Le ministre de l’Intérieur rejette la faute sur les municipalités

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Le ministre de l'Intérieur,  Aryeh Deri, a bloqué l'ouverture de supérettes le samedi, malgré l'accord des municipalités.

Accusé de prendre parti pour les ultra-orthodoxes au sujet de l’ouverture des supérettes le Shabbat, le ministre de l’Intérieur se défend.

Le ministre de l’Intérieur calme le jeu. Aryeh Deri a rejeté les accusations selon lesquelles il aurait refusé d'approuver l’ouverture de petites entreprises le Shabbat dans le but d'imposer la loi religieuse au public laïc.

Un jour après avoir été au centre des critiques, l’homme politique ultra-orthodoxe s’est défendu. « Tout maire qui veut garder les entreprises ouvertes le Shabbat peut le faire. Les entreprises ayant l’autorisation ne seront pas réprimées. »

La controverse tourne autour des récents efforts des législateurs ultra-orthodoxes pour forcer la fermeture des magasins le Shabbat, jour de repos dans le judaïsme. Les efforts ont suscité une réaction de la part des Israéliens laïques qui ne respectent pas les lois religieuses du sabbat et souhaitent avoir la liberté de travailler ou de s’occuper comme bon leur semble.

La loi des supermarchés, votée par la Knesset le 8 janvier dernier, est une réforme visant à interdire les municipalités d’ouvrir des commerces de proximité durant tout le Shabbat. Exception faite à Tel-Aviv, ville considérée laïque. Jusqu’ici, uniquement les centres commerciaux avaient l’interdiction d’ouvrir le samedi.

En vertu de la nouvelle législation, votée en janvier dernier, le ministre de l’Intérieur a le pouvoir de passer au-delà du règlement des municipalités autorisant les entreprises à travailler le Shabbat et de forcer la fermeture des supérettes.

La loi, qui est actuellement contestée devant un tribunal, accorde au ministre de l'Intérieur presque toute la liberté d'approuver ou non ces règlements.

Au début de cette semaine, Deri a annulé les règlements de plusieurs municipalités qui ont laissé les entreprises opérer librement le Shabbat. Sa démarche a suscité de nombreuses critiques au sein même du gouvernement.

C'est aux municipalités de décider si les petits commerces sont ouverts ou non le Shabbat.

C'est aux municipalités de décider si les petits commerces sont ouverts ou non le Shabbat.

« Je ne vais pas forcer un magasin à fermer le Shabbat et je n'ai pas le pouvoir de le faire parce que l'application de la réglementation du Shabbat est effectuée par les municipalités elles-mêmes. Tout maire qui veut garder les entreprises ouvertes le Shabbat peut le faire, et c'est à la discrétion du maire de décider comment appliquer la loi », a déclaré Deri.

Selon lui, les attaques contre lui impliquent « beaucoup d'ignorance ». Ses détracteurs essayeraient de faire de la politique sur cette affaire sur le dos des ultra-orthodoxes.

« La loi sur les supermarchés n'a contraint aucune entreprise à fermer le Shabbat. Tous les règlements qui ont été annulés n'avaient pas été correctement rédigés et ont donné à toutes les entreprises une autorisation générale d'opérer le Shabbat sans réfléchir à la manière dont cela affecterait les résidents. »

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