Pour réussir, il faur savoir tenter l'impossible

Israël - le - par .
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Article paru dans le "Figaro",le 07/05/08

Un jeune Français, cofondateur d'une entreprise d'agrotechnologie, estime qu'en Israël tout est plus facile pour la recherche.

C'est dans un laboratoire situé dans une zone quasi désertique, à quelques kilomètres de l'Institut Weizmann de Rehovot, en plein milieu d'Israël que nous reçoit Julien Meissonnier, un jeune Français cofondateur d'Evogène, une boîte de biotechnologie spécialisée dans les OGM. Rien dans son histoire fami­liale ne prédestinait ce jeune homme d'origine picarde, diplômé de l'Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon, à venir s'installer en Terre sainte pour traquer notamment des plantes génétiquement mo­difiées résistantes à la sécheresse. Lors de vacances en Amérique du Sud, il tombe amoureux d'une jeune biologiste israélienne, décide de fonder une famille avec elle, et s'investit dans une en­treprise de biotech.

Raisons psychologiques

«Il y a ici un côté inventif et imaginatif permanent dans le domaine de la science. Les gens tentent, prennent des risques. Parfois ça marche, parfois c'est un échec, nous explique ce jeune homme affable mais déter­miné. La grande devise de la réussite, ici, c'est : “Ils l'ont fait parce qu'ils ne savaient pas que c'était impossible !” En clair, pour réussir, il faut savoir tenter l'impossible. Une autre des clés du succès, c'est aussi que les gens ne se cantonnent jamais à être spécialistes d'un seul secteur mais “reniflent” tout ce qui se passe autour.»

Evogène a été créée en 2002, avec pour but de découvrir des gènes importants pour les plantes à partir d'un travail bio-informatique. «La sécheresse va être un problème crucial dans les années à venir. Nous avons défini cinquante gènes qui ont le potentiel d'améliorer la résistance à la sécheresse et cela pour une trentaine de plantes importantes, coton, peupliers… L'objectif est de produire des plantes transgéniques pour améliorer le rendement tout en diminuant les coûts.» Evogène mène ensuite des essais en plein champ avec ses OGM pour les proposer ensuite aux grands semenciers.

Pour Julien Meissonnier, la création d'entreprises de biotechnologies est bien plus facile en Israël, essentiellement pour des raisons psychologiques : «Il y a dans l'Hexagone, une sorte de psychose du chômage qui fait que l'on doit s'accrocher à son travail. Et puis, si vous montez une start-up et que vous faites faillite, vous êtes marqué par l'échec. Ici, vous avez tenté et vous avez échoué, mais on considérera que votre échec vous a rendu plus fort, que vous en avez tiré des leçons et ce sera une valeur ajoutée !»

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