "Je suis l'ami du mari de Lynda et Lynda, ça fait des années qu'on s'en prend à elle".

"Ce sont des propos de voyous", assène la présidente. "Est-ce des propos qu'une personne qui occupe une fonction comme la vôtre peut tenir?" "A grand amour, grande déception", répond l'intéressé.

Source midi-libre

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