Un automobiliste israélien avait pris en stop le kamikaze d'Eilat et l'a éloigné du centre-ville

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Un automobiliste israélien avait pris en stop le kamikaze d'Eilat et l'a éloigné du centre-ville

JERUSALEM, le 31/01/07 - Un automobiliste israélien affirme avoir pris en stop le jeune palestinien qui s'est fait exploser lundi à Eilat dans le sud d'Israël. Yossi Voltinski raconte qu'il a soupçonné qu'il transportait un kamikaze à la façon dont l'auto-stoppeur refusait de parler hébreu et gardait la main dans la poche.

Depuis l'attentat qui a fait trois morts, Yossi Voltinski raconte dans tous les médias israéliens comment il a passé en revue tous les scénarios possibles pour essayer de s'en sortir vivant, mais aussi faire minimiser les dégats de l'attentat qui se profilait. Il a tenté d'éloigner le kamikaze supposé du centre-ville, en le déposant dans un quartier résidentiel,

"Ce n'est que lorsqu'il est entré dans la voiture et s'est assis à l'arrière que j'ai réalisé que j'avais un problème", a-t-il expliqué sur la chaîne de télévision Channel 10. Malgré la douceur du climat, "il portait un manteau très fermé et un chapeau, et il ne parlait pas hébreu". L'homme a d'abord fait signe qu'il voulait se rendre dans le centre-ville, avant de dire en arabe qu'il cherchait à gagner Haïfa, à cinq heures de route.

Yossi Voltinski, 49 ans, consultant pour une chaîne d'hôtels et lieutenant-colonel dans l'armée de réserve, s'est dirigé vers un quartier tranquille où il savait qu'il n'y avait que peu de boutiques et lieux publics. Il s'est finalement arrêté dans une rue calme et l'homme est simplement sorti de la voiture.

L'automobiliste dit avoir envisagé de le renverser, mais s'est dit qu'il n'avait peut-être affaire qu'à un déséquilibré. Il a donc préféré appeler tout de suite la police. Mais quelques minutes plus tard, un policier le rappelait pour lui apprendre qu'un attentat-suicide venait d'avoir lieu devant une petite boulangerie de quartier, à environ 500 mètres du lieu où il avait déposé le suspect. 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi