La ligne ferroviaire Jérusalem-Tel-Aviv sera t-elle sur les rails ?

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Ligne ferroviaire

Bien que la ligne ferroviaire Jérusalem-Tel-Aviv doit ouvrir prochainement, il n’y a pas assez de voitures pour couvrir toute la ligne.

Même les plus grands esprits peuvent faire des erreurs de calcul. Alors que la prochaine ligne ferroviaire Jérusalem-Tel-Aviv doit prochainement ouvrir ses portes au public en octobre prochain, il n’y a pas assez de voitures pour couvrir toute la ligne du matin jusqu’au soir. Il manque 80 voitures selon l’entreprise responsable des chemins de fer israéliens, Israel Railways.

Pour résoudre ce problème majeur, la société a décidé de couper certaines lignes ferroviaires au nord du pays et d’attribuer les voitures à la prochaine liaison rapide Jérusalem-Tel-Aviv.

Globes s’est penché sur l’affaire. Selon le média israélien économique, c’est un jeu de pouvoir entre les différents services gouvernementaux. Pour la nouvelle ligne qui doit relier la capitale Jérusalem à Tel-Aviv, Israel Railways avait commandé 170 voitures. Un chiffre beaucoup trop excessif selon le ministère des Finances.

Après plus d'un an de négociations avec le ministère des Finances, le comptable général a approuvé l'acquisition de seulement 60 voitures. La fabrication d’une voiture est assez longue et coûte environ deux millions d’euros.

Le secteur des transports a accusé le ministère des Finances de ne pas suivre les instructions.  « Il existe un conflit entre l’entreprise des chemins de fer israéliens et le ministère des Finances depuis la commande des wagons, conformément aux lignes ferroviaires israéliennes », indique une source principale du secteur. Personne au ministère des Finances ne peut discuter des opérations Israel Railways, ils n'ont pas assez de connaissances sur le sujet », rajoute-t-il.

Moshe Kahlon accuse Israel Railways de ne pas entretenir les wagons.

Moshe Kahlon accuse Israel Railways de ne pas entretenir les wagons.

Mais Israel Railways et le ministère des Finances semblent se renvoyer la balle. Et pour Moshe Kahlon, le ministre des Finances, c’est une tentative de dissimuler les échecs. « La pénurie d’équipement citée par Israel Railways est dû avant tout à sa mauvaise maintenance des voitures. En effet le nombre de trains exploités est inférieur au nombre de trains inutilisables. Le marché demandé par Israel Railways est basé sur un accord de 2009 dans lequel le contrôleur de l’État a constaté des vices matériels. »

Selon des sources proches du dossier, afin d'éviter de nuire aux passagers, le gouvernement a approuvé des achats supplémentaires en début d’année 2018. Ainsi 80 nouvelles voitures arriveront en Israël, mais qu’à partir de mars 2019, soit un total de 140 wagons. Des voitures électriques ont également été commandées et arriveront en 2020.

Mais tout ce remue-ménage semble n’avoir ni queue ni tête. Israël est le pays où les usagers utilisent le moins les trains à cause du temps d’attente et des surpeuplements des lignes. La situation risque de s’aggraver davantage dans les mois à venir avec la nouvelle ligne ferroviaire ligne, Jérusalem-Tel-Aviv.

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