Proche-Orient: nouvelle rencontre Olmert-Abbas à Jérusalem

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               Proche-Orient: nouvelle rencontre Olmert-Abbas à Jérusalem

JERUSALEM, le 28/08/07 - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas évoquaient mardi à Jérusalem les questions clés du conflit au Proche-Orient dans la perspective d'une conférence internationale prévue à l'automne.
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Les discussions, les deuxièmes en moins d'un mois, se tiennent la résidence du Premier ministre à Jérusalem.

Signe de l'atmosphère positive qui entoure cette rencontre, M. Abbas a signé le livre d'or de la résidence du Premier ministre et écrit: "C'est pour moi un honneur de vous rencontrer chez vous. J'espère que la paix entre nous avancera et que nos deux peuples verront la paix à laquelle nous souhaitons parvenir".

Lors d'une rencontre avec des membres de congrès américain, lundi, M. Olmert a assuré que sa prochaine rencontre avec M. Abbas porterait sur les moyens d'arriver à un accord sur des "principes fondamentaux" d'un réglement avant la réunion voulue par le président américain George W. Bush.

"La question de savoir si Abou Mazen (M. Abbas) et moi parviendrons à nous entendre sur les principes de bases (d'un règlement définitif) avant la rencontre de novembre sera tranchée aujourd'hui et lors d'une prochaine rencontre", a indiqué M. Olmert, cité par le quotidien Maariv.

"J'espère que, d'ici novembre, nous aurons un cadre et une large entente sur la direction dans laquelle nous devons nous diriger, et qu'il y aura d'autres pays qui se joindront à ces efforts", a ajouté M. Olmert.

Il a par ailleurs assuré que ses relations avec le président palestinien avait atteint "ces derniers mois" une "nouvelle dimension importante".

M. Abbas a assuré de son côté que tout accord conclu avec Israël serait soumis aux Palestiniens.

"Tout ce qui sera conclu sera soumis au peuple palestinien lors d'un référendum, ainsi qu'à l'Organisation de libération de la Palestine et au Parlement", a-t-il indiqué lors d'un entretien télévisé.

Il a toutefois assuré qu'il refuserait "catégoriquement un Etat aux frontières temporaires".

Interrogé sur l'existence de rencontres secrètes avec des responsables israéliens, il a indiqué: "Même s'il existe de telles rencontres secrètes, cela ne veut absolument pas dire qu'il existe des négociations secrètes. Il n'y aura aucun accord sur aucune question signé en secret".

Il a par ailleurs indiqué qu'il s'était entretenu par téléphone lundi soir avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et avait évoqué la tenue de la conférence internationale.

"La direction palestinienne a trois questions (liées à la conférence): sa date, son contenu et ses participants. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, avec qui je me suis entretenu hier, n'a pas les réponses à ces questions", a-t-il dit.

Mais, a-t-il assuré, "la demande palestinienne est que doivent y participer les parties impliquées dans la Feuille de route (le plan de paix international élaboré par le Quartette international pour le Proche-Orient) et l'initiative de paix arabe: la Jordanie, la Syrie, l'Egypte et le Liban".

Pour le chef du mouvement islamiste Hamas, Khaled Mechaal, cette conférence est vouée à l'échec. "Il ne fait pas de doute que le résultat sera en faveur d'Israël parce que Olmert est la partie la plus puissante dans ces négociations", a-t-il dit lundi à CNN.

Entre temps le gouvernement de M. Olmert et de Salam Fayyad Fayyad tentent de mettre en place des mesures de confiance.

M. Fayyad et la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni se sont mis d'accord lors d'une rencontre à Jérusalem lundi soir sur "d'avantage de coopération civile et économique entre l'Autorité palestinienne et Israël", selon un communiqué du cabinet israélien.

Par ailleurs, M. Fayyad a annoncé la fermeture de plus de 100 associations caritatives en Cisjordanie et à Gaza considérées comme en infraction avec la loi. Il a nié que cette mesure visait le Hamas qui s'est emparé du pouvoir en juin à Gaza

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