La Grèce attend de nouveaux renforts après trois jours d'incendies meurtriers

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La Grèce attend de nouveaux renforts après trois jours d'incendies meurtriers
 
 
Article paru dans "Le Monde" , le 27/08/07
 
Des renforts venus de nombreux pays européens et d'Israël sont attendus en Grèce, lundi 27 août, où les incendies de forêt, désormais parmi les plus meurtriers qu'ait connus le monde en un siècle et demi, ont fait 63 morts, dont au moins sept enfants, selon un dernier bilan établi par les autorités qui ont décrété l'état d'urgence et un deuil national de trois jours.

La grande majorité des victimes (57 personnes) ont péri dans l'ouest du Péloponnèse, où les flammes ravagent depuis vendredi la région de Mégalopolis et ont approché dimanche les abords des villes de Kalamata, dans le Sud, et Pyrgos, dans l'Ouest. Des centaines de maisons ont brûlé et des milliers d'habitants ont dû fuir les flammes, trouvant refuge dans des écoles, des hôtels ou des centres hospitaliers. Après avoir été entouré par les flammes, le sanctuaire antique d'Olympie, inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, a été sauvé de justesse par les pompiers. "Nous sommes au bord de la catastrophe nationale, c'est sans précédent", a affirmé le porte-parole des pompiers, Nikolaos Diamantis.

POLÉMIQUE SUR L'ORIGINE DES INCENDIES

Menacé de devoir rendre des comptes aux législatives anticipées prévues le 16 septembre, le premier ministre conservateur, Costas Caramanlis, a dénoncé ce week-end une origine criminelle des incendies : "Que tant de feux se soient déclarés en même temps dans tant d'endroits ne peut pas être le fruit du hasard." Le gouvernement a offert jusqu'à 1 million d'euros de récompense pour aider à l'arrestation des pyromanes. Mais pour l'opposition socialiste et la presse de gauche, il s'agit d'une manœuvre destinée à couvrir l'absence de prévention et la désorganisation de la lutte contre les feux.

Quatre Canadair bombardiers d'eau et 60 sapeurs-pompiers français ainsi que 30 pompiers chypriotes et un appareil italien sont déjà arrivés sur place pour prêter main-forte au millier de pompiers grecs et aux 425 militaires déployés sur place, avec seize avions et hélicoptères. Mais d'autres renforts sont annoncés : 55 pompiers israéliens sont partis lundi matin pour la Grèce, et des avions et des hélicoptères fournis par la Serbie, Israël, la Slovénie, l'Espagne, la Roumanie, l'Allemagne, la Norvège, les Pays-Bas et l'Autriche sont aussi attendus. Athènes a également sollicité l'aide des Etats-Unis et de la Russie.

Ces feux de forêt sont parmi les plus meurtriers depuis celui d'octobre 1871 à Peshtigo, dans le Wisconsin, aux Etats-Unis, où plus de 800 personnes avaient trouvé la mort. En mai 1987, un incendie de forêt en Chine avait fait au moins 119 morts dans le nord-est du pays. En août 1949, en France, dans les Landes, 82 sauveteurs avaient été tués, pris dans un nuage de feu provoqué par un changement brutal de la direction des vents.

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