Le Nain, une œuvre aussi rare que puissante de l’Autrichien juif Alexander von Zemlinsky

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Le Nain, une œuvre aussi rare que puissante de l’Autrichien juif Alexander von Zemlinsky

Le Théâtre de Caen (Calvados) poursuit sa saison lyrique. À découvrir, les 5 et 7 février 2019, Le Nain, un opéra d'Alexander von Zemlinsky, en forme de conte tragique.

Mardi 5 et jeudi 7 février 2019, le Théâtre de Caen (Calvados) vous invite à découvrir Le Nain. Cet opéra méconnu d’Alexander von Zemlinsky, court et percutant, ne vous laissera pas indifférent.

Une œuvre aussi rare que puissante

Après le Jenufa de Janaceck, le Théâtre de Caen poursuit son exploration de la musique lyrique d’Europe Centrale. Les 5 et 7 février, on vous invite à découvrir Le Nain, une œuvre aussi rare que puissante de l’Autrichien Alexander von Zemlinsky.

C’est un compositeur peu connu en France, qui avait succédé à Gustav Malher à la tête de l’opéra de Vienne, précise Patrick Foll, le directeur du théâtre municipal. Étant Juif, il fait partie des artistes qui avaient dû migrer aux États-Unis au moment de l’Anschluss, où il est mort de chagrin, ce qui explique qu’il a été quelque peu oublié dans on pays natal.

Depuis, les Autrichiens s’évertuent à redécouvrir son œuvre riche d’une quinzaine d’opéras, parmi lesquels figure ce conte tragique qui met en scène la brève rencontre entre une femme cruelle et un homme amoureux.

Il s’inspire de la nouvelle d’Oscar Wilde, L’Anniversaire de l’Infante, qui raconte comment une princesse espagnole déshumanisée avait reçu un cadeau un nain comme animal de compagnie.

Une ode à l’amour vrai

À la bêtise et l’aveuglement de la Cour s’oppose l’âme magnifique de ce personnage attachant, transfiguré par son sublime amour. Cruelle, l’Infante se joue de lui et de ses sentiments. Elle rejette ses sentiments et lui tend un miroir… Il prend alors douloureusement conscience de son hideuse différence. Ce qui a débuté comme un divertissement frivole se clôt alors avec une brutalité tragique.

Zemlinsky voyait dans ce drame poignant une ode à l’amour vrai, à la sincérité. Doté d’une grande sensibilité artistique mais souffrant d’un complexe physique, blessé par le rejet d’Alma Schindler qui le quitte pour Mahler, il avait mis beaucoup de lui dans cette œuvre.

C’est un opéra court, d’un peu plus d’une heure, concentré et très puissant, qui constitue une très belle introduction à l’art lyrique.

Pour cette production, c’est la version pour orchestre de chambre de Jan-Benjamin Homolka qui est jouée. Un choix qui souligne d’autant plus le caractère intimiste de l’intrigue et la mise en scène très cinématographique voulue par Daniel Jeanneteau.

Infos pratiques :
Les 5 et 7 février 2019, à 20h,
au Théâtre de Caen, 135 boulevard Leclerc, à Caen (Calvados).
Tél : 02 31 30 48 00. Tarifs : 10 à 35 euros.

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