L'alyah russe racontée par Zoya Cherkassky

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Zoya Cherkassky  l'alia russe racontée par Zoya

La vérité colorée d’une peintre israélienne sur l’alya de l’ex-URSS

Zoya Cherkassky présente au Musée d’Israël ses tableaux et dessins consacrés depuis 2009 aux migrants de l’ex-URSS, arrivés comme elle au début des années 1990.

Zoya Cherkassky  l'alia russe racontée par Zoya

Zoya Cherkassky l'alia russe racontée par Zoya

LETTRE DE JÉRUSALEM« Vous pouvez m’appeler russe si vous voulez ! » On pourrait, mais il n’y a pas de raison. Zoya Cherkassky est née à Kiev, en Ukraine. Elle y a grandi, avant d’arriver en Israël à l’âge de 13 ans, en 1991. « Pour la plupart d’entre nous, ce premier voyage à l’étranger fut un choc. Beaucoup ont réalisé seulement en arrivant ici qu’Israël ne se trouvait pas en occident, que ce n’était pas le rêve américain hors des Etats-Unis. Moi, j’ai eu un atterrissage confortable car j’ai été dans une école d’arts près de Tel Aviv. Jusqu’à l’âge de 30 ans, j’étais persuadée que 90 % des Israéliens étaient abonnés à Studio magazine ! » Ainsi parle et peint Zoya : avec humour, distance et caricature, se jouant des stéréotypes.

Zoya Cherkassky  l'alia russe racontée par Zoya

Zoya Cherkassky l'alia russe racontée par Zoya

Inaugurée le 10 janvier à Jérusalem au Musée d’Israël – une consécration remarquable à son âge –, l’exposition de Zoya Cherkassky est intitulée « Pravda », ou vérité.

Elle présente ses tableaux et ses dessins consacrés depuis 2009 aux migrants de l’ex-URSS, arrivés au début des années 1990. Elle y mélange souvenirs collectifs et personnels, dans une évocation émouvante et saisissante du choc des cultures. Ils étaient un million à avoir choisi l’alya (l’émigration vers Israël). Certains se sentaient juifs et en connaissaient le prix du sang, payés par leurs parents ou leurs proches en raison des politiques antisémites du régime communiste. D’autres ont découvert, ou retrouvé leurs racines, en envisageant de quitter leur pays, plongé dans le chaos.

Une intégration massive, rapide, réussie. Heurtée, aussi.

Quelle que fut leur familiarité avec le judaïsme et Israël, ces ressortissants de l’ancien espace soviétique ont tous vécu une intégration accélérée. ils ont conservé la pratique du russe, mais en une seule génération, leurs enfants sont parfois plus à l’aise en hébreu. Ils continuent à acheter du hareng et des charcuteries dans des épiceries tenues par leurs compatriotes, à lire des journaux et à regarder...

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