La grève des infirmiers prend fin en Israël

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Infirmières

Le syndicat des infirmiers et le ministère des Finances et de la Santé sont tombés d’accord pour renforcer le corps médical en Israël.

La situation s’est enfin décantée. Après un jour de grève, l’Association nationale des infirmières et infirmiers a annoncé hier soir que des progrès significatifs ont été réalisés dans les négociations avec des représentants du ministère des Finances et du ministère de la Santé.

Peu de temps après le début des négociations, le porte-parole du ministère de la Santé a annoncé que les discussions ont porté leurs fruits et que la grève prenait fin.

Outre la charge de travail beaucoup trop élevée, les infirmiers manifestaient contre les violences dans les hôpitaux. Le ministère des Finances a accepté une augmentation significative de la sécurité hospitalière ainsi que des postes supplémentaires dans le personnel de la santé.

Les parties ont convenu d'ajouter 100 postes supplémentaires d'infirmières dans le système psychiatrique, les cliniques de puériculture et les services d'hémato-oncologie pédiatrique. Des infirmières seront également rajoutées en salle d’urgence, mais le nombre n’a pas encore été déterminé.

Le ministre adjoint de la Santé s’est réjoui des négociations. « La sécurité du personnel médical passe avant tout. Nous avons réussi à augmenter considérablement le budget du système de santé tout en renforçant la sécurité du personnel médical. Ce sont des avancées très importantes pour les infirmières, mais aussi pour tout le système. »

La grève des infirmières nationales a débuté mardi dans la plupart des hôpitaux israéliens. Dans le cadre de la grève, le syndicat des infirmiers a annoncé que les hôpitaux n'effectueraient pas de chirurgies non urgentes, que les unités de soins intensifs fonctionneraient à durée limitée.

Le professeur Rafi Beyar, directeur du centre médical de Rambam à Haïfa, a déclaré que 27 opérations sur 40 prévues mardi ont été annulées.

« Je compatis pour les patients qui attendent depuis des semaines et des mois pour se faire opérer et qui ne peuvent plus l’être. Mais, je comprends également la détresse des infirmiers, mais aussi envers le personnel de sécurité et les médecins. Je pense que nous n'en faisons pas assez pour eux », a déclaré Rafi Beyar.

Mais pas tous ne comprennent la grève. Le directeur de l'hôpital Hadassah Ein Karem de Jérusalem, n’a eu d’autres choix que d’accepter la situation. Pour lui, les infirmiers sont responsables des violences.

Rafi Beyar, professeur à l'hôpital de Jérusalem, comprend la prise de position des infirmiers.

Rafi Beyar, professeur à l'hôpital de Jérusalem, comprend la prise de position des infirmiers.

« Je ne pense pas que les violences soient dues au manque de gardes de sécurité. Souvent, le déclencheur d’une bagarre est la sécurité ou les infirmiers.

La meilleure solution est de fournir une formation au personnel pour qu’ils fournissent des soins médicaux sans déclencher des conflits, même sous le coup de la pression et des familles stressées. Cela n'empêchera pas 100% les cas de violence, mais cela diminuera grandement », a t-il expliqué.

« Nous avons appelé à une grève totale jusqu'à ce que des mesures soient prises pour résoudre le problème du surpeuplement insupportable et afin de protéger les équipes médicales. Il est inadmissible qu'une infirmière s'occupe d'un patient et se retrouve elle-même en urgence », a déclaré la présidente de l’Association nationale des infirmières, Ilana Cohen.

Selon les chiffres du ministère de la Santé, trois membres du personnel médical sont attaqués chaque jour en moyenne. 

Il y a environ neuf mois, un comité dirigé par le professeur Shlomo Mor-Yosef a soumis ses recommandations pour éradiquer le phénomène de la violence dans les hôpitaux. Le comité a décidé d’élargir l’autorité des gardes de sécurité des hôpitaux, de placer les policiers dans les salles d’urgence, d’augmenter les sanctions pour ceux qui attaquent le personnel médical. Cependant, les faits prouvent que ça reste bien insuffisant pour le service médical.

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