L'Alya de France et les élections par Bernard Zanzouri

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Les prochaines élections du 17 Mars en Israël, qui n'étaient ni désirées ni désirables, vont amener comme à l'accoutumé leur flot d'alliances, de slogans détonants et le pointage publique de tous les responsables - et coupables -concernant tous les sujets possibles et imaginables; bref, le folklore moyen-oriental à la sauce mère juive. "Il faut que tout change" diront les affiches, mais, probablement, rien ne changera vraiment.


Pourtant quelque chose doit obligatoirement changer. Une donne qui ne regarde pas Obama, ni Daesh, ni même Abou Mazen mais, beaucoup plus proche de nous, cette vague d'alya de France sans précédent et qui, malgré les beaux discours et les bonnes intentions, reste sans parrain officiel.


Or, sans protecteur puissant, chef de parti ou de gouvernement qui prendrait véritablement l'intégration des juifs de France en Israël très au sérieux, ce tournant historique restera un acte manqué de l'histoire de notre beau pays.


Mettre des moyens - très limités d'ailleurs - dans l'encouragement à l'alya alors qu'il manque de places dans les écoles à l'arrivée en Eretz est une gageure.
Avancer dans la reconnaissance des diplômes c'est très bien, mais que fait-on avec les non-diplomés. Et les non-fortunés?


Ne faudrait-il pas un plan spécial d'urgence? Une adaptation des budgets à l'ampleur des problèmes? Une union sacrée de toutes les associations et bonnes volontés concernées avec la machine administrative pour une efficacité décuplée?


Je passe personnellement de ville en ville en Israël pour mes conférences concernant les ados et je ne vois que des personnes très sionistes, très courageuses, pleines d'emouna et d'envie. Mais des personnes très seules aussi face aux problématiques. Les associations font ce qu'elles peuvent, mais sont-elles vraiment soutenues?


La vérité est que l'alya de France a toujours été le parent pauvre de l'alya. Pas dans ses dimensions statistiques, loin de là. Mais dans l'intérêt qu'on lui a porté.
Aussi j'attends personnellement de tous les partis pour ces trois prochains mois non pas des promesses, de belles photos avec des olim qui agitent un drapeau, ou des déclarations à faire verser des larmes à des crocodiles.


Mais un véritable changement dans les têtes, dans les approches, dans la compréhension de l'histoire. Kibboutz Galouyot, le rassemblement des exilés n'est pas un slogan électoral. Ce n'est plus un rêve non plus. C'est une réalité concrète aujourd'hui, qu'il faut assumer et étreindre avec un amour infini.

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