L'Alyah comme sur des roulettes : Eloul frappe à nos portes. Le laisserons-nous entrer chez nous ?

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Boker Tov et Shavouatov mes 🧡
Petite halte ce matin au coeur de la Cité des arbres au Sénégal qui compte un baobab de
6 000 ans d'âge.
6 000 ans de vie, d'histoire au pied duquel on mesure notre finitude d'abord et le souffle vital
qui nous anime.
Auprès du géant de sève, on caresse l'écorce de l'éternité et on ressent les battements lents et
sourds de la vie qui coule dans ses entrailles profondes.
La Nature dans la Torah est célébrée à Tou bichvat, le 15 du mois de Chevat. Au coeur de l'hiver
déjà, la nature se régénère et se prépare au printemps. La terre accueille la semence et
commence son travail de croissance.
L'arbre, tout particulièrement, symbolise la vie terrestre de l'homme. Ses racines plongées dans
le sol se connectent à la terre nourricière et immanente, tandis que la cime de ses feuilles tutoie
les cieux, les anges, les sept mondes spirituels.
L'homme et l'arbre ont cela en commun, une ambivalence qui les lie aux deux mondes.
Pour l'arbre, elle demeure immuable et univoque.
Pour l'homme, elle peut être terrassante. Nous sommes appelés à ancrer notre immanence au
bon endroit et apprendre à contrôler notre animalité pour se rapprocher toujours plus haut
des mondes célestes.
Mais comment y parvenir, alors que les forces physiques de l'attraction nous attirent vers le
bas, et nous appellent à regarder vers nos pieds ? Comment ne pas finir à ramper au sol en
mangeant la poussière tel que le serpent a été condamné après la faute d'Adam A Rishon ?
Ni animal, ni ange, dont les rôles sont prédéfinis, l'homme, est cet être à la nature
antagoniste.
Il doit composer et se battre contre ses propres forces pour s'élever.
Son arme s'appelle le libre arbitre.
L'homme a le choix de dompter sa nature animale et s'élever toujours plus haut.
L'homme a le droit de choisir, de tomber et de se relever plus vaillant.
Il peut changer en maîtrisant ses mauvais penchants.
S'il le veut, il peut renaître à lui-même. Le roi du Monde lui a offert le plus beau précieux des
remèdes : la Techouva.
Elle a été créée avant même la réalisation de notre monde. Le Roi du monde a conçu l'outil de
notre délivrance avant même notre conception.

En ce mois d'Eloul, qui précède Rosh Hashana et Kippour, l'homme à de nouveau la possibilité de faire ce pas vers son spirituel.

À la façon des arbres, c'est l'occasion pour lui de laisser pousser ses branches plus haut et
regarder fixement les cieux, tout en gardant les pieds ancrés sur la terre.
Depuis le 15 Nissan, le juif travaille sur lui. Nos maîtres nous enjoignent d'étudier le Hafets

Haïm depuis le début et les Pirkei Avot. Désormais, l'étude sur notre caractère laisse place aux Selihot pour implorer le pardon d'Hachem et accéder à la Techouva avec humilité.

En aleph Eloul, Moïse a gravi le mont Sinaï pour la seconde fois. Pendant 40 jours, il demande le
pardon d'Hachem pour son peuple qui s'était perverti tandis qu'il recevait la parole divine pour
eux. Pendant ce temps où notre Créateur était si proche de nous, notre peuple a pourtant
perdu foi et raison et a succombé à son animalité la plus vile.
Voici sans doute une leçon qu'il convient de se rappeler maintenant plus que jamais, car nous
ne sommes ni meilleurs, ni plus forts que nos aïeuls. Les forces de l'histoire se répètent
chaque année pour nous donner le choix de réparer leur faute, la nôtre : tomber ou nous
élever. Mais il ne suffit pas de choisir. Le travail est ô combien difficile et semé d'embûches.
Nous pouvons déjà essayer en redressant la tête.
Demander pardon à notre Père et nous aider à trouver l'équilibre juste entre l'immanence de
notre corps et l'élévation de notre âme encore prisonnier de sa cage. Ici encore Hachem a
prévu la solution : elle s'appelle Mitsvot.
On en compte 613 et si ce chiffre affole et pèse trop lourd sur nos épaules, il nous encourage à
commencer par quelques unes seulement.
Chaque année pourrait incarner une marche nous menant à Lui.
Et la conscience est déjà le premier pas qui nous place sur la verticalité de notre destinée
céleste.
Les arbres sont nos miroirs et nous montrent que seul le temps permet de faire pousser de

nouvelles branches aux multiples ramifications. Le libre arbitre a été offert à Noah pour donner à l'homme une nouvelle chance.

Hachem descend au plus près de son peuple en Eloul pour se mettre à notre portée.
Il nous tend une main céleste invisible.
Il nous appartient de choisir de la révéler au visible et de la saisir pour nous hisser à la marche
supérieure ou pas.
Beatslaha à toutes et à tous et Gmar hatima tova.
Hava Mélanie Oz
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