L'ado juif c'est l'avenir par Bernard Zanzouri

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Aujourd'hui lundi et mercredi 10 décembre aussi, je serai à Créteil et à Boulogne pour deux conférences exceptionnelles. Envoyé en France par l'association AMI ( Alya et meilleure intégration) pour parler du programme Alyado qui facilite l'alya des ados et de leurs familles, j'ai choisi, pour débattre avec le public, le thème plus large de l'avenir des ados juifs en France en 2015.


Leurs perspectives. Leurs défis. Leurs appréhensions.
Parler d'avenir, c'est envisager toutes les options. Analyser les situations. Détailler toutes les données.


D'ailleurs, mon partenaire principal - en dehors des deux communautés concernées - et qui a géré toute l'organisation de ces deux soirées, est l'association "Choisir l'école juive".
Parce que la communauté a besoin aujourd'hui de l'union de toutes les forces vives pour trouver une logique de réflexion et d'action.


L'agression bestiale de Créteil a montré une fois de plus, après Ilan Halimi, après Toulouse et suite aux attaques à visages découverts de La Roquette et de Sarcelles que manifester sa haine du juif n'est plus tabou. Et qu'il faut donc agir de concert et avec détermination pour renverser la vapeur. Et sur tous les plans.


Les projecteurs sont d'ailleurs braqués sur nous. Le New York Times m'a contacté la semaine dernière pour prendre la température et se faire une idée des réactions au sein de la jeunesse de la communauté. Immédiatement après, le journal 20 mn, tombant sur une affiche parlant de cette conférence sur le site de la communauté, m'a également interviewé pour parler de la tentation de l'autodéfense chez les ados juifs.


Car nos jeunes sont l'avenir. Le philosophe Sénèque disait "qu'il n'y a pas de bon vent pour celui qui n'a pas de direction.


Et aujourd'hui la marche à suivre est incertaine et l'horizon bien flou.


L'assimilation galopante prouve que la tentation de se fondre dans la nation pour goûter à l'illusion du "je suis comme tout le monde" est encore vivace. Peut- être même le main stream, même si c'est horrible à dire.


Le retour important vers la religion est aussi un choix qui en dit long. Insister sur ma spécificité juive sera le garant de ma survie physique et spirituelle.


La vague d'alya sans précédent vers Israël elle, si elle n'est pas une fuite, est sans équivoque. Si le juif qui part en Australie ou aux Etats-Unis veut, lui, marquer clairement qu'il ne voit plus son avenir et celui de ses enfants en France, le juif qui monte en Israël double ce constat d'une indiscutable direction idéologique.


Je ne veux plus d'ambiguité ou de double identité: je veux être le même homme le même au travail, dans la rue, dans ma synagogue ou chez moi. J'ai envie d'être fier d'être juif et de le montrer. En permanence.

Je vous espère donc nombreux à Créteil ce soir et mercredi au centre communautaire de Boulogne, car le débat sur l'avenir est souhaitable. Voire crucial

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