Judaïsme : La situation des femmes Agounots dénoncée par David Braka

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d_avid06@hotmail.fr agounot femmes enchainées par leur mari, divorce juif

Jérusalem

La journée de la femme et Pourim se rapprochent, et c'est dans ce contexte que nous venons dénoncer la situation des Agounots, femmes dont le mari leurs refusent le guet, situations malheureusement trop peu mise en avant.

Nous nous devons de faire bouger et avancer les mentalités, c'est pourquoi il nous semble fondamentale que la situation de cette jeune femme soit considérée et que le message qu'il porte soit mis en avant.

La journée de la femme qui à lieu le 8 mars et de la fête de Pourim qui est incarnée par une personnalité juive féminine dénommé Esther, nous avons fait le choix de rappeler et de dénoncer la situation inacceptable dans laquelle se trouvent certaines femmes juives en France, en Israël et dans le monde en entier.

Nous voulons bien entendu parler et dénoncer la situation des agounot. Ce sont ces centaines de femmes, voire ces milliers qui ont fait le choix de se marier dans les règles de la halakha et qui aujourd’hui ŕeclament le divorce et attendent le guet de leur mari. Ces femmes sont donc bloquées, emprisonnées, et leurs vies se retrouvent entre les mains de maris récalcitrant qui refusent de donner le guet ou qui l’utilisent à leur fin (argent et autres…).

Pour mettre en avant et dénoncer cette situation injuste, nous avons décider de vous raconter l’histoire de Rivka qui attends aujourd’hui son guet depuis plus de 3 ans. Rivka s’est marier le 21 juillet 2013 en France, puis a fait son Alya en Israël avec son mari, une semaine après leur mariage.

Elle a donc accouché de ses 3 enfants en Israël. Sans rentrer dans les détails, la vie de Rivka fut un vrai calvaire pendant quatre longues années. Elle a dû subir les critiques, les insultes, le rabaissement et les violences verbales de la part de son mari.

Puis en 2017 au mois d’octobre le mari de Rivka a fait le choix, du jour au lendemain, de partir en France sans donner de nouvelles durant un an et demi. Rivka entre temps a fait une demande de divorce et de son guet, qu’elle attend toujours.

Le dossier est ouvert depuis 2017 au beth din de Jérusalem et depuis deux ans et demi au beth Din de France. Rivka vit donc aujourd’hui toujours en Israël avec ses trois enfants.

Malgré les difficultés de la vie, le combat quotidien et ces quatre années de cauchemars, Rivka se reconstruit petit à petit et essaie d’être la meilleure des mères pour ses enfants. Mais les prières, le stress, l’attente, les coups de fils, les rendez-vous font partie du quotidien de Rivka dont l'avenir est toujours entre les mains de son mari.

Un mari qui aujourd’hui vit tranquillement en France, auprès de sa famille, et qui ne reçoit malheureusement aucune pression de la part du Beth Din et de la communauté dans laquelle il vit.
De plus dans cette sombre affaire, il aurait apparemment le soutien de sa famille ce qui est loin de faire avancer les choses.

Malheureusement le cas de Rivka est loin d’être le seul, Katy Bisraor Ayache (qui est la tohenet rabanit de Rivka) nous décrit et énonce régulièrement des cas de refus de guet en France, en Israël mais aussi aux Etats-Unis.

Il est de l'ordre du devoir pour chaque membres de la communauté juive de dénoncer ces situations et de soutenir ces femmes qui se retrouvent prisonnières de leur mari.

Nous rappelons que le guet est un commandement de la Torah, ces situations tragiques ne devraient donc plus exister en 2020 et nous déplorons le manque de prise de conscience de la part de la communauté ainsi que le manque de prise de position de la part du Rabbinat.

Les femmes ont une place sacré dans le judaïsme, elles sont actives dans notre Histoire à travers notamment les personnalités que sont Miryam, Yehoudit, Esther, Ruth (et tant d’autres) et sont en même temps les piliers de l’avenir du peuple juif. Aujourd’hui c’est donc à chacun d’entre nous d’honorer le statut de la femme juive ainsi que de la femme en général tout en combattant ceux qui souhaitent porter atteinte à leur dignité.

Nom de la jeune femme Agouna : Rivka Perez Partouche
Nom du mari récalcitrant : Itshak Perez

David Braka – 0587949687
mail : David Braka
Tohenet Rabbanit et avocate Kathy Bisraor – 0522687900

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